Tri Yann an Naoned (1972)

Tri Yann an Naoned (1972) dans Bretagne u0731451077128  Track-list:

1. Les filles des Forges (pilé-menu)

2. La Vierge à la fontaine

3. Pastourelle de Saint-Julien Maraîchine

4. Tri martelod

5. Before Ireland can go free/ Yee Jacobites

6. Les filles d’Escoublac

7. Johnny Monfarleau

8. La calibourdaine de Breca

9. Les prisons de Nantes

10. An Alarc’h

11. Le dauphin

12. Au pied d’un rosier (laridé)

  Après la chronique de Rummadoù, le nouvel album du groupe, j’ai décidé de m’attaquer au premier disque éponyme de Tri Yann, paru en 1972. Avertissement au lecteur: je ne me suis pas fixé de chronologie, ni d’ordre pour écrire mes chroniques. Je les rédige en fonction de mes envies.

  Bon, je ne vais pas vous refaire le topo en ce qui concerne les circonstances de la naissance du groupe et tout le toutim. Je l’ai déjà fait dans un article précédent. J’en viens donc directement au sujet: le disque Tri Yann an Naoned.

  Cet album est un incontournable, LE premier d’une riche discographie. En 1972, l’occasion à saisir se présente à Jean, Jean-Paul, Jean-Louis et Bernard: leur homologue breton Gilles Servat leur propose d’enregistrer un 33 tours pour le tout jeune label Kelenn. C’est chose faite en juin. La première galette éponyme est mise en boîte en seulement quelques jours à Guipavas, près de Brest. Très (trop) prudente, la maison de disques tire l’album à seulement 500 exemplaires. Au culot, le groupe en finance 500 autres de sa poche. Bonne pioche! Le stock est écoulé en une seule soirée au cul du camion lors d’un gala à Nantes! Ce succès fulgurant sera une étape décisive dans la carrière des jeunes Tri Yann.

  Après en avoir entendu plus de la moitié grâce à des compilations, j’ai découvert Tri Yann an Naoned dans son intégralité fin 2004. L’ayant découvert après des écoutes intensives d’albums récents (Marines, Le Pélégrin…), j’ai pu évaluer les progrès du groupe en trois décennies. Il faut savoir que Tri Yann an Naoned a été réalisé avec peu de moyens, le groupe étant encore amateur à l’époque…

  Eh bien, ce qui m’est venu à l’esprit après une première écoute, c’est que les Tri Yann n’ont pas à rougir de leur premier « bébé ». Pour leurs premiers pas dans l’univers du disque, le résultat est à la hauteur, et tout à fait convaincant! Ca fait plaisir!

  La gaieté est justement le sentiment qui nous vient après écoute de l’album. Oubliez un instant Stivell, Servat et autre Glenmor (les autres « piliers »). Les Tri Yann se distinguent radicalement de la plupart de leurs homologues bretons grâce à leur fougue et à leur énergie, caractéristiques des fêtes et festou-noz de l’époque. Cette spontanéité, couplée à une réjouissante vivacité, est retransmise à merveille dans An Naoned! Les Tri Yann livrent sur ce disque une douzaine de titres traditionnels, piochés dans leur répertoire de concert, et nous font voyager du pays nantais jusqu’en Irlande, d’Ecosse jusqu’au Québec. De l’énergie, ils en ont à revendre (et quarante ans après, c’est toujours vrai!)! En effet, sur An Naoned, tout est fait pour vous faire chanter, danser, bouger, et pour donner le sourire sur la plupart des titres, mais aussi méditer, grâce à quelques textes plus calmes, graves et recueillis. Si, dès la première écoute du disque, vous n’êtes pas sensible à toutes ces ambiances, passez votre chemin, c’est que la musique celtique n’est pas faite pour vous!

  Dès le premier titre Les filles des Forges, le ton est donné, sur un air de pilé-menu: l’énergie et la joie de vivre prédomineront. Cette chanson, l’un de leurs tous premiers succès, deviendra, au même titre que Les prisons de Nantes, un grand tube. Comment ne pas se laisser d’emblée emporter, au début et à la fin de la chanson, par les « La la la la la la » entêtants, et par les « Ding dingue don don… »…??

  Une grande partie des autres titres est dans le même ton. La Pastourelle de Saint-Julien Maraîchine, petit instrumental joyeux flûte/ guitare/ guimbarde sur un air à danser (le fameux morceau qui révéla les Trois Jean le 27 décembre 1970 à Plouharnel), fait mouche. De même que le titre suivant, Tri martelod. Avant les Tri Yann, ce chant traditionnel a été popularisé par leur aîné Alan Stivell sous le titre Tri martolod. Depuis, et jusqu’à aujourd’hui, de très nombreux artistes et groupes ont repris et reprennent Tri martolod. Mais si, rappelez-vous: entre autres, Manau l’a samplé pour son titre La tribu de Dana, et tout récemment encore, Nolwenn Leroy l’a repris, de manière assez fade d’ailleurs, sur son album Bretonne… La version des Tri Yann, vive et énergique, gravée en 1972 sur An Naoned, est très différente de celle de Stivell (plus lente et mélancolique). Les filles d’Escoublac, chanson traditionnelle coquine et amusante du pays de Guérande, sur des filles riches et pochetronnes, Johnny Monfarleau, chanson malicieuse de La Bolduc, qui nous permet de faire un petit voyage au Québec, et dont la fougue typiquement québéco-acadienne sied parfaitement à Tri Yann, sont également à retenir dans les titres d’An Naoned. Ces morceaux préparent en quelque sorte le terrain pour un titre qui deviendra mythique, un absolu incontournable, l’une des chansons du groupe les plus réclamées avec La jument de Michaud: Les prisons de Nantes! La très célèbre chanson (et son fameux refrain landibidibidi), bien que traitée ici de façon archi-simpliste (voix/ guitare/ cuillères) en comparaison de ses arrangements d’aujourd’hui en concert, a déjà, en 1972, tout d’un tube!!! D’ailleurs, ce sera LE premier gros tube du groupe. Après sa sortie, le titre fait un carton à la radio, devenant l’un des tubes fétiches des auditeurs, supplantant (pour la petite histoire…) Gérard Lenorman ou C. Jérôme, pourtant très en vogue à l’époque!

  An Alarc’h, traditionnel breton issu du Barzaz Breizh et revisité de façon pêchue, deviendra, lui aussi, un incontournable. Il raconte le triomphal retour au pays du du duc de Bretagne Jean IV pendant la Guerre de Cent Ans, après un long exil en raison de ses affinités avec les anglais…

  Deux titres du disque sont, en revanche, plus anecdotiques. La Vierge à la fontaine, second titre, une chanson gentillette à la limite de la comptine, peut quelque peu tempérer l’entrain auquel Les filles des Forges encourage. Mais cette « comptine » a l’avantage d’offrir à Jean-Paul Corbineau son premier solo en enregistrement. Dès 1972, le troubadour du groupe est, avec sa voix magnifique, unanimement apprécié! Le deuxième morceau moins intéressant est La calibourdaine de Breca, un instrumental assez plat qui, entre Johnny Monfarleau et Les prisons de Nantes, passe relativement inaperçu.

  Comme nous venons de le voir, les titres enjoués et énergiques balisent régulièrement An Naoned. Mais des textes plus graves et poignants, incitant à la réflexion et au recueillement, ont également leur place au programme de cette première galette. Le premier à s’inscrire dans cette catégorie est Before Ireland can go free, qui s’enchaîne avec le traditionnel écossais Yee Jacobites (rejoué en concert en ce moment, sic…). Before Ireland can go free, ici interprété sur l’air du traditionnel Lonely Banna Strand, est un texte écrit par le poète irlandais Sean O’Casey pendant la révolution irlandaise, entre 1916 et 1922. C’est Jean-Louis Jossic qui récite ce texte. Son interprétation, forte et pleine de nuances, lui permet de démontrer des qualités d’orateur qui ne failliront pas par la suite, que ce soit dans les contes de concert, en enregistrement ou en composition. Et surtout, ce texte très beau mais sombre fait apparaître les Tri Yann dès 1972 comme un groupe engagé. Tout au long de leur carrière, ils revendiqueront ce fait, engendrant au nom de cet engagement de nombreux textes magnifiques et très forts.

  Le second et meilleur moment poignant est l’avant-dernier titre: Le dauphin. Cette mélodie d’origine écossaise est inspirée par la légende des Selkies, créatures métamorphes de l’imaginaire celtique à rapprocher des sirènes. Jean-Paul officie au lead vocal pour cette douce ballade mélancolique au dénouement tragique, qui est incontestablement l’un des plus beaux titres du groupe. Plus que de faire son deuxième solo, Jean-Paul enregistre ici sa première gwerz (complainte typiquement bretonne traitant de sujets souvent tragiques). Il ne cessera d’exceller dans ce registre!Sourire Dans un disque, ma préférence peut bien aller à des morceaux assez variés, mais d’autres titres, sans être forcément mes préférés, se démarquent toujours. En général, ce sont ceux que j’appelle les bijoux du disque. Le dauphin est, sans contestation aucune, LE bijou d’An Naoned, à rajouter lui aussi au rang des nombreux classiques qui jalonnent la riche carrière du groupe.

  Quoi de mieux, pour achever cet album empli de gaieté, qu’un air à danser évolutif? Au pied d’un rosier, l’une des toutes premières chansons de Tri Yann que j’ai eu l’occasion d’entendre après les avoir découverts, est un laridé on ne peut plus entraînant, qui continue à trotter dans la tête de l’auditeur longtemps après la dernière écoute!

  Pour ce qui est du son et des arrangements: ce premier album est très acoustique. Les guitares, la guimbarde, le banjo, les flûtes et la contrebasse sont dominants, rapprochant le disque, outre de la musique celtique bien entendu, du folk song. Quand on sait que c’est en reprenant des succès folk que les Trois Jean ont pris goût à la musique, c’est une suite logique. Sur An Naoned jouent seulement Jean, Jean-Paul, Jean-Louis et Bernard. Il n’y a pas d’intervenants extérieurs ou d’invités particuliers. Le son est, vu l’âge du disque, assez bon. Les arrangements ne sont peut-être pas aussi sophistiqués que sur les albums d’aujourd’hui, et c’est normal car il n’y a pas du tout la même densité instrumentale, mais les Tri Yann, qui ont arrangé eux-mêmes la quasi-totalité des morceaux du disque (à l’exception du Dauphin, arrangé par Marchais Serizier), ont fait tout cela très sérieusement, et ça s’entend! On ne peut que les en féliciter! Et de même, la pratique du chant et ses différentes techniques sont très bien appliquées.

  Comme vous pouvez le constater, il y a plein de bonnes choses à dire sur ce disque, réalisé comme de vrais pros par un jeune groupe encore amateur. Outre la joie de vivre ou le recueillement, ce qui transparaît dans ce disque, c’est une très belle alliance entre le talent et la sincérité! Mais aussi, c’est un album plein de fraîcheur, relatant à merveille l’esprit des veillées bretonnes de l’époque, et un bel hommage à la terre natale des Tri Yann. Pour la petite histoire, j’ai assisté deux fois dans mon enfance à des fêtes traditionnelles percheronnes, avec repas champêtres et danses campagnardes. Quand j’écoute ce disque, j’ai l’impression de revivre ces soirées festives… En écoutant An Naoned, c’est comme si je me retrouvais un soir de veillée dans la campagne bretonne, au coin d’un feu, sans chichis, avec chants et contes, et où l’on se sent bien, comme « en famille »… Ce premier essai des Tri Yann est fort réussi. A l’époque, le groupe est encore amateur, le meilleur reste à venir, et d’ailleurs les attentes du public seront, en 40 ans, superbement récompensées!

  Des débuts très prometteurs, donc, et qui laissent présager un très bel avenir!Sourire

   Quelques extraits…

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   Les filles des Forges

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  Yee Jacobites, aussi intitulé parfois Song for ye Jacobites. Désolée, je n’ai pas trouvé la version de 1972, seulement la version live de 1996…

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     Johnny Monfarleau, rejoué en concert depuis quelques temps… Ici, court extrait de la chanson jouée au FIL…

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    The FIRST TUBE: Les prisons de Nantes!

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  Dernier titre du disque: Au pied d’un rosier

  

 

  



Trésors Triyannesques exhumés grâce à YouTube: l’époque « Superbreizh » et « Vol 007 pour Ploupensec en Kersauce »!

  YouTube est parfois une véritable caverne d’Ali Baba. On peut y trouver des traces vidéos d’événements dont on n’aurait jamais cru qu’il soit possible de voir des images! La preuve, avec ces vidéos que j’ai dénichées le 7 août dernier, et qui valent leur pesant d’or… Un utilisateur YouTube a mis en ligne trois vidéos de 30 minutes chacune, enregistrées au caméscope lors d’un concert de Tri Yann à La Bernerie en Retz (Loire-Atlantique) le… 20 juillet 1991!Langue Ces vidéos sont presque aussi vieilles que moi! La qualité de l’image est médiocre, mais toutefois correcte étant donné son âge avancé, et le son est bon. Regarder ces pépites a été un régal…

  En effet, les concerts de Tri Yann d’il y a vingt ans étaient très différents de ceux d’aujourd’hui. Et pourtant… Les concerts actuels avec costumes et contes déjantés sont – je peux le dire après avoir visionné ce film qui équivaut aux trois quarts d’un concert – dans la continuité assez logique de cette époque…

  Les concerts de cette période (de 1991 à 1994 à peu près) ont fortement marqué les esprits. C’était comme une fusion de différents types de spectacles: à la croisée du concert « normal », du one-man-show, du cabaret et du spectacle de cirque! Tout un programme! Et c’était aussi la grande époque du fameux Superbreizh et du sketch délirant Vol 007 pour Ploupensec en Kersauce! D’ailleurs, c’était plus qu’un conte isolé, sur un thème précis, comme Jean-Louis Jossic en crée aujourd’hui pour les concerts: c’était une véritable histoire à tiroirs, bien construite, qui formait la trame d’un concert entier!

  Voici les vidéos concernées. Je donne quelques explications juste après (pour le plaisir), sans tout déflorer non plus…

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  Partie 1

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  Partie 2

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  Partie 3 (dernière partie)

  Quelques éléments de ce concert si particulier:

  – Tout le groupe débarque costumé au début du concert. Loumi Séveno (le violoniste qui a précédé Christophe Peloil) est travesti en hôtesse de l’air (!), Jean-Louis Jossic et Jean Chocun ont endossé un uniforme de pilote, Jean-Paul Corbineau est une sorte d’Indiana Jones, Jean-Luc Chevalier porte une djellabah et une espèce de keffieh, etc… Jean-Louis est le pilote-en-chef du concert bien sûr, comme toujours, mais est également pilote, dans le fameux Vol 007 pour Ploupensec en Kersauce, du Tupolec, un vieux coucou tout pourri de la Bigoud Airways (un balai fait office de manettes…). Après avoir donné en début de concert une série de consignes, toutes plus incongrues et fantaisistes les unes que les autres aux passagers-spectateurs, le concert, il choisit deux spectateurs et les fait monter sur scène pour tourner les hélices.

  – Après cette intro, le concert, construit autour du sketch, peut commencer. Le spectacle donne l’occasion d’entendre des classiques, mais également un bon nombre de raretés, issues des albums Belle et Rebelle, qui à l’époque venait de sortir (Gwerz Jorj Courtois, Sur la fosse au boulot, Le tourdion des manants, Korydwen et le Rouge de Kenholl…), Le Vaisseau de pierre (With a bing tow row-row, Kan Bale ar re Varo…) ou encore de La découverte ou l’ignorance (Kiss the children for me Mary).

  – Vers le milieu du concert, au cours d’un passage très comique du sketch, le Tupolec se crashe dans le Désert de la Ruhr.

  – Après l’entracte, Superbreizh, caricature hilarante de super-héros, peut intervenir pour sauver l’équipage du Tupolec! C’est Jean-Louis, vêtu d’un justaucorps noir, d’un chapeau haut de forme et d’une grande cape rouge BZH qui incarne Superbreizh. Et à ce stade du concert, la folie du déguisement gagne le groupe, qui fait participer le public à un véritable jeu de rôles. Les Tri Yann vont choisir des spectateurs dans le public et les déguisent pour les faire participer, leur faisant incarner toute une galerie de personnages et de héros insolites, plus loufoques les uns que les autres. Ces héros vont accompagner Superbreizh (à qui il arrive des aventures délirantes à la pelle!) dans une grande quête initiatique. Superbreizh est chargé par le druide Ariel, incarné par Loumi et vêtu d’une robe d’un blanc éclatant (!) de délivrer sa fille la Fée Soupline (vive les références de lessive!emoticone). Cette ordre de mission est le point de départ de la quête, où divers héros improbables se croisent et s’entrecroisent… Quelques exemples…

   – 1: Loumi, après avoir été hôtesse de l’air et druide, devient Rambo, qui essaiera de pacifier le monde et de résoudre la mission avec la méthode diplomatique dite « Méthode de l’Oncle Sam », c’est-à-dire… en canardant à tout-va avec une mitrailleuse!!!

   – 2: Jean incarne un Merlin quelque peu inhabituel, qui picole et fume des joints, tout en proclamant les lois de la mission dites « Règlement du Jeu à la Con » écrites… sur un Petit-Beurre… tout ceci avant de tomber en coma éthylique!Argent

  – 3: Nous croisons également Indiana Jones (Jean-Paul), ainsi que des héros improbables comme Fanch Micron, Helmut Lovenbraü (engoncé dans… une fausse canette de bière!), Mikhaïl Perestroïko, ou encore Crassie Maggie (« Une sorcière saxonne et sexy! »). Ces héros sont tous incarnés par des spectateurs choisis dans le public et déguisés par Jean-Louis.

  – 4: Tout ce petit monde tentera à tour de rôle d’arracher le couteau du Fromage de la Table Ronde. Celui qui parviendra à enlever la tartinette du Fromage délivrera la Fée Soupline et l’équipage du Tupolec. C’est Superbreizh qui remporte l’épreuve. Tout est bien qui finit bien!

  – Outre ce grand spectacle vivant, démontrant une très bonne communication entre Tri Yann et son public et un véritable décloisonnement, on remarque tout au long du conte des références, parfois très subtiles, à l’actualité de l’époque (Guerre du Golfe, Guerre Froide…). Par exemple, la première mission que Merlin confie à Superbreizh est d’aller jeter au Pays de l’Eternel Automne un jerrican rempli d’un produit qui a rendu les hommes fous… Et pour ce faire, Jean tend à Jean-Louis un bidon sur lequel il est écrit… Pétrole! De même que la présence du persge de Rambo, c’est un pied-de-nez ironique évident à la Guerre du Golfe…

  – La Guerre Froide est également évoquée par le biais de personnages comme Mikhaïl Perestroïko, ou par une référence au Mur de Berlin (rebaptisé en l’occurrence « Mur de Merlin »).

  – Le légendaire celtique n’est bien sûr pas en reste: le Fromage de la Table Ronde et son couteau font évidemment penser à Excalibur et la Table Ronde!

  J’en oublie sans doute, mais de toute façon je ne vais pas tout dévoiler…

  Les concerts de Tri Yann d’il y a vingt ans présentent une formule qui sera, dans le futur, savamment condensée dans les contes et les costumes: un amalgamme entre plusieurs types de spectacles et déjantement, second degré, clins d’oeil à l’actualité contemporaine, et références aux légendes celtiques. Assurément, ces concerts avec Superbreizh n’étaient pas tristes, loin de là!!! Tout ceci mérite donc un détour. Regardez ces petites pépites YouTube, régalez-vous avec ces images rares! Peut-être que cela rappellera des souvenirs à certains…

  Bon visionnage!



Le 28 août à 20 h 35 sur France 3… tous en Celtes!!!

  L’an dernier, le FIL célébrant sa quarantième édition, la télé lui avait accordé une attention assez exceptionnelle, comparé à l’habitude: la diffusion d’un documentaire, de la Grande Parade des Nations Celtes le premier week-end (comme toujours depuis 2000), mais aussi, pour la première fois, la diffusion d’une Nuit Magique le dernier soir du FIL, enregistrée le jeudi précédent. Encouragés par les bonnes audiences réalisées, France 3 et le FIL ont décidé de renouveler leur partenariat en 2011, avec la diffusion d’une nouvelle Nuit Magique (NB: depuis 2010, les Nuits Magiques ont été rebaptisées Nuits Interceltiques, car c’est le FIL et personne d’autre qui en a créé le concept, mais je continue à les appeler « Nuits Magiques » par habitude). Cette année, c’est la Nuit du mardi 9 août qui a été enregistrée (celle à laquelle j’ai assisté…). Formule encore améliorée, scénographie revue et corrigée, nouveaux écrans vidéos et superbes jeux de lasers… Les Nuits Magiques évoluent sans cesse, d’année en année!

  La Nuit Interceltique sera donc diffusée le 28 août (dimanche prochain, donc) à 20 h 35 sur France 3, et sera présentée par Tania Young et Christophe Guyomard. Amateurs de celtitude, à vos postes!

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  Danseuses irlandaises de Rinceoiri Cois Laoi…

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  La violoniste acadienne Louise Vautour…



Tri Yann au FIL 2011: quelques vidéos supplémentaires pour faire durer le plaisir…

  Tout est dans le titre: voici quelques autres vidéos du mémorable concert de Tri Yann au FIL…

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   Vidéo de l’une des plus jolies surprises de ce concert (qui n’en manquait pas!): le chant Renaissance Princes qu’en mains tenez, premier texte composé en ancien français par le groupe en 1976 (d’après ce que Jean-Louis m’a expliqué).

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  Fransozig, la Gavotte pourlet incontournable depuis 2001 dans les concerts du groupe…

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  Pelot d’Hennebont filmé sous un meilleur angle que dans sa première vidéo…



FIL 2011: Tri Yann à la Nuit du Port de pêche pour… un anniversaire bien arrosé!!!

  Le FIL 2011 s’est achevé dimanche soir. Pleins de bons moments sont à retenir de cette Année des Diasporas Celtiques, en particulier… Vous allez me dire que je manque totalement d’objectivité, mais tout le monde, fans de longue date comme novices, a été unanime concernant le concert-anniversaire de Tri Yann le samedi 13 au Slipway à l’occasion de la Nuit du Port de pêche! Si je laissais libre cours à mes souvenirs et à mon expression, je pourrais disserter des heures sur ce concert, qui fut… au-delà des mots… Le plus extraordinaire concert auquel j’ai assisté en presque 8 ans de triyannite aigue! Le concert le plus… humide, aussi! En effet, un véritable déluge nous est tombé dessus, de 16 h jusqu’à minuit. Mais nous autres fans au premier rang, nous restions stoïques sous les averses, et le groupe, bien protégé sur une grande scène au top niveau de plus de 200 m2, n’était pas gêné du tout! Ils nous ont offert un concert de haute volée de presque 2 h 15, bourré de surprises, avec une brochette d’invités (le Bagad Brieg, Jimme O’Neill, le quatuor Arz Nevez, Steven Goron…), démontrant que chez eux la quarantaine est forcément rugissante!!!Rire Après ce concert hallucinant qui nous a laissés… sur les fesses (pour être correcte), mes amis tryanautes Allumés du Premier Rang et moi-même avons eu un privilège énorme, et totalement inattendu (ce qui rend ce moment plus précieux encore…): celui de pouvoir discuter et échanger avec Jean-Louis, Jean-Paul et Freddy après le concert pendant au moins vingt minutes!Rire Tous trois sont venus à notre rencontre à minuit et demie passé. Nous avons toujours pu constater leur disponibilité, mais là, cette rencontre avait une saveur encore plus particulière… Une fois que les quelques 8000 à 9000 spectateurs du Slipway sont partis, nous sommes restés, en groupe soudé, agglutinés au pied de la scène, alors Jean-Louis avait dit d’attendre 1 quart d’heure/ 20 minutes, et ils sont venus… spécialement pour nous!!! Quelle chance immense nous avons eue!!!

  Je préfère vous mettre un copié/collé du très long compte-rendu, très détaillé, que j’ai fait sur le forum des Tryanautes:

  Salut amis Tryanautes! Very Happy
  Je sens que vous attendez tous impatiemment mes impressions et celles des autres sur ce concert-événement au FIL! Rassurez-vous, vous serez servis! Je vous demande juste un petit délai pour décuiter atterrir après cette soirée mémorable, riche en émotions très fortes et en surprises, et qui restera dans les annales du FIL autant que dans les mémoires de Tryanautes et de Tri Yann (comme nous a dit Jean-Louis après le concert, – car oui oui on a pu les rencontrer! Very Happy -: « On s’en souviendra, de ce concert! »). Je ferai comme pour Redon un compte-rendu à épisodes, mais peut-être pas tout aujourd’hui, car il y a tellement à dire, tellement…
   Car ce concert lorientais fut… au-delà des mots… Outre le bonheur de les voir enfin au FIL, ce fut un concert époustouflant, étourdissant, extraordinaire, une soirée de Folie de presque 2 h 15 comme jamais je n’en ai vu auparavant!!! Laughing Laughing . Incontestablement, le meilleur concert auquel j’ai assisté en presque 8 ans de triyannite aigue! Quelques exemples choisis, pour vous faire saliver. Ces exemples seront développés plus tard:
   – Le moins qu’on puisse dire, c’est que… l’anniversaire a été arrosé!!! FIL 2011: Tri Yann à la Nuit du Port de pêche pour... un anniversaire bien arrosé!!! dans Bretagne haha4-1b71 haha4-1b71 dans Coups de coeur On était tous les Allumés à faire la queue dès 16 h aux portes du Slipway, et c’était un vrai déluge qui tombait! Mais il en faut plus pour nous arrêter! La pluie continuera sans faiblir toute la soirée (mais nos TY n’étaient pas gênés du tout), jusqu’à Je m’en vas…
   – Dès que les barrières sont enlevées et les billets contrôlés, Elodie, moi et une bonne partie de la bande, on court comme des dératés jusqu’à la scène! Et nous voici comme il se doit au premier rang! Na!
  – Une mise en bouche très sympa avec le Bagad de Lorient et Nolwenn Korbell…
  – Un pur fou rire dans le public, quand, nous les Allumés à bâbord, scandons « C’est à bâbord qu’on chante le plus fort! »… voilà tribord, constitué de spectateurs lambda, qui riposte! C’était vraiment à qui chanterait le plus fort! On huait (gentiment of course) ceux de tribord quand ils avaient une extinction de voix! Laughing  Deux jeunes vigiles chargés de la surveillance, très sympas d’ailleurs, et visiblement amusés, se prennent au jeu et arbitrent ce match vocal et amical bâbord vs tribord, en faisant des gestes de chef d’orchestre! Un beau gros délire! J’étais écroulée!
  - Place à nos Tri Yann: à Lorient, c’était Gégé, le Retour!!! Bravo
  – Le concert en lui-même (capté et retransmis sur un écran vidéo): époustouflant, bourré de surprises! La track-list aurait pu paraître de prime abord un peu fantaisiste. Que nenni!: c’était un concert anniversaire de 40 ans de succès dans sa plus pure forme! Jugez vous-même concernant les surprises: Johnny Monfarleau, Pelot, Princes qu’en mains tenez (!), Yee Jacobites, et… The Eyes of my Bonnie Mary avec le Bagad Brieg et Jimme O’Neill au lead vocal en prime!!! Surprises hallucinantes, réjouissantes et inattendues!!! Et en plus, on a eu droit à Bonnie Mary et à Je m’en vas… deux fois!!!
  – Huit titres de Rummadoù au programme de ce concert historique: Na I ri o, Le Baleinier, Le retour de la croisade, Marion, Bonnie Mary, Lamentations sur Saint-Aubin du Cormier, Les crêpes et Glen glas.
  - Invités: le Bagad Brieg, le quatuor à cordes de Christophe, Jimme O’Neill et un musicien brillant qui a assuré avec talent l’intérim de son père jusqu’à il y a peu: j’ai nommé… Steven!!!
  – Une ambiance… de folie dans le public!! C’est Lorient!!
  – Rencontre tardive et discussion animée avec Jean-Louis! Very Happy  Jean-Paul et Freddy sont arrivés un peu après. Pour une fois que ma foutue timidité me laisse un peu de répit, j’en ai profité! Jean-Louis a discuté avec toute la bande pendant au moins vingt minutes, et j’ai participé avec joie à la discussion! J’ai fait une photo avec lui (je suis une indécrottable adepte de la photo-souvenir!). J’ai demandé à une dame toute proche si elle voulait bien faire la photo (ma mère était occupée ailleurs), ce qu’elle a accepté volontiers! En examinant le rendu de la photo sur l’appareil, Jean-Louis a dit: « Eeeeeh, pas mal! En fin de soirée on a encore une gueule correcte! » On s’est marrés tous les deux!
  – L’intégralité du concert a été filmé, et donnera lieu à un DVD!!!(c’est Jean-Louis himself qui nous l’a dit!!!!). Jean-Pierre lui a d’ailleurs dit: « J’ai un titre à proposer pour le DVD! » Jean-Louis: « Oui, c’est quoi? » Jean-Pierre: « Un anniversaire bien arrosé! » Jean-Louis a éclaté de rire, et nous aussi!!!
 Il est plus d’une heure du mat quand on se décide à quitter le Slipway. Après une soirée aussi mémorable, difficile de fermer l’oeil!
  Voilà pour ces premières impressions. Vous saurez TOUT en détails plus tard!
  Un immense MERCI (et encore c’est bien peu dire) à nos Tri Yann et à l’équipe du FIL pour ce concert qui restera dans toutes les mémoires!!! MERCI MERCI MERCI MERCI!!!
  Merci également à toute une bande de personnes qui ont contribué à leur manière à cette journée de fous et qui m’ont permis de vivre mon premier Grand Rassemblement Tryanaute! Vivi et Jean-Pierre, Laëtitia, Lenny et Axelle, Elodie, Paty et Jean-Luc, Lila, Coralie (j’en oublie peut-être): je vous embrasse tous très fort!!!
   Plus de détails bientôt! Promis!

   Allez, je commence! Il faudra que vous suiviez le feuilleton jusqu’au bout, avec un peu de patience, car je ne vais sans doute pas tout raconter aujourd’hui Mr. Green  (il y a tellement à dire…).
   Episode 1: Préparation/ Arrivée sur les lieux/ Grand Rassemblement Tryanaute au Village Celte!
   Hier matin…
   Bien qu’on ait eu un spectacle la veille au soir (mais qui n’a pas fini trop tard), j’ai mis mon réveil à 8 h. Hors de question de traîner au lit jusqu’à 10 h! Peu à peu, la maison s’éveille… Plus que quelques heures avant le moment M… On se prépare pour le concert… Je reçois plein de SMS de Tryanautes comme Laëtitia, Elodie ou Coralie, en route ou déjà sur place (dans le cas d’Elodie). J’ai un peu servi de relais téléphone, au cours de la journée! Je pourrais presque rivaliser avec le 118 218 numéro de renseignements! Gwen Ha Du
   14 h tapantes: en voituuuuuuuuuure!!! En route, je donne RDV à Elodie à 14 h 30 au Dôme des Diasporas…
   On arrive rapidement aux abords du Slipway. Les parkings les plus proches du site sont bouclés (normal), mais on trouve quand même une place toute proche, à deux rues du Slipway, près du cimetière de Carnel. Ceci fait, on prend le bus jusqu’au centre-ville (au Faouëdic). On se rend au Dôme: à l’intérieur, point d’Elodie. On ressort donc… Je regarde alentour, et de loin, je vois une brune avec une sacoche et un sweat Tri Yann. Nous marchons à sa rencontre, et c’est ainsi que nous faisons connaissance avec la Pipelette en Chef du forum! Wink
   Elodie nous conduit au Village Celte, où Vivi, Jean-Pierre et Lila sont attablés. On leur tape la bise et on papote. Paty et Jean-Luc sont attendus incessamment sous peu. Ils ne tardent pas à arriver, et vont manger un morceau avant qu’on aille tous ensemble au Slipway. Laëtitia et ses enfants, qui sont à l’hôtel à Hennebont, nous rejoindront sur place un peu plus tard. Vers quatre heures moins le quart, on se remet en route, direction le Slipway définitivement, cette fois. Nos amis Tryanautes peuvent suivre les guides – c’est à dire ma mère, ma soeur et moi-même Mr. Green  - en toute confiance, car nous connaissons Lorient et ses lignes de bus comme notre poche! Direction donc l’arrêt de bus. On prend le car pour le Slipway. Il n’y avait pratiquement que notre bande d’Allumés dans le bus, on avait notre convoi spécial! Mr. Green  On décide de faire des photos de groupe dans le bus. On se marre bien, c’est un joli délire, quand à un arrêt, soudain…
   La suite est drôle, mais ce sera pour le prochain épisode! Gwen Ha Du  Episode 2: Arrivée au Slipway et attente pluvieuse
  …Quand soudain à un arrêt, alors qu’on était en train de faire des photos délirantes, des contrôleurs montent dans le bus et nous demandent nos titres de transport. Cette intrusion dans notre carrosse de Tryanautes nous a rendus sages comme des images Wink … pour que l’ambiance reparte de plus belle une fois les contrôleurs descendus! Intérieurement je rigole: on a dû passer pour une belle bande de malades… mais c’est la vérité puisque Jean-Louis en personne le dit! haha4-1b71 dans Festivals Arrivés à l’arrêt Carnel (le plus proche du Slipway), on (c’est à dire nous les trois guides) dit: « Allez les enfants, on descend! », et voilà toute la bande des Tryanautes aux taquets qui débarque! Ca promet pour tout à l’heure!
  Très vite, nous sommes en vue de l’entrée du Slipway. Peu de personnes font la queue pour l’instant. Une petite dizaine. Mais les gorilles en gilet fluo sont déjà en poste. On colle au plus près de l’entrée. Un des gorilles nous dit d’un ton hautain: « C’est pas la peine de rester là, ça va pas ouvrir avant 19 h, 19 h 30, et Tri Yann c’est pas avant 23 h 30! » Ben voyons… c’est pas ce que disait le site du FIL! Tri Yann c’est 22 HEURES!!! Elodie et moi on se regarde en levant les yeux au ciel. Y en a toujours qui croient tout savoir… Rolling Eyes
Assez rapidement, la foule enfle, enfle… De même que les nuages, qui nous déversent dessus les lances à incendie! Il pleuvait comme vache qui pisse, et ça ne s’arrêtera pas de toute la soirée, jusqu’à Je m’en vas… nature17-210cf dans FIL Les gorilles installent des barrières, nous disent de bouger d’un côté parce qu’ils vont faire des couloirs pour les entrées, puis finalement: « Bougez de l’autre côté » ou « Bougez-vous pour laisser passer les véhicules. Ce va et vient d’un côté et de l’autre, ainsi que le ballet des barrières, en a agacé plus d’un parmi nous! Il y avait un type particulièrement désagréable, qui se la pétait (pardon du terme, mais y a pas d’autre mot), et qui n’était pas que hautain envers nous. Après avoir fini les balances, Christophe est sorti du site. Mais apparemment, il avait oublié son badge Artiste. Quand il a voulu revenir, je n’ai pas assisté à la scène, mais visiblement, n’ayant pas son badge, il se serait fait rembarrer par l’abruti, qui ne le croyait pas quand il disait qu’il était musicien de Tri Yann. Du coup, Christophe aurait dû appeler l’un des Trois Jean pour régler la situation. Bref mecontent-1213 dans Lorient
   On se protège comme on peut de la pluie diluvienne. Appuyée à une barrière, je me serre sous un parapluie avec Vivi et Lila. Malgré l’inconfort causé par la pluie, on papote bien, ça aide à passer le temps,  et on rigole pas mal aussi: par exemple, on s’amusait à donner des surnom aux gorilles, et Vivi a baptisé Robin des Bois un type qui avait un chapeau vert enfoncé sur la tête! Gwen Ha Du
  Tout au long de ces 3 h d’attente, on entend les échos des balances. On n’avait pas les images, mais on avait le son, c’était déjà ça! On a surtout entendu la répétition avec le Bagad Brieg et – ô surprise! – , on entend The Eyes of my Bonnie Mary! On pressent (avec justesse, comme la suite le prouvera) qu’il y aura une surprise…
   Laëtitia, Lenny et Axelle sont les derniers de la bande des Allumés à rejoindre les portes du Slipway. Quelques semaines après Redon, les retrouvailles sont joyeuses. Laëtitia et Axelle font circuler une boîte de macarons et de meringues… Miam, ça tombe bien, c’est l’heure du goûter! Gwen Ha Du
   Tout le monde essaye de zyeuter en direction de la scène, mais un foutu rafiot nous bouche la vue! Tant pis. Enfin, vers les 18 h 50, une voix au micro annonce: « Nous allons pouvoir procéder à l’ouverture du site ». C’est un tonnerre d’applaudissements qui retentit dans la foule trempée et frigorifiée! Pas trop tôt! On demande aux personnes à mobilité réduite de passer en priorité. Vivi et Paty se dirigent vers l’entrée réservée, escortées par Jean-Pierre et Jean-Luc. Après un petit délai, ils peuvent rentrer, on leur crie avant de les perdre de vue « Gardez-nous la place! » Mr. Green . Enfin, Robin des Bois et ses complices arrivent vers les barrières qui nous retiennent, nous les fauves. Ils nous font un petit baratin avec les recommandations d’usage: « Pas besoin de courir, restez calmes, y aura de la place pour tout le monde, blablabla… » Des clous, tiens! Et ils commencent à enlever les barrières…
   La suite incessamment sous peu!

  Episode 3: Début de soirée, en avant la musique!
  Enfin, les Tryanautes en furie sont lâchés dans l’arène! Je suis dans les premières, avec Laëtitia, Elodie et les enfants à me précipiter vers les responsables du service de contrôle. Une fois mon billet contrôlé et le grand portail du Slipway franchi, j’enclenche le turbo! Je me mets à piquer un sprint à travers le vaste site en direction de la scène, sans prêter attention à ma mère qui me crie Attention, tu vas glisser! Mr. Green  Laëtitia, Elodie et Lila galopent devant et derrière moi. La scène où je dois m’amarrer se rapproche… ENFIIIN, essoufflée mais triomphante je franchis la ligne d’arrivée! J’atteins le premier rang, côté bâbord, proche avant-scène! YEEESS!!! Pour le coup, je suis fière de mon timing! J’avais pas les baskets d’Ussain Bolt, mais presque! Gwen Ha Du  Et surtout, alors qu’habituellement mon surnom pourrait être Mademoiselle de la gamelle, je n’ai pas glissé ni trébuché une seule fois! Re-YES! Ma mère et ma soeur arrivent, de même que le reste de la bande d’Allumés. On est tous installés à bâbord. Ca va être géant! J’ai été bien inspirée de courir, parce que le Slipway se remplit incroyablement vite. Le concert s’est joué à guichets fermés (=9000 personnes).
   Une fois en place, les sandwichs embarqués dans l’isotherme sont rapidement engloutis. En attendant que le Bagad de Lorient donne le coup d’envoi, on bavarde entre Allumés. Et le coup d’envoi est rapidement donné, avec une prestation assez courte du Bagad de Lorient. C’était sympa (sans chauvinisme aucun). En plus, on connaît tous les musiciens du bagad.
   20 h, ils libèrent la scène. Des gens commencent déjà à scander et à appeler Tri Yann, alors que Nolwenn Korbell doit passer avant. C’est avant son arrivée que les matches bâbord vs tribord commencent. Jean-Pierre fait des gestes de chef d’orchestre, et essaye de faire monter le niveau de tribord, mais on les bat à plate couture! Un pur délire! J’étais morte de rire! Laughing  Ensuite on chante un petit coup de Pelot, puis on beugle: « Tape du pied, saute en rond, comme des grenouilles dans un ruisseau!!! » ça s’accordait bien à la situation, quoique… Singing in the rain aurait bien convenu aussi! Pendant les matches vocaux et amicaux, tous les Allumés étaient écroulés de rire! Les jeunes vigiles de faction observent d’un air à la fois interloqué et amusé notre enthousiasme débordant (mais non violent bien sûr!)
   La mayonnaise a déjà bien monté, pour Tri Yann tout du moins. 20 h 30 pile, une musique d’ambiance est lancée, et Nolwenn Korbell entre en scène. Lundi, à la Nuit des Diasporas, elle ne jouait pas son répertoire perso. Cette fois, c’est la première occasion que j’ai de l’entendre dans ses propres compositions. Avant, j’avais un a priori assez négatif sur elle. Après cette première partie lorientaise, je modère un peu mon jugement. Ce n’est pas si mal, mais… voilà quoi, c’est pas trop mon truc! Dans ses prestations que j’avais pu voir sur DVD par ex, je trouvais que c’était une fille assez bizarre, plutôt « barrée ». Je l’ai constaté de mes propres yeux. Elle en fait souvent des tonnes, ce qui n’est pas utile, et pousse souvent des cris pendant ses chansons, ce qui est assez agaçant. Et puis, 1 h de première partie, c’est un peu long. En résumé, je dirais que j’ai vu mieux en matière de première partie, mais que j’ai aussi vu pire… Par contre, je suis d’accord avec Zipang, c’était irrespectueux que certaines personnes appellent Tri Yann alors qu’elle parlait, c’était limite « on en a rien à faire de ce que tu dis, dégage », quoi. mecontent-1213 dans Musique Ma mère a fait remarquer d’un ton assez ferme que c’était irrespectueux. 21 h 30: fin de sa prestation. Au moins, au FIL, les artistes sont pile poil sur les horaires! Mr. Green  Dès qu’elle est partie, ça commence de suite à appeler Tri Yann. On fait un petit match retour bâbord/tribord, histoire d’entretenir l’ambiance! Toujours aussi délirant. Les vigiles amusés (et très sympas d’ailleurs) se prennent au jeu et arbitrent les matches. Ensuite on a pas mal plaisanté avec eux du style, quand ils nous demandent si on a besoin de quelque chose, ma mère répond du tac au tac: « Un café ce serait bien! », du coup tout le monde scande à sa suite « Un café! Un café! », ou quand ils ont donné les résultats du foot de la soirée. Enfin, par vagues successives de HO HO HO HO HO ou de Tri Yann! Tri Yann! Tri Yann! on n’arrête plus d’appeler le groupe. L’entrée en scène de nos chouchous n’est plus qu’une question de minutes…
  22 h: les caméras retransmettent sur l’écran géant des images du public. Soudain, le visage masqué de Christophe apparaît, puis disparaît… Ils sont là, en coulisses. L’intro intersidérale de Na I ri o est lancée et les lumières vertes scannent la scène. Des ombres sont visibles en coulisses, ça y est c’est le coup d’envoi!!!! Bravo Bravo  Et là…
   Suite au prochain épisode, demain sur la même chaîne! Gwen Ha Du

  Episode 4: Un concert au-delà des mots… (1)
  … Et là… Tout le monde prend place (Christophe, Freddy, Jean-Luc, Gégé enfin de retour…), tandis que Konan/Lochlan Mor et son étrange pibgorn ouvrent officiellement le concert. Puis, de là où je suis, je vois d’abord pointer le phare de Jean-Paul avant de voir sa tête. Voilà nos trois flamboyants qui rejoignent progressivement la scène sous les acclamations. Une ovation toute particulière est réservée au Capitaine Jean-Louis What Else! Ca y est, la machine rummadienne est lancée, pour un concert qui s’annonce d’ores et déjà d’anthologie, tant au niveau du public que du groupe, que l’on sent prêt à tout donner en cette Nuit du port de pêche!!! Bravo Jean-Louis gesticule, le phare brille, la cafetière fume… tout les petits détails y sont! Après cette entrée en matière des plus prometteuses, saluée par un tonnerre d’applaudissement du public lorientais, déjà bouillant (malgré la pluie abondante… OK, je sors!), Jean-Louis affirme que « c’est un chant écossais censé arrêter la pluie! » Ben c’est raté, Jean-Louis! LOL! Puis il enchaîne sur le passé de notre belle ville de Lorient, fortement marqué par la Marine à Voiles (c’est bien vrai!). C’est parti pour une Chanson du Baleinier mémorable, le public ayant sur les Alouééééééééééé Fa la louéééééééééé Alouééééééééééé un répondant à tomber!!! Very Happy  Et surtout… le titre a rassemblé tous les Tryanautes présents (s’il était encore besoin d’une démonstration). Alors que je m’apprêtais à chanter la chanson toute seule dans mon coin, voilà Jean-Pierre, à côté de moi, qui me prend le bras, et toute la ligne des Tryanautes ondule, ondule, au rythme de ce chant de marins du meilleur tonneau, digne des plus grands classiques!!! Un grand moment de complicité entre nous, et avec le groupe, dont je me souviendrai!
  Le navire triyannesquo-tryanaute est lancé, il tient bon la barre et tient bon le vent, dans une même vague de chaleur humaine comme je n’en ai encore jamais vu auparavant!!! Laughing  Vague de chaleur humaine venant des deux côtés, scène et public. Tout est… au-delà des mots…
   En effet, je n’ai encore jamais vu le groupe (pour paraphraser Laëtitia) avoir à ce point la banane sur scène. Il suffisait de voir leurs visages réjouis, c’était évident qu’ils prenaient autant de plaisir auprès de nous qu’ils nous en donnaient!!! Et ça, c’est magnifique!!! Quand artistes et spectateurs heureux sont réunis par un même élan de joie, comme d’une même famille, sans la moindre « barrière », que demander de plus?? Pour moi, c’est ça le Bonheur!!! Very Happy
   Une fois le navire à l’eau, les titres s’enchaînent sans problèmes, dans une mécanique parfaitement rodée. Et avec les titres, nous allons de surprises en surprises…
   Je suis cruelle, mais… suite en début d’après-midi! Gwen Ha Du 

  Episode 5: Un concert au-delà des mots (2): surprises d’anniversaire!
  Ce concert fut si exceptionnel qu’il serait difficile de tout résumer. Le petit inconvénient, c’était la pluie sur les lunettes! J’avais du coup une vision qq peu troublée, et les secouer ne servait pas à grand chose puisque c’était remouillé tout de suite. Mais peu importe, en fin de compte: je suis Venue, j’ai Vu quand même et j’ai Entendu! Quelques morceaux choisis de cette incroyable soirée anniversaire:
  – Après Les Néréides, Jean-Louis annonce: « Y a quelques jours, on a organisé un vide-grenier, et on y a retrouvé quelques trésors… » Ca sent le vieux tube à plein nez! Eh oui! C’est un drôle de bonhomme qui débarque sur scène: Johnny Monfarleau en personne! Falidoudé, pour une surprise, c’est une surprise! En tout cas, ce vieux tube pète bien en live!
  – Tout juste après, c’est un autre homme qui est invoqué en cette soirée particulière: notre Pelot tant aimé!!! Bravo Entendre la chanson qui m’a permis de découvrir le groupe lors de ce concert à domicile, c’était… magique!!! A Redon, j’avais déjà été touchée, bien plus que des mots ne pouvaient l’exprimer, à Lorient c’était encore plus fort…
  – Nouvelle surprise de taille: je ne sais plus après quelle chanson (ça devait être la sixième ou septième), je vois Jean-Louis s’emparer de son cromorne. Puis ils démarrent une nouvelle mélodie… Je fronce les sourcils, car dans un premier temps je ne la reconnais pas. Et là… Jean-Paul chante: « Vous qu’en mains tenez tout votre peuple… » Je m’en décroche la mâchoire!!! Nom de Dieu de nom de Dieu, pas possible!!! C’est Princes qu’en mains tenez!!! Shocked  Je crois bien que c’était du jamais vu en scène, du moins depuis une bonne trentaine d’années minimum!!! L’interprétation scénique de ce titre Renaissance est de toute beauté, avec entre autres le cromorne de Jean-Louis et la flûte de Konan!!! Chapeau bas, les gars!!! Vous m’avez sciée!!!
  – Yee Jacobites rend toujours bien en scène.
  – Retour, pour notre plus grande joie, de Gavotten ar Seizh et des Tambours de Plougastell!!! Bravo Freddy et Gégé, visiblement aussi heureux que nous de reprendre leur duo, se déchaînent! Mais ce que nous ne savions pas, c’est que les Tambours de Plougastell recrutent! Steven, qui a remplacé son paternel avec brio jusqu’à il y a peu, les rejoint, devenant de fait le troisième maistre tambourineur. Les trois batteurs de choc nous font une prestation magistrale! Bravo bravo! Comme Steven a remplacé Gégé pendant plus d’un mois, je trouve tout à fait normal qu’il ait été invité à ce concert-événement (pour un jeune musicien, le FIL est une sacrée expérience…). Mais aussi, je pense que Gégé devait encore se ménager (il était plus sage, plus posé que d’habitude). Alors, si jamais il avait dû avoir un coup de moins bien en cours de concert, Steven était là, prêt à prendre la relève au besoin… Et ça faisait très plaisir de le revoir, on sent vraiment qu’il s’est bien intégré dans le groupe! Smile
  – Conte de Marion du Faouët: enfin, je peux entendre l’intégrale du conte, avec la fameuse histoire de trains!!! Chaque 17 mai (date anniversaire de la mort de Marion), le TGV Nantes-Quimper est mystérieusement bloqué à hauteur de Quimperlé, par le fantôme d’une vieille femme aux yeux plus verts que les prés d’Irlande, qui foudroie le caténer d’un simple regard. Quand le train repart, les passagers constatent que leur carte American Bidule (crédit, peut-être bien) a disparu de leur portefeuille… Gwen Ha Du  La version complète du conte vaut le détour!
  – La chanson en elle-même: Jean-Paul, toujours aussi inspiré, était accompagné par le quatuor à cordes de Christophe (s’appelle-t-il encore Troellen…?), constitué, en plus de ce dernier, de Maud Caron au violoncelle, d’Etienne Tabourier à l’alto et de Mélanie Goron au violon (après le père et le fils, voici la fille!). Magnifique et poignant!
  – De même, j’ai été ravie d’entendre en concert Le retour de la croisade, un de mes titres préférés de Rummadoù. Voilà une chanson qui déchire sur scène!
  – Nous sommes également gratifiés d’un Chasseur de temps galopant, d’un Kan ar Kann détonnant…
  – Magnifique Divent an dour, avec la participation du Bagad Brieg. Leur synchro et leur jeu étaient juste… parfaits! Brieg, c’est pas n’importe quoi, comme bagad! Ils sont en 1ère catégorie et ont été champions de Bretagne en 2007. Respect! C’est clair que c’est d’un autre niveau que le Bagad Nominoë de Redon ou que le Bagad Pariz… Juste après la chanson, ils nous offrent un petit solo, pendant que Jean-Louis, Jean et Jean-Paul vont souffler deux minutes en coulisses…
   – Autre très grand moment de ce concert qui n’en manque pas: les Lamentations! Suppléés par un jeu de lumières splendides, Gégé et Jean-Louis sont à l’oeuvre. Le premier fait un impeccable solo de guitare, pour lequel il sera unanimement félicité! Le second donne sous la lumière, debout sur le praticable de la batterie, une interprétation saisissante de ce titre récité. Il était trop loin de moi, je ne pouvais pas voir ses expressions. Mais à la fin du morceau, l’écran nous l’a montré: aussi immobile qu’une statue, les yeux mi-clos, comme le gisant qu’il est censé incarner… Stupéfiant! Shocked
   – Nouveau coup de massue, gigantesque surprise, authentique première: The Eyes of my Bonnie Mary, pour la première fois mise en scène, avec le Bagad Brieg, et en prime une guest de choix: Jimme O’Neill (des Silencers), le plus breton des écossais! Il nous fait une prestation géniale. Lui aussi semble être un sacré numéro: rigolant et sautant partout, il a l’air de prendre beaucoup de plaisir en scène avec ses amis les Tri Yann. Bravo à lui! Nous autres Tryanautes, nous restons tous soufflés: Bonnie Mary en scène, ça ramonne dur, ça détonne, « ça en jette » comme je l’ai dit à Jean-Louis après le concert! Enième moment à marquer d’une pierre blanche, donc.
  – Tir fo tonn: Konan, Jean-Paul, Jean-Luc et Christophe, ou le quatuor infernal! Bravo les amis!
  – Un galop effréné retentit sur le Slipway… Et nous voici déjà arrivés à La jument! Lorient s’emballe encore plus qu’avant… Pendant la partie Blue Sheep in Bernera, voilà notre Konan qui s’acharne comme un dingue sur sa cornemuse, tombe à genoux et, mimant sans doute l’électrocution, fait mine de convulser sous les soubresauts (pour re-paraphraser Laëtitia) de son instrument satanique! Gwen Ha Du
  Il y a eu pas moins de… trois rappels! Premier, Les prisons (avec Steven aux percus)! Dans le deuxième, si ma mémoire est bonne, Les crêpes (encore plus hallucinantes maintenant qu’elles ont retrouvé leur sixième voix, celle de Gégé!), Glen glas, avec le Bagad Brieg (par contre, je n’ai pas remarqué que Jean se mettait les doigts dans la bouche), et enfin Je m’en vas. C’est à ce moment là, comme par hasard, que la pluie s’arrête! Grrr, elle aurait pas pu s’arrêter plus tôt?!!! A la fin, on en veut toujours plus, alors c’est un Jean-Louis hilare qui déclare: « Bon, vu que la chanson pour arrêter la pluie a marché, on va vous la refaire! » Et ils nous servent Je m’en vas… une deuxième fois!!! Mais après, on ne veut toujours pas les laisser partir. Jean-Louis dit « Bon, d’accord! » , regarde autour de lui. Ses potes, Konan le premier, commencent à quitter la scène, alors il court en coulisses en appelant: « Hhééé, Konan! Konan! » Il finit par revenir des coulisses avec le fuyard ( Gwen Ha Du ) et avec Jimme O’Neill, avant d’annoncer tout sourire: « On va vous refaire un petit coup de Bonnie Mary pour le plaisir! » Et c’est reparti pour une interprétation à casser la baraque!
  Après cet ultime bis, c’est bel et bien fini… Il est presque minuit et quart, le concert a duré près de 2 h 15 et on a été gâtés au-delà de nos espérances. La bande des Allumés reste ensemble, attendant que le Slipway se désengorge et que la foule se disperse. Deux autres tryanautes exilées loin de nous nous rejoignent alors: Coralie (Maïawela), naufragée côté tribord, et notre célébrissime Sardinette, qui était quelques rangs derrière nous. Bise à toutes les deux!
   Ma mère, ma soeur et moi sommes sur le départ. On se doute qu’il n’y aura pas de dédicaces, avec une foule pareille. Nous avons proposé à Paty et Jean-Luc de les déposer du côté de la mairie où ils sont garés, ce qu’ils ont accepté. On dit au revoir à Laëtitia et aux enfants, à Elodie et aux autres. Nous retraversons le Slipway en sens inverse, direction la sortie. Nous sommes presque arrivés à la barrière, quand soudain…
   Ultime épisode très très vite, je vais bientôt arrêter de vous faire baver!

  Voilà, en exclusivité, THE HAPPY END!!!
  Episode 6: On joue les prolongations!
  Quand soudain… ma soeur dit: « Attendez, y a Jean-Pierre qui nous appelle! » On se retourne et on voit Jean-Pierre se précipiter vers nous: Jean-Louis vient de lui dire qu’ils arrivent dans 1/4 d’heure – 20 minutes! C’est pas croyable! Je crois… je crois qu’ils sont venus spécialement pour notre bande!!! Car il ne reste sur le Slipway que nous les Allumés, et seulement quelques personnes extérieures à la bande. Donc, demi-tour, on fonce illico vers la scène. Les techniciens s’activent déjà au démontage du matos, Konan remballe ses instruments dans sa mallette, Jean-Louis, encore en maillot FRC et pantacourt, aide aussi à ranger. Puis, tous les deux disparaissent en coulisses… On attend, on attend… Et nous sommes abordés par une journaliste, caméra à l’épaule, qui filme et interviewe un peu toute la bande. Si j’ai bien compris, c’est pour France 3 Ouest, ou pour l’émission du 28 août. En tous les cas, on a bien vu que tout le concert avait été filmé… La journaliste interroge les fans de la première heure (Jean-Pierre, Vivi, ma mère…), mais aussi Lenny, le plus jeune du lot! En ce qui me concerne, je n’ai pas prêté attention à la caméra, car je guette l’arrivée de Jean-Louis. Il est minuit et demie passé quand on voit approcher une silhouette familière: Jean-Louis arrive! Very Happy  Une salve d’applaudissements de notre part salue son entrée, comme une haie d’honneur. Il arbore une mine réjouie.
   « Ca fera un beau DVD! », nous jette-t-il en guise de préambule, confirmant du coup la  « rumeur » de ces derniers temps. Jean-Pierre lui suggère comme titre « Un anniversaire bien arrosé ». Jean-Louis éclate de rire, et nous aussi! Laughing  Le reste de la rencontre sera du même acabit: très sympa, beaucoup de joie et de rigolades, pendant au moins vingt minutes! Le fait que ça ait été complètement inattendu rend ces instants encore plus précieux… Jean-Louis, et aussi Jean-Paul et Freddy, arrivés après, exultent: ce concert a été mémorable (« On s’en souviendra, de ce concert! dixit Jean-Louis. C’était largement mieux qu’à La Perrière », concert dont ils étaient mécontents et organisation merdique, visiblement). Ma timidité habituelle me laisse un peu de répit, alors je participe volontiers à la conversation! C’est une rencontre également très constructive, puisque on passe aussi bien des félicitations à l’échange de points de vue sur tel ou tel morceau. Par exemple, un moment où la discussion a dévié sur Hanvezh ar Bonedoù ruz, je dis: « Je trouve que les Bonnets Rouges, c’est peut-être la chanson qui représente le mieux l’ensemble de l’album! ». Jean-Louis ne voyait pas forcément les choses comme ça, mais il était très curieux de connaître mon point de vue. Véritable débat, discussion ouverte à tout… c’était vraiment très instructif! Comme quoi on peut s’instruire de façon non-rébarbative! Mr. Green  On le félicite (et on félicite aussi Gégé par la même occasion) pour les Lamentations, dont il était lui aussi très content. Et moi… J’ai été toute émue de lui dire que Pelot m’avait particulièrement touchée parce que c’est grâce à cette chanson que je les ai découverts… Embarassed
  Je déclare que « Bonnie Mary en scène, ça en jette! », Jean-Louis me répond: « Bonnie Mary, on n’aurait pas pu la faire sans le bagad ». Et quand je le complimente pour la mise en scène de Princes qu’en mains tenez, disant que c’était vachement joli en concert, il me donne quelques explications sur la chanson, et me révèle que ça a été le premier texte qu’ils ont composé en ancien français, en 1976. Ma mère lui raconte également le coup de la photo du vieux marin avec son crabe à la ceinture retrouvée dans notre famille en Italie. Il s’est marré!
  Jean-Paul et Freddy, aussi ravis que Jean-Louis, arrivent. Ma mère va voir Jean-Paul, pendant que je reste pas très loin de Jean-Louis. Un moment j’entends d’une oreille ce que Jean-Paul dit (après ma mère me l’a rapporté en détails), et c’était trop tordant: il a raconté que Frédéric Mitterrand (présent au FIL ce jour-là) est venu les voir 10 min en coup de vent à l’arrière de la scène, pour faire « acte de présence ». Et j’ai entendu Jean-Paul s’esclaffer: « Tu l’aurais vu, il avait un super bob marron sur la tête! Il était trop craquant, ça lui faisait une bille de clown! » Le plus beau, c’est que en racontant l’anecdote, Jean-Paul en pleurait de rire!!! haha4-1b71 dans Tri Yann  Plus sérieusement, il a aussi confié qu’ils avaient un peu eu peur avant le concert, vu le déluge, de ne plus avoir personne devant la scène à leur arrivée! T’inquiète, Paulo! Même trempés et déguenillés comme François Le Billant, on reste!
  Alors que ma mère est plus loin, je demande à Jean-Louis s’il veut bien faire une photo avec moi. Il accepte bien volontiers. Une dame toute proche nous prend gentiment en photo, et en examinant le rendu sur l’appareil, Jean-Louis balance: « Eeeeh, pas mal! En fin de soirée on a encore une gueule correcte! » Nous nous marrons tous les deux! Mais il avait quand même meilleure mine que moi, il était au sec, alors que moi, avec mes cheveux et mes vêtements gorgés d’eau, et mes baskets qui gargouillent à chaque pas, j’étais… pitoyable.
  Après, nous ne tardons pas à partir. Nous disons de nouveau au revoir à nos amis tryanautes, puis nous repartons vers la voiture. Nous déposons Paty et Jean-Luc devant la mairie, puis nous rentrons à la maison.
  Une fois couchée, après une telle soirée de rêve éveillé, il est bien difficile de sombrer dans les bras de Morphée…
   THE END!
  Voilà. Voilà le point final du plus long compte-rendu de concert que j’ai jamais fait! Désolée, j’ai monopolisé la parole. C’est peut-être un peu décousu parfois, et j’use beaucoup des superlatifs, mais un concert à ce point exceptionnel (le plus chouette de toute ma vie!) mérite de tels égards! A force, on est à court de mots pour décrire notre ressenti, alors il faut… se taire… et écouter notre mémoire… Very Happy
  Une kyrielle de mercis s’impose!
  Merci à l’équipe du FIL pour les avoir enfin reprogrammés, pour la première fois depuis 2003 et dans un tel cadre… Merci de leur avoir fait confiance pour cette Nuit…
  Merci à vous les Tri Yann, pour ce concert-événement au-delà du sublime que vous nous avez offert, concert à domicile qui m’a émue bien plus que de pauvres mots ne peuvent l’exprimer… Merci pour votre professionnalisme, votre disponibilité, votre amitié… Bref, merci pour TOUT!!!! ON VOUS AIIIIME!!!!
  Et merci à vous, amis Tryanautes. Vous avez également contribué à rendre cette journée inoubliable pour moi. Je garderais un excellent souvenir de notre Grand Rassemblement! Pour la première fois, je me suis vraiment sentie intégrée à la bande des Allumés du premier rang. Alors, si c’était à refaire… Je vous embrasse tous!
   A tous, Tri Yann, Tryanautes et organisateurs: 0-2086e 0-2086e 0-2086e
    Emilie, infiniment heureuse!
 
  Voilà, camarades Unblogueurs, il ne me reste qu’à vous souhaiter bonne lecture!Clin doeil
 

  Deux petites vidéos de ce concert exceptionnel trouvées sur YouTube:

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FIL 2011: c’est le Jour J!!!

  Oyez, amis de la Celtitude! Le 41 Festival Interceltique de Lorient s’ouvre aujourd’hui!Rire Dès 16 h cet après-midi, déjà beaucoup de monde sur les quais, au Marché Interceltique, dans les pavillons… Cette année des Diasporas Celtiques s’annonce d’ores et déjà comme un très bon cru!

  Au FIL des jours, retrouvez des artistes très divers. Têtes d’affiche:

  ce soir, vendredi 5: Soirée Rock avec The Waterboys (Irlande-Ecosse), Claymore (Australie), Honkytonk Hicks (Espace Marine)

  samedi 6: Hevia (Asturies) présente la création Remis: Un gaïtero universal (Espace Marine)

  dimanche 7: Grande Parade des Nations Celtes, création Glenmor l’insoumis (Grand Théâtre), création Rhum, poivre et café (Espace Marine): Danyel Waro (La Réunion) invite Titi Robin et Erik Marchand

  lundi 8: création Bagad et Cercle de Saint-Malo (Grand Théâtre), Grande Nuit des Diasporas Celtiques avec Hugues Aufray (Espace Marine)

  mardi 9: Luz Casal (Espace Marine)

  mercredi 10: Cécile Corbel chante Arrietty (Palais des Congrès), T with the Maggies et Ialma (Espace Marine), création Immramma de Roland Becker (Grand Théâtre)

  jeudi 11: Mhairi Hall (Grand Théâtre), The Chieftains invitent San Patricio Batallon et Carlos Nùnez (Espace Marine)

  vendredi 12: Denez Prigent (Espace Marine), Contes à bulles (Palais des Congrès)…

  samedi 13: Nuit du Port de pêche: Tri Yann (Port de pêche Slipway), 1ère partie Nolwenn Korbell, création Les Portes de l’Annam (Grand Théâtre)…

  dimanche 14: Texas (Port de pêche Slipway), Cyber Fest-noz et An Dro the World (Espace Marine)…

  Programmation complète sur le site officiel: www.festival-interceltique.com



Ô Breizh…

  Quand on parle de coups de coeur musicaux…

  Aujourd’hui me vient l’envie de vous parler d’une chanson… Plus encore, d’un hymne… Un hymne (pour paraphraser Jean-Louis Jossic dans les concerts de Tri Yann) « pacifique, où il est question de faire couler le sang impur de personne. C’est un hymne d’amour, d’accueil de l’autre. C’est le plus beau des hymnes…

  Et comme par hasard… c’est l’hymne breton!!! »

  Le Bro gozh ma zadoù (Vieux pays de mes pères, en français) est l’hymne breton. Les paroles que l’on connaît ont été écrites par François Jaffrenou en 1898. L’air est inspiré de l’hymne gallois Hen Wlad Fy Nhadau. Pour des infos plus détaillées, voyez la page idoine de Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bro_gozh_ma_zadou

  Le Bro gozh ma zadoù a été interprété d’innombrables fois par des chorales, groupes ou artistes bretons. C’est grâce à Tri Yann et à leur sublime interprétation que j’ai découvert l’hymne. Ils le jouent à presque tous les concerts.

  Une autre version enregistrée récemment a sans doute permis à un assez large public de découvrir la chanson, puisqu’il s’agit de la version de Nolwenn Leroy, enregistrée sur son album de reprises Bretonne

  Vidéos:

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  3 mars 2001: Tri Yann fête ses trente ans au Zénith de Paris, avec quelques invités. Parmi ces invités, Bleunwenn Mevel, soeur de Konan, qui avait remplacé Jean-Paul Corbineau pendant quelques mois l’année précédente. Cette jeune femme talentueuse a fait du chant lyrique… Ici, elle chante, de sa magnifique voix de soprano, le Bro gozh ma zadoù… Les années suivantes, elle fera quelques réapparitions aux côtés du groupe pour les occasions exceptionnelles.

  Laissez-vous emporter par cette voix angélique, par la puissance de la veuze, de la bombarde, des guitares et du violon… Ecoutez cet hymne, cri d’amour envers la Bretagne… Je préfère cette merveilleuse version à toute autre, même à la version Jean-Paul/ Jean-Louis que j’ai l’habitude d’entendre en concert. Une voix féminine pure comme celle de Bleunwenn magnifie cette chanson à l’infini.

  Et je préfère très largement la « version Bleunwenn » à la version « Nolwenn Leroy ». J’ai été si habituée à la superbe interprétation de Bleunwenn que celle de Nolwenn m’écorche les oreilles. En ce qui me concerne, l’album Bretonne (que je prévois de chroniquer) ne m’emballe que très, très moyennement, et son Bro gozh est décidément LE titre du disque que je ne supporte pas! Je n’ai pas trouvé de vidéo sur la « version Nolwenn » pour que vous puissiez comparer les deux, mais beaucoup d’entre vous devraient la connaître… Si on me demandait de voter entre les deux versions, ce serait sans la moindre hésitation pour la version Bleunwenn que je voterai, car je n’aime pas l’autre, mais après c’est chacun ses goûts, of course!



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