Deux coups de coeur musicaux de l’Irlande à la Corse…

  Tout est dans le titre! Ecoutez, laissez-vous transporter sous d’autres cieux par ces deux fééries musicales…

  DE L’IRLANDE…

  Image de prévisualisation YouTube

  Cette merveilleuse mélodie irlandaise au uileann pipe est intitulée Newfoundland. Il s’agit du morceau final de l’oeuvre pour orchestre et uileann pipe The Brendan Voyage composée par Shaun Davey en 1980. Cette création raconte les voyages sur son frêle esquif de l’Irlandais Saint Brendan de Clonfert en quête de nouveaux mondes au Vème siècle. Newfoundland, qui figure l’arrivée de Brendan dans un nouveau monde (la terre de l’éternelle jeunesse, Avalon…), est joué aux Nuits Magiques du Festival Interceltique de Lorient depuis 2008. A chaque fois, je suis subjuguée, émue, je pourrais écouter cette mélodie des centaines de fois sans m’en lasser!Sourire Il faut l’avoir vécu pour le comprendre: être bercé par la musique du uileann pipe, sous la nuit étoilée, alors que les seules sources de lumières proviennent des écrans géants du stade du Moustoir, où sont projetées de splendides images marines, assis en haut des tribunes… Le temps de la mélodie, j’ai eu l’impression saisissante d’être une chose insignifiante prise entre les éléments, entre le ciel, la terre et la mer, voyageant aux côtés de Brendan! Ce sont des souvenirs qui marquent durablement… Rêvez en écoutant cette féérie celtique…

  … A LA CORSE…

  Image de prévisualisation YouTube

  Second coup de coeur…

   Le 20 mars 2004, le célèbre groupe corse I Muvrini participe à la troisième Nuit Celtique au Stade de France. Il partage notamment l’affiche avec Tri Yann, Dominique Dupuis et Susana Seivane. Les Muvrini joueront plusieurs morceaux étalés sur l’ensemble du spectacle. Jean-François Bernardini déclame Dans la main de la terre, un texte enchanteur exaltant la beauté de l’humanité, avant d’interpréter la chanson Diu Salviu regina. Il est accompagné pendant le texte (joué sur l’air du traditionnel breton Marv Pontkallek) par le harpiste An Triskell, et pendant la chanson par les frères Quéfféléant et une violoncelliste. Je ne connais pas la discographie d’I Muvrini, alors je ne sais pas si ce texte sublime était déjà enregistré, ou s’il a été composé spécialement à l’occasion de la Nuit Celtique. Quoi qu’il en soit, ce poème merveilleux parle à chacun d’entre nous: Celtes, peuples insulaires ou tout autre peuple du monde, car les valeurs exaltées dans ce titre sont universelles!

  Laissez-vous captiver…



Les Marins d’Iroise: tant que le vent souffle…

Les Marins d'Iroise: tant que le vent souffle... dans Bretagne les-marins-diroise  Vous avez évidemment tous entendu parler depuis décembre du phénomène Nolwenn Leroy et des 500 000 exemplaires écoulés de Bretonne, son album de reprises. Mercury, par l’odeur de l’iode alléché (à moins que ce ne soit l’odeur de l’or…), a décidé de surfer sur cette vague inattendue, produisant dans la foulée l’album des Marins d’Iroise, groupe de chants de marins né à Brest en 1992. Réalisé sous la houlette de John Kelly, producteur de Nolwenn et d’artistes renommés comme Kate Bush ou Paul McCartney, l’album éponyme des Marins d’Iroise a accosté dans les bacs le 27 juin dernier. TF1 a choisi leur reprise de Santiano comme tube de l’été.

  Ceci n’est pas vraiment une chronique. Je n’ai pas acheté l’album, par conséquent je ne ferai pas une analyse détaillée comme je l’ai fait pour le nouvel album de Tri Yann. Je me contenterai donc de parler d’une « tendance » du moment et de mon ressenti sur ce que j’ai pu par ci par là entendre de leur album…

  La première chose qui saute aux yeux quand on consulte la track-list du disque, c’est que le choix des titres ne brille pas par son originalité! En effet on retrouve au programme de l’album de nombreux titres, chants de marins ou chansons liées à la mer, qui sont archi-connus: Santiano, Valparaiso, Sur la route de San Francisco, Tri martolod, Jean-François de Nantes, Les filles de Lorient, Allons à Messine, Le 31 du mois d’août… A noter également, une reprise d’Amsterdam de Brel, ainsi que d’une compo récente de Tri Yann, La complainte de Louis-Marie Jossic. Malgré ces deux titres moins connus, on a l’impression d’une banale compile de chants de marins comme il en existe par pelletées. Après vient l’écoute… J’ai écouté tous les extraits disponibles, et pour certains morceaux je suis allée plus loin en écoutant l’intégralité du titre. Verdict: le résultat dans son ensemble paraît sympathique, mais est loin d’être exceptionnel. L’accompagnement instrumental est assez minimaliste, très « classique », et le travail des voix (pas toujours très justes) ne semble pas poussé à l’extrême. Pour ce qui est des interprétations titre par titre, là aussi je suis mitigée. Si leur reprise d’Amsterdam me plaît bien, en revanche je trouve leur interprétation de Santiano, le mégatube d’Hugues Aufray, très fade. Tant de groupes ont repris cette chanson que leur version ne se démarque pas et n’apporte rien de plus. Et en ce qui concerne l’interprétation de La complainte de Louis-Marie Jossic de Tri Yann (dont je suis fan comme vous le savez), eh bien je suis restée largement sur ma faim! Quand c’est Tri Yann qui chante cette chanson, ils ont l’émotion chevillée au corps, et ça se comprend, puisque pour l’un d’entre eux c’est du vécu familial (en effet, Louis-Marie Jossic était l’arrière-grand-père de Jean-Louis Jossic, le leader charismatique du groupe). Quand nous l’entendions en concert, ils nous transmettaient toute l’émotion de cette gwerz et donnaient le frisson, particulièrement lorsqu’ils nous faisaient répéter sur 2 tons les longs refrains hééééééééééé ooooooooooh, héééééé héééééééééééé oooooooooooooooooh, héééééééééé oooooh… Alors qu’avec les Marins d’Iroise… c’est sympa mais sans plus, ça ne casse pas des briques! Personnellement, leur version ne me fait passer aucune émotion, alors qu’avec Tri Yann c’est tout le contraire comme je viens de l’expliquer.

  Voilà pour ce ressenti personnel sur ce que j’ai pu entendre des Marins d’Iroise. Voici la track-list:

 1. Santiano

 2. Allons à Messine

 3. Amsterdam

 4. Le 31 du mois d’août

 5. Hardi les gars

 6. Eric

 7. Sur la route de San Francisco

 8. South Australia

 9. Les filles de Lorient

10. Tri martolod yaouank

11. Jean-François de Nantes

12. La complainte de Louis-Marie Jossic

13. My Bonnie Lies over the Ocean

14. Le Quatre-Mâts barque

  A vous de voir… En ce qui me concerne, l’achat de cet album ne m’intéresse pas. Comme je l’ai dit plus haut, je trouve son contenu d’un intérêt très limité, car commun à beaucoup de compiles de chants de marins, et ce que j’ai entendu ne m’a pas séduite. TF1 a beau faire du matraquage à coups de pubs et de clips, le fait reste… De plus, je n’adhère décidément pas à ce qui n’est, ni plus ni moins, qu’un acte d’opportunisme de la part de Mercury! Ca marche avec Nolwenn, alors ils en rajoutent une couche avec les chants de marins. Le public va finir tôt ou tard par friser l’overdose… Le monde des majors du disque est vraiment un univers impitoyable. Soupirs… Ma critique n’est pas dirigée contre les Marins (je souhaite à ces messieurs le plus de succès possible), mais contre Mercury. Reste à espérer que Les Marins d’Iroise sauront tenir bon la vague et naviguer sur les écueils du showbiz et de la médiatisation sans y perdre leur âme… L’avenir le dira!

  Image de prévisualisation YouTube

  Image de prévisualisation YouTube



Tri Yann: Rummadoù (Générations), 2011

Tri Yann: Rummadoù (Générations), 2011 dans Bretagne 2039016_0_px_225_  Track-list:

1. Na I ri o

2. Ar Vikinged

3. Le retour de la croisade

4. Bosenn Langolen

5. Naïk ar Bihan fille follette

6. Lamentations sur Saint-Aubin du Cormier

7. Pour faire de bonnes crespes

8. Hanvezh ar Bonedoù ruz

9. Complainte de Marion du Faouët

10. The Eyes of My Bonnie Mary (avec Simon Nicol de Fairport Convention)

11. Chanson du Baleinier François Le Billant

12. Le prisonnier de 39-45

13. L’exilé des sixties

14. Adieu Kerblouze

15. Glen glas

16. Malus track: Decad’danse

  En cette année 2011, les Tri Yann célèbrent leurs 40 ans de carrière, détenant de fait le record de longévité pour un groupe français. Félicitations, les amis! Depuis 40 ans qu’ils écument les scènes, c’est dire s’ils en ont accompagnées, des générations de fans! Des fans desquels ils ont toujours été très proches, entretenant avec eux un fantastique contact, tant leur joie de vivre, leur sympathie et l’esprit de veillée de leurs concerts sont communicatifs et fédérateurs.

  Naturellement, les célébrations des 40 ans se concrétisent par une gigantesque tournée et par un nouvel album. Fruit d’un travail soigné de près de trois ans, Rummadoù (Générations, en breton), vingtième album du groupe, composé à 100 % par les Tri Yann, est sorti le 12 février 2011 chez Coop Breizh. Le titre Générations apparaissait comme une évidence, pour la raison évoquée plus haut, mais aussi et surtout par rapport au thème qu’il aborde! Tri Yann, depuis près de trente ans, ne fait que des albums à thème. Le nouveau bébé n’a pas failli à la tradition. Au fil des titres de Rummadoù , nous suivons l’histoire d’une famille bretonne fictive originaire d’Ecosse, de génération en génération, de l’an 463 jusqu’à nos jours. En 463, le jeune écossais Lochlan Mor se joint aux expéditions pictes qui ravagent les côtes de Grande-Bretagne. En Cornouailles, il rencontre une jeune femme, Morenwynn, qu’il épouse. Le couple va s’établir en Armorique et fonde une famille, LA Famille, celle de la saga Rummadoù. La lignée prendra au fil du temps le patronyme Le Bihan. Les descendants seront confrontés, chacun à son époque, aussi bien à de petits événements de la vie quotidienne qu’à de grands événements de l’Histoire de France et de l’Histoire bretonne: les invasions Vikings, les Croisades, la grande peste de 1348, la bataille de Saint-Aubin du Cormier, la révolte des Bonnets rouges, les exploits de Marion du Faouët, la marine à voiles, la Seconde Guerre mondiale, ou encore l’exil économique des années 60.

  Toutes ces  »historiettes », indissociables de l’ensemble, constituent une galette complète, dont le thème est prétexte à explorer différentes époques musicales. Le résultat final donne un album extraordinairement riche et varié, niveau couleurs et sonorités. L’auditeur, quel que soit son univers musical de prédilection, devrait être immanquablement séduit, car il y en a un peu pour tous les goûts: chant tribal gaélique (Na I ri o), médiéval pur jus (Le retour de la croisade, Naïk ar Bihan fille follette, ainsi que le saisissant chant Renaissance de Pour faire de bonnes crespes), rock décoiffant (Ar Vikinged, Adieu Kerblouze), gwerz sublime (Complainte de Marion du Faouët), folk song (L’exilé des sixties), chant de marins (Chanson du Baleinier François Le Billant), ou fascinant hommage à la musique baroque, à travers la gavotte complexe qu’est Hanvezh ar Bonedoù ruz. Cette hétérogénéité musicale aurait pu nous faire craindre, de prime abord, un peu de désordre. Il n’en est rien! Car l’album suit scrupuleusement son concept, sa ligne directrice, son fil rouge, qui est la vie de la famille Le Bihan à travers de nombreux siècles. L’ensemble reste donc toujours cohérent. Après une première écoute, je reconnais que j’avais eu un peu de mal à formuler mes impressions, jugeant Rummadoù inclassable par rapport aux autres en raison de la complexité de son concept. Les écoutes qui ont immédiatement suivi ont dissipé cette petite incertitude initiale. A chaque fois, je me joins avec délices à ce voyage dans le temps.

  En effet, comment ne pas être envoûté par les chants gaéliques et l’hymne interceltique que sont Na I ri o et le titre final Glen glas? Comment ne pas succomber sans réserves aux titres profondément médiévaux? Comment ne pas rire devant les couplets malicieux, coquins et légèrement grivois de Naïk ar Bihan et de la Chanson du Baleinier (cette dernière étant un chant de marins du meilleur tonneau!)? Comment ne pas être sidérés par les performances, solos ou à plusieurs, des Tri Yann sur trois des titres majeurs de l’album? Le premier, Lamentations sur Saint-Aubin du Cormier, est un texte récité raconté du point de vue d’un cadavre, par un Jean-Louis Jossic si habité par son interprétation qu’il en est saisissant! Le second, qui suit les Lamentations, est Pour faire de bonnes crespes. Les musiciens officient ici à six voix et a capella, livrant dans un hallucinant chant Renaissance la véritable recette des crêpes, sans se départir de leur humour et de leur second degré coutumiers. Cette technique de chant, extrêmement difficile, force l’admiration et démontre, s’il en était encore besoin, les immenses qualités de chanteurs des Tri Yann. Enfin, Hanvezh ar Bonedoù ruz, air à danser à répons en breton, chanté par Jean-Louis et Jean-Paul, traite de la révolte des Bonnets rouges, en réponse à la réforme fiscale dite du « papier timbré » initiée par Louis XIV. La chanson, composée de deux parties distinctes, voit intervenir un clavecin (reproduit au synthé), un hautbois baroque et un violoncelle en plus des instruments habituels. Cela donne lieu à une densité instrumentale assez impressionnante, au service d’un chant particulièrement plaisant et complexe… tout ceci en moins de quatre minutes! A mon avis, il s’agit là du titre qui représente le mieux l’ensemble de l’album (plus complexe que ces prédécesseurs).

  Comment ne pas être également, à plusieurs reprises dans cet album, ému jusqu’aux larmes? Premièrement, par la magnifique et tendre Complainte de Marion du Faouët. Cette gwerz, où comme à l’accoutumée Jean-Paul excelle, retrace l’histoire de la célèbre brigande de Cornouaille, qui quérait fortune en grand chemin sans jamais de sang sur les mains. Elle est racontée du point de vue de son amant Henry Pezron, dit « Hangiven ». La belle Marion à la chevelure couleur de coucher du soleil a été pendue en place publique à Quimper… L’exilé des sixties est quant à lui un titre sublime et engagé, d’un grand raffinement poétique. C’est ma chanson préférée de Rummadoù. Ses sonorités ne sont pas exclusivement celtiques, se rapprochant davantage du folk song des années 60, justement. L’un des descendants de la lignée, Jean-Pierre Le Bihan, agriculteur ruiné suite à de mauvais investissements, désillusionné, décide de tout plaquer, et va courir le monde, cherchant désespérément quelque chose… Ce quelque chose qu’il cherche serait-il une nouvelle prospérité, un nouveau départ? La chanson développe l’étonnante allégorie d’un jeu de cartes. L’exilé se fait globe-trotter pour chercher les « cartes manquantes »: les reines, les as, les valets… Il rencontre au gré de son périple de vieux sages asiatiques, des « valets se faisant la guerre au nom des Dieux », des enfants exploités dans les usines, des filles délurées aux Etats-Unis… Au final, sa quête est un échec. Il ne trouve pas ce qu’il est venu chercher… La toute première fois que j’ai entendu L’exilé des sixties, j’en ai eu les larmes aux yeux, touchée au plus profond par ce que la chanson véhicule. Cette ballade nostalgique, qui a tout d’une gwerz, est chantée par Jean-Louis. Lui qui est plutôt habitué aux titres énergiques livre une performance poignante, démontrant qu’il est aussi talentueux dans ce domaine qu’il l’est dans les chansons pêchues, le registre de conteur, la pratique instrumentale, l’écriture et la composition. L’exilé des sixties est, sans doute aucun, le plus beau titre de l’album.

  Deux autres titres aux arrangements beaucoup plus dépouillés font également mouche. Comment ne pas être sensible à la beauté recueillie de Bosenn Langolen, morceau en breton qui, à la seule force des vocaux, raconte le dramatique épisode de la grande peste de 1348, juste accompagné par un synthé discret et une bombarde solitaire? C’est un autre grand moment de l’album. Le prisonnier de 39-45 se présente sous forme de lettre envoyée par l’un des descendants des Le Bihan dans sa famille pendant sa détention en Allemagne. Ici encore, point besoin de trop d’arrangements. La puissance des voix et une touche de synthé (à moins que ce ne soit du mélodica…?) suffisent à retranscrire l’émotion, les doutes et les espoirs de cet homme séparé des siens par la guerre… J’écoute toujours cette chanson avec plaisir, bien que je la trouve un peu plus faible que le reste de l’album.

  Avec Rummadoù, les amateurs de rock ne sont pas en reste, eux non plus. Grâce à Ar Vikinged tout d’abord, très marqué rock progressif, voire même un peu hard-rock. Grâce à The Eyes of My Bonnie Mary, d’autre part. Dans ce titre, ce n’est pas l’un des Trois Jean qui officie au lead vocal. Non… C’est Simon Nicol, leader du mythique groupe anglais Fairport Convention, qui rejoint amicalement ses homologues bretons pour un titre particulièrement détonnant, réalisant une fusion des plus réussies entre le folk-rock et la musique de bagad. Enfin, on appréciera également le très énergique Adieu Kerblouze. Le frère de « l’exilé des sixties » part pour la région parisienne. Au lead vocal, Jean-Louis croque un portrait malicieux de la vie parisienne, à grand renfort de tournures argotiques et de régionalismes.

  Glen glas, morceau final, est un paisible hymne interceltique alternant entre le breton, le gallois, le cornique, le gaélique et l’anglais. Et pourtant, ce n’est pas tout à fait fini… Un titre caché, appelé par les Tri Yann « malus track », les voit reprendre dans un pur gag plusieurs de leurs tubes… revisités à la sauce techno!

  Après une pareille analyse, qui j’espère a piqué votre curiosité, la question peut se poser dans ses termes: comment ne pas aimer cet album, musicalement très riche et complet, et qui possède tous les atouts pour captiver un très large public??

  Car, au-delà de l’épopée de la famille Le Bihan à travers les siècles, c’est un véritable voyage à travers les différentes « époques » de sa carrière que nous propose Tri Yann! L’auditeur averti fera le rapprochement, au fil des titres, avec d’autres albums du groupe. Quelques exemples… Alors que Na I ri o se rapproche d’I rim bo ro, titre d’ouverture du Pélégrin (2001), Ar Vikinged nous ramène en pleine époque progressive du Vaisseau de pierre (1988). Les titres d’ancrage médiéval sonnent de la même manière que Portraits (1995), l’album du groupe à ce jour ayant la plus forte empreinte médiévale-Renaissance, tandis que Bosenn Langolen nous évoque par ses arrangements la chanson Gwerz Jorj Courtois (1991). La Chanson du Baleinier François Le Billant  insuffle à cet album une ambiance délicieusement Marino-Abyssale (se référer aux deux albums précédents du groupe…). Par ses sonorités plus urbaines, Adieu Kerblouze présente des similitudes avec le disque Belle et rebelle (1991). Enfin, grâce au titre récité Lamentations sur Saint-Aubin du Cormier, comment ne pas faire le rapprochement avec le texte de Morvan Lebesque, repris par les Tri Yann dans leur plus célèbre album, auquel il donnera d’ailleurs son titre: La découverte ou l’ignorance…?

  En conclusion, on ne peut que rester muets d’admiration à l’écoute de Rummadoù, musicalement très riche et varié, inclassable, l’un des meilleurs du groupe! Bien plus qu’un album-bilan, les Tri Yann nous démontrent avec ce nouvel opus, regard sur 40 ans de carrière, qu’ils sont en grande forme, toujours très inspirés, et qu’ils se projettent plus que jamais vers l’avenir!!!

  Quelques extraits…

  Image de prévisualisation YouTube

  Image de prévisualisation YouTube

  Image de prévisualisation YouTube

  Image de prévisualisation YouTube

  Image de prévisualisation YouTube

  Image de prévisualisation YouTube

  Chanson du Baleinier…

  Image de prévisualisation YouTube

  Ma chanson préférée: L’exilé des sixties…



Un peu de pub…

  Si vous êtes fans de Tri Yann, ou si ce que j’en dis sur mon blog attise votre curiosité, allez donc jeter un coup d’oeil au chaleureux forum des Triyannautes (ou Tryanautes, les deux orthographes sont bonnes). Lien: http://triyann.xooit.com/portal.php N’hésitez pas à vous inscrire! En ce qui me concerne, je suis membre du forum depuis maintenant cinq ans (c’est à dire depuis la création du forum!). L’ambiance y est chaleureuse, c’est toujours très animé! Le forum est géré par un modérateur qui est lui-même un éminent fan du groupe depuis leurs débuts. N’ayez pas peur, chez les Tryanautes on ne mord pas (on est juste un peu plus fous que la norme…Clin doeil), on accueille toujours les nouveaux membres à bras ouverts, qu’ils soient fans de Tri Yann de longue date ou néophytes!!!

  A bon entendeur…Clin doeil



Du bon dans les oreilles grâce au FIL…

  Ce message s’inscrit dans la continuité du précédent. Grâce à la playlist officielle du FIL sur Deezer (désolée, j’ai paumé l’adresse de cette page), j’ai pu savourer un florilège de morceaux des artistes programmés pour cette édition 2011. Voici quelques vidéos… Parmi ces titres, je vous conseille très vivement d’écouter Busindre reel d’Hevia et Gortoz a Ran de Denez Prigent. Ils sont superbes, ce sont mes deux coups de coeur. Très bonne écoute, j’espère que cette petite playlist vous fera plaisir!

  

  Image de prévisualisation YouTube

  C’est la « grosse pointure internationale » invitée au FIL 2011. Le groupe de rock Texas, originaire de Glasgow et fondé par Sharleen Spiteri sera le 14 août sur la scène du Slipway pour la soirée de clôture. Voici leur tube I Don’t want a Lover…

  Image de prévisualisation YouTube

  José Angel Hevia (Hevia de son nom d’artiste), le Carlos Nùnez asturien, joue Busindre reel. Même si je n’irai pas le voir en concert comme je suis déjà allée voir Carlos Nùnez, je reconnais qu’il est très doué! En plus, il a sacrément innové dans sa branche en créant des gaïtas électroniques. C’est à noter.

   Image de prévisualisation YouTube

  Denez Prigent chante le magnifique Gortoz a Ran, BO du film de Ridley Scott La chute du faucon noir, en duo avec la soprano australienne Lisa Gerrard. Même si ce n’est pas ce que j’écouterai toute la journée, c’est vraiment très beau! Denez est incontestablement l’un des plus grands chanteurs bretons qui soient. Ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme « le petit prince de la gwerz »!

  Image de prévisualisation YouTube

  Il sera l’artiste central de la Grande Nuit des Diasporas celtiques le 8 août. Hugues Aufray, doyen du folk français, chante ici l’un de ses innombrables tubes; le très poignant Stewball… Doyen du folk, sans qui bon nombre d’artistes ne seraient pas là, parmi lesquels les trois titis nantais qui suivent (peut-être les connaissez-vous…?Clin doeil)…

   Image de prévisualisation YouTube

  Réunion en toute amitié aux trente ans de Tri Yann en 2001, et impro géniale sur THE tube Santiano, réclamé par le public!!!

  Image de prévisualisation YouTube

  Maintenant, est-ce encore utile de présenter les Tri Yann, que j’aurais l’immense bonheur d’aller applaudir pour leurs 40 ans à la Nuit du Port de pêche, au Slipway, le 13 août? Pour plus d’infos, je vous renvoie aux messages précédents! Pour le plaisir, vidéo de l’ouverture du concert au Zénith de Nantes le 2 avril dernier avec le titre Na I ri o! C’est à couper le souffle!

  

   Image de prévisualisation YouTube

   Luz Casal, la Galicienne qui a chanté beaucoup de BO pour les films d’Almodovar, avait dû annuler sa venue au FIL l’an dernier pour des raisons de santé. Elle est de retour cette année. Voici son tube Piensa en mi (BO de Talons aiguilles).

   Image de prévisualisation YouTube

  The Chieftains, le meilleur et le plus connu des groupes irlandais, sera en concert le 11 août à l’Espace Marine! Virtuosité époustouflante, émotion… Les mots seraient insuffisants! Ecoutez plutôt et laissez-vous emporter dans la belle Irlande!

 

  Image de prévisualisation YouTube

  Carlos Nùnez, le Jimmi Hendrix de la gaïta, sera justement invité sur scène par ses mentors les Chieftains. Ici il joue la musique bouleversante composée pour le film d’Alejandro Amenabar: Mar Adentro

 

   Image de prévisualisation YouTube

  Ialma, les Galiciennes de Belgique qui joueront le mercredi soir à l’Espace Marine.

  Image de prévisualisation YouTube

  Et enfin, pour conclure: dans un registre plus doux et tous publics, la divine Cécile Corbel chante Arrietty!



Festival Interceltique de Lorient 2011: Année des Diasporas Celtiques, tous les accents de la Celtitude!

Festival Interceltique de Lorient 2011: Année des Diasporas Celtiques, tous les accents de la Celtitude! dans Festivals fil%202011

  Avis aux amateurs de grandes manifestations et aux amoureux de la musique celtique! Le 41ème Festival Interceltique de Lorient se déroulera du 5 au 14 août prochains et mettra à l’honneur les Diasporas Celtiques! Les organisateurs ont dévoilé le 15 avril dernier une affiche exceptionnelle pour cette nouvelle édition: The Waterboys, Claymore, Hevia, la création Glenmor l’Insoumis, Danyel Waro & Erik Marchand, Hugues Aufray, Luz Casal, Cécile Corbel, Roland Becker, Ialma, T with the Maggies, The Chieftains & Carlos Nùnez, Eric Le Lann, Denez Prigent, Etienne Grandjean, Tri YannRire, Nolwenn Korbell, Carré Manchot, Texas…

  Pour toutes les infos pratiques (programme détaillé, réservations, hébergement…), rendez-vous sur le site officiel du Festival: www.festival-interceltique.com 

  L’an dernier, à l’occasion du 40ème FIL (qui a battu des records de fréquentation: 800 000 personnes!Langue), la devise des organisateurs était De la Bretagne au Monde, du Monde à la Bretagne!  Jamais cette devise n’a été aussi vraie qu’aujourd’hui, alors que l’on s’apprête à fêter les Diasporas celtiques!

   Image de prévisualisation YouTube



Tri Yann: concert de dingues à Redon le 4 juillet!!!

  Le 4 juillet dernier, le Tour de France faisait son arrivée d’étape à Redon. Une première pour la petite ville d’Ille-et-Vilaine. La municipalité avait donc décidé de mettre le paquet en organisant dans le cadre de cette arrivée une soirée de concerts gratuits sur le Parc Anger, avec Tri Yann en tête d’affiche. J’ai assisté à ce concert (mon premier de la tournée des 40 ans!), et je peux dire que ce fut le concert le plus bourré de surprises auquel j’ai assisté depuis 2004 (année de mon premier concert). Voici mon compte-rendu détaillé et feuilletonnant fait sur le chaleureux forum des Tryanautes!

Salut amis tryanautes!

  Hé bien! Il s’est passé tant de choses hier qu’il me sera difficile d’être concise!  Avant toute chose, quelques détails sur le concert, qui a duré 1 h 55 montre en main: ce concert, qui fut fort bon (comme à l’accoutumée), fut également, à bien des égards, étonnant! En effet, on a eu droit à toute une série de surprises, bonnes ou un peu moins bonnes.
  La première et la plus inquiétante de ces « surprises » fut de constater aux balances que Gégé n’était pas là!
 Quelques uns ont demandé à Jean-Louis et à Jean-Paul ce qui lui était arrivé. D’après ce que j’ai capté de leur réponse: le matin même, Gégé a fait un malaise et ils ont dû l’emmener à l’hôpital!  Mais heureusement, Jean-Louis a donné des nouvelles en fin de concert: il ne va pas si mal que ça. Ouf! Du coup, ils sont arrivés un peu à la bourre aux balances (il était plus de 16 h), parce qu’ils revenaient de l’hôpital. Gégé a été remplacé au pied levé par son fils Steven. Heureusement qu’il était disponible! Parce que sans batteur, on (je veux dire nous le public, et le groupe) se serait retrouvés dans une énorme mouise!  Vous devinez j’imagine les conséquences qu’aurait eu un tel manque… je n’ose même pas y penser!  Je crois bien qu’on est passés à un cheveu d’une annulation! Donc un grand bravo et merci à Steven! Et, bien entendu, je souhaite un prompt rétablissement à Gégé!
   Une fois ce gros problème réglé et le concert lancé, tout s’est très bien passé. Mais du fait de l’absence de Gégé, la track-list a été complètement bouleversée… On aurait dû à la base avoir la BIG version de 25 titres. Mais changement de programme pour une version édulcorée, de 21 ou 22 titres, dont: seulement 5 titres de Rummadoù au lieu de 11 (Na I ri o, Chanson du Baleinier François Le Billant, Marion du Faouët, Glen glas et Les crêpes… j’étais verte de ne pas avoir L’exilé et Le retour de croisade…), Marie-Jeanne-Gabrielle, Bro gozh, Les Néréides, Fransozig, Divent an dour, Le chasseur de temps, les Quatre Indispensables (que je n’ai pas besoin de vous nommer
), mais également… quatre énormes surprises qui ont été appréciées à leur juste valeur!
  Première de ces surprises: Song for Yee Jacobites! Ca par exemple! Ca devait faire un bail qu’ils ne l’avaient pas jouée!
  Deuxième surprise, et là c’était le bonheur total (!!!): Le grand retour de Pelot!!!!
 C’est LA chanson qui m’a fait découvrir le groupe, donc je vous laisse deviner mon état d’esprit…
  Troisième, et non des moindres: Jean-Paul, seul avec sa guitare, nous chante La ville que j’ai tant aimée!!! Nom de Dieu que c’était émouvant!!! J’en avais les larmes aux yeux!
  Quatrième surprise, ou je dirais plutôt cerise sur le gâteau: en toute fin de concert, Jean, Jean-Paul et Jean-Louis chantent a capella Les filles de Redon!!! C’était de circonstance!
   Autre très bonne surprise de la soirée: le Bagad Nominoë de Redon les a accompagnés sur Divent an dour et Je m’en vas.
   J’ai encore tant de choses à raconter… Je vous ferai un compte-rendu très détaillé un peu plus tard, quand j’aurais la tête un peu plus claire (nuit courte car arrivée à Lorient à 1 h 30 du mat et couché à 2 h…), et quand j’aurais démêlé les émotions qui se bousculent en moi. En résumé, je dirai que ce concert était génial, mais également très surprenant! C’est avec un curieux sentiment d’étonnement que je suis partie. J’aurais aimé avoir plus de titres de Rummadoù (5, c’est trop peu), mais pour pallier à ça il y a eu de si grosses et bonnes surprises qu’il serait très malvenu de me plaindre!
 Le second regret vient de l’absence de Gégé, mais heureusement que son talentueux fils l’a remplacé. Encore une fois, bon rétablissement à lui, et… RDV à Lorient!
   L’un des autres grands plaisirs de cette journée fut de faire la connaissance de Laetitia (Lenaxe) et de ses enfants Lenny et Axelle! On a très vite sympathisé. D’ailleurs, on avait lancé l’appel du groupe tous ensemble à bâbord (c’est là qu’on chante le plus fort).
   Voilà les premières impressions que je pouvais donner sur ce concert redonnais qui, par ses côtés très chouettes et ses côtés un peu moins chouettes, restera dans les annales… Méga compte-rendu dans la journée, c’est promis!!! 

  Episode 1: Arrivée à Redon/ Repérage des lieux en éclaireur/ Petite balade dans la ville/ Rencontre tryanaute.   Hier matin: on se lève à 7 h. On avait prévu de partir pour 10 h au plus tard. Mais on est tous les quatre prêts dès 9 h, alors autant partir tout de suite! Plus on part tôt et plus on a de chances de trouver une place de parking, ce qui est chose difficile dans les villes-étapes du Tour de France. Après environ 1 h 40 de route, on arrive à Redon. Peu de temps après être entrés dans la ville, on trouve une place et on se gare illico au Quai Surcouf, sur le port de plaisance. C’est un endroit vraiment charmant. Voilà un premier problème réglé.
On part en éclaireurs découvrir les lieux. Il n’est même pas 11 h, mais il fait déjà très chaud, et ça continuera toute la journée, avec près de 30 degrés, et quasiment pas de points d’ombre sur le Parc Anger!
 Autant vous dire que, concernant l’emplacement du concert, je ne m’imaginais pas les choses comme ça. Le Parc Anger n’est pas très loin du port de plaisance. Puisque c’est un Parc, moi je pensais que ce serait un endroit clos, avec des arbres, ombragé… Comme un jardin public, en fait! Mais non… c’est en fait un grand parking, derrière un Super U! D’ailleurs le Super U est resté fermé toute la journée, normal vu que son parking était squatté pour les concerts. Enfin bref, on va découvrir les lieux. Deux scènes sont dressées, une grande et une petite. L’un des groupes locaux programmés fait ses balances sur la petite scène, tandis que du côté de la grande scène, les techniciens de Tri Yann déchargent des camions instruments et barres d’éclairages. Après ce repérage, on va jouer les touristes dans la ville. Redon est une superbe petite ville, qui a gardé un important cachet ancien, et des bâtiments remarquables: la très belle Abbaye Saint-Sauveur, qu’on va visiter, les vestiges du Parlement de Bretagne (n’oublions pas que à l’époque où Charles VIII le minable avait des vues sur le duché, Anne de Bretagne et sa cour s’étaient établis provisoirement à Redon…). La mairie elle-même est une grande maison ancienne. Je suis très contente d’avoir découvert ce beau coin de Bretagne que je ne connaissais pas. C’est un petit paradis d’Ille-et-Vilaine, au carrefour de la Loire-Atlantique et du Morbihan.
   A midi, on fait une petite virée au restaurant, où je me suis fait remarquer!
 Au moment où la serveuse vient prendre les commandes, elle voit mon super Tee-shirt des 40 ans et me demande très aimablement: « Vous venez pour le concert? »   Hé hé, quand on est une tryanaute digne de ce nom, impossible de circuler incognito dans une ville où ils jouent!  La classe!
   Il est plus de 13 h 30 quand on sort du restau, en plein cagnard. Mon père décide d’aller explorer un peu plus la ville, pendant que ma mère, ma soeur et moi on retourne sur le Parc Anger. On se demande à quelle heure les balances vont avoir lieu. Mis à part Patrice Bolteau, Pascal Mandin and Co qui s’activent au montage et aux réglages, le site est quasi désert. On en fait le tour, et on voit approcher un trio: c’est Lenaxe et ses loustics, Lenny et Axelle!
On avait échangé nos photos en mp, donc on se reconnaît de suite. On fait connaissance. Ils sont super sympas (bise à tous les trois!). On n’a encore vu aucun des Tri Yann pour le moment. On part en vadrouille dans la ville de notre côté, Laetitia et les enfants de leur côté, tout en promettant de s’appeler si on les voit…
   Suite au prochain épisode… 

  Episode 2: Balances.   On va boire un coup dans un café et on flâne en ville jusqu’à 15 h environ. Avant de retourner au Parc Anger, on a craqué et on a fini par acheter des chapeaux dans une boutique à deux rues du parc et de la crème solaire en pharmacie. J’avoue qu’on était au top pour plein de choses en prévision de ce concert, mais on n’était pas du tout au top pour ce qui est de la protection solaire!  No comment…
  Quelques minutes et deux bobs, une casquette et un chapeau plus tard, on est enfin parés pour résister au soleil ardent. On est d’emblée beaucoup plus à l’aise. J’ai déjà fait une insolation une fois (au FIL en 2004) et ça m’a suffi. Hors de question de se taper un coup de chaud un jour pareil! Il faut être dans des conditions optimales pour faire honneur au concert des 40 ans! Nannnméééééoooohhh!
 Retour, donc, au Parc Anger. Le montage et les réglages semblent être terminés, on n’attend plus que le groupe. On cherche un coin d’ombre mais, très énervée, je ne tiens pas en place (et je n’éprouve pas spécialement le besoin de me mettre à l’ombre). J’arpente la place. Enfin, je vois une silhouette familière qui s’approche. C’est Fred qui arrive. Je lui dis bonjour de loin et il me salue. Peu de temps après Konan et Christophe arrivent à l’arrière de la scène. Comme ça commence à se rassembler, je pressens que les balances ne vont plus tarder. Vite vite, j’envoie un SMS à Laetitia pour la prévenir. A un moment, Konan et Christophe descendent de scène en empruntant les marches de l’avant-scène, et je vais dire bonjour à Konan (comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, c’est avec Konan que j’ai le plus souvent eu l’occasion de bavarder). En me voyant, il se fend d’un large sourire et d’un jovial « Bonjour! Tu vas bien? », ce qui me fait très très plaisir!
  Un peu plus tard, j’entrevois de loin le célébrissime minibus vert. Et voilà le reste de la tribu qui débarque enfin: Jean-Louis, Jean-Paul, Jean et Jean-Luc… Je n’ai remarqué l’absence de Gégé qu’après que les balances aient commencé. A sa place, derrière la batterie, je reconnais son fils Steven (que j’avais déjà vu sur une vidéo amateur du concert de Loon-Plage). Je me suis dit que Gégé étant élu à la Communauté de Communes du Pays de Redon, il était peut-être retenu par ses obligations d’élu (ce qui, je crois, n’avait rien d’inconcevable). C’est au niveau des balances que les surprises commencent. Après les balances individuelles, toujours aussi amusantes et instructives, je pensais qu’ils feraient un ou deux morceaux pour se caler collectivement, et peut-être un en plus pour s’accorder avec le bagad de Redon. Non non. Ils font Na I ri o en intégralité, puis toute une série d’extraits de différentes chansons: Le Baleinier, Pelot, Kan ar Kann, Les Filles des Forges, Marie-Jeanne-Gabrielle, Les Néréides… Jean-Louis, qui dirige les opérations, a l’air un peu anxieux, comme s’ils étaient à la bourre. Ils l’étaient, en effet, pour la raison évoquée plus haut: Gégé… Ils arrivaient directement de l’hôpital.  Plusieurs fois, des hélicos de France 2 et France 3 qui filmaient l’arrivée du Tour de France ont survolé la zone, ce qui contrariait beaucoup Jean-Louis et Jean-Paul, car le passage des hélicos brouillait tout et ils ne s’entendaient plus. Enfin, le bagad de Redon arrive vers la fin des balances pour s’accorder. Ils répètent Divent an dour et Je m’en vas, Konan donnant le départ (d’ailleurs, concernant Konan, au moment où il a réglé ses instruments, on s’est approchés tout près pour mieux voir son curieux pibgorn!). Jean-Louis et Jean-Paul nous font déjà participer aux choeurs de Divent an dour. Beaucoup de monde assiste aux balances. Ils nous félicitent chaudement pour notre participation (« Bravo! Vous êtes déjà chauds! » nous dira Jean-Louis ). Quand ils ont terminé les balances, Jean-Louis va serrer la main à quelque personnes qu’ils connaît, dédicace quelques CD qu’on lui tend, fait des photos avec des enfants… J’ai essayé de me faufiler entre deux personnes pour m’approcher de lui, mais je n’ai pas réussi à aller le saluer. D’autant qu’il est parti vite, ils étaient très pressés. Ils ont dépassé l’horaire prévu des balances, c’est déjà presque l’heure des premières parties. La foule arrive en masse (au final, le public était considérable: 10 000 personnes selon Ouest-France! ). On s’installe côté bâbord, avec Laetitia, Lenny et Axelle (arrivés au début des balances). Le coup d’envoi de la soirée concerts ne va pas tarder à être donné…   Suite au prochain épisode!  

  Episode 3: Les premières parties   On va se prendre des boissons et des sandwichs au stand de restauration. Sur ce plan-là, c’était assez mal organisé: différents stands éparpillés d’un bout à l’autre du site, et manifestement, ils n’avaient pas prévu assez de ravitaillement pour 10 000 personnes. Dès 20 h 30, il n’y avait plus rien à manger (d’ailleurs, le président de la CCPR, appelé sur scène par Jean-Louis en fin de concert, s’est excusé de ces ingérences). On aurait voulu de l’eau plate, ils n’avaient que des Orangina. Mais bon…
   Il est 18 h 30 passées de quelques minutes quand s’ouvre la soirée concerts, avec les prestations des groupes locaux. Ils ont joué sur la petite scène, mais comme les deux scènes étaient proches, on a bien entendu à bâbord quand même. Les Plopper’s, jeune groupe de lycéens gagnants du tremplin Rock’n Lycées, ouvrent les hostilités et jouent trois ou quatre morceaux. C’était une espèce de funk/soul bizarroïde en anglais et en espagnol. Je n’ai pas du tout accroché. Les groupes Dart Box et Ministère Magouille ont suivi. Dart Box: tradition revisitée. Ministère Magouille: chanson humoristique. Ce n’était guère plus enthousiasmant que les Plopper’s. Autant donner mon avis carrément et appeler un chat un chat en ce qui concerne les prestations des trois premiers groupes: passez moi l’expression, mais c’était chiant de bout en bout!  Le pire a sans doute été la prestation de Ministère Magouille: volume assourdissant et chansons très vulgaires. A un moment, ils ont adressé des remarques moqueuses, limite insultantes, à ceux qui attendaient Tri Yann devant la grande scène! Bref . En plus, ils ont joué plus que prévu. Je n’étais pas la seule saoulée par leurs chansons. Avec ma soeur, on s’est demandé où était le bouton pour les faire taire!  Quand enfin ils consentent à arrêter, le groupe suivant, Les Gardons de R’don, prend très rapidement le relais sur la grande scène. Leur prestation était bien meilleure que les autres! Ils interprètent quelques chants de marins en guise de préambule à Tri Yann, réalisant une mise en bouche des plus sympathiques.
   Ils finissent vers 21 h 30. Il y a un petit quart d’heure de retard par rapport à l’horaire prévu. Les techniciens effectuent vite fait bien fait les derniers réglages. Ca commence tout doucement à brumiser… L’entrée en scène de nos Tri Yann n’est plus qu’une question de minutes…
  
   La suite après la pub!
 

   Episode 4: LE CONCERT!!!   Alors que ses collègues procèdent à d’ultimes fignolages, le régisseur vient scotcher sur scène une nouvelle liste de chansons. Gloups… J’espère que la version longue ne se transforme pas en version courte . Je zyeute les titres à l’envers, et j’en compte entre 20 et 22. Ouf! Mais même si je suis déçue que plusieurs chansons que j’adore passent à la trappe, je comprends tout à fait qu’il faille réaménager la track-list à cause de l’absence de Gégé. La brume devient de plus en plus épaisse…
   21 h 40 environ: Axelle et moi nous voyons par la trouée de la bâche, côté droit, le minibus qui arrive. Nous lançons alors les acclamations à bâbord. Le reste du public suit au quart de tour! Ca promet!
   21 h 45: c’est partiiiiiiii!!!!
L’intro intersidérale et saisissante de Na I ri o est lancée, renforcée par des lumières vertes. Steven rejoint sa batterie et Fred son synthé, tandis que Konan, l’Ancêtre, Lochlan Mor, dans ses atours écossais majestueux, ouvre le concert au pibgorn. Et les musiciens rejoignent progressivement la scène, nos acclamations augmentant d’intensité à chaque fois: Jean-Paul, Jean et Jean-Louis, bon dernier. Nous réservons une standing ovation au meneur de troupes!  Je vois la première fois en vrai les splendides nouveaux costumes: tout simplement hallucinant!!! J’ai un gros faible pour Jean-Louis et son costume Nespresso, Konan et son costume à la Braveheart, Jean le roi des fleurs, Christophe et sa combi toute fluo… En fait je les aime tous!!! A noter que Steven, pour ne pas dépareiller au milieu des autres, avait endossé le costume de brigand de son père.
  Ca y est, le feu est déjà allumé, le public n’a pas besoin de se faire prier pour chanter, et l’ambiance ne faiblira pas tout au long de la soirée! C’était vraiment ce qu’on appelle un public chaud bouillant (un peu trop même, parfois…). Quand Jean-Louis nous a fait longuement reprendre les Alouééééééééééé, Fa la louéééééééééé, alouéééééééééééééééééé, c’était tout simplement… à tomber!
 Pareil quand on a hurlé les paroles de La jument de Michaud!
  Que retenir de cette soirée dingue à Redon?? Magnifique alternance de moments décoiffants et de moments intimistes et recueillis.
  Morceaux choisis…
  Pendant le Bro Gozh: plusieurs Gwenn ha du flottent dans le public. Jean-Louis s’empare d’un drapeau dans les premiers rangs et l’agite longuement avant de le rendre à sa propriétaire…
  Pendant Les 90 maçons: voilà Konan et Christophe morts de rire qui s’approchent l’un de l’autre et s’amusent à se bousculer, comme des gosses dans la cour de récré! Le tout sans la moindre fausse note! Quels pros!!! Et quel moment hilarant!!!

   Conte de Marion du Faouët: pour nourrir ses frères et soeurs, la petite Marion vole des carambars et des fraises Tagada sur les marchés! MDR! Mais par contre, c’est dommage, la meilleure partie du conte semble être passée à la trappe. Il n’a été question ni de fantômes, ni de la SNCF… L’interprétation habitée et pleine d’émotion de Jean-Paul de la Complainte de Marion du Faouët est incontestablement l’un des plus beaux moments de ce concert…
   Fransozig: une fois arrivés à la phrase « Bonjour à vous jeune fille me logerez-vous? », Jean-Louis, Jean et Jean-Paul, perchés sur les marches de l’avant-scène, serrent la main à plusieurs personnes dans le public.
   Nous avons droit également à Si mors à mort, sans mandoloncelle, mais je crois que Jean-Luc a comblé ce vide en faisant un petit coup de guitare acoustique en plus…
   Venons en maintenant aux surprises: l’interprétation de Yee Jacobites a été impressionnante!
   Jean-Paul va entamer une nouvelle chanson à la guitare, et fait un léger faux départ, mais il a eu le temps de se trahir, car il a lancé: « Ma chère maman… ». Véritables hurlements de joie dans le public!!! Pelot fait son grand retour!!!
Je chante de tout coeur, avec une immense émotion jamais ressentie auparavant, cette chanson qui m’a fait découvrir le groupe, et sans laquelle je n’en serais pas là où j’en suis aujourd’hui… Les mots ne suffiraient pas pour décrire ce que j’ai ressenti…
  Le chasseur de temps fait également un retour du tonnerre!!!
  La ville que j’ai tant aimée, avec Jean-Paul et sa guitare seuls face au public recueilli, est, au même titre que Marion, un moment merveilleux du concert. Et à la fin, quand Jean-Paul nous a fait reprendre le dernier couplet doucement, tout doucement… Magique! J’en ai eu des frissons partout et les larmes aux yeux, et je ne devais pas être la seule…
   Kan ar Kann: toujours aussi détonnant! Petit reproche à faire à Jean pendant cette chanson: pendant les riffs de guitare de Jean-Luc, il est revenu des coulisses avec un chien dans les bras et l’a mis sous le nez de Jean-Luc! Ce n’était pas très malin, le pauvre toutou devait être tout effarouché…
   A retenir également: le renfort du bagad Nominoë sur Divent an dour et Je m’en vas, qui donne aux titres une dimension tout autre…
   Au moment de commencer Pour faire de bonnes crêpes, Jean-Paul et Fred s’esclaffent en disant:  » Ben alors, Gégé? » . Le fait est qu’il manquait une des six voix, ça donnait une couleur différente à la chanson, mais le chant Renaissance est toujours aussi saisissant!!!

   Avant Je m’en vas: Jean-Louis Fougère, président de la CCPR, appelé en scène par Jean-Louis, fait un petit discours. Je vois, dans son dos, Jean et Jean-Paul échanger un sourire de connivence. Les voilà qui s’emparent du chapeau « panier de légumes » de Jean et qui en coiffent Jean-Louis numéro 2 avant qu’il ait le temps de dire ouf!  Ce dernier a terminé son discours, absolument imperturbable! Jean-Luc, taquin, lance les premières notes de Je m’en vas, ce qui fait dire à M. Fougère d’un ton faussement offensé: « Ca va, ça va, j’arrête le blabla! ».
   Les Trois Jean achèvent ce concert particulier en entonnant a capella Les filles de  Redon dans les derniers instants…
   Fin du concert! On attend que la foule se disperse. On se doute qu’avec une foule pareille, et à cause de tout ce qui s’était passé dans la journée, il n’y aura pas de dédicaces. On a presque 2 h à faire pour rentrer, on repart directement. Il n’y a vraiment pas lieu de se plaindre: ils nous ont tellement donné au cours de cette soirée, tellement, et il y a eu tant de surprises… On a été largement gâtés… Les dédicaces, ce sera pour une prochaine fois…
   Voilà! Voilà mon compte-rendu sur ce concert décidément pas comme les autres! Je vous prie de m’excuser si mon récit vous paraît décousu. J’ai vraiment écrit avec les tripes, et comme ça me venait, au fil de la pensée…
   Merci, merci, merci les Tri Yann!!! N’oubliez pas: on vous aime!!!

    Emilie

  Quelques vidéos de ce concert exceptionnel glanées sur YouTube:

  Image de prévisualisation YouTube

  Le décapant conte du Bro gozh par Jean-Louis Jossic…

  Image de prévisualisation YouTube

 

  La plus belle surprise de ce concert: Pelot d’Hennebont. Cette chanson compte beaucoup pour moi, et pour cause: c’est Pelot d’Hennebont qui m’a fait découvrir le groupe! L’entendre en concert m’a touché bien plus que les mots ne peuvent l’exprimer…

  Image de prévisualisation YouTube

  Divent an dour avec le Bagad Nominoë de Redon…

  Image de prévisualisation YouTube

  Final magistral du concert sur Je m’en vas avec le Bagad Nominoë…

 



Tri Yann: agenda des concerts de juillet à décembre

  La tournée anniversaire de Tri Yann, « 40 ans toutes ses dents! », lancée en janvier dernier à Fréjus, bat son plein. Le groupe a fait bon nombre d’escales remarquées, au Zénith de Nantes, au Zénith de Paris, ou plus récemment à Redon devant 10 000 personnes à l’occasion du Tour de France (j’y étais…), ou encore au Festival de Poupet en Vendée. Les huits troubadours poursuivront la tournée jusqu’à la fin de l’année. Voici leurs dates de concert, de fin juillet jusqu’en décembre. A vos agendas!

 JUILLET 2011

le 23/07: RIOMS ES MONTAGNE (15)

le 29/07: ALISE SAINTE REINE (21) Les Nuits Péplum d’Alésia

 AOÛT 2011

 le 04/08: SION (Suisse) Guinness Irish Festival

 le 12/08: LA PERRIERE (61) Les Estivales de La Perrière

 le 13/08: LORIENT (56) Festival Interceltique de Lorient

 le 19/08: GUINGAMP (22) Festival de la Saint-Loup

 le 20/08: CARENTAN (50) Fête de la Terre

   SEPTEMBRE 2011

 le 09/09: MANTES LA JOLIE (78)

 le 10/09: CROIX (59)

 le 24/09: SAINT AIGNAN DE GRAND LIEU (44) Les Festifolies d’Automne

    OCTOBRE 2011

  le 15/10: THAON LES VOSGES (88)

    NOVEMBRE 2011

  le 18/11: CAEN (14) Zénith

  le 19/11: ROUEN (76) Zénith

    DECEMBRE 2011

 le 06/12: NOISY LE GRAND (93)

 le 10/12: FOUGERES (35)

 le 17/12: CHÂTELLERAULT (86) 

  J’ai surligné en gras la date du 13 août à Lorient, car j’aurai l’immense bonheur d’assister à ce concert-événement de la tournée! Passant mes vacances à Lorient, fan de Tri Yann et du FIL, je ne pouvais pas le louper!

  Mise à jour le 22/07: j’ai à peine posté ce message que 7 nouvelles dates de concert ont été ajoutées à l’agenda. J’ai donc complété ce post.



Tri Yann: 40 ans de celtitude pour un groupe hors modes et hors normes!

Tri Yann: 40 ans de celtitude pour un groupe hors modes et hors normes! dans Tri Yann  En 1970, la Bretagne connaît un rebond extraordinaire sur le plan de la culture en général, mais aussi et surtout sur le plan musical. Alan Stivell, Gilles Servat, Dan ar Braz sont parmi les premiers (aujourd’hui considérés comme de véritables piliers) à ramener la musique bretonne sur le devant de la scène. D’autres feront de même, tels un groupe de copains fondé à Nantes: les Tri Yann…

  En 1970, Jean-Louis Jossic, Jean Chocun et Jean-Paul Corbineau se rencontrent, réunis par leur passion commune pour le folk. Le premier est prof d’Histoire-géo dans un collège de Savenay, écoute Bob Dylan, joue de la bombarde et fait partie d’un cercle celtique. Les deux autres, respectivement employé à la Compagnie Générale Transatlantique et acheteur en hypermarché, jouent les succès folk d’Hugues Aufray et de Graeme Allwright. Sous l’impulsion de Jean-Louis, le répertoire du trio s’étoffe et emprunte des airs à la tradition bretonne…

  Le 27 décembre 1970 est véritablement la date de naissance du groupe. Ce jour-là, les Trois Jean interprètent, chez un pote de Plouharnel, dans le Morbihan, l’instrumental La Pastourelle de Saint-Julien. La semaine suivante, ils jouent dans un bal breton, où ils sont baptisés les Tri Yann an Naoned. Ce nom (plus tard raccourci en Tri Yann) est immédiatement adopté! Tout s’enchaîne très vite pour les trois nantais: fin 1971, Bernard Baudriller, un collègue prof de Jossic, les rejoint avec sa contrebasse. Ensuite, parrainnés par Gilles Servat (qui vient de graver sa célèbre Blanche hermine), ils enregistrent pour le label Kelenn un 33 tours éponyme. Ce premier album, tiré initialement à seulement 1000 exemplaires, est écoulé au cul du camion en une soirée! Plus fort encore, Bruno Coquatrix en personne les sollicite pour assurer la première partie de Juliette Gréco à l’Olympia! Les jeunes musiciens, encouragés par le succès naissant, se professionnalisent dès janvier 1973…

  Dès lors, c’est le début d’une formidable aventure musicale et humaine pour un groupe atypique. En 40 ans, les disques, les célébrations et les succès s’enchaînent, comme l’inoubliable album La découverte ou l’ignorance (à ce jour leur plus célèbre album), l’épopée du Vaisseau de pierre, opéra-rock avant-gardiste, en 1988, ou des anniversaires monumentaux… Les Tri Yann, hors modes et hors normes, et malgré un creux de la vague celtique dans les années 80, n’ont jamais cessé de tourner. Il y gagnera d’ailleurs la réputation d’être très proche de son public. Si en 40 ans d’existence, il y a eu un certain nombre de changements de musiciens, le trio d’origine est, lui, resté immuable et solide. Et ce sont plusieurs générations que les Tri Yann ont accompagnées et subjuguées en 40 ans de carrière. Ils détiennent d’ailleurs le record de longévité pour un groupe français! Félicitations, messieurs! Au-delà de leurs nombreux tubes, passés dans la mémoire collective (Les Prisons de Nantes, La jument de Michao, Si mors à mort, Les filles des Forges ou encore Pelot d’Hennebont pour n’en citer que quelques uns), les Tri Yann peuvent être fiers de l’ensemble de leur répertoire, extrêmement riche, aux arrangements colorés, aux vocaux sophistiqués. Ce travail remarquable, cette constante recherche et le contact avec le public placent à juste titre les Tri Yann dans le cercle des « piliers » de la musique bretonne.

  Générations… C’est le thème de leur dernier album, paru le 12 février 2011 chez Coop Breizh. Rummadoù (Générations) est leur album des 40 ans. Ils fêtent actuellement leur anniversaire dans une grande tournée baptisée « 40 ans, toutes ses dents! ». A vos agendas! Les Trois Jean vous invitent à la veillée, à faire un bout de route avec eux… Vous ne resterez pas indifférents à leurs shows baroques, colorés et déjantés! Je parle en connaisseuse!

  Groupe actuel: Jean-Louis Jossic, Jean Chocun, Jean-Paul Corbineau, Gérard Goron, Jean-Luc Chevalier, Freddy Bourgeois, Konan Mevel et Christophe Peloil.

  DISCOGRAPHIE:

  Albums studio et live:

1972: Tri Yann an Naoned

1973: Dix ans dix filles

1974: Suite gallaise

1976: La découverte ou l’ignorance

1978: Urba

1981: An heol a zo glaz/ Le soleil est vert

1983: Café du bon coin

1985: Anniverscène (live)

1988: Le Vaisseau de pierre

1991: Belle et rebelle

1995: Portraits

1996: Tri Yann en concert (live, en CD simple ou double)

1997: La Veillée du troisième millénaire

1998: Tri Yann et l’Orchestre National des Pays de Loire (live)

2001: Le Pélégrin

2001: Trente ans au Zénith (live)

2003: Marines

2004: La Tradition symphonique 2 (live)

2007: Abysses

2011: Rummadoù (Générations)

Vidéographie:

1993: VHS Inventaire le concert

1996: VHS Les coulisses de la tournée

2001: DVD Trente ans au Zénith

2004: DVD Les Racines du futur

Bibliographie:

Tri Yann en scène de Catherine Boeuf-Hérard (éditions Arthemus)

Tri Yann, histoires de Jean(s) de Jean Théfaine et Anthony Voisin (éditions Tournon)

Tri Yann Tro Breizh un roman policier de Stéphane Jaffrézic (éditions Alain Bargain)

Participations:

1998: Excalibur, album-concept d’Alan Simon

1999: Bretagnes à Bercy (CD et DVD live) avec Armens, Gilles Servat, Alan Stivell, Dan ar Braz et l’Héritage des Celtes

2000: DVD et CD live Excalibur le concert mythique

2004: DVD La Nuit Celtique III invite la Corse au Stade de France, avec également I Muvrini, Susana Seivane, Dominique Dupuis…

2006: Le secret du vieux coquillage blanc, une légende musicale de Christophe Coppalle, avec également Anthony Chaplain, Nolwenn Leroy, Katé Mé, Yvon Etienne, Michael Jones…

2009: Anne de Bretagne, Rock opéra d’Alan Simon

2010: CD et DVD live Anne de Bretagne: live au Château des Ducs de Bretagne

Image de prévisualisation YouTube

  Allez visiter le site officiel du groupe, géré par un bénévole passionné: www.tri-yann.com



Bienvenue Celtes de coeur!

  J’ai créé ce blog dans un but précis. Pas pour parler de moi, car d’une part, je suis totalement opposée à la divulgation d’infos personnelles sur le Net, et d’autre part, raconter ma vie ne présenterait aucun intérêt. Non… J’ai créé ce blog pour vous faire partager autant que possible ma passion pour la Bretagne, la musique celtique en général, et en particulier pour le groupe Tri Yann, dont je suis une grande fan. Je vous proposerai donc sur cette page des chroniques de disques, des compte-rendus de concerts, des annonces de spectacles et de festivals… DEGEMER MAT!!!



12

Groupe Div'Har |
Gospel Motion......... |
sean't production |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Vie de musique et de paroles
| ELITE 1
| sandrineramirezvoice