Jour de Samain, courage ardent…

Jour de Samain, courage ardent... dans Actus samain_cabazas_0  Ce soir, on fête Halloween. Mais saviez-vous qu’Halloween vient de la fête de Samain, fête religieuse qui marque le début de la « saison sombre » dans le calendrier celtique (dans les traditions irlandaises et écossaises plus précisément)? Traditionnellement, la nuit de la Samain marquait l’ouverture entre le monde des vivants et le monde des morts, appelé l’Autre Monde.

  Alors…

  JOYEUSE SAMAIN = ou JOYEUSES FÊTES D’HALLOWEEN (c’est vous qui voyez…Clin doeil)!



Télé: Chabada en mode celtique

  Le 20 mars dernier, l’émission dominicale Chabada de Daniela Lumbroso se mettait au vert à l’occasion de la Saint-Patrick, et recevait deux générations d’artistes: Tri Yann, Alan Stivell et Nolwenn Leroy. C’était la première (et seule) émission télé des Tri Yann sur une grande chaîne depuis la sortie de Rummadoù. Ils sont rares sur les plateaux télé (et entre nous, ça ne les a jamais empêchés de vendre des disques et de remplir les salles de concerts!), alors quand ils y passent, on savoure… Depuis huit ans que je les connais, je n’ai dû les voir que cinq ou six fois dans des émissions, tout au plus (ndlr: je ne compte pas dans ce chiffre les reportages de France 3 Bretagne). Les deux dernières fois, c’était en 2004 et 2007, dans des émissions de « l’animateur préféré des français ». Mais en fait de passage, dans ces deux émissions, c’était « 4 minutes et puis s’en vont »: l’animateur et ses acolytes se sont contentés de les faire passer en catimini entre deux autres artistes, sans la moindre interview par la suite… Surtout, je crois que la coupe a été pleine quand, en 2007 dans Tenue de soirée, l’invité d’honneur de l’émission (un « humoriste » plus que douteux…) s’est moqué d’eux, car ils avaient débarqué avec les costumes de la tournée d’Abysses (car il fallait bien qu’ils fassent un peu de promo)… Ca m’avait mise assez en colère. J’attendais donc de voir Chabada… Une amie Tryanaute, qui a eu le privilège d’assister à l’enregistrement de l’émission, avait assuré que c’était eux qui avait le plus chanté et parlé. Voilà qui augurait bien!Sourire Pour couronner le tout, j’étais ravie que l’émission soit programmée le week-end de mon anniversaire! J’étais donc sur France 3 devant la télé le 20 mars. J’ai aimé l’émission dans son ensemble. Je trouve intéressant de réunir des artistes de plusieurs générations autour d’une même thématique ou d’un même répertoire. En l’occurrence, les piliers Tri Yann et Stivell, et le « phénomène » Nolwenn Leroy, pour parler Bretagne. Et que c’était bon de voir que les Tri Yann intervenaient bien plus longuement que d’habitude et étaient considérés avec le respect qui leur est dû, contrairement à chez « l’animateur préféré des français »!!!Sourire En effet, ce sont eux qui ont le plus chanté: en début d’émission, La jument de Michaud. Au milieu, le premier couplet en accéléré de Pour faire de bonnes crêpes. Et, pour clore l’émission, Le retour de la croisade. Ils ont également chanté, sur le canapé, des extraits des Prisons de Nantes, du Bro gozh et de Suite Sudarmoricaine avec Stivell et Nolwenn. Ces deux derniers sont intervenus une fois chacun en solo. Daniela Lumbroso a évoqué Rummadoù (c’était le minimum syndical), mais n’a pas du tout parler du fait qu’ils célébraient leurs 40 ans de carrière… En revanche, il y a deux moments dans l’émission que je n’ai pas aimé: le premier quand un énarque ex-secrétaire d’Etat qui a écrit un bouquin sur la chanson française est venu sur le plateau, et qu’on s’est mis à parler… de politique. Le deuxième passage moins intéressant était celui sur la comédie musicale Anne Frank en fin d’émission,  totalement hors-sujet. Malgré tout, l’émission était globalement bonne.

  En fait, ce qui clochait, ce n’était pas l’émission ou son concept. C’était… euh… la présentatrice… Je suis désolée, mais même quand on ne connaît pas son sujet, on fait attention aux énormités qu’on balance, et on évite les remarques aberrantes pour meubler! Car, au cours de ce Chabada celtique, Daniela Lumbroso a aligné les questions et les remarques stupides. Dont trois m’ont fait me tordre de rire… Premièrement: à un moment, pendant l’entretien avec les artistes, elle balance à Jean-Louis (pour parler de son look et de sa coiffure) « Je trouve que vous avez une tête à Merlin l’enchanteur! » Ha ha ha! Sur le moment, Jean-Louis a paru interloqué (pour peu, on aurait vu le point d’interrogation au-dessus de sa tête), puis s’est marré, et a répondu avec beaucoup d’esprit: « Ouais, c’est Merlin qui m’a copié! » Bien dit, Jean-Louis! Autre: après que Tri Yann, Stivell et Nolwenn aient chanté Les Prisons de Nantes, elle leur a demandé de remplacer les landibidibidi du refrain par… chabadabada! Mais le summum du ridicule, ça a été quand l’une de ses chroniqueuses est venue pour parler du FIL et donner les dates de l’édition 2011. Là, Lumbroso a demandé d’un air naïf: « On peut y aller même si on n’est pas bretons? » Navrée de dire les choses crument, mais on pouvait difficilement faire plus con comme question! D’ailleurs, les artistes devaient penser peu ou prou la même chose, car les Trois Jean se sont marrés et c’est Jean-Paul qui a eu le dernier mot: il a éclaté de rire et répondu « Mais oui! On est très accueillants, par chez nous! ».Argent Encore une fois, bien dit! Enfin bref bref… Nobody’s Perfect…

  Mais l’émission était globalement bonne, et ce sont les Tri Yann qui sont le plus intervenus! C’est ce qui est essentiellement à retenir! Youpi!

  Extraits de cette spéciale Saint-Patrick:

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  Tout le monde, mené par Jean-Louis, chante Les Prisons de Nantes!

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   La jument de Michaud, la vraie, l’originale, fait irruption au grand galop sur le plateau de Chabada! Les papas de la brave bête lui ont rendu toute sa pêche! Ca devait faire bien longtemps qu’on ne l’avait pas entendue dans une version aussi énergique à la télé! Et j’ai constaté, sur ce passage, que Jean-Luc s’éclate tout autant à la guitare sur un plateau télé que sur une grande scène! Pas étonnant, c’est le meilleur des guitaristes…Sourire

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  Tout le monde chante Suite sudarmoricaine… dont la signification est censurée!Argent

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  Stivell chante son incontournable Tri martolod

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  Tous en choeur pour le Bro gozh! D’ailleurs, autant les Trois Jean et Stivell étaient dans le ton, autant Nolwenn était complètement décalée, parce qu’elle a voulu commencer trop vite…

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  L’un des meilleurs moments de l’émission: les Tri Yann chantent en accéléré le premier couplet de Pour faire de bonnes crêpes! Ils ont magnifiquement relevé le challenge, car c’est un chant Rennaissance, donc l’une des techniques de chants les plus difficiles qui soient. Ca devait être encore plus ardu de le chanter en accélérer. A en juger par la tête que faisait Nolwenn, ce n’est pas à la portée de tout le monde! C’est à la réussite de ce genre de challenges qu’on reconnaît les vrais pros! Bravo les gars! Et dire que Lumbroso n’y a vu que « une chanson très amusante »… Pfff…emoticoneemoticone

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  Nolwenn chante sur le canapé un extrait du Bagad de Lann-Bihoué (Souchon).

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  Vers la fin de l’émission, Nolwenn chante Greensleeves en solo…



Adoubement…

  Aujourd’hui encore, même si le temps de la chevalerie est révolu, certains sont adoubés. C’est le cas des Tri Yann… Il y a quelques années, le 30 septembre 2008 précisément, les Trois Jean se sont vu remettre les insignes de Chevaliers des Arts et des Lettres, pour avoir contribué, comme tous ceux qui reçoivent cette médaille, au rayonnement des arts et de la culture. En l’occurrence, ils ont été armés chevaliers notamment pour « avoir réussi à faire sortir la musique traditionnelle des cercles celtiques ».Sourire Cette distinction était on ne peut plus méritée pour Jean, Jean-Paul et Jean-Louis!!!Rire Ils avaient été nommés Chevaliers des Arts et des Lettres dès 2000, mais les insignes n’ont été officiellement remis que presque neuf ans après. Mieux vaut tard que jamais… Madame Catherine Trautmann, ex-ministre de la Culture, a armé les Trois Jean chevaliers…

  Reportage:

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  Tous les fans du groupe, dont je suis, étaient contents de cette récompense faite au groupe, car elle était méritée!Sourire

 



Tri Yann: Un DVD et un CD live en préparation

  Youpi!

  Ce qui n’était au départ qu’une rumeur s’était mué en certitude, dans un premier temps par la présence de nombreuses caméras lors du concert au FIL le 13 août dernier, et par ce que Jean-Louis nous en avait dit après le concert. Aujourd’hui, confirmation et précisions sur le site officiel:

  

[TRIYANN] : à propos du DVD live

Corps du message

 

 

Salut à tous,

 

une info à propos du  projet DVD/CD live de la tournée des 40 ans:

 

« Le DVD/CD live de la tournée des 40 ans devrait sortir (sous réserve de finalisation dans les délais) au cours du premier trimestre 2012. »

Toutes les infos mises à jour sur la page « Rummadoù »: « http://edoll.free.fr/40ans.html »

 

Eric

Eric DollWebmaster, Photographe

  Quel bonheur! Un DVD des 40 ans va sortir!Rire Ca faisait quelques années qu’on attendait un nouveau DVD! Par contre, on ne sait pas encore si tout a été enregistré à Lorient, ou dans plusieurs concerts différents. On aura sans doute plus de précisions en temps voulu… Qui vivra verra!

  Si tout va bien, le DVD live devrait donc sortir au premier trimestre 2012… Personnellement, si ça sortait mi-mars, ce serait parfait pour moi… parce que c’est mon anniversaire à ce moment là!Sourire

  Affaire à suivre de très près! De toute façon, je vous tiendrai au courant de l’évolution du projet…Clin doeil

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Tri Yann: Un DVD et un CD live en préparation dans Actus

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Tri Yann: Dix ans dix filles (1973)

Tri Yann: Dix ans dix filles (1973) dans Bretagne s338593                    Track-list:

1. Les filles de Redon

2. Hirvoudou

3. Liberty

4. L’âge de nos vingt ans

5. Marv Pontkallek

6. Rond de Saint-Vincent Revival

7. Heidless Cross

8. Jig

9. The rising o’the Moon

10. Chansonnette pour palper des droits d’auteur

11. War bont an Naoned

12. L’abandon… la saison…

  Disque sympa, dans la lignée du premier.

  Leur carrière musicale démarrant très fort et très vite, les Tri Yann an Naoned passent professionnels dès le 1er janvier 1973 et raccourcissent leur nom en Tri Yann. Leur premier disque éponyme, paru chez Kelenn en juin 1972, a connu un succès fulgurant, accompagné d’événements s’apparentant à un conte de fées (la première partie de Juliette Gréco à l’Olympia, notamment…). Pressés par la maison de disques – avide… -, qui veut (je cite les propos du groupe) « battre le fer pendant qu’il est chaud », car c’est le début de la mode bretonne, les Trois Jean et Bernard enregistrent leur second album. Dix ans dix filles, qui sort au printemps 1973, confirme l’engouement du public, mais déçoit ses auteurs. Sans doute au niveau de son contenu… Il est vrai que Dix ans dix filles est fréquemment vu comme un album frère d’An Naoned, mais pas jumeau: petit frère… En effet, son handicap est d’être l’album « des rejets du premier disque ». Les chansons qui n’avaient pas été retenues pour An Naoned se sont retrouvées sur Dix ans dix filles… Cette particularité est un boulet, car en général elle dessert le disque, pouvant induire des idées fausses quant à sa qualité. Les Tri Yann eux-mêmes étaient mécontents de ce disque…

  Lorsque j’ai entendu pour la première fois Dix ans dix filles en intégralité, j’étais avertie de son « handicap », mais je ne suis partie d’aucune idée préconçue pour l’évaluer. Mon avis après écoute, ça a été que le groupe lui-même ainsi que certains critiques musicaux ont été un brin trop sévères à l’égard de ce deuxième album! Saperliflûte, oublions un instant notre tendance naturelle à la comparaison et écoutons attentivement. Certes, il n’est pas aussi brillant et surprenant que l’était An Naoned, mais il a ses qualités propres, et tire fort convenablement son épingle du jeu!

  Dix ans dix filles reste ancré, comme son prédécesseur, dans l’ambiance festive, et est ponctué lui aussi ça et là de jolies ballades. D’une certaine façon, l’album nous introduit encore plus directement dans l’ambiance fest-noz, avec le premier titre Les filles de Redon. Tout comme Les Filles des Forges, qu’il rappelle évidemment, c’est un air de pilé-menu. Au début du morceau, une piste parlée se superpose à la phrase chantée: alors que Jean-Paul Corbineau chante, Jean-Louis Jossic lance l’appel à la danse (comme cela se fait dans tout fest-noz) et répartit les danseurs pour le pilé-menu, tandis que Jean Chocun demande « Ben comment ça s’danse? ». Et le titre, sautillant, ira crescendo jusqu’à la fin. Même s’il n’est pas aussi emballant que Les Filles des Forges, son « pendant » d’An Naoned, ces Filles de Redon font mouche… Et maintenant que je l’ai entendu en live, en guise de cerise sur le gâteau à la fin du concert de Redon le 4 juillet dernier (c’était de circonstance!), il est clair que je n’écouterai plus jamais ce morceau de la même manière!

  Cette entrée en matière assez alléchante est suivie d’une série de traditionnels irlandais, écossais et bretons. Hirvoudou, ballade en breton dévolue au sieur Jean-Paul, est tout à fait agréable (même si j’ai eu, au début, un peu de mal à y accrocher).

  L’un des titres de Dix ans dix filles que je préfère est L’âge de nos vingt ans. Jean-Paul est suppléé, pour les refrains de ce joli titre, d’une chorale enfantine. Beaucoup ont jugé cet ornement très kitsch. Certes, aujourd’hui, s’entourer d’une chorale enfantine pourrait faire un peu daté, mais en l’occurrence, cela confère un charme fou à ce titre de 1973.

  Tout comme An Naoned, Dix ans dix filles comporte de plaisants morceaux calmes et recueillis. A l’instar de Marv Pontkallek, autre « classique » de la tradition bretonne issu du Barzaz Breizh, se référant au marquisat de Pontcallec (dans le Morbihan), a fortiori à la fameuse conspiration anti-fiscale dite « Conspiration de Pontcallec » au moment de la Régence. Les arpèges délicats et la mélodie cristalline et mélancolique (chantée par Jean-Paul) ne laisseront personne indifférent! C’est l’une des plus jolies réussites du disque. La chanson est précédée d’un magnifique poème irlandais (ndlr: The Fool de Padraic Pearse), récité par Jean-Louis Jossic. Ce texte pourrait trouver une résonnance presque prophétique: « … [...] Je parle à mon peuple et dis: tu seras fou comme je le suis. Tu gaspilleras, n’économiseras pas, tu risqueras tout, de peur de perdre… ce qui est plus que tout… Tu appelleras au miracle, et je répondrai à cet appel, mon peuple! Je répondrai maintenant et désormais, mon peuple que j’ai aimé… Ne répondrons-nous pas ensemble? » Superbe, n’est-ce pas? Texte à méditer… Doublon de Before Ireland can go free/ Yee Jacobites, me direz-vous? Ah oui… La structure est similaire… Mais non! Car le thème n’est pas du tout le même!

  Après ce moment de grâce, on repart sur les chapeaux de roues, avec le trépidant et réjouissant Rond de Saint-Vincent Revival. Comme le titre l’indique, c’est un air à danser, le rond de Saint-Vincent, auquel a été ajoutée une chanson traditionnelle maintes fois reprise en France et au Québec (j’en connais notamment une version intitulée Sur le bout du banc). Pour ceux qui ne comprendraient pas le refrain (ultra-rapide), c’est « Qu’a-t-elle dit ce qu’elle a dit répondit-elle ». Robert Charlebois, Mes Souliers Sont Rouges et Guy Béart entre autres ont repris cette chanson.

  Les deux instrumentaux de l’album, à savoir le très cristallin Heidless Cross et l’efficace Jig, sont également de bons titres, à retenir. Quant à l’avant-dernier titre, War bont an Naoned, c’est mon coup de coeur. Le morceau met très joliment en valeur les voix des Trois Jean. Il commence doucement, lent et mélancolique, et petit à petit, c’est une vraie montée en puissance, ça bouge, au point d’insuffler une ambiance toute autre à la chanson! Plaisant et surprenant.

  Jusque là, les impressions sont positives. Les titres dont on pourrait considérer qu’ils tirent Dix ans dix filles vers le bas sont assez peu nombreux. Tout d’abord, il y a les deux titres en anglais. Liberty, d’une part, titre pas franchement enthousiasmant et un peu trop criard. D’autre part The rising o’the Moon. Je ferai en substance le même reproche que pour Liberty: pas passionnant et un peu trop criard. Toutefois, j’ai eu l’occasion d’entendre The rising o’the Moon plus ou moins en live. Jean aime la chanter aux balances, en guise de balance individuelle. Et ça passe nettement mieux comme ça, en live!

  Anecdotique aussi, la Chansonnette pour palper des droits d’auteur. Curieux titre! Pour la première fois concernant l’écriture d’un morceau, le nom d’un musicien apparaît sur la pochette: c’est Jean-Paul qui l’a composé. D’habitude ce n’est pas le cas, le travail de création étant (pour citer les propos de Jean-Louis dans un documentaire sur le groupe) « totalement collectif », par conséquent aucun nom précis n’apparaît. Peut-être était-ce, comme le titre l’indique, pour toucher des droits d’auteur? Ou peut-être ce morceau a-t-il servi de bouche-trou pour finir le disque? Quoi qu’il en soit, la chanson en elle-même, très courte et un peu coquine, est amusante, mais sans plus.

  Enfin, le titre final L’abandon… la saison… est assez similaire au niveau de sa construction (évolutive) à Au pied d’un rosier (titre final d’An Naoned), mais en moins réussi et moins emballant. Je n’ai jamais vraiment réussi à adhérer à ce morceau.

  Voilà pour l’analyse du contenu. Pour le reste: les arrangements sont sérieux et très acoustiques, comme pour An Naoned. Nous pouvons constater un progrès sur le plan de la répartition des lignes de chants. C’est toujours bien appliqué, et Jean-Louis et Jean-Paul se partagent l’essentiel des titres, mais l’ami Jean vient lui aussi ajouter son grain de sel. Il fait quelques lead vocaux (sur Liberty par exemple). Le lead vocal n’est pas son terrain de prédilection (il est plutôt axé sur les choeurs et la mandoline), mais ça fait toujours très plaisir de l’entendre, dans des chants à trois voix (cf Na I ri o) ou de véritables solos (cf J’ai croisé les Néréides).

  Quant à la pochette du disque… Aaaaah, elle est bien estampillée « seventies » dans son design graphique! Les couleurs pétantes et les motifs ondulés, entourant les visages des quatre musiciens représentés sur la pochette, sont assez kitsch, mais elle a le mérite de taper dans l’oeil, et par conséquent d’attirer l’attention de l’acheteur! Pour ce coup-là, c’est réussi!

  En résumé: Dix ans dix filles est un album tout à fait honorable, qui, malgré quelques titres dispensables, a des qualités certaines, et qui a trop souvent été mal considéré. Il vaut, tout autant que son grand frère ou ses petits frères, la peine qu’on s’y arrête et qu’on l’écoute. Il n’est certes pas aussi brillant et prometteur que l’était An Naoned, mais il est bon tout de même.

  

  Extraits:

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    Liberty

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    Jig

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   Les filles de Redon version karaoké (ce n’est pas Tri Yann qui chante, c’est un utilisateur YouTube lambda…)



Actus musicales bretonnes…

  Actus musicales bretonnes... dans Actus 6f621cf4-9570-4a3f-b06e-407c7de27fad  dans Bretagne Je tâcherais, dans cette nouvelle « rubrique », de vous tenir au courant de temps en temps des actus musicales bretonnes. Deux news à noter aujourd’hui:

  – La première concerne un vieux routard de la musique bretonne, l’un des piliers de la première heure aux côtés de Tri Yann et Stivell: Gilles Servat. Le barde à la voix profonde est de retour dans les bacs après six ans d’absence. Son nouvel album studio, joliment intitulé Ailes et îles, est sorti hier. Si personnellement, Sous le ciel de cuivre et d’eau (le précédent) sorti en 2005 m’avait laissée un peu sur ma faim, Ailes et îles est un très bel album, aux textes ciselés. D’une plume souvent tendre (C’est mon gars), parfois acide, voire « sarcaustique » (cf Le Nain charmant…), très poétique, toujours engagée, Gilles aborde des thèmes qui lui sont chers, en français, breton et asturien: îles, Bretagne, Irlande, interceltisme, Lorient et son Festival, hommages divers (Pense à toi je pense aux tiens, Santa Barbara Bendita, Sur le front des bénévoles, Kenavo Youenn Vras…)… L’album a été enregistré à Savenay au studio des Tri Yann, et ces derniers interviennent à plusieurs reprises pour faire les choeurs!Sourire Lors de la venue de Gilles au FIL 2010, j’avais eu l’occasion d’entendre quelques uns des nouveaux titres en avant-première. Mes préférées sont Santa Barbara Bendita et Le cul cousu d’or (adaptation en français du traditionnel irlandais The Wild Rover). Les treize nouvelles chansons d’Ailes et îles sont d’excellente facture et valent le détour! Je consacrerai certainement une chronique à cet album.

  NB: d’ailleurs, je sais que Gilles est sur Unblog. Alors s’il lit cet article, bonjour à lui!Clin doeil

  – La deuxième actu date de la semaine dernière et concerne Nolwenn Leroy. La « Bretonne qui cartonne » est en passe de devenir « la Bretonne qui s’exporte ». Le 28 novembre paraîtra une réédition de Bretonne à l’international, agrémentée de sept nouveaux titres. La réédition sortira aux Etats-Unis. Nolwenn reprendra des titres en anglais comme Whiskey in the Jar, Dirty old town, Scarborough fair, Amazing Grace, ou encore…Moonlight Shadow  de Mike Oldfield. C’est le premier extrait officiel de cette réédition… Personnellement, j’ai écouté et je le trouve insipide… Nolwenn remportera-t-elle aux States le même succès qu’en France? Impossible de faire des pronostics, l’avenir le dira…

 

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Franchir le cap

  Bon, ben, ça y est… La barre des 1000 visiteurs a été franchie sur mon blog. C’est un bon chiffre pour un blog créé il y a trois mois à peine! Un grand merci à vous tous, Unblogueurs ou lecteurs occasionnels, car vous contribuez à le faire vivre! J’espère vous faire partager ces chroniques celtiques encore longtemps.Sourire

  TRUGAREZ VRAS!



Tri Yann au FIL 2011: MA propre vidéo de ce concert au-delà du sublime…

  Je vous ai fait partager, précédemment, de nombreuses vidéos du concert de Tri Yann au FIL trouvées sur YouTube. J’ajoute ma modeste pierre à l’édifice, avec cette vidéo que j’ai faite pendant l’un des meilleurs moments du concert: Lamentations sur Saint-Aubin du Cormier. J’ai préféré prendre une vidéo pendant un moment calme, où je n’éprouverai pas le besoin irrépressible de taper des mains ou de chanter… Les Lamentations étaient toutes indiquées!

  Voici!

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  Interprétation hallucinante des Lamentations, par Jean-Louis au lead vocal et Gégé à la guitare (il nous a d’ailleurs fait une intro de ouf, pour laquelle il a été unanimement félicité!)!



Tri Yann: une vidéo touchante du Zénith de Nantes…

  Comme vous le savez, depuis janvier 2011, les Tri Yann parcourent la France en long, en large et en travers, ainsi que la Belgique et la Suisse, pour la tournée anniversaire de leurs 40 ans de carrière. La tournée marche à merveille et satisfait pleinement le public. D’après ce que j’ai pu voir sur Fnac spectacles, les concerts estampillés « 40 ans toutes ses dents » se poursuivront en 2012.

  Au cours de ces longs mois de tournée, les nombreux concerts ont engendré chacun une ambiance particulière. Il y a eu beaucoup d’archi-succès, quelques déceptions aussi, mais également quelques véritables moments de grâce, qui faisaient partie des dates-phares de la tournée: le Zénith de Paris le 6 mai, qui était passage obligé (même si ce n’est pas le type de salles que le groupe préfère), le Festival de Poupet le 13 juillet, qui s’est conclu par une brioche d’anniversaire géante, le FIL le 13 août évidemment, pour des raisons que je vais pas re-détailler, je l’ai déjà abondamment fait, mais aussi… le 2 avril au Zénith de Nantes… J’en viens enfin au coeur du sujet de mon message… Chaque anniversaire du groupe est marqué par un concert à Nantes, ville natale et port d’attache des Trois Jean. Naturellement, ces concerts à domicile sont toujours à part dans l’agenda. En 1985, la célébration des 15 ans avait été immortalisée par un album live, Anniverscène. En 1995, pour le vingt-cinquième, le concert avait lieu dans l’enceinte de l’Usine LU (usine historique de Nantes), avec tous les musiciens ayant participé à l’aventure Tri Yann. En 2001, le trentième anniversaire (qui célébrait aussi le retour de Jean-Paul après quelques mois d’absence) s’était concrétisé par deux concerts à la Cité des Congrès de Nantes, avec de nombreux invités (Bleunwenn Mevel, Gilles Servat – le « parrain » du groupe à ses débuts -, Bernard Baudriller, Melaine Favennec, des amis sonneurs de Konan, ou encore de jeunes talents tels que Jeanne Cherhal en première partie…). Et enfin, le quarantième rugissant, dernier anniversaire en date, eut lieu le 2 avril 2011 dans le grand Zénith de Nantes. 8000 spectateurs étaient présents pour applaudir ces noces d’émeraudes, record absolu de longévité (sans interruption) pour un groupe français, je le rappelle au passage…Clin doeil Plus de 2 h 30 de concert, quelques invités, sans trop de faste ou de paillettes, ni même de gâteau d’anniversaire… Les Tri Yann fêtaient leurs 40 ans « entre intimes »: juste eux, quelques amis, et leur cher public, avec qui ils ont toujours entretenu des liens très forts… Invités: Bernard Baudriller, complice et musicien de la première heure (comme l’a dit Jean-Louis ce soir-là: « Bernard est et restera toujours un Tri Yann »), le quatuor à cordes Arz Nevez, et le Bagad de Nantes. Ce dernier a accompagné le groupe sur plusieurs morceaux, dont le final, Je m’en vas…. Avec Je m’en vas, tout le monde – les Tri Yann comme les spectateurs – pensaient que la soirée était close. Mais c’était sans compter la touchante surprise que le bagad a réservée au groupe! Vidéo YouTube…

  

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  Le Bagad de Nantes joue Joyeux anniversaire en hommage à Tri Yann! A voir la tête que les intéressés faisaient, ils ne s’y attendaient pas du tout… La vidéo montre très bien à quel point l’émotion les a envahis (et, d’après des amis Tryanautes présents, ils étaient littéralement bouffés par l’émotion). Regardez les sourires rayonnants de Jean-Louis, de Jean ou de Konan, ou plus particulièrement le visage de Jean-Paul: ce dernier était comme un livre ouvert, il avait l’air très ému! On voit nettement qu’il retenait ses larmes… Après cette aubade, quand Jean-Louis remercie le public, sa voix est complètement étouffée, presque inaudible… Les amis Tryanautes présents, il avait, à ce moment-là, des sanglots dans la voix! Preuve, s’il en était encore besoin, que ceux qui sont pour nous des vedettes (je préfère ce terme plutôt que le mot « star ») sont tout simplement des hommes comme les autres. Cette vidéo témoignant d’une émotion spontanée en est la preuve vibrante!

  Une jolie phrase, très juste, du livre de Jean Théfaine (biographe des Tri Yann) Tri Yann, histoires de Jean(s) me vient à l’esprit en visionnant cette vidéo: « … des Jean simples, des gens bien, des Jean simplement bien… »

  Voilà pour cette vidéo touchante…



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