Nolwenn Leroy: chronique express sur les sept titres supplémentaires de « Bretonne édition Deluxe »

Nolwenn Leroy: chronique express sur les sept titres supplémentaires de

Track-list des titres supplémentaires (qui correspondent aux pistes 14 à 20 du CD édition Deluxe):

1. Moonlight Shadow (Mike Oldfield)

2. Scarborough Fair (chanson médiévale anglaise/ Simon and Garfunkel)

3. Whiskey in the Jar (The Dubliners)

4. Siuil a Ruin (traditionnel irlandais)

5. To France (Mike Oldfield)

6. Amazing Grace (traditionnel écossais)

7. Dirty Old Town (Ewan MacColl/ The Pogues)

    Je vous vois venir d’ici: elle n’a pas vraiment témoigné de sympathie pour Nolwenn Leroy dans ses articles précédents, et sa chronique de l’album Bretonne n’était pas des plus enthousiastes, bien au contraire. Alors, pourquoi est-ce qu’elle se donne la peine d’en parler encore?

    Pourquoi?? Bonne question! Tout simplement parce que je suis quelqu’un de consciencieuse, qui aime le travail bien mené jusqu’au bout. Alors, puisque Bretonne a été réédité le 28 novembre dernier en édition « Deluxe » avec sept titres supplémentaires, j’estime qu’il est naturel d’apporter un complément à ma chronique initiale, quel que soit mon ressenti sur ces « reprises inédites » (je fais presque une oxymore, là…). Et, autant être très honnête d’emblée, ce ne sera guère plus dithyrambique que mon premier article…

    Nolwenn (et sa maison de disques…) ont ressorti l’album Bretonne agrémenté de sept nouvelles reprises. Ces dernières étaient jouées en concert avant d’être enregistrées. Il s’agit de chansons anglaises et de traditionnels irlandais ou écossais qui, elles, figureront sur la track-list de l’album quand il sortira aux Etats-Unis (cette sortie était prévue en juillet, mais a été reportée).

    Là encore, tout comme c’était le cas pour les 13 premiers titres de l’album, ces reprises irlandaises ou écossaises sont très contrastées au niveau de la qualité. Bien qu’il n’y ait que sept titres à décortiquer dans cette chronique express, nous pourrions (assez nettement) les classer en trois catégories différentes: les OVNIS musicaux, les reprises bien réussies, et les titres « sympas mais sans plus ».

    Commençons donc, et attaquons-nous pour commencer aux reprises que j’appellerais, et vous comprendrez pourquoi, je pense, les « OVNIS musicaux » (que dis-je! plutôt les OSNI « Objets Sonores Non Identifiés »): à savoir, les deux titres de Mike Oldfield Moonlight Shadow et To France. OVNIS dont la présence apparait comme tout à fait incongrue dans l’album, car tous deux n’ont absolument AUCUN rapport rapport, de près ou de loin, avec la musique celtique, et encore moins Moonlight Shadow! Si ce n’est, peut-être, que l’interprète originale de la chanson, Maggie Reilly, est écossaise, et encore… Même au niveau thématique, difficile de voir le lien: j’ai lu sur Internet que les paroles se référeraient au film Houdini le grand magicien. Où est le rapport avec la musique celtique, je vous le demande! Mais étonnamment, c’est Moonlight Shadow qui a été choisie par Mercury comme premier single de cette réédition. Personnellement, je n’ai rien contre la chanson en elle-même, mais les arrangements à la sauce Nolwenn sont plus que moyens, pour ne pas dire médiocres, et sonnent extrêmement « variétoche un peu datée ». La présence du fiddle et du uileann pipe ne se suffit pas en elle-même poir donner à cette chanson un véritable esprit celte, et en masquer l’incongruité au milieu d’un tel projet… :(

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    L’autre reprise de Mike Oldfield, To France, détonne un peu moins dans l’ensemble que Moonlight Shadow, même si elle n’est pas non plus à sauter au plafond. Elle est un peu plus agréable, et surtout les arrangements sont plus délicats (whistles, etc…), du moins pour le départ de la chanson, qui devient un peu plus tonique par la suite. To France parle de la reine d’Ecosse Mary Stuart. Ce titre trouve donc, par ce sujet, davantage sa place dans le projet que Moonlight

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    To France en concert à Rennes…

    Seconde catégorie où nous pourrions classer certaines de ces reprises: les reprises réussies. Quand même! Il y en a. Ces titres plus réussis sont au nombre de deux. D’une part, Scarborough Fair. Scarborough Fair (La foire de Scarborough, en français) est une vieille chanson médiévale anglaise qui a été popularisée par la version qu’en ont faite Simon and Garfunkel. Les arrangements, délicats, ne versent pas dans l’ostentation, et sont tout à fait plaisants. Un peu comme pour Mna Na H-Eireann, la voix de Nolwenn s’y fait aérienne, voire discrète, et dans l’interprétation, elle est juste ce qu’il faut, sans excès. De plus, dans les arrangements, on sent un effort, surtout vers la fin du morceau, pour imprimer un certain cachet médiéval-Renaissance, et ainsi rester fidèle à l’origine de la mélodie. Bref, Scarborough Fair est un bon point de cette « Edition Deluxe ».

    L’autre titre plutôt réussi est Siuil a ruin, un « chant de femmes » traditionnel irlandais, mêlant l’anglais et le gaélique. Même si son interprétation n’égale pas celle, magnifique, de Clannad, Nolwenn en fait une reprise paisible et assez reposante. Les arrangements sont légers, assez dépouillés, mais il n’y a pas besoin de plus. Autre jolie réussite.

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      Scarborough Fair

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      Siuil a ruin en concert à Pornichet (août 2011)

   

    Mais malheureusement, tout comme avec Brest et Mna Na H-Eireann sur l’édition initiale, la satisfaction prodiguée par ces titres est de courte durée, au regard des trois restants, qui sont pourtant des titres mythiques de la musique irlandaise et écossaise. Il conviendrait de les définir comme des reprises « bof, sympa mais sans plus ». Il s’agit de Whiskey in the Jar et Dirty Old Town pour l’Irlande, et d’Amazing Grace, classique parmi les classiques de la musique traditionnelle écossaise.

    Tout d’abord, Whiskey in the Jar, traditionnel irlandais repris par de très nombreux groupes, notamment The Dubliners (pour citer les plus célèbres!). Mon avis est très mitigé. Ce n’est pas que les arrangements de la présente reprise sont mauvais en eux-mêmes, c’est que c’est… mouuuuu!!! Terriblement mou, fade et dépourvu d’énergie! :( Quand j’écoute la version (hyper-entraînante) des Dubliners, j’ai une envie frénétique de taper dans les mains et de sauter partout. A l’opposée, celle de Nolwenn me laisse juste… complètement de marbre! :’(  Bref, je préfère zapper…

    Ensuite (dans l’ordre des titres sur le CD), Amazing Grace. Aaaaah… Qui ne connaît pas ce sublime chant funèbre traditionnel écossais, repris à tire-larrigot par d’innombrables artistes d’horizons très divers, utilisé pour des musiques de films (genre Star Trek II…), etc…?? Le morceau est connu pour les paroles de la chanson qui l’accompagnent, qu’on dit être « d’une poéticité inouïe », mais il est primordialement connu pour sa mélodie à la cornemuse! Cet air subjugue et bouleverse les foules chaque fois qu’il est joué, et une prestation de pipe-band ne saurait être une presta de pipe-band sans qu’Amazing Grace soit jouée! Parole de connaisseuse! :) Ici, c’est évidemment la version chantée que nous propose Nolwenn plutôt qu’instrumentale. Mais le chant, malgré sa « grande poéticité », pèche ici, car la reprise est bien trop loooongue, et beaucoup trop monocorde. Elle ne me fait passer aucune émotion, au contraire, elle m’ennuie terriblement! :( Le plus grave dans tout cela, c’est que la célèbre partition instrumentale brille par son absence! Aucune cornemuse écossaise à l’horizon! Cela nous laisse l’impression d’un morceau étant complètement vidé de son âme, de ses fondements, de sa substance, quoi! Il est très difficile (dans mon esprit, du moins, car c’est là une habituée des Nuits magiques du FIL qui s’exprime) de dissocier le chant d’Amazing Grace et sa mélodie à la cornemuse, sans qu’il y perde fatalement son identité… Amazing Grace joué dans un stade par une nuit étoilée avec plusieurs pipe-bands écossais et bagadou bretons, qui vous prennent aux tripes comme pas deux, vous foutent des frissons et les larmes aux yeux, renforcé par le chant profond des choeurs gallois, oui, mille fois oui!!! Mais la reprise chantée de Nolwenn, oui… mais NON, NON, NON ET NON!! Ca ne passe pas! :( *

    Et enfin, pour terminer cette édition Deluxe, la reprise de Dirty Old Town, composée par Ewan MacColl et mondialement popularisée par The Pogues. Je n’avais jamais spécialement aimé Dirty Old Town, et ce n’est certes pas la version de Nolwenn, très quelconque, qui me l’a fait apprécier davantage…

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      Whiskey in the Jar en concert à Guingamp (août 2011)

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      Amazing Grace en concert à Saint-Laurent-de-Cuves (Normandie)

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      Dirty Old Town à Pornichet

    Le mot de la fin?

    Il n’y a rien, dans les titres supplémentaires de cette édition Deluxe, qui relève véritablement le niveau général (médiocre) de l’album Bretonne. Deux titres qui n’ont rien à faire dans un tel disque, trois reprises qui ne cassent vraiment pas des briques, et deux autres qui sont bien meilleures que le reste et sauvent de justesse le navire du naufrage, toutefois sans être non plus la panacée… Voilà comment nous pourrions résumer ces sept nouvelles reprises, qui sont parfois malheureusement, par certains côtés, même pires que les treize précédentes… Et rien non plus qui dissipe l’impression de coup commercial que donnait déjà la première mouture, au détriment d’une vraie démarche sincère (éternel débat entre les pro et les anti-Nolwenn Leroy). Ca ne fait au contraire que la confirmer, quand on sait que ces 7 titres anglais, irlandais et écossais vont figurer sur la track-list de l’album quand il sortira aux Etats-Unis, remanié pour la circonstance pour « répondre au marché américain ». Beaucoup de titres français ou bretons ont été écartés, en faveur de ces reprises anglophones… C’est évidemment calculé. Franchement, regardons les choses en face: plus commercial que ça, tu meurs, on ne peut pas prétendre le contraire!

    Le conseil (évidemment non-objectif) que je formulerai pour clore cette chronique (finalement pas si express que ça) sera équivalent à celui que je donnais à la fin de mon premier article: tant qu’à faire, préférez The Dubliners, The Pogues, Clannad ou… les pipe-bands à ces versions décevantes.

    BONUX:

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    Nolwenn reprend également en concert Sunday Bloody Sunday, le tube de U2, qui fait référence à un célèbre épisode de la révolution irlandaise (le Bloody Sunday). La reprise de Nolwenn ne figure sur aucune version de l’album, elle est uniquement en téléchargement sur i-Tunes (i-Thune). Je ne suis pas spécialiste de ce titre, et je ne connais pas du tout U2, ou en tout cas très peu, alors, à l’inverse de tous les autres titres de l’album, je ne saurais comparer avec l’original. A vous de juger!

   

    * Pour les curieux, voici l’article que j’ai consacré l’an dernier à ma découverte un peu particulière (et émotionnelle) d’Amazing Grace: http://celticchroniques.unblog.fr/2011/09/29/choc-celtique/



Humour: quand un concert de Tri Yann part en live…

Je vous promets que je ne fais aucun pléonasme avec ce titre (parce que, bon, concert et live, quand même…)! Vous comprendrez en lisant la suite…

    Tri Yann est fondamentalement un groupe de scène. Les Trois Jean sont connus en concert pour leur rigueur et leur sophistication musicale (qui n’interdisent pas pour autant une grande fantaisie), le grand soin apporté aux éclairages et à leurs costumes de scène, qui ne sont JAMAIS anodins, et dont le déjantement subtilement mesuré et l’évolution ont toujours un sens. Et qui dit rigueur dit programme de concert pré-établi. Tout bon musicien ou chanteur se réfère pendant le concert à la set-list, la liste des titres du concert, qui est souvent scotchée sur le bord de la scène, et à laquelle il suffit de jeter un coup d’oeil en cas de trou de mémoire concernant l’ordre des morceaux. C’est le cas bien sûr chez Tri Yann. En deux ans de tournée des 40 ans, nous avons constaté, nous les Tryanautes, une certaine évolution: au début, le programme des concerts « version longue » était rigoureusement établi, puis s’est assoupli. Au gré de leurs envies, des aléas (par exemple, l’absence de Gégé Goron pendant tout le mois de juillet 2011 pour des raisons de santé), ou de la réceptivité du public, ils ont remis au goût du jour quelques vieilleries ressorties des tiroirs et très applaudies (du style Johnny Monfarleau, Pelot d’Hennebont, Princes qu’en mains tenez, ou la merveilleuse La ville que j’ai tant aimée à Redon…). Mais de temps en temps, il arrive que les concerts de Tri Yann partent carrément en live, en cacahuète, en délire quoi, souvent vers la fin du concert, avec l’irruption d’un titre ou deux pas du tout prévus au programme, ou n’ayant aucun rapport avec le répertoire du groupe! Ces extras peuvent occasionner de gros fous rire, j’en ai la preuve!!! :D C’est l’une des nombreuses raisons qui font qu’on apprécie autant Tri Yann: c’est que d’un concert sur l’autre ce n’est JAMAIS pareil, il y a toujours des surprises!!! :) :) :)

    Trois exemples de ces « départs en cacahuète ». Sur ces trois exemples, j’ai assisté à deux d’entre eux:

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      Chançay (Indre-et-Loire), juin 2009. Plus tôt dans la journée était tombée une pluie abondante. Le concert avait bien commencé, mais, comme a dit Jean-Louis, en plein milieu de Petite sirène, ils ont été « rattrapés par l’humidité ». L’humidité a en effet occasionné une coupure du son et des amplis. Le groupe a pris ça avec beaucoup d’humour. En attendant le retour du son, Jean-Louis, qui était le seul a avoir encore son micro en état de marche (puisqu’il est équipé d’un micro portatif ear monitor), a improvisé sur une chanson à boire a capella, pour la plus grande joie du public (à en juger par les rires ponctuant la vidéo!), qui participe de grand coeur! :) Le son revient au beau milieu de la chanson, mais Jean-Louis et ses compères terminent brillamment cette impro délirante avant de reprendre le programme du concert où il en était. Excellent, et très drôle!

    Qui sait, si une panne similaire s’était produite pendant le concert de Concarneau en 2010 (vu que la première partie avait déjà subi 3 pannes rapprochées), peut-être aurions nous, nous aussi, mis « le verre sur l’banc« ?

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    Concarneau, justement… Festival des Filets Bleus, 21 août 2010. J’y étais moi, j’ai tout vu!!! : alors que nous réclamions un deuxième rappel, je vois Jean-Louis, hors micro, en lisant sur ses lèvres, demander à ses potes: « Qu’est-ce qu’on fait? ». Ils commencent alors une mélodie que je ne connais pas… Voilà les Trois Jean qui nous offrent, juste avant Je m’en vas, une chanson complètement extérieure à leur répertoire: Le moribond de Jacques Brel! :) Même si c’est une chanson bien plus « sérieuse » que la chanson à boire ci-dessus ou que l’autre exemple récent de « délire » qui va suivre, Le moribond a été très applaudi par le public concarnois, et moi, j’ai été très agréablement surprise! :)

    Et enfin, l’exemple le plus récent d’extra…

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    Le meilleur délire de fin de concert qu’il m’ait été donné de voir!!! :) Pleudihen-sur-Rance, le 11 août dernier (j’y étais, je peux en témoigner!). 2ème rappel: les Tri Yann viennent de finir Pour faire de bonnes crêpes, il ne leur reste plus sur la setlist que Je m’en vas pour clore le concert. Mais soudain, on voit Jean prendre Jean-Louis à part et lui dire quelque chose. Nous n’entendons pas ce qu’ils se disent hors micro, mais nous remarquons que ça fait marrer Jean-Louis. Le voilà qui vient tout sourire sur l’avant scène et se met à nous parler de ce que les marins chantaient sur les plages de La Baule. Je suis très perplexe: pourquoi nous parle-t-il de La Baule?? Les Néréides, c’est déjà passé depuis longtemps. Jean prend alors sa guitare et se met à nous chanter un air qui m’est complètement inconnu: « Sur une plage, il y avait une belle fille… »… Késako? C’est seulement au moment du refrain que je pige enfin ce que c’est et j’en rigole d’autant plus: en effet, incroyable mais vrai, c’est… Itsy bitsy petit bikini, de Richard Anthony!!! :) :D :) . D’après ce qu’on dit, Jean aime la chanter aux balances. Et de source sûre, ça le démangeait depuis les balances. J’explose de rire devant ce gros délire, complètement inattendu, comme tous mes amis Tryanautes!!! :) On était tous morts de rire et à fond! Et alors, quand Jean a chanté, imperturbable: « J’ai oublié les paroles, va falloir improviser! »… c’était MORTEL!!! :) :) :) Trop fort, trop fort!!! La chanson se termine en fou rire sur scène, et c’est un Jean-Louis hilare (il a explosé de rire dans son micro! :)   ) qui dit: « Excusez-nous, hein, c’est bientôt les vacances pour nous aussi! » . D’ailleurs, comme il m’a dit en rigolant après le concert: « C’était pas du tout prévu au départ, on n’avait pas travaillé les paroles ». LOOOOL :) :) Je m’en suis pas encore remise depuis l’autre jour! :)

    Que dire de plus après cet article plein de bonne humeur sur les Tri Yann? Je les adore, ils sont géniaux, ils resteront à jamais les meilleurs, même dans l’impro! YEEEESSSS!!! :) :) :)



Tri Yann: Le concert des 40 ans « Chantons sous la pluie » (2012) en DVD

DVD TRI YANN - LE CONCERT DES 40 ANS (4015607)

Track-list:

1. Na I ri o

2. Chanson du Baleinier François Le Billant

3. J’ai croisé les Néréides

4. Johnny Monfarleau

5. Chanson de Pelot d’Hennebont

6. Princes qu’en mains tenez

7. Fransozig

8. Si mors à mort

9. Le retour de la croisade

10. La légende de Marion du Faouët (conte)

11. Complainte de Marion du Faouët

12. Gavotten ar Seizh

13. Song for ye Jacobites

14. Le chasseur de temps

15. Divent an dour

16. Salsa du Doron (Bagad Brieg)

17. Kan ar Kann

18. Lamentations sur Saint-Aubin-du-Cormier

19. The Eyes of my Bonnie Mary (avec Jimme O’Neill)

20. Tir fo tonn

21. Le loup, le renard, la jument de Michao, etc

22. Dans les prisons de Nantes

23. Pour faire de bonnes crespes

24. Glen glas

25. Je m’en vas

Durée du concert: 1 h 54 min

Réalisation: François Goetghebeur

Bonus: « Tri Yann: Les 40 ans », un documentaire de Marie Guilloux. Durée: 26 min.

Enregistré le samedi 13 août 2011, au Slipway du Port de pêche de Lorient, pendant le Festival Interceltique de Lorient

Line-up:

Jean Chocun: chant lead, guitares, mandoline, banjo

Jean-Paul Corbineau: chant lead, guitare

Jean-Louis Jossic: chant lead, bombarde, cromorne, chalémie, psaltérion, contes…

Gérard Goron: chant, mandoloncelle, batterie Pearl, guitare, basse

Jean-Luc Chevalier: guitares, basse

Konan Mevel: chant, cornemuses, Merlin whistles, redpipes

Frédéric Bourgeois: chant, claviers, mélodica

Christophe Peloil: chant, violon, basse

Invités:

Jimme O’Neill: chant lead sur The Eyes of my Bonnie Mary

Steven Goron: percussions

Mélanie Goron: violon

Etienne Tabourier: alto

Maud Caron: violoncelle

Bagad Brieg (pen soner Michaël Le Cornec)

    Par bien des côtés, le concert de Tri Yann du 13 août 2011 au Slipway du Port de pêche de Lorient, pendant le FIL, aura été un combat épique. Le jour même du concert tout d’abord, où les dieux celtes ont déversé sur nous tout leur courroux, faisant tomber une pluie torrentielle. Noyés 8 heures durant sous les trombes d’eau, nous avons résisté, et notre enthousiasme n’a pas été douché, bien au contraire! :) Notre persévérance nous a enfin permis, en toute fin de concert, de triompher de la pluie, qui a cessé sur le final Je m’en vas. Et nous autres, les Tryanautes Allumés du premier rang (ou plutôt Inondés, en l’occurrence), nous avons bien fait de ne pas nous avouer vaincus.

    Car, par Bélénos, c’était un concert qui valait largement la peine de se mouiller!!! :) Concert exceptionnel, groupe heureux, public déchaîné, ambiance démentielle, soirée pleine de surprises… Concert de Folie, je vous dis! Le meilleur des concerts de Tri Yann auxquels j’ai assisté en 9 ans!!! :) La rencontre privilégiée de notre petite bande de potes avec Jean-Louis, Jean-Paul et Freddy en fin de soirée a été la cerise sur un gâteau absolument délectable! Alors, savoir que le DVD live de la tournée des 40 ans avait été enregistré à ce concert (on a bien vu le ballet des caméras et des preneurs de son pendant tout le concert)… j’ai été comblée bien au-delà des mots!

    Combat épique également, dans le sens où la sortie du CD/DVD live du concert a été repoussée plusieurs fois en raison de problèmes techniques. Enfin, la date de sortie annoncée est le 20 avril 2012. Mais un petit souci de pressage et de livraison en magasin nous a fait ronger notre frein encore quelques jours. Et ENFIN, le mardi 24 avril 2012 a été le bon jour! Ce jour béni, le magasin Coop Breizh (Coop Breizh distribue Tri Yann depuis deux ans) a été le premier magasin de tout Lorient à être livré. Quelle exultation quand la vendeuse a ouvert exprès pour moi, à ma demande, le carton qu’elle venait de recevoir! J’étais pas peu fière d’être la première à avoir entre les mains le double CD et le DVD Le concert des 40 ans « Chantons sous la pluie », je vous le garantis! :)

    Comment se présentent les choses? En trois déclinaisons différentes: en DVD seul, en double CD et en packaging CD + DVD. Aimant avoir de beaux objets bien distincts les uns les autres, je jette mon dévolu sur le DVD et le CD séparés plutôt que sur le pack rassemblant le tout. La couverture de ce live est superbe, sur fond bleu. Le cliché de couverture a été pris pendant Divent an dour, je le devine à la présence du Bagad Brieg, à la posture des uns ou aux instruments que jouaient les autres. Le CD et le pack sont agrémentés d’un très joli livret avec de belles photos des musiciens, et l’explication de leurs costumes respectifs. Ainsi, le voyage rummadien s’effectuera avec Jeanjean le jardinier du roy (Jean), Gérard Plessé dit « Tire-Laine » (Gégé), Pelot du Grand-Clos dit « Captain Corbinec » (Jean-Paul), Lulu le Hérisson (Jean-Luc), Charles d’Albert duc de Chaulnes (Jean-Louis), William Wallace dit « Braveheart » (Konan), Frédéric Maugeois dit « le Croisé » (Freddy) et Kristof Rouzic, dit « Tépé » (Christophe). Les mêmes photos figurent dans le boîtier du DVD. Côté contenu en lui-même, c’est l’intégralité des titres du concert que les Tri Yann nous offrent, avec en prime de conte de Marion du Faouët et le conte des Néréides. Rien que d’avoir la quasi-intégralité du concert, j’étais ravie! Un documentaire inédit de 26 minutes sur le groupe nous est proposé en bonus, pour compléter notre plaisir.

    Bref: ils ne se sont pas foutus de nous, les bougres! :)

    Enfin, après l’achat, vient le moment fiévreusement attendu du visionnage. Attente d’autant plus fiévreuse que nous y étions! Première fois que je peux revisionner un concert auquel j’ai assisté. Dans ces cas-là, on se pose toujours des questions: le rendu son et image sera-t-il bon? Ressentirons-nous les mêmes émotions « qu’en vrai »? Interrogations légitimes quand on connaît les conditions d’enregistrement du Concert des 40 ans… C’est en famille que nous avons visionné le DVD, au salon, bien au chaud et au sec, les lunettes bien sèches, avec les chats sur les genoux…

    Et alors…?

    Alors, dès les premières minutes du DVD, j’ai été pleinement rassurée. Car, si sur les vues arrières du public, la caméra « balayeuse  » est inévitablement emperlée de gouttes de pluie, pour la très grande majorité des plans l’image est d’excellente qualité! Images qui mettent superbement en valeur les Trois Jean, leurs costumes et les magnifiques éclairages de Fred Boch. Mais aussi le public. Nous, le public, apparaissons comme une marée de capuches et de parapluie déployés, qui font à l’écran de très jolies taches de couleurs, qui rehaussent le tout! De même, le son est tout aussi optimal, d’un bout à l’autre du concert. Groupe et public ont été traités de la même façon (c’est fou ce qu’on nous entend bien appeler le groupe au tout début, ou encore chanter sur Divent an dour sans être couverts par le Bagad Brieg). Gégé et Pascal Mandin (l’ingénieur du son) ont réalisé de véritables prouesses de mixage! Chapeau bien bas, les gars! Ou plutôt Parapluie! :)

    Côté titres j’ai parfaitement retrouvé toute la palette d’émotions très fortes éprouvées au cours de cette soirée (ou peu s’en faut) qui restera dans les annales du FIL et de Tri Yann (parole de Jean-Louis!). Car le programme frisait la perfection! Jamais nous n’avons été aussi proches de l’équilibre parfait entre titres récents, vieux tubes incontournables, instants rock détonnant, envolées bagadisantes ou surprises ressorties du grenier. L’ensemble est extrêmement bien dosé.

    En réalité, plus qu’un simple concert que nous proposent les Tri Yann, c’est une véritable collection de moments d’anthologie, tous plus mémorables les uns que les autres! :) On retiendra (entre autres) la Complainte de Marion du Faouët, déjà très émouvante, sublimée par le quatuor à cordes; la prestation hallucinante de Jean-Louis et Gégé sur Lamentations sur Saint-Aubin du Cormier, Jean-Louis, âpre, poignant et habité, interprétant « avec ses tripes » (sans mauvais jeu de mots, le texte étant assez gore) ce titre récité du point de vue d’un cadavre… Ce moment à marquer d’une pierre blanche a touché tous les Tryanautes présents. De la même manière, The Eyes of my Bonnie Mary, fusion bagad-rock, jouée ce soir là en première mondiale avec Jimme O’Neill (des Silencers) et le Bagad Brieg en guests spéciales, casse la baraque, et ne laissera personne indifférent! :) Et que dire des « vieux tubes retrouvés au grenier », qui font immanquablement mouche? L’enjoué (et très rare) Johnny Monfarleau, qui date de Tri Yann an Naoned; Pelot d’Hennebont, toujours autant adoré (et qui est MA chanson préférée, ma première chanson de Tri Yann! :) ), et qui doit figurer au Top 5 des titres les plus populaires, a ravi le public. Ecoutez un peu les hurlements de joie du public dès les premières notes du morceau, ça ne trompe pas! :) Enfin, le sublime poème Renaissance Princes qu’en mains tenez, magnifiquement réarrangé, vous fera rêver! En fait, après le concert, Jean-Louis m’a expliqué qu’ils l’avaient joué dans sa version « originale », en vieux françois, avec un phrasé qu’ils n’avaient pas retenu au moment de l’enregistrement de La découverte ou l’ignorance. Quant à Song for Ye Jacobites et son côté « tribal », il est lui aussi très efficace.  A côté de toutes ces surprises d’anniversaire, pour certaines exceptionnelles et uniques, les incontournables et indispensables Prisons de Nantes et Jument de Michaud (accueillies par une standing ovation!) font presque pâle figure. Les titres sont savamment répartis sur l’ensemble de la soirée alternant les moments planants et les moments énergiques; Divent an dour avec le Bagad Brieg, auquel le public participe en choeur et de tout son coeur!; Si mors à mort; le paisible hymne interceltique Glen glas au deuxième rappel, avec Jimme O’Neill et le bagad, seyait parfaitement aux circonstances. Des morceaux comme Fransozig et son solo de violon virevoltant, la trépidante Gavotten ar Seizh et ses cultissimes Tambours de Plougastell-Daoulas (avec Steven Goron en supplément percussions), Le retour de la croisade, le frondeur Kan ar Kann, ou encore le survitaminé Chasseur de temps nous ont fait sauter et danser et nous ont bien réchauffés! :) Tir fo tonn, l’instrumental d’Abysses, vous est également proposé, en version « new look », avec Jean-Luc à la guitare électrique plutôt qu’acoustique, Steven aux percus et des batteurs de Brieg armés de mailloches et frappant des fûts, si bien que ça fait un bruit d’orage. :)

    Le public est abondamment sollicité au cours de ce concert; dès le deuxième titre, Chanson du Baleinier François Le Billant, aux accents ensoleillés. Nous avons été embarqués pour des destinations exotique au gré des Alouéééééé Fa la louééééééééééé, Alouéééééééééé! :) . De suite après, nous fredonnons avec Jean, à coups de La la la la la la la la…, les charmes des Néréides. Mais par-dessus tout, je crois bien que le titre où notre présence s’est fait le plus ressentir, c’est Divent an dour avec le Bagad Brieg, romantique et planant. Je trouve que les choeurs étaient émouvants (et en même temps, je manque d’objectivité pour en juger :) ). Et, comme de coutume, le sieur Jean-Louis nous a fait longuement hurler les paroles de La jument de Michaud, pour « arrêter la pluie »… Ca a marché! Un peu à retardement, mais ça a marché! :) Et c’est tellement rigolo de se voir soi-même à l’écran tout au long du concert!

    De même, ce spectacle regroupe un ensemble de performances remarquables. Solos, ou à cinq ou six voix. Evidemment, nous pensons aux Lamentations susdites, où Jean-Louis a été un stupéfiant comédien. Mais, pour faire un petit focus sur Jean-Louis, au-delà de ses prouesses lead, il y a… ses prouesses de conteur! En effet, un concert de Tri Yann ne saurait être tout à fait un concert de Tri Yann sans les célébrissimes et déjantés contes de Jean-Louis! Ces histoires sont indiscutablement l’une des marques de fabrique du groupe, qui concourent à créer l’esprit veillée si cher au coeur des Trois Jean. A deux reprises dans le DVD, le meneur de troupes volubile et enthousiaste fait montre de tout son talent d’orateur: d’une part, dans le conte consacré aux Néréides, où il raille allègrement les Miss France et… dévoile l’origine du surimi! LOL! Culte. D’autre part, dans La légende de Marion du Faouët, précédant la complainte du même nom, il retrace les grandes lignes de la vie tumultueuse de la célèbre brigande de Cornouaille, pendue en place publique à Quimper au XVIIIème siècle. Par la suite, dans le « deuxième épisode » du conte, il tacle la SNCF et réveille les morts! La faconde de Jean-Louis est telle que le public est immanquablement captivé, les adultes autant que les enfants. Chaque fois, les yeux brillent et les rires fusent… :) La dernière « performance » notable est Pour faire de bonnes crêpes au deuxième rappel. C’est une performance purement vocale. Au cours de ce titre de Rummadoù, composé et interprété à la manière des chants Renaissance, les Tri Yann livrent, à six et sur trois voix différentes (Jean-Louis et Freddy aux basses, Jean et Jean-Paul aux médiums et Gégé et Christophe aux aigus), la véritable recette des crêpes, « telle qu’elle a été consignée en musique par Maria Fanch ar Bihan » (selon Jean-Louis). Cet technique de chant est extrêmement difficile, et le résultat, parfaitement maîtrisé, est impressionnant. Il fait en général mouche auprès du public. D’ailleurs, vous remarquerez, très brièvement à la fin de la chanson, la présence de Frédéric Mitterrand, en coulisses avec le directeur du FIL Lisardo Lombardia et plusieurs gros bonnets, applaudissant la performance du groupe. Le Ministre de la Culture de l’époque était présent au FIL ce jour-là pour discuter subventions avec l’équipe dirigeante. De source sûre, je sais qu’avant de venir au Slipway, il avait assisté au concert de harpes au Palais des Congrès. Mais en tout cas, que sa venue au Port de pêche soit spontanée, dictée par un véritable intérêt pour Tri Yann, ou juste un « acte de présence » calculé, il semblait admiratif! :) Qui ne le serait pas devant un tel titre?

    Un mot maintenant s’impose sur les invités du groupe au cours de ce concert-phare de la tournée des 40 ans. Il y a tout d’abord le quatuor à cordes composé, en plus de Christophe, de Mélanie Goron (fille de Gégé) au violon, d’Etienne Tabourier à l’alto et de Maud Caron au violoncelle. Ils apportent à la Complainte de Marion du Faouët un complément lyrique poignant. Ensuite, Steven Goron, frère de Mélanie et fils de Gégé, intervient comme « supplément percussions » sur Gavotten ar Seizh, devenant aux côtés de son père et de Freddy le troisième maistre tambourineur de Plougastell-Daoulas. Il est important de souligner que, de début juillet 2011 jusqu’à la veille de Lorient, Gégé s’était absenté pour des raisons de santé. Steven l’avait remplacé au pied levé au concert de Redon, le jour-même où il avait du être hospitalisé, puis a pris ses marques. Enfin, à Lorient, Gégé avait fait son grand retour en pleine forme, pour notre plus grande joie à tous! :) Quoi de plus normal que d’inviter Steven à ce concert événement au FIL, en remerciement de son aide précieuse durant les dernières semaines, et le FIL constituant une expérience intense pour un jeune musicien? En tout cas, cela nous a fait très plaisir à tous de voir Steven sur scène ce soir là, et de le voir participer à plusieurs titres. Autre invité de poids: le Bagad Brieg, champion de Bretagne 2007. Le bagad finistérien de 1ère catégorie (l’élite de la BAS), connu pour sa fantaisie et ses interprétations originales, se montre émouvant sur Divent an dour et les trois autres titres auxquels il participe. A la suite de Divent an dour, il nous gratifie d’ailleurs d’un excellent solo, Salsa du Doron, pendant que les Trois Jean vont faire une petite pause en coulisses. Ce morceau, court et entraînant, s’intègre parfaitement au tout. Dernier invité, et non des moindres: l’écossais Jimme O’Neill, fondateur des Silencers, se joint à ses amis bretons pour un The Eyes of my Bonnie Mary du feu de Dieu, accompagné du Bagad Brieg. L’un des tous meilleurs moments du concert! :)

    Tout ce petit monde, Tri Yann et invités, se réunit sur scène à l’occasion du final Je m’en vas, enlevé et entraînant, qui marque la fin du concert de même qu’il sonne le glas de… la pluie!!! Enfin!!! Ce qui fait que ce final aux allures d’authentique miracle nous vaudra de petits extras, avec deux rappels supplémentaires (un total de 4 rappels! :) ). Mais ces extras ont été coupés sur le DVD.

    Je pourrais écrire un roman sur cet extraordinaire concert, alors je vais m’auto-censurer et me pencher sur le délectable bonus qui l’accompagne. Le petit documentaire de 26 minutes (condensé d’un doc de 52 minutes), intitulé Tri Yann: Les 40 ans, a été réalisé par Marie Guilloux pour France 3 Bretagne. Riche en révélations, extrêmement bien filmé, il nous permet de suivre les Tri Yann sur les routes, en coulisses et en concert, sur trois dates estivales de cette année 2011: à Guingamp, Carentan, puis Lorient (ndlr: les concerts de Guingamp et Carentan ont eu lieu après celui de Lorient). Nous pouvons, de ce fait, entrer un peu dans l’intimité du groupe en tournée, dans des moments qui d’habitude n’appartiennent qu’à eux: le « trac » d’avant-concert, l’heure de l’apéro, le côté plus « technique » des concerts pendant les balances… La rencontre avec le public au cours des dédicaces est également montré. Et bien sûr, le documentaire compte de savoureux moments de rigolade: « l’opération chaussettes » de Konan à Guingamp, le coup des cuillères de Jean-Paul pendant le dîner à Carentan, l’humour et la fraternité qui règne entre les membres du groupes. Ou, encore plus rigolo, la mine sidérée de Jean-Paul, à Lorient, lorsqu’on lui apprend que le public est là à faire la queue depuis deux heures malgré la pluie torrentielle! D’ailleurs, il nous en avait parlé après le concert. Une pépite, tout à fait à la hauteur de l’extraordinaire concert qu’il agrémente!

    Le concert des 40 ans se referme sur Jean-Louis, qui dit avant de quitter la scène: « Merci! A bientôt pour le 50ème anniversaire! ». Vu l’inaltérable vitalité des Tri Yann, leur énergie et leur plaisir de jouer terriblement communicatifs, il n’est pas permis d’en douter: ils nous donnent rendez-vous dans dix ans!!! :) Ce DVD, must du must, est tout bonnement indispensable! Un concentré de bonheur exaltant, à voir et revoir encore et encore!!!! :) :) :) MERCI TRI YANN, MERCI LE FIL!!!! :) :) :)

    * A noter que, à la date ou j’écris cet article, Le concert des 40 ans a été diffusé hier soir sur France 3, dans le cadre des programmes sur le FIL. Malgré les audiences assez modestes, étant donné que la diffusion a eu lieu en 2ème partie de soirée, nous ne pouvons que nous réjouir de l’attention exceptionnelle que la télé a accordée à nos Tri Yann! Ce n’est que justice!!! :)

        Image de prévisualisation YouTube

    Kan ar Kann, extrait du concert

        http://www.dailymotion.com/video/xqw3lc

    Extrait du documentaire bonus…



France 3 à l’heure interceltique

    Attention, attention: à partir de demain, France 3 se met à l’heure interceltique. Les diffusions de programmes relatifs au FIL vont s’étaler sur deux jours, mardi 14 et mercredi 15 août. Demain, mardi: diffusion (pour la troisième année consécutive) d’une Nuit Interceltique, enregistrée le 7 août au Stade du Moustoir. En deuxième partie de soirée, à 23 h 15 (et c’est tellement rare qu’il ne faut le rater sous aucun prétexte! :) ) : diffusion du Concert des 40 ans de Tri Yann, enregistré en août 2011 au Port de pêche de Lorient et sorti en DVD live en avril dernier!!! Youp youp, c’est trop cool qu’on leur prête enfin autant d’attention!!! :) :) Et accessoirement, on va me voir à la télé, puisque je suis visible à de nombreuses reprises au 1er rang dans ce concert.

   Mercredi 15 août: diffusion à 14 h 15 du documentaire Au coeur du Festival Interceltique de Lorient, puis à 14 h 45 de la Grande Parade des Nations Celtes 2012, enregistrée le 5 août, et dont la diffusion a été différée à cause des JO de Londres.

    Récapitulatif: Mardi 14 août, 20 h 35: Le Grand Concert Interceltique (la Nuit Magique, quoi)

                                                  23 h 15: Les 40 ans de Tri Yann

                            Mercredi 15 août: 14 h 15: Documentaire Au coeur du Festival Interceltique de Lorient

                                                         14 h 45: La Grande Parade des Nations Celtes

    Ces quatre programmes sont diffusés sur France 3 (national). Faites passer l’info, et tous à vos postes demain et mercredi!!! :) :)

                 VIVE BREIZH! :)

     Voici la bande-annonce de France 3:

          Image de prévisualisation YouTube



Lendemains de fête… bis!

    Quel extraordinaire samedi j’ai passé à Pleudihen sur Rance avec Tri Yann!!! :) Si le concert de Quimper deux semaines plus tôt était déjà excellent, le concert du 11 août à Pleudihen à l’occasion de la Fête du Blé et des Vieux Métiers était encore meilleur que celui de Quimper!!! Ca valait le coup de faire plus de 2 h de route depuis Lorient jusqu’au fin fond des Côtes-d’Armor pour un tel concert! Ah ça oui!!! Mine de rien, ce petit concert costarmoricain perdu au milieu des champs restera parmi les tout meilleurs que j’ai faits! :) Quel plaisir de retrouver les copines, et quelle joie de pouvoir échanger deux minutes avec Jean-Louis (d’excellente humeur) pendant l’après-concert! Même si ce moment fut pour nous plutôt court et expéditif, il y avait la route du retour à faire, pouvoir échanger deux minutes et faire une photo (je suis accro à la photo-souvenir) avec mon « chouchou » du groupe suffit à mon bonheur. Ou plutôt, à compléter et achever tout le bonheur de cette soirée!!! :) Le lendemain, j’avais pas les yeux en face des trous, horriblement mal au dos et j’étais déssechée du cagnard de la veille, mais j’étais (et je suis toujours)… HEUREUSE, tout simplement! :)

    Autre « lendemain de fête »… Le lendemain de ce concert coïncidait avec la fin du FIL 2012, année de l’Acadie… Les organisateurs estiment qu’il y a eu environ 650 000 festivaliers sur 10 jours. Un peu en baisse par rapport à l’an passé. Mais ils avaient prévu le coup et débité moins de billets, car la crise est passée par là… Environ 84 000 entrées payantes contre 95 000 en 2011. Pour être tout à fait honnête, je m’attendais à une baisse de fréquentation, car la programmation de ce FIL 2012 était bien moins attirante que celle des deux années précédentes: des artistes parfois un peu « spé » ou trop confidentiels en France (du style la chanteuse amérindienne Buffy Sainte-Marie)… Et beaucoup moins de têtes d’affiche… Je donnerais n’importe quoi pour revivre le FIL 2011, qui était THE big édition, avec un ballet de têtes d’affiches toutes plus attirantes les unes que les autres! Enfin, même si ce programme m’avait déçue, on a quand même réussi à se concocter un programme personnel sympa…

   Maintenant, cap sur 2013. Prochaine édition: du 2 au 11 août 2013, avec comme invité d’honneur les Asturies! :)



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