Tri Yann: premières dates pour l’agenda 2012

Tri Yann: premières dates pour l'agenda 2012 dans Actus  Tout est dans le titre!

  Hier, les premières dates de concerts 2012 ont été ajoutées à l’agenda officiel du site Tri Yann. Les voici donc:

   MARS 2012:

  le 03/03: BITCHE (57), Espace René Cassin

  le 30/03: BORDEAUX (33), Casino Théâtre Barrière

   AVRIL 2012:

  le 14/04: CLERMONT-FERRAND (63), Maison de la Culture

  le 28/04: FONTENAY LE COMTE (85), Espace René Cassin

   MAI 2012:

  le 05/05: TAUVES (63), Nuit Celtique Sancy-Artense, avec Oubéret et Celkilt

  le 11/05: VAL DE REUIL (27), Théâtre des Chalands

  le 12/05: AVRANCHES (50), Salle de la Chaussonnière

  le 13/05: SOISSONS (02), Le Mail



Choc celtique

  Je vous avertis tout de suite: il n’y a aucun rapport entre ce titre et le terme médical « choc septique » (encore heureux, d’ailleurs!Clin doeilArgent)! Non, non… J’ai vécu mon premier « choc celtique », sans en être vraiment consciente à l’époque, à l’âge de cinq ans. Je me suis intéressée à la musique par moi-même à l’âge de 12 ans seulement, mais quand ma soeur et moi étions petites, nos parents nous faisaient écouter un peu de tout sur la chaîne hi-fi du salon pour nous donner une culture musicale variée. Ca allait des Beatles à Malicorne, ou de The Eye in the Sky d’Alan Parsons à… La danse des canards! No comment…Clin doeil Au cours de ces soirées passées à nous amuser devant la chaîne hi-fi, une musique, gravée sur un 45 tours à la pochette jaune, m’avait particulièrement éblouie: une mélodie bouleversante à la cornemuse (à l’époque, je ne savais pas que c’était de la cornemuse), qui donnait des frissons partout. J’adorais cette musique, je la réclamais tout le temps, j’étais pétrifiée par l’émotion et à chaque fois je me réfugiais dans les bras de ma mère… J’étais bien loin de me douter, à cinq ans, que je venais d’avoir mon premier choc celtique à l’écoute d’Amazing Grace, le plus célèbre morceau traditionnel écossais, considéré comme un hymne de la Celtie à part entière!!! Le morceau tel que nous le connaissons aujourd’hui a été composé au XVIIème siècle, je crois, par un prêtre rattaché à un navire négrier. Je ne connais pas vraiment la traduction des paroles qui accompagnent la musique, mais on les dit être « d’une poéticité inouïe ». Amazing Grace est un morceau funèbre qui subjugue les foules à chaque fois qu’il est joué. Avec ô combien de raisons… Par la suite, j’ai grandi et oublié cette émotion musicale. Jusqu’à ce que je vois, à l’âge de neuf ans, le deuxième film issu de la célèbre série Star Trek (MA série culte, bien qu’elle soit beaucoup plus vieille que moi!): Star Trek II La colère de Kahn, réalisé par Nicholas Meyer en 1982. A la fin du film, Spock meurt (à la grande fureur des « Trekkies »Argent), dans une scène d’adieu très poignante avec son capitaine et ami James T. Kirk. Lors de ses funérailles, Scotty, l’ingénieur écossais, joue Amazing Grace à la cornemuse. Le film ne m’ayant pas particulièrement marquée, je l’ai de nouveau oublié. Complètement oublié… Jusqu’en juillet 2004. Nous visionnons le DVD de la Nuit Celtique 2004 au Stade de France (avec Tri Yann) que nous venons d’acheter. Je suis dans une autre pièce alors que ma soeur regarde la prestation des pipe-bands écossais. Et soudain… je m’immobilise! Stupéfiée! Tétanisée! Car retentit à la cornemuse ce magnifique morceau qui me subjuguait quand j’étais petite! Choc total!

  Depuis, au FIL, nous avons très souvent réentendu Amazing Grace. Il faut voir la ferveur incroyable qui s’empare du public dès que retentissent les premières notes… C’est l’âme celte!!! Vidéos:

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  Final des Nuits Magiques du FIL sur Amazing Grace, avec tous les artistes de retour sur la pelouse…

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  Extrait du film La colère de Kahn: mort et funérailles de Spock, avec Amazing Grace à la clé. Je trouve intéressant de comparer différents contextes où la mélodie est jouée. J’avoue que cette scène est émouvante, surtout la scène d’adieu de Spock et Kirk. La vidéo étant en anglais, j’explique succinctement ce qui a conduit à une fin aussi tragique… Kahn Noonien Singh, ennemi juré de Kirk, s’est emparé du projet ultra-secret Genesis. Il veut se venger du capitaine et détruire la Fédération. Il a pris d’assaut le vaisseau Reliant. Une terrible bataille a lieu dans la nébuleuse de Mutara entre l’Enterprise et le Reliant. L’Enterprise subit de très graves dommages et ne pourra pas s’arracher à l’onde de choc de Genesis. La situation semble désespérée. Spock quitte calmement la passerelle, à l’insu de tous, et se rend à l’ingéniérie. Le Dr McCoy, qui s’y trouve pour soigner des blessés, s’interpose pour l’empêcher d’entrer dans le compartiment hautement radioactif des moteurs de dilithium. Spock détourne l’attention du médecin et le neutralise avec une prise vulcaine. Avant d’entrer dans la chambre irradiée, il pose la main sur le visage de McCoy inconscient et prononce des paroles mystérieuses: « Rappelez-vous… » . Puis, il accomplit ce qu’il estime être son devoir, s’exposant à des radiations mortelles, alors que McCoy et Scotty hurlent désespérément à travers le sas. Une fois que le navire est hors de danger, le médecin appelle d’urgence Kirk en salle des machines. L’amiral, horrifié, se serait précipité pour arracher son ami au compartiment irradié, si McCoy et Scotty ne l’avaient pas ceinturé pour l’en empêcher. Kirk, très affecté, doit faire ses adieux à travers le sas à Spock agonisant. Ce dernier est parfaitement serein et, dans une émouvante scène d’adieu, lui dit ces mots:

   » N’ayez pas de peine, amiral. C’est logique. Ce qui est utile à beaucoup l’emporte sur les désirs du petit nombre, ou d’un seul. J’ai toujours été et je ne cesserai jamais d’être votre ami. Je vous souhaite tout le bonheur possible. Vivez longtemps et vivez heureux… »

  Tout l’équipage est accablé par le sacrifice du Vulcain. Aux funérailles de son ami tombé au combat, Kirk prononce un éloge funèbre poignant:

   » Nous sommes réunis aujourd’hui pour rendre notre dernier devoir à un mort que nous honorons. Nous devons avoir conscience qu’en dépit de notre chagrin et de nos regrets, cette mort s’inscrit dans l’ombre d’une vie nouvelle… A l’aube d’un monde nouveau… Un monde auquel notre camarade a sacrifié sa vie pour le protéger. Ce sacrifice, il a certainement pensé qu’il n’était pas vain. Et nous ne parlerons pas maintenant de sa profonde sagesse… De mon ami, je dirai seulement une chose: de tous les êtres que j’ai pu rencontrer pendant mes voyages, il était le plus… humain ».

  Après cet éloge, Scotty joue Amazing Grace à la cornemuse. Et la version orchestrale qui souligne l’envoi du cercueil de Spock sur Genesis est magnifique.

  Quel que soit le contexte dans lequel il est joué, Amazing Grace est et restera l’une des plus belles mélodies de toute la Celtie!!! Sourire Ce n’est qu’un au revoir…



La vidéo qui dérange…

  Il y a quelques semaines, un utilisateur YouTube a mis en ligne une vidéo qui, depuis qu’elle a été, récemment, plus largement diffusée, a fait pas mal causer. C’est une vidéo comparative des clips de Nolwenn Leroy et Cécile Corbel (ceux de cette dernière étant plus anciens que ceux de Nolwenn), et nous pouvons faire des constatations fort troublantes…

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  Nous remarquons que les clips de Nolwenn Tri martolod et Mna Na H Eireann présentent d’énormes similitudes avec 3 clips de Cécile Corbel (!): La fille damnée (chanson que, par ailleurs, je vous recommande vivement de découvrir), Sweet Song et Sans faire un bruit. Je connaissais bien sûr les clips de Cécile avant ceux de Nolwenn, et jusqu’à ce que ce montage vidéo soit posté, je n’avais jamais fait le rapprochement. Mais en voyant la vidéo comparative, le pompage est flagrant! L’Agence Bretagne Presse et Le Télégramme se sont appuyés sur cette vidéo pour des articles: en fait, les deux clips de Nolwenn mis en cause seraient de purs et simples plagiats de ceux de Cécile! Il paraît que le réalisateur des clips Tri martolod et Mna Na H Eireann n’en serait pas à son premier plagiat… Les labels et producteurs de Cécile Corbel, qui avaient déposé un copyright à la Sacem pour leurs clips, ainsi que Cécile elle-même, se disent « très chagrinés » par ce plagiat. Mais on ne sait pas s’il va y avoir une plainte déposée contre le réalisateur.

  Quant à Nolwenn… A-t-elle eu son mot à dire sur la réalisation de ses clips? Etait-elle consciente du plagiat? Je me garderai bien d’émettre une opinion tranchée dessus, car je n’en sais rien, mais, à voir cette séquence comparative (qui a suscité un bon nombre de réactions assez vives), le fait est que les ressemblances de ses clips avec ceux de Cécile sont dérangeants et sautent aux yeux. Le plagiat est, semble-t-il, avéré…

  Le showbiz est vraiment un univers impitoyable… Soupirs.



Archives télé et surprises: Tri Yann à l’assaut de Fort Boyard!

  Avant de découvrir les archives de ces « surprises télévisuelles », je le savais depuis quelques temps: en 1999 les Tri Yann avaient participé à une émission de Fort Boyard. Et en février dernier, en faisant une recherche de vidéos sur Jean-Louis (Jossic), je suis tombée tout à fait par hasard, sur YouTube, sur des extraits de cette fameuse émission de Fort Boyard, diffusée en août 1999! C’est très certainement la prod’ qui a mis ces extraits en ligne, car le nom de l’utilisateur est « fortboyard.fr ». Jean-Louis était capitaine de son équipe, laquelle comptait, en plus de lui, Gégé, Serge Danet (Soldat Louis), et les sportifs Elodie Le Bescond, Gilles Dupray et Marco Boutet. Ils jouaient au profit de l’association A chacun son cap. Je me suis beaucoup amusée à regarder ces archives d’émission, d’une part parce que cela m’a permis de voir deux des musiciens de Tri Yann dans un contexte totalement inhabituel pour eux, et dans des situations parfois drôles, et d’autre part, parce que j’ai découvert quelques unes des épreuves incontournables de Fort Boyard (émission à laquelle je ne suis pas accro et que je surnomme, pour rigoler, Tord Boyaux!emoticone).

  Voici les vidéos en question…

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  Jean-Louis passe l’épreuve du Débarras. Le but est de déplacer des caisses (très lourdes) un peu à la manière d’un casse-tête chinois, pour accéder à un tonneau sur lequel se trouve un outil qui permettra de débloquer la clé à récupérer. Au final, Jean-Louis a raté son épreuve, mais il s’est très bien débrouillé! Il s’en est fallu de très peu… Quelques secondes de plus, et il arrivait à décrocher la clé. Quand on le voit dans cette vidéo, il déplace habilement les caisses, sans difficultés apparentes. Mais en ressortant du Fort, il était exténué. Et alors qu’il était près du but, il s’est pris une belle gamelle dans les caisses et semble s’être cogné le menton. Aïe, aïe… Raté, mais comme on dit, l’essentiel c’est de participer, et Jean-Louis a donné un bel exemple de combativité!

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  Jean-Louis est de nouveau dans la fosse aux lions! Il passe l’épreuve de la Tête chercheuse. Ca consiste à faire un parcours dans l’obscurité en passant la tête dans cinq sas remplis d’insectes et d’asticots pour trouver des mots-indices! L’horreur! Sans être particulièrement entomophobe, j’aurais pas aimé être à sa place! Mais ça devient assez drôle quand on voit les insectes qui s’accrochent dans ses cheveux…Argent Epreuve ratée. Par contre, la présentatrice exagérait peut-être un peu en le disant « terrorisé »…

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  Gilles Dupray (champion de lancer de marteaux) passe avec succès l’épreuve d’Excalibur, avec des encouragements enthousiastes de ses coéquipiers Jean-Louis, Gégé, Serge, Elodie et Marco.

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  Marco Boutet (véliplanchiste) joue les funambules au-dessus du vide… et d’une fosse à tigres! Kaï! Comme pour Jean-Louis avec la Tête chercheuse, j’aurais pas aimé être à sa place…

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  Gilles Dupray passe l’épreuve du Cabestan, avec pour adversaire un grand costaud et… gagne!

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  Elodie Le Bescond rate l’épreuve des Ventouses et finit au cachot…

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  Gilles (décidément très… Fort) passe l’épreuve des Pierres extérieures. Troisième victoire pour lui.

  Voilà, j’espère que tous ces extraits vous amuseront… C’est juste dommage qu’il n’y ait pas un extrait avec les énigmes du Père Fouras, parce que ça devait être drôle!

  NB: en 1999, les présentateurs de l’émission étaient Patrice Laffont et Cendrine Dominguez.



Trésors triyannesques exhumés grâce à YouTube: rebelote!

  J’ai décidément eu la confirmation de ce que j’ai dit il y a quelques temps: YouTube est parfois une véritable caverne d’Ali Baba. Aujourd’hui, ce n’est pas une vidéo de concert vieille de vingt ans avec des héros improbables et hilarants que j’ai à vous faire partager. C’est une absolue rareté: un montage vidéo fait il y a quelques mois par un utilisateur, avec… la bande originale d’un feuilleton télévisé composée par Tri Yann en 1974! Ce feuilleton, intitulé Picou fils de son père et tiré du roman éponyme de l’écrivain costarmoricain Edouard Ollivro, est un équivalent breton de La guerre des boutons. Le feuilleton a dû rester assez confidentiel, car je n’ai pas trouvé d’infos dessus. C’est donc Tri Yann qui en a composé et joué la BO, laquelle comprend deux parties, Thème vannetais et Thème trégorrois. Il existe un 45 tours de cette BO (Face A: Thème Vannetais, Face B: Thème trégorrois). Ce 45 tours est extrêmement rare, mais il peut parfois être déniché sur des sites du genre CD and IP… J’ai découvert le morceau, que je ne connaissais pas du tout, grâce à la vidéo de YouTube. Ces Thèmes vannetais et trégorrois sont joyeux et dansants, très agréables à écouter. Et quand on sait à quel point la BO triyannesque de Picou est rare, on l’apprécie d’autant plus!

  Voici!

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  NB: avant de voir cette vidéo, j’avais déjà vaguement entendu dire que Tri Yann avait composé une bande originale de feuilleton, mais pendant longtemps, j’ai mal compris le titre de Picou fils de son père. Je croyais que c’était la BO de… Picsou!!! Mais je me suis bien rendu compte de mon erreur en lisant le résumé du bouquin sur Amazon: rien à voir avec l’Oncle Picsou!Argent



Nolwenn Leroy « Bretonne » (2010): étude d’un phénomène…

Nolwenn Leroy   Track-list:

1. Tri martolod (Alan Stivell)

2. La jument de Michao (Tri Yann)

3. Suite sudarmoricaine (Alan Stivell)

4. Greensleeves (traditionnel anglais)

5. Brest (Miossec)

6. Bro Gozh ma Zadoù (l’hymne breton…)

7. Mna Na H Eireann (Sean O’Riada & The Chieftains)

8. Ma Bretagne quand elle pleut (Jean-Michel Caradec)

9. Je ne serai jamais ta Parisienne (inédit)

10. Karantez Vro (Anjela Duval)

11. Le Bagad de Lann-Bihoué (Alain Souchon)

12. Dans les prisons de Nantes (Tri Yann)

13. Rentrer en Bretagne (Alan Stivell)

  Puisque je chronique sur mon blog des disques de musique celtique, il me paraît difficile de passer à côté du « phénomène » de cette année. Autant que ce soit fait le plus vite possible…

  Lorsque la nouvelle est tombée, fin 2010, ça ricanait, beaucoup étaient sceptiques: Nolwenn Leroy, lauréate de la deuxième saison de Star Ac’, va sortir un album de reprises traditionnelles bretonnes! Ce n’est pas une blague! La chanteuse, qui a connu un « petit creux » de carrière l’année précédente, est née à Saint-Renan et a passé son enfance entre Guingamp et Kersaint-Plabennec. Elle veut « rendre hommage à sa Bretagne ». Mouais…

  L’album Bretonne paraît le 6 décembre chez Mercury et se classe dès sa sortie, à la surprise générale, dans les meilleures ventes, atteignant même la première place pendant plusieurs semaines non-consécutives. Autant dire que ça a eu l’effet d’un pavé dans la mare et qu’il a fait saliver, ce nouveau phénomène! A ce jour, Bretonne s’est écoulé à plus de 500 000 exemplaires et a été récompensé par un disque de diamant.

  Moi-même grande fan de musique celtique, et surtout de Tri Yann dont Nolwenn a repris les deux tubes majeurs, j’étais sceptique à l’annonce de ce disque, pour plusieurs raisons… En premier lieu, en voyant la track-list de l’album: Tri martolod, La jument de Michao, Suite sudarmoricaine, Dans les prisons de Nantes, véritables monuments de la chanson bretonnes, mais aussi le Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton. Rien que ça! On prend aussi quelques tubes « d’évocation bretonne » étiquetés variété (Brest de Miossec, Ma Bretagne quand elle pleut de Jean-Michel Caradec, ou Le Bagad de Lann-Bihoué d’Alain Souchon), plus deux titres anglais et irlandais (ce sont d’ailleurs les nationalités des quelques musiciens dont Nolwenn s’est entourée pour l’album…). On mélange le tout, et on obtient Bretonne. Ce qui ressort de cette track-list, c’est qu’il n’y a absolument aucune originalité dans le choix des morceaux. Nolwenn ne semble guère s’être foulée. L’effort d’innovation se réduit à un seul titre inédit, écrit par Miossec sur une mélodie de Didier Squiban (Je ne serai jamais ta Parisienne). Autrement dit, ça ne va pas bien loin… Voilà la première raison pour laquelle j’étais dubitative… La seconde raison, c’est que à l’écoute des extraits avant la sortie du disque, je n’avais pas été emballée, tant au niveau des arrangements qui ne paraissaient pas extraordinaires, que de sa prononciation du breton, qui semblait disons… approximative. J’ai entendu de nombreux chanteurs et musiciens bretons qui le chantaient bien mieux! Mais je suis très curieuse de nature et, malgré mes premières impressions mitigées, je n’étais pas contre le fait d’entendre le résultat final en entier. On m’a prêté l’album de Nolwenn. Je ne suis partie d’aucun a priori sur ses antécédents Star Ac’ et variétés pour juger du disque. Et mes « craintes » initiales ont été confirmées. A l’écoute de Bretonne, je n’ai guère été séduite…

  Je crois que le qualificatif qui correspondrait le mieux à l’album (de mon point de vue bien sûr) serait « en dents de scie ». En effet, je trouve qu’on alterne entre des reprises « sympathiques mais sans plus » (Tri martolod, La jument de Michao, Suite sudarmoricaine, Le Bagad de Lann-Bihoué…), des morceaux très ennuyeux (Greensleeves, Karantez Vro, Je ne serai jamais ta Parisienne, Ma Bretagne quand elle pleut) et… deux véritables massacres, n’ayons pas peur des mots, avec le Bro Gozh ma Zadoù et Dans les prisons de Nantes. Moi qui adore ces deux derniers morceaux, qui sont des joyaux de la musique bretonne, respectivement de pureté et d’énergie, j’en suis très affligée… Au final, seules deux reprises sont au-dessus du lot: Mna Na H Eireann, superbe traditionnel irlandais envoûtant composé par les géniaux Chieftains (pour la BO de Barry Lyndon de Stanley Kubrick, ndlr), et Brest de Miossec. A la base, je ne connaissais pas la chanson Brest, et j’ai été très agréablement surprise!

  Malheureusement, il n’y a selon moi que ces deux morceaux pour sauver l’album du naufrage, et éviter de s’endormir en pleine écoute… Et il y a des arguments à charge pour cet « endormissement »… La critique qui revient le plus souvent chez ceux à qui, comme moi, l’album n’a pas plu, c’est la mollesse qui se dégage de la plupart des morceaux. J’ai trouvé beaucoup des titres terriblement fades et manquant de peps. Quelques exemples… Je suis habituée à entendre La jument de Michaud à chaque concert de Tri Yann. A chaque fois, ce sont huit minutes de folie galopante, et c’est l’ambiance assurée! Tandis qu’avec Nolwenn… Quand j’entends sa version, ce n’est pas à une jument que j’ai affaire, mais plutôt à un poulain sous-vitaminé! A vrai dire, on croirait que cette bonne vieille Jument est shootée aux anxiolytiques… Entre La jument de Tri Yann et celle de Nolwenn, il y a un énooooorme fossé! De la même manière, son Tri martolod ne casse pas des briques, tout comme Le Bagad de Lann-Bihoué, qui a déjà été revisité de façon nettement plus pêchue (par Soldat Louis, entre autres). Le fait que les arrangements en général soient à peine retravaillés n’aide pas… Parfois même, cet aspect peut desservir des morceaux qui, réarrangés autrement ou par quelqu’un d’autre, auraient pu être bien meilleurs: Greensleeves (chanson traditionnelle anglaise composée vraisemblablement par le roi Henri VIII au sujet de sa maîtresse Anne Boleyn) ou encore Ma Bretagne quand elle pleut de Caradec. Je trouve que les arrangements de ces deux titres font très poussiéreux… Toutefois, je souligne que, d’après ce que j’ai entendu dans l’émission Chabada spéciale Saint-Patrick en mars avec Tri Yann, Stivell et Nolwenn, Greensleeves passe mieux en live…

  De plus, la prononciation de Nolwenn du breton ne semble pas très bonne. J’ai déjà entendu beaucoup mieux. C’est flagrant sur la Suite sudarmoricaine (j’ai d’ailleurs beaucoup ri en apprenant qu’elle la reprenait, car c’est une chanson très grivoise, que l’on ne s’attendrait pas à entendre dans la bouche d’une jeune femme!), assez désagréable, et surtout sur le Bro gozh ma zadoù! Je ne supporte vraiment pas sa version, elle m’écorche les oreilles (tant au niveau du breton que de la mélodie)! Ce titre est, d’habitude, absolument sublime. Là, c’est… un massacre éhonté… Les prisons de Nantes aussi sont massacrées je trouve cette version-ci de la chanson ridicule!

  L’album comporte également des longueurs: Karantez Vro (de la poétesse bretonne Anjela Duval), Rentrer en Bretagne de Stivell et l’inédit Je ne serai jamais ta Parisienne pèchent par leur longueur. Si ces trois morceaux avaient été un peu plus court, j’aurais peut-être davantage accroché, ils ne m’auraient pas autant ennuyée…

  Pour une grande majorité de l’album, c’est donc terriblement mou du genou, seuls deux morceaux relèvent véritablement le niveau: Brest de Miossec, et Mna Na H Eireann. Brest est une belle chanson nostalgique à souhait, et les paroles me touchent. Miossec est un poète… Et c’est également le côté « chanson douce qui monte en puissance jusqu’à flirter avec le rock » qui m’a séduite. J’ai aussi entendu la version originale de Miossec dans la foulée. Que ce soit lui ou Nolwenn qui chante, ça m’indiffère totalement, en fait. Ce qui compte le plus et ce qui m’interpelle, ce sont les Paroles! Quant à Mna Na H Eireann (Women of Ireland, en anglais), est une magnifique chanson en gaélique, aérienne et envoûtante grâce principalement à la harpe et au low whistle. Sur ce morceau, Nolwenn fait une prestation très cristalline tout à fait convaincante, qui donne un aperçu appréciable de ses capacités vocales. Jolies réussites, donc.

  Quel dommage que l’album entier n’ait pas été du même acabit que Brest et Mna Na H Eireann…! On aurait peut-être obtenu un bel album s’il en avait été ainsi, et si le choix des chansons avait été plus audacieux, et les arrangements, moins timides… Soupirs…

  Vous l’aurez compris en lisant mes impressions, ça fait trop de déceptions cumulées pour être convaincue par ce que j’entends et adhérer à l’album. Ce n’est pas le fait d’avoir fait des reprises bretonnes qui me choque le plus (la tradition appartient à tout le monde, après tout…). Il y a une troisième raison à mon scepticisme: c’est que j’ai un gros doute, un très (très) gros doute (pour ne pas dire énorme…) sur la sincérité de sa démarche… On le sait bien, le précédent album de Nolwenn, Le Cheshire Cat et moi, n’a connu qu’un succès d’estime. Pourquoi, un an après, se rappeler soudainement de ses racines bretonnes? Avec Bretonne, quoi qu’on en dise, il n’y a pas vraiment eu de « prise de risques », car la plupart des chansons du disque sont très populaires, voire mêmes pour certaines passées dans la mémoire collective grâce à leurs interprètes originaux (La jument de Michao ou Tri martolod…). Et Nolwenn n’apporte strictement rien de nouveau à la musique bretonne, car un album de reprises n’est somme toute qu’une compilation… N’était-ce pas une façon d’attirer de nouveau l’attention sur elle, alors que sa carrière était au point mort, une sorte de « coup médiatique et commercial »…???

  Mais bon, bien que je ne sois pas convaincue de sa sincérité, je préfère ne pas trop me lancer dans ce débat, qui est le type même de débat inextricable et très « chaud » (depuis la sortie du disque, ça a lancé un bon nombre de débats assez cinglants)…

  Reste que Bretonne, malgré son peu d’attraits, permettra peut-être à des néophytes de s’intéresser à la musique bretonne et celtique en général…?

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    Les 3 clips tirés de l’album

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   Vidéo officielle de son concert au Festival de Cornouaille à Quimper en juillet dernier…



Tri Yann au FIL 2011: une pluie… de vidéos!!!

  A Lorient, au concert de Tri Yann au FIL, il y a eu la pluie, bien réelle, abondante, froide, diluvienne… De Lorient, il y a une pluie… de vidéos sur YouTube! Depuis que ce concert exceptionnel est passé, de nombreuses vidéos amateur ont été mises en ligne. Certaines sont de bonne qualité. En voici quelques unes:

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     Johnny Monfarleau, l’une des nombreuses surprises de la soirée!

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     Dans les prisons de Nantes (partie 1)

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    Les Prisons partie 2

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   Un p’tit bout de Kan ar kann

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   La jument de Michaud partie 1

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    La jument partie 2

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   Je m’en vas partie 1. Tout le monde revient pour le final: Jimme O’Neill, le Bagad Brieg, le quatuor à cordes et Steven.

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      Je m’en vas partie 2

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    Sans doute la plus grosse surprise du concert: The Eyes of my Bonnie Mary en première mondiale, avec Jimme O’Neill et le Bagad Brieg en prime! C’est une chanson qui en jette en scène, comme je l’ai dit à Jean-Louis après le concert. Presta à casser la baraque en guise d’ultime rappel! NB: Bonnie Mary avait déjà été jouée plus tôt dans le concert, mais vu qu’on ne voulait décidément pas les laisser partir après trois rappels, Jean-Louis a déclaré hilare: « On va vous refaire un petit coup de Bonnie Mary pour le plaisir! » . Et ils nous l’ont rejouée!Sourire

    Y a pas à tortiller, ce concert fut en tous points extraordinaire!!!

    Plein d’autres vidéos sont visibles sur YouTube. Rendez vous carrément sur la chaîne de Krystaline 2054 pour tout visionner, car c’est elle qui a posté la majorité des vidéos du concert qu’on peut trouver: http://www.youtube.com/user/krystaline2054



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