Tri Yann: une compilation de chants de marins débarque pour Noël!

Tri Yann: une compilation de chants de marins débarque pour Noël! dans Actus ty-chants-de-marins-300x272

     Oyez, moussaillons!!! :)

    Des infos toutes fraîches sur l’actu de Tri Yann!!! :)

    Tri Yann va sortir le 5 décembre prochain un CD un peu particulier, dont le projet avait déjà été évoqué ça et là dans des interviews depuis plusieurs mois. Il s’agit d’une sorte de compilation « améliorée » de chants de marins. Cette compile-album, tout simplement intitulée Chansons de marins, comportera 14 titres, dont 4 titres inédits ou réenregistrés. Les titres les plus anciens ont été remastérisés pour obtenir un son homogène sur l’ensemble du CD. C’est une production intermédiaire entre deux albums studios (dans une interview inédite sur le site officiel, Jean explique que le thème du prochain album est actuellement à l’étude, et qu’il leur faudra sans doute environ deux ans pour mener ce nouveau projet à bien).

    Dans les 4 inédits de cette compile améliorée, nous retrouverons:

    – Une version revisitée de Tri martolod avec des paroles inédites, intitulée Tri Martolod Gourfenn.

    – Le capitaine de Saint-Malo, réenregistré en public pendant l’été 2012 (l’enregistrement s’est sans doute fait à Quimper, si j’en crois une interview de Jean dans Le Télégramme le matin du concert).

    – Une chanson du XVIème siècle, Dessus la rive de la mer, traitée sous forme d’en-dro.

    – Et enfin un titre adapté d’un shanty traditionnel, Leave her Johnny, racontant la vie des marchands d’oignons de Roscoff, qu’on appelait les « johnnies ». Ce dernier inédit s’intitulera Vivre Johnnie, vivre (c’est un titre qui me fait particulièrement saliver! :) ).

    Le reste du CD est constitué de chants de marins issus du répertoire triyannesque, récents (extraits de Rummadoù, Abysses ou Marines) ou plus anciens et moins connus (comme With a bing to row row, du Vaisseau de pierre, ou La ville de La Rochelle de Café du bon coin).

    Voici la track-list de ce nouvel opus un peu spécial, qui, à n’en pas douter, fera entendre le bruit de la mer au pied de beaucoup de sapins… :) :

    1. Tri Martolod Gourfenn (inédit)

    2. Chanson du Baleinier François Le Billant (Rummadoù)

    3. With a bing tow row-row (Le Vaisseau de pierre)

    4. La complainte de Louis-Marie Jossic (Marines)

    5. J’ai croisé les Néréides (Abysses)

    6. La ville de La Rochelle (Café du bon coin)

    7. Divent an dour (avec le Bagad Brieg, Le concert des 40 ans)

    8. Dessus la rive de la mer (inédit)

    9. Le capitaine de Saint-Malo (inédit)

   10. Guerre guerre Vente vent (Le soleil est vert)

   11. Lest du Diable (Marines)

   12. Gwerz Porsal (Le Pélégrin)

   13. Y a quatre marins (Trente ans au Zénith, avec Hugues Aufray)

   14. Vivre, Johnnie, vivre (inédit)

    En ce qui me concerne, je ne sais pas encore si je l’achèterais et l’écouterais dès sa sortie, ou si j’attendrais Noël de l’avoir au pied du sapin, je n’ai pas encore décidé. Mais ce qui est sûr, c’est que je passerai directement par Coop Breizh cette fois-ci, sans attendre après la Fnac (qui s’était quelque peu… payé la tête des clients, pour rester polie, lors de la sortie du Concert des 40 ans)!

    Vivement cette nouvelle sortie, qui arrivera à point nommé pour les fêtes de fin d’année!!! :) A suivre ici, et aussi bien sûr sur le site officiel www.tri-yann.com:)

    Petite gâterie pour clore cet article: pour vous donner une idée de la couleur de cette compile-album, voici ce que donne Y a quatre marins au Zénith avec Hugues Aufray:

         Image de prévisualisation YouTube

    Vivement le 5 décembre!!!! :) :)



On se « branche »…

    Oïïez à tous mes fidèles Celticlecteurs! ;)   Désormais, vous pouvez également me retrouvez sur Facebook et être informés par ce biais de l’actu de ce blog! Voici le lien vers la page consacrée: http://www.facebook.com/#!/CelticChroniquesLeBlog Si ça vous plaît, cliquez sur « J’aime » et commentez. Merci d’avance à tous! :)

    Et je profite de cet article « connecté » pour insérer un petit coup de pub pour un groupe Facebook qui m’est cher: le groupe des Tryanautes, pour les fans de Tri Yann! :) Rien « d’officiel » (pour tout ce qui est « officiel », voyez le site du groupe www.tri-yann.com ), juste le plaisir de discuter de notre passion entre amis-fans, avec des sujets de conversation sur le groupe divers et variés! :) Rejoignez-nous, on ne mord pas, on accueille toujours les nouveaux à bras ouverts! Voici le lien: http://www.facebook.com/#!/groups/177470071182/  

    A bon entendeur, et TRUGAREZ VRAS D’AN HOLL!!! :)

    Celtic Chroniques



Tri Yann: agenda des concerts 2012-2013

Tri Yann: agenda des concerts 2012-2013 dans Actus    Voici les nouvelles dates de concert de Tri Yann de fin 2012 jusqu’en avril 2013. Cet article sera mis à jour au fur et à mesure que d’autres dates se rajouteront.

 

    NOVEMBRE 2012:

  le 30/11: LORIENT (56), Parc des Expos, participation des Tri Yann à la tournée Âge tendre et tête de bois

    DECEMBRE 2012:

  le 01/12: NANTES (44), Zénith, participation à la tournée Âge tendre et tête de bois

    JANVIER 2013:

  du 17/01 au 20/01: PARIS (75), Palais des Congrès, participation à la tournée Âge tendre et tête de bois

    FEVRIER 2013:

  !e 01/02: RENNES (35), Musikhall, parc des Expos, participation à la tournée Âge tendre et têtes de bois

  le 02/02: BREST (29), parc des Expos, participation à la tournée Âge tendre et têtes de bois

  le 09/02: ALFORVILLE (94), Pôle Culturel, 20 h 30

  le 23/02: CORBEIL-ESSONNES (91), Palais des Sports

    MARS 2013:

 du 16/03 au 17/O3: PARIS (75) Zénith, Celtic Festival, avec Les Marins d’Iroise, Avalon Celtic Dances, le Bagad de Nantes, le Bagad Pariz et le cercle celtique Olivier de Clisson

  le 23/03: LAMBALLE (22), Quai des Rêves, 20 h 30

    AVRIL 2013:

  le 13/04: DUDELANGE (Luxembourg), Zeltik 2013, 22 h 30 

  le 20/04: VILLEPARISIS (77), Centre Culturel Jacques Prévert, 21 h

    MAI 2013:

 le 26/05: AMIENS (80), Auditorium Mégacité

    JUIN 2013:

  le 14/06: WOIPPY (57), Salle Saint-Exupéry

  le 16/06: MARCOUSSIS (91), plein air, 17 h

  le 21/06: LES CLAYES SOUS BOIS (78), Parc de Diane

  le 22/06: MORSANG SUR ORGE (91)

  le 23/06: LE TOUQUET (62), plein air, 16 h 15

  le 29/06: CHAPTELAT (87)

    JUILLET 2013:

  le 06/07: MOUZILLON (44)

    AOÛT 2013:

  le 09/08: PAIMPOL (22), Festival du Chant de marins

  le 24/08: STEENVOORDE (59), Salle Saint-Exupéry, 20 h 30

     

  * Les dates en rose correspondent aux concerts de la tournée Âge tendre et têtes de bois auxquels les Tri Yann participeront en invités spéciaux.

  EDIT le 02/12: rajout de la date du Celtic Festival au Zénith de Paris les 16 et 17 mars 2013

  EDIT le 06/12: rajout de 6 dates de concerts, de mai à juillet 2013

  EDIT le 25/02/2013: les dates de Dudelange, Les Clayes sous Bois, Morsang sur Orge et Paimpol ont été ajoutées à l’agenda il y a un moment déjà, mais je n’avais pas pensé à les mettre ici. Désolée.

  EDIT le 28/04: Rajout des dates de Marcoussis et Le Touquet en juin, et Steenvoorde en août



Souvenirs de vacances: CR du concert de Tri Yann à Pleudihen-sur-Rance

    Concert de Tri Yann à Pleudihen-sur-Rance 11 août

   Episode 1: Attente et soleil chez les Allumés!
Il faut être comme nous des Allumés passionnés: tout juste deux semaines après leur concert à Quimper pour le Festival de Cornouaille, nous sommes allées revoir Tri Yann à Pleudihen sur Rance, un bled paumé des Côtes d’Armor pas très loin de Dinan, à l’occasion de la 36ème Fête du Blé et les Vieux Métiers. Trois semaines plus tôt, sur un coup de tête, j’ai fait un peu le forcing auprès de ma mère pour qu’on aille aussi à ce concert. Comme j’ai eu raison! Parce que mine de rien, ce petit concert costarmoricain pour ainsi dire perdu au milieu des champs restera l’un des tous meilleurs que j’ai jamais faits! Ca valait le coup de faire plus de 2 h de route depuis Lorient, ah ça oui! Et puis franchement, 13 euros pour 3 spectacles d’affilée (Bagad et cercle de Saint-Malo, Tri Yann et Mask ha Gazh), faut pas se priver! Mis à part Guingamp, je connais très peu les Côtes d’Armor, et Pleudihen, c’est encore plus loin dans la cambrousse, presque en Ile-et-Vilaine, dans une zone particulièrement rurale, pleine de champs et de charmantes petites chapelles. Moralité: les Côtes d’Armor, c’est la Beauce de la Bretagne.
   Parties vers 13 h de Lorient, nous sommes arrivées à Pleudihen, au lieu dit de la Chapelle de Mordreuc où a lieu le concert, vers 15 h 45. On a pris notre temps, on a parfois cherché notre chemin, et on a été ralenties par tout un cortège de tracteurs sur les 30 derniers kilomètres. Enfin bref, on arrive à destination. Nous trouvons un fléchage « Parking concert », nous le suivons, et nous nous rendons compte que le parking mis à disposition du public est… un champ! Nous nous y engageons, et après force cahots, nous garons la tuture pas loin de la sortie du champ. En descendant, on entend des échos tous proches: visiblement nos Tri Yann sont en pleines balances. Même que Jean-Louis chante une chanson où il est question de « compères » et de « commères », et que des moutons vivant dans une pâture proche du champ et du terrain du concert, lui répondent! LOL! Le champ est désert. Serions-nous les premières sur les lieux? Sans doute.
    Nous gagnons rapidement le terrain où se tient la Fête du Blé. Il est divisé en deux terrains distincts: sur le premier se tiennent de très nombreux exposants, qui vont faire des démonstrations lors de la Journée des Vieux Métiers, le lendemain. De très vieilles machines agricoles ou autres (comme de vieilles machines à carder) s’offrent aux yeux du public. Deuxième partie du terrain: celle réservée au concert. Et il n’y a personne d’autres que nous comme spectateurs, à part deux ou trois personnes. Il y a des barrières sur les côtés, mais le site semble en libre accès pour le moment. Les balances battent leur plein. Des membres de l’organisation (très sympas, d’ailleurs) nous disent qu’on peut aller sur le site pour l’instant, mais que vers la fin des balances, on demandera aux gens de sortir, avant l’ouverture du terrain, prévue à 18 h. Disciplinées, nous ne cherchons pas à entrer sur le terrain malgré la « semi-permission), et restons sagement à l’extérieur. Nous ne tardons pas à être rejointes par Audrey et Jérôme, les amis Tryanautes de Lorraine dont nous avons fait la connaissance au FIL 3 jours plus tôt, au concert du Trio EDF. Nous bavardons et rigolons, causons FIL, etc… Des membres de l’organisation n’arrêtent pas de faire des allers-retours. Vu notre bonne humeur et notre bonne bouille de Tryanautes, ils nous demandent de surveiller les entrées pendant qu’ils quittent le site. On écoute les balances: troisièmes balances consécutives où j’ai le son, mais pas l’image, mais c’est mieux que rien. Ils répètent en balances collectives Naïk ar Bihan (chouette!) et Marie-Jeanne-Gabrielle. D’ailleurs, Jean-Paul part en fou rire en plein milieu de la chanson, pour une raison qui nous est inconnue puisque nous ne voyons rien! LOL! Au fil de leurs allées et venues, nous sympathisons avec des membres de l’organisation et, de fil en aiguille, puisque nous les aidons (nous jouons notamment les portiers en ouvrant et refermant les barrières pour les camionnettes et le tracteur), ils nous prêtent un banc pour qu’on puisse s’asseoir à l’ombre. De là, nous avons une vue directe sur le champ-parking. Et enfin, en retard à cause des bouchons, nous voyons se pointer une fameuse Titine bleu turquoise: voilà Elodie et ses covoitureuses qui débarquent! Jérôme va au-devant d’elles sur le parking, puis Elo, Maud et Lila nous rejoignent aux barrières. Les Tryanautes du jour sont au complet: ma mère, ma soeur et moi, Elodie, Maud et Lila, Audrey et Jérôme. De toute la bande des Allumés, nous ne serons « que » 8 ce soir (beaucoup moins nombreux qu’à Quimper), mais nous avons bien l’intention de mettre l’ambiance au premier rang! Ca oui!

    L’attente se poursuit. Il fait très chaud et sec, et le soleil (pas noir, celui-ci!) darde sur nous ses rayons implacables. Nous 3, même si on avait suffisamment de bouteilles de flotte, les chapeaux et la crème solaire, on en a souffert. Mais notre Elodie, sans flotte ni chapeau, nous fait un petit coup de mou, ou plutôt un coup de chaud. On la ventile, Jérôme lui passe une bouteille et lui ordonne de boire un coup, et nous avons tous droit à un coup de brumisateur! Aaaaah, le brumisateur d’Audrey et Jérôme nous a tous bien aidés sur ce coup là! (je crois que tu lui dois une fière chandelle, hein Elodie?)  Idée à retenir pour une prochaine grosse sortie un jour de canicule! Le public, quant à lui, arrive gentiment. J’avoue avoir eu quelques inquiétudes en voyant, à une heure de l’ouverture « supposée » du site, le peu de monde qu’il y avait, mais au final, Ouest France rapporte que nous étions 3500 spectateurs aux concerts. Truc cocasse au début mais qui a fini par énerver après qu’on ai du se pousser une quinzaine de fois: le tracteur, qui a amené un nombre impressionnant de fûts de bière! On finit par protester, et le tracteur tout penaud sort par l’ouverture à l’autre extrémité du site. MDR!

     Le site est censé ouvrir à 18 h, mais une fois l’heure venue, les organisateurs ne semblent pas empressés à nous faire rentrer. Enfin, on peut entrer avec presque une heure de retard, aux alentours de 19 h. Ils vont fouiller les sacs et nous informent que les bouteilles en verre sont interdites sur le site. Ca n’empêchera pas la viande saoûle par la suite, mais ça aura certainement limité les dégâts. Audrey et moi sommes les premières à accéder au site. Après le contrôle des billets, le mec chargé de contrôler les sacs y jette un vague coup d’oeil et me demande si j’ai des bouteilles en verre. Moi: non non, juste des bouteilles en plastique et un pull! Alors il me dit « Allez-y » et je ne me fais pas prier! Je galope en direction de la Sainte Scène, sans prendre le temps de refermer ma sacoche. Du coup, telle le Petit Poucet, je sème dans mon sillage… des petites bouteilles d’Evian! LOL! L’une compactée, l’autre à moitié pleine. Ma mère, qui est rentrée après moi, les a ramassées. Nous prenons tous d’assaut le premier rang bâbord! YES!
    Le bagad et le cercle de Saint-Malo, qui sont les premiers à passer ce soir, n’ont pas tout à fait fini leurs balances. Mais on s’en fout, on est installés, et dans un petit coin d’ombre, en plus. Nous prenons donc le temps de nous sustenter (et autant vous dire que quand il fait chaud comme ça on n’a pas besoin de trop manger pour être calés! Un sandwich et une pêche et j’étais rassasiée). Delphine passe rapidement nous dire bonjour. Enfin, vers 19 h 30 pétantes, les danseurs de Saint-Malo s’apprêtent à entrer en scène…
    Episode 2: Les Allumés enchantés
    Voilà le Bagad et le Cercle Quic-en-Groigne de Saint-Malo qui entrent en scène pour nous présenter la création Terre-Neuve nous appelle, mise en scène l’année dernière pour leurs 60 ans. Nous autres, au premier rang, nous sommes debout. Mais derrière, les gens sont presque tous assis par terre, ils râlent en nous voyant debout et scandent « Assis! Assis! » . Dans vos rêves, tiens! En concert je ne m’assoie pas, et obliger les Allumés à s’asseoir est mission impossible. Nous ne leur prêtons aucune attention, je me contente de leur jeter un vague coup d’oeil par dessus mon épaule et de leur balancer fort élégamment en guise de réponse: « Des clous! ». Je ne daigne même pas leur accorder plus d’attention que nécessaire. LOL. Non mais!
   La danse bretonne, ce n’est pas ma tasse de thé, (au bout de 3 quarts d’heure ça a tendance à me gaver). En vérité, je crois que j’en suis dégoûtée depuis notre tout premier FIL en 2004, quand on a passé plus de 4 h au Moustoir pour les danses de Bretagne en plein soleil et qu’une insolation en avait résulté pour moi… Enfin, Terre-Neuve nous appelle était une création assez intéressante, avec des tableaux parfois drôles. Notamment, la chute malencontreuse d’un préservatif sur un boîtier électrique pendant un tableau se déroulant dans une maison close a déclenché un gros fou rire dans notre premier rang! LOL!
    Au terme d’1 h 30 de spectacle, pendant laquelle j’ai regardé assez fréquemment ma montre (au point que Jérôme a menacé pour rigoler de me la confisquer! MDR!), les gens du cercle disent « Place à Tri Yann! ». A peine ont ils quitté la scène que les techniciens de Tri Yann et de l’organisation commencent à démonter vite fait bien fait leur matos et préparer la scène pour Tri Yann, ramener les praticables à roulettes supportant les instruments au milieu de la scène (pendant les danses, ils étaient sur les côtés, en coulisses), rebrancher, mettre les retours… Je suis admirative devant le travail des techniciens, en voyant leur rapidité et leur efficacité redoutables. Bravo à ces messieurs sans qui les concerts ne pourraient se faire (on a trop tendance à l’oublier)! Elodie était épatée en voyant des gars porter tout seuls sans effort les grosses enceintes de retours. C’est vrai que ça doit être lourd… D’ailleurs, Elo et moi nous nous sommes amusées à décompter les instruments sur scène, savoir combien il en manquait encore avant que ce soit bon pour le coup d’envoi (même qu’elle disait « Mais où est la mandoline? » et que moi je lui rappelle « Ben alors? T’as oublié que Jean arrive avec? » hé hé). Tout en bavardant avec un couple sympa juste derrière nous, qui ont fait plusieurs concerts en même temps qu’elle sans le savoir! Le monde est petit!

  J’ai la set-list du concert sous les yeux, et je fais le compte: nous aurons le même nombre de titres qu’à Quimper, soit 19 titres. Naïk ar Bihan y est bien, comme les balances nous l’avaient laissé deviner. Pelot, en revanche, n’y est pas. Dommage, mais je m’estime très heureuse d’avoir eu droit à ma chanson préférée à 3 concerts d’affilée (Redon, Lorient, Quimper). Mais la suite montrera qu’il y aura des surprises, et pas que pour Pelot… :)
    Grâce à la rapidité magique et au professionnalisme de l’équipe technique, la scène est fin prête en une demie heure chrono pour accueillir nos Tri Yann. Ca brumise. Nous essayons de motiver un peu derrière, pour l’appel du groupe. Ca ne suit pas beaucoup, mais heureusement, ça se réveillera bien dès le concert commencé (même parfois un peu trop…).
    Soudain: « Oh, j’ai vu la cafetière! » et « Oh, le plumeau rouge de Freddy! ». Nos TY sont là en coulisses, prêts à donner le coup d’envoi! Les lumières vertes balayent la scène et l’intro reconnaissable entre mille de Na I ri o démarre! Nous hurlons. La scène commence à être investie par nos flamboyants!
   C’est un concert triomphal, d’enfer, musicalement parfait d’un bout à l’autre et sans le moindre problème technique qui commence!!! Nos Tri Yann étaient en pleine forme, et se sentaient tellement bien sur scène qu’il y a eu des extras!!!
   Voici la setlist:
1. Na I ri o  
2. Le Baleinier  
3. Les Néréides
4. Pelot
5. Naïk ar Bihan  
6. Fransozig  
7. Marie-Jeanne-Gabrielle  
8. Le retour de la croisade
9. Si mors à mort
  10. Gavotten ar seizh  
11. Marion  
12. Le chasseur de temps
13. Les Lamentations  
14. Kan ar kann
15. Divent an dour
16. Tir fo tonn
  17. La jument
  18. Les prisons
19. Les crêpes
  20. … Itsy bitsy petit bikini (LOOOL!)
21. Je m’en vas
Elodie a résumé l’essentiel du concert. Juste quelques anecdotes au débotté: 
- J’ai chanté les Alouééé Fa la louééé du Baleinier et Divent an dour en tanguant allègrement aux bras de Jérôme et d’Elodie.
- Juste après les Néréides, Jean-Louis annonce qu’ils vont poursuivre la tournée des 40 ans jusqu’au 50ème anniversaire et qu’ils ont décidé pour l’occas’ de ressortir quelques vieilleries des tiroirs… Son discours est similaire à celui de Quimper. Mon coeur s’emballe: malgré le fait qu’il ne figure pas sur la setlist, vont-ils quand même nous l’offrir??? Je vois Jean et Jean-Paul s’équiper, qui de son banjo, qui de sa guitare, et là, plus de doute: siiiii, ils vont le faire!!!! Les premières notes retentissent, et les cris de joie éclatent dans le public!!! Pelot!!! Je hurle à m’en faire péter les cordes vocales! :) Ben quoi, j’ai déjà du vous dire un demi-milliard de fois que c’était ma préférée?? Avoir ma chanson préférée au concert, alors qu’elle n’était même pas au programme à la base… pfff… c’était fort!!! Et encore, le mot fort est… faible!
  – Je dirais que le fait de n’avoir fait que 4 concerts en 2 ans de tournée des 40 ans a un avantage certain: c’est que d’un concert à l’autre, nous pouvons encore être surpris, avec des titres que nous n’avons encore jamais entendus en concert! A Quimper, c’était le cas avec Le capitaine de Saint-Malo. A Pleudihen, ce fut le cas avec Naïk ar Bihan, que nous avions entendue « balancer » plus tôt dans l’après-midi… Cette petite chanson envoie monstrueusement bien en scène!!! La musique follement entraînante et les subtiles cochonneries des couplets sont un régal!!! D’ailleurs, Jean-Louis a bien pris soin de prévenir le public avant: « Si y a des enfants de moins de 5 ans ici, bouchez-vous les oreilles, parce que pendant 3 minutes, y a des choses trop dégueulasses qui vont être dites! » LOOOL! 
  – J’ai rarement vu Freddy et Gégé aussi parfaits sur les Tambours de Plougastell qu’à Pleudihen!!! :)
  – Si mors à mort: Jean-Louis fait une intro ultra rapide et zappe complètement la mort lamentable de Charles VIII le minable. Dommaaaage, parce que la dernière version étoffée qu’il nous avait servie à Quimper était à mourir de rire!! :)
   – Le chasseur de temps: Jean-Louis se goure complètement dans les paroles au début de la chanson, ce qui fait que Jean-Paul l’a regardé en faisant les gros yeux, les poings sur les hanches! MDR! Comme a dit Elodie, JL s’est « mangé ».
    – Les Lamentations, ou « l’oral d’un soldat sur le champ de bataille », ont été parfaites, tant sur le plan du jeu de Gégé que sur la force de l’interprétation de Jean-Louis!! Elles étaient bien meilleures qu’à Quimper, et au moins aussi bonnes que les Lamentations de Lorient, ce qui n’est pas peu dire! :)    

- Bizarrerie juste avant Divent an dour: il y a un gros temps mort, JL est toujours en coulisses. Jean-Luc joue quelques notes de Tir fo tonn (qui suit Divent an dour sur la liste). Jean-Paul court en coulisses et finalement JL arrive pour nous faire l’intro de Divent. Ils se sont sans doute un peu embrouillés dans la setlist!
  – C’est pendant Divent an dour que Jean-Paul nous a fait une frayeur: il vient sur l’avant-scène pour nous faire chanter les Lalalala Lalalala…, puis il recule, toujours sur l’avancée de scène… et bute malencontreusement sur une enceinte de retours, et patatras! Il fait une chute magistrale! Je vous garantis que tout notre premier rang a poussé un cri! Même que ma mère (proche de l’avant-scène), en voyant comment il tombait, a placé instinctivement ses mains en bouclier pour retenir sa tête et lui éviter de se cogner! Mais heureusement, Jean-Paul s’est rattrapé, et s’est glorieusement relevé. Même pas mal! Et il a poursuivi le concert tout à fait normalement! Ouuufff, on en a eu des sueurs froides avec cette gamelle!
  – Pendant La jument: Freddy et Jean-Luc font les coqs, Freddy empêchant Jean-Luc après son solo de mélodica de descendre du praticable pour son solo de guitare! LOL!
- Toujours La jument: depuis Quimper, la belette est restée crevette!
- Inconvénients pénibles: vers notre gauche, il y avait tout un tas de viande saoûle. Ils avaient tendance à gueuler même quand JL parlait, et tournaient en boucle sur les prisons, ce qui nous a tous exaspérés!
- Enfin, ils les ont eues, leurs Prisons, au 1er rappel!
- 2ème rappel: Les crêpes sont de retour. Et avant qu’ils démarrent, la viande saoûle continue de braire! Je me dis « Ô misère, ils vont nous pourrir Les crêpes! » Mais Jean-Louis, heureusement, fait un signe de sa main, en la baissant vers le bas, pour donner le top départ à ses potes. Et les soûlards ont dû prendre ça comme une injonction pour se taire, parce qu’ils ont fini par la fermer!! Oufff, sauvés! Merci Jean-Louis!
- Juste après Les crêpes, ça aurait dû être le final avec Je m’en vas. Mais on voit Jean dire qqch à JL, et JL se marrer. Et voilà Jean-Louis qui commence à nous parler de ce que les marins chantaient sur les plages de La Baule! Je suis très perplexe: pourquoi il nous parle de La Baule??? C’est déjà passé depuis longtemps, les Néréides! Jean prend sa guitare, et commence à jouer un air qui m’est complètement inconnu: « Sur une plage il y avait une belle fille… » Késako? Avec le refrain, je pige enfin ce que c’est: incroyable mais vrai, mais c’est… Itsy bitsy petit bikini, de Richard Anthony, que Jean aime, dit-on, chanter aux balances!! Alors là, là c’était excellent comme extra, et encore plus inattendu que Pelot! J’explose de rire devant ce gros délire de fin de concert! Elodie, Maud, Audrey, moi, bref, tous les Allumés sont morts de rire et sont à fond! Et alors, quand Jean chante, imperturbable: « J’ai oublié les paroles, va falloir improviser! »,…. c’était mortel!!!! Trop fort, trop fort!! La chanson se termine en fou rire sur scène, et c’est un Jean-Louis hilare qui dit: « Excusez-nous, c’est bientôt les vacances pour nous aussi! » Une BIG surprise dont on se souviendra!
- Et le concert se clôt sur les chapeaux de roue avec Je m’en vas!
   Whouaaaoh! Quel show de malades, qui se termine après pas loin de 2 h de folie! Sitôt après qu’ils ont quitté la scène, le démontage commence, pour préparer le terrain pour Mask ha Gazh, qui va terminer la soirée. Il est presque 23 h 30. On avait prévu de rester après le concert. Mais vu que tout a commencé et fini bien plus tard que les horaires initalement prévus, ma mère veut repartir tout de suite (on a plus de 2 h de route pour rentrer). Mais je m’entête, je refuse tout net de partir avant d’avoir vu Jean-Louis, que je n’avais pas pu voir à Quimper! J’insiste pour qu’on attende 10 minutes 1/4 d’heure le temps qu’ils se soient changés. D’autant que, dans un SMS envoyé à Elodie, Delphine nous confirme qu’ils vont venir. Faute de mieux, parce qu’on ne sait pas trop où ils vont se pointer, on fait le pied de grue sur le côté de la scène. Ma mère veut rester attendre ici. Mais quand je vois Jean-Louis qui surgit du côté de la sortie des artistes, salue l’organisateur de Carentan et l’entraîne plus loin, je fends la foule pour le suivre, accompagnée de Lila, sans prévenir personne! L’organisation a installé un stand sous un barnum, un peu plus loin. C’est là que les dédicaces ont lieu. Ma mère et ma soeur finissent par me retrouver dans la foule. Je donne mon CD des 40 ans à dédicacer à Jean-Louis, qui a l’air d’excellente humeur! Tu m’étonnes, après une si belle soirée! Gégé et Freddy arrivent eux aussi, et j’ai droit à un « Bonsoir! » et à un grand grand sourire de Freddy (qui a d’ailleurs dû contorsionner ses longues jambes pour rentrer sous le barnum, qui n’était pas follement pratique pour la photo souvenir). J’échange deux minutes avec Jean-Louis, et on rigole à propos d’Itsy bitsy petit bikini. Il me dit en se marrant « C’était pas du tout prévu au départ, il avait pas travaillé les paroles! » On l’a vu! LOL. Il fait bien volontiers une photo souvenir avec moi. Juste après, ma maman donne le signal du départ. C’était un après concert plutôt expéditif pour nous, mais j’ai quand même eu ce que je voulais: échanger quelques mots avec Jean-Louis, mon chouchou, et faire une photo avec lui comme à chaque fois, ça suffit à mon bonheur! Ou plutôt, compléter tout le bonheur de cette soirée costarmoricaine!!! :) Un dernier bisou et un au revoir aux copines, et on regagne le champ parking. Des vigiles en gilets jaune avec lampes de poche nous indiquent la sortie. Nous reprenons la route de Lanester, où nous arrivons à 2 h du matin…

   Que dire de plus sur cet extraordinaire concert? Merci Tri Yann, merci les copines, et merci aux très sympathiques organisateurs de la Fête du Blé! Ce petit concert campagnard restera l’un de mes meilleurs souvenirs! Bravo bravo bravo! Merci les Tri Yann, on vous aime! Le lendemain, j’avais pas les yeux en face des trous, j’avais horriblement mal au dos, j »étais toute désséchée de la canicule de la veille, mais j’étais… HEUREUSE, tout simplement!
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      Et « THE » surprise du concert, pour le plaisir: Itsy bitsy petit bikini!!!
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Souvenirs de vacances: CR du concert de Tri Yann à Quimper

   Après une assez longue absence, par manque de temps (ah, la fac… pfff), je suis de retour, avec quelques surprises en poche: mes CR de concert de cet été!

    Voici pour commencer mon très long compte-rendu du concert de Tri Yann à Quimper le 28 juillet, au Festival de Cornouaille:

 

   

Episode 1 : Sur la route de Kemper

 
Quimper… Beaucoup de monde a déjà apporté sa pierre à l’édifice quant au
récit de cette aventure. Moi-même, après la minable ébauche de CR envoyée à
Eric, je vais maintenant tâcher de vous faire un roman-feuilleton un peu plus
consistant. Puisque vous avez aimé l’an dernier la forme feuilletonnante de mes
CR, je vais m’efforcer de faire aussi bien pour le CR de Quimper que je l’avais
fait pour Lorient…
Samedi 28 juillet, jour J : nous ne nous sommes pas couchés tard,
mais nous sommes en revanche levés matin, dès 7 h, pour nous préparer à la
grande aventure quimpéroise. L’impatience me rongeait depuis plusieurs jours
déjà, surtout depuis la veille où, entrés dans l’ultime phase d’avant le Jour
J, nous avons pris à la Fnac les billets pour le concert suivant :
Pleudihen sur Rance le 11 août… Dès 7 h, tous les 4 sur le pied de guerre, nous
nous apprêtons pour conquérir la ville du Roi Gradlon. Les chats courent
partout dans la maison et font les fous, reflet félin de l’humeur survoltée et
joyeuse de leur maîtresse… J La journée s’annonce belle, et comme les bonnes
nouvelles ne viennent jamais seules, j’apprends grâce à une interview de Jean
dans le Télégramme que nous aurons ce soir le Bagad de Nantes comme accompagnants
de nos Tri Yann, ainsi que Le capitaine de Saint-Malo (déjà ressorti des
tiroirs à Mutzig) au programme du concert. 

    Après avoir embarqué, non pas des
provisions (on verra ça sur place), mais un certain nombre de bouteilles de
flotte dans la glacière, le départ est donné peu avant 9 h 30. Il est tôt.
Après la chaleur étouffante de ces 3 derniers jours, Lanester semble encore
somnoler… Tranquillement, nous filons donc, nous roulons, tel l’ami Gilles
Servat, sur la route de Quimper, où le monde est en cette semaine de Festival,
indubitablement celtique. Par contre, pour les canards bleus, ça reste toujours
à prouver… J

    Le trafic est fluide, et nous rallions en
moins d’une heure la capitale cornouaillaise. Dès notre entrée dans Kemper,
nous nous mettons en quête d’une place de parking, pour caser notre (grande)
tuture. Nous repérons d’emblée au passage tout le périmètre réservé au
Festival, au cœur de la Vieille Ville. Il y a quelques parkings indiqués par
des panneaux, oui oui… Mais certains sont déjà complets, et les quelques rares
autres sont non seulement petits, mais en plus payants ! 3 euros pour
seulement 2 h de stationnement autorisé, ils peuvent toujours courir… Nous
cherchons donc une place gratuite, où le stationnement ne serait pas limité.
Après avoir fait au moins trois fois le tour de la zone, nous finissons par
dénicher une place dans une rue isolée, à proximité d’un charmant prieuré en
rénovation. Adjugé, vendu ! Quimper était déjà connu pour son manque
flagrant de stationnement, et qui plus est de stationnement gratuit, là je l’ai
constaté de mes yeux ! Enfin bref… Une fois ce détail réglé, nous nous
dirigeons à pied vers le cœur de la vieille ville, où le Festival est implanté.
Nous longeons d’un bon pas, sous un soleil généreux, les quais de l’Odet, nous
dépassons la fête foraine, repérons les stands du Quai en Fête et l’Espace
Gradlon sur la rive opposée, ce dernier trônant comme le Saint des Saints sous
sa toile blanche dans la lumière du matin. Enfin, non loin d’un parking réservé
aux cars des bagadoù (qui se chauffent déjà en vue du championnat de cet
après-midi), nous trouvons un bar ouvert et en profitons pour prendre un café.
J’en profite aussi pour envoyer un SMS à Laëtitia, déjà sur place depuis la
veille, pour lui signaler notre arrivée et où nous sommes… Après être ressortis
du café, nous reprenons tranquillement nos pérégrinations et nous nous
enfonçons dans les vieux quartiers de Quimper, superbes, du côté de la
cathédrale Saint-Corentin (à laquelle nous prévoyons de jeter un coup d’œil).
Nouveau SMS de Laëtitia, qui visiblement se trouve dans le secteur. Nous
finissons par déboucher sur la magnifique Place Terre au Duc (sans doute l’un
des plus beaux quartiers du Vieux Quimper). Nous avons perdu mon père en cours
de route. Il a dû pousser jusqu’à la cathédrale directement. Au centre de la
Place se dresse une très jolie fontaine entourée de faïence (eh oui, n’oublions
pas que Quimper, c’est le pays de la faïence Henriot). Nous nous asseyons sur
la margelle de la fontaine. Et, alors que ma mère et ma sœur vont jeter un coup
d’œil dans une boutique plus loin, j’entends, en provenance de ma sacoche (Tri
Yann bien sûr) retentir une vibration ainsi qu’un rire gazouillant de bébé… Oh
oh, par Toutatis, je crois que c’est mon portable qui sonne ! Laëtitia
m’appelle en effet pour me signaler qu’elle est tout près de la cathédrale. Une
fois que ma mère et ma sœur reviennent, je les préviens, et nous partons vers
la cathédrale, à la rencontre de Laëtitia. La foule commence à se densifier
dans les vieilles rues de Kemper, je regarde à gauche et à droite pour essayer
de repérer une tête connue. Mais à proximité de la cathédrale, alors que je
m’apprête à reprendre mon portable pour la rappeler, nous tombons sur
Laëtitia ! Presque un an après l’aventure lorientaise, nous sommes bien
contentes de nous revoir J .
Voici la première fille de la tribu tryanaute retrouvée ! J
Toutes les quatre, nous papotons tout en jouant un peu les touristes, côté
cathédrale…
Fin du premier épisode ! J Second épisode… plus
tard ! Mais ne vous inquiétez pas, çui-là, contrairement aux TGV, il va
arriver à l’heure… voulue ! J LOL !

 
Episode 2 : Dastum e Kemper

 
Après une petite visite de la cathédrale Saint-Corentin, comme il est
midi, nous trois, plus mon père qui nous a rejoint dans l’intervalle, et
Laëtitia, nous décidons de manger ensemble. Notre choix se porte sur un stand
de pataterie sur le Quai en Fête. Nous nous installons à une table sur les
bords de l’Odet. Sur la rive d’en face, des rumeurs de batterie train d’être
accordées nous parviennent depuis l’Espace Gradlon. Après la pause déj’,
Laëtitia repart de son côté, tandis que nous allons visiter le musée
départemental, tout proche des jardins de l’Evêché, où une autre scène est
dressée et où se déroulent 3 concerts par soirée (d’ailleurs, le grand Graeme
Allwright, l’un des « modèles » de nos loustics nantais, y est à
l’affiche le soir-même). Musée intéressant et assez riche, bien que j’ai
commencé à en avoir un peu marre au bout de 2 étages visités. Ensuite,
j’insiste pour qu’on retourne du côté de l’Espace Gradlon, repérer un peu mieux
comment se présentent les choses. De plus, Laëtitia nous a dit qu’elle n’avait
pas trouvé l’entrée. Nous traversons le pont et arrivons côté Gradlon. Nous
faisons le tour complet du chapiteau, et il n’y a AUCUNE indication sur
l’entrée, et personne n’est en mesure de nous renseigner. Nous arrivons de
l’autre côté du chapiteau, tout près de l’office de tourisme et d’une jolie
petite butte bien tranquille. Toujours aucune entrée indiquée. Tout le
chapiteau et ses dépendances sont entourés de grillage haut. Soudain, j’émets
un « Oh ! » d’agréable surprise : nous voyons Konan, à
l’extérieur d’un espace attenant au chapiteau, faire des allées et venues le
portable collé à l’oreille. En voyant ma mère, il s’est interrompu pour lui
dire bonjour. Moi je ne sais pas s’il m’a vue, mais en tout cas je lui fait un
coucou rapide de la main avant que nous repartions. A défaut de repérer
l’entrée des spectateurs, on aura localisé l’espace VIP ! Hi hi hi… Ca
aussi ça nous sera bien utile par la suite… Alors qu’on fait demi-tour, on voit
venir vers nous deux personnes : une jolie rousse dont le visage m’est
familier grâce au DVD, et une jeune fille brune… Lucile et Loriane ! On
s’était rapidement « aperçues » à Lorient un an plus tôt. Pour faire
court, depuis un an, Lucile et moi avons fait davantage connaissance grâce au
forum, à Facebook, à mon blog, et nous nous sommes découvert énormément de
points communs, tissant à cette occasion une amitié « virtuelle »,
mais véritable. On était donc ravies de se retrouver « en vrai » et
d’avoir l’occasion de faire véritablement connaissance !
On papote 5 min, puis nous trois nous retournons au cœur de la Vieille
Ville. Nous trouvons un point billetterie, renseignements, etc… Là, on nous
explique enfin que la route sera barrée à partir du pont pour l’entrée des
spectateurs, et que l’entrée du chapiteau serait ouverte à ce moment là. Enfin
une réponse !
L’après-midi s’égrène, par notamment des danses à l’Espace
Saint-Corentin, où jouent des sonneurs de notre connaissance, Tanguy Josset et
Yannick Martin. Quand nous décidons que l’heure est venue de retourner au
Gradlon, nous cherchons en vain un stand quelconque de sandwichs, et nous finissons
par nous rabattre sur un saucisse-frites. Nous allons nous asseoir sur un banc
au bord du quai pour manger. Les échos des balances nous parviennent :
j’appelle Laêtitia, qui me dit qu’elle est sur la  butte derrière le chapiteau avec Lucile et
Loriane. Nous les rejoignons sur la butte au pied du Mont Frugy et savourons
bien tranquilles les balances (sans l’image, mais avec le son !). Le Bagad
de Nantes répétant Divent an dour nous donne la chair de poule, et nous
chantons à tue-tête les Lalalala lalalala. Alors qu’on décide de se bouger pour
aller faire la queue, Lucile attire mon attention plus haut : on voit un
garçon brun à lunettes. Je pense avoir identifié Guillaume, mais je n’ose pas
l’appeler. Nous faisons donc demi-tour. Quand soudain Laëtitia se met à faire
de grands signes de la main. Voilà que nous retrouvons 3 autres filles de la
tribu, et pas des moindres : notre Elodie nationale (et son zoli T-Shirt),
Maud et Lila.

    Nous finissons par aller faire la
queue : coup de chance, il y a encore très peu de monde. D’autres membres
de la tribu nous rejoignent : Angélique, Paty et Jean-Luc, Thérèse, entre
autres. A chaque fois, c’était cris de joie et embrassades. Au final, la
prophétie de Kan ar Kann s’est réalisée : c’était un Dastum e Kemper, un
rassemblement à Quimper ! Et surtout, à l’exception de Vivi et
Jean-Pierre, c’est toute la tribu tryanaute des Inondés de Lorient qui a été de
nouveau réunie sous le ciel cornouaillais. Nos signes amicaux ayant eu raison
de leur timidité, Guillaume et son pote nous rejoignent. Ma mère, ma sœur et
moi retrouvons également un couple très gentil dont nous avions fait la
connaissance au concert de Concarneau en 2010, et que nous avions revus aussi à
Lorient. Pendant tout le temps de l’attente, nous bavardons, rigolons et
chantons à qui mieux-mieux (Les filles de Redon, ou encore Le capitaine de
Saint-Malo sous la direction artistique d’Elodie ! LOL !). Tout en
observant, impressionnés, la queue interminable qui s’étale le long des quais
de l’Odet.
20 h… Toujours rien… 20 h 15… On attend que les bus aient fini de
circuler pour rentrer… 20 h 30, la sécurité et les flics bloquent la rue avec
des barrières. Mais il y a un problème : une bonne femme un peu bizarre,
qui veut sans doute resquiller, fait tout un foin et refuse de quitter le
périmètre de l’Espace Gradlon. Alors, excédés, impatientés, on se met tous à
brailler à l’unisson : « On veut rentrer ! On veut
rentrer ! ». Enfin, la foule et nos cris ont raison de la
sorcière ! Allez, du balai la mégère ! Elle dégage. Et là, enfin, des
responsables du service de contrôle, assez jovials, d’ailleurs, nous ouvrent le
passage et nous recommandent de ne pas courir… A l’abordaaaaage !

    Fin du second épisode !

 

     Episode 3 : Kemper en(chant)é !

    Sitôt le talon de mon billet détaché, je
passe en trombe la barrière. Malgré les conseils du gars du service de
contrôle, et ma mère qui me répète Ne cours pas ne cours pas, devinez ce que je
fais ? Je galope en direction du chapiteau, et de l’entrée proche de la scène
qui a été ouverte ! Je suis dans les premières. Laëtitia et Lucile sont
parties comme des flèches. Histoire de motiver mes troupes, je crie :
« Allez Lulu, à l’abordage ! ». Et rapidement (beauuucoup plus
rapidement qu’au Slipway l’an dernier), nous pénétrons dans le chapiteau et
arrivons au pied de la Sainte Scène. Ce soir, il n’y aura ni bâbord ni tribord,
puisqu’il n’y a pas d’avancée de scène. Mais tant qu’on est devant, n’est-ce
pas le plus important ? J Aux côtés de Lulu,
Loriane et Laëtitia, je prends possession de la barrière et du premier rang,
côté droit de la scène. Le reste de la tribu nous a suivies de près. Mais
Elodie et Maud, ayant retrouvé Lila qu’elles avaient perdu de vue dans la
foule, ont migré au milieu. Ma mère se retrouve aussi au milieu, elle
insiste : « Viens au milieu, y a Elodie et Maud qui y sont ». Au
début, je refuse de bouger de la barrière, mais elle insiste tellement que je
finis par la rejoindre au milieu… me retrouvant au deuxième rang… Boooon, c’est
vrai que au milieu, j’aurais une meilleure vue de la scène qu’à l’extrémité
droite du premier rang, mais quand même… Pour le principe je suis contrariée
d’avoir été éjectée du premier rang. Je me retrouve donc juste derrière Paty et
Jean-Luc, proche d’Elodie, Maud et Guillaume… et juste en bordure de la
« marche » que forme le bord de la barrière (haute). Ce qui ne me met
pas spécialement à l’aise : déjà, comme je suis astigmate, je n’ai pas de
relief, donc un problème d’anticipation, mais comme tout humain normalement
constitué, je n’ai pas de rétroviseurs arrières. Du coup, j’avais peur qu’un
pas en arrière malheureux me fasse tomber. Je demande donc à ma mère de se
mettre juste derrière moi pour me rattraper en cas de chute. Et effectivement,
deux fois j’ai failli me casser la gu***, première fois à la  fin du Retour de la croisade, deuxième fois à
la fin de Kan ar Kann, rattrapée par ma mère, et par Jean-Luc, qui m’a agrippé
le bras la deuxième fois. J’étais en mode « Concert Cascades »…
Huuummm… Bon, passons…
La scène est d’une hauteur raisonnable, donc on aura une visibilité
parfaite. Pour ceux qui sont dans les gradins, il y a des écrans géants sur les
côtés. En plus des barres d’éclairages habituelles, le Festival a rajouté
d’office pour tous les artistes passant sur cette scène des espèces de panneaux
pleins de petites loupiotes. D’ailleurs les effets produits par ces panneaux me
plaisaient assez moyennement. Très rapidement, le chapiteau est plein comme un
œuf. A peine quelques minutes avant l’entrée en scène, nous avons l’occasion de
voir Delphine et de la saluer. Comme l’ont souligné les autres, on a rarement
vu un concert commencer aussi rapidement une fois entrés. 21 h 10
environ : l’intro sidérale de Na I ri o est lancée, et la scène, grâce aux
projecteurs et panneaux de lampions, est tout de vert éclairée. Nos flamboyants
dans leurs atours rummadiens investissent progressivement la scène. En raison
d’un problème technique, Konan ne nous fait pas l’intro au pibgorn. Cette
entrée s’achève par l’arrivée de Jean-Paul, Jean et Jean-Louis, ovationnés
comme il se doit ! J

    Avec Na I ri o, c’est un show survitaminé
d’1 h 45 qui commence. L’ambiance était excellente et le public très
participatif, sur les Alouééééééé fa la louéééé du Baleinier autant que sur les
paroles de La jument ou les Hali halo du Capitaine de Saint-Malo (THE surprise
de la soirée). Le programme a déjà été détaillé auparavant, je ne vais donc pas
y revenir. Guillaume a dit dans son CR avoir été déçu de la set-list : ce
n’est pas mon cas. Au contraire, elle m’a plu, je l’ai trouvé parfaitement
équilibrée. C’était probablement, avec Lorient, le concert le plus équilibré
auquel j’ai assisté, avec, peut-être, un peu plus de moments rock (et Le
chasseur de temps, l’un des titres les plus remuants en concert, était
idéalement placé).
Je pourrais en écrire des pages, alors quelques anecdotes au
débotté :

-        
On a chanté les Alouéééé Fa la louéééé mieux qu’à
Strasbourg selon JL…

-        
Quand Jean-Louis conclut le conte des Néréides, Jean VI
le Beau fait sa star (pour rire) et fait mousser, refusant de commencer à
chanter tant qu’il n’a pas reçu un nombre d’ovations suffisant ! MDR,
sacré Jean !

-        
Juste après, Jean-Louis annonce : « L’année
dernière, on a entamé la tournée des 40 ans, et on va la poursuivre jusqu’au 50ème
anniversaire. Alors on a décidé de vous ressortir quelques vieilleries des
tiroirs… comme ceci ». Pendant qu’il parle, on voit Jean-Paul s’emparer de
sa guitare, Jean de son banjo. Mon cœur s’emballe : je pressens Pelot ou
Johnny Monfarleau. Les premières notes retentissent, et je pousse un hurlement
de joie (je n’ai d’ailleurs pas été la seule) : c’est Pelot !!!!!
Pelot est de retour !!! D’avoir ma chanson préférée pour la première fois
à Redon j’étais super heureuse, à Lorient c’était encore plus magique, mais
trois fois de suite… Pfff… C’est le pied ! Nous lui réservons une telle
ovation qu’à la fin, Jean-Paul s’incline bien bas en étreignant sa guitare.

-        
Marie-Jeanne-Gabrielle, toujours aussi émouvante…

-        
L’intro de Si mors à mort a été étoffée, et c’est à
pisser de rire : Charles VIII le minable était-il plus con que laid ou
plus laid que con ? Les paris sont ouverts. Après s’être fracassé le haut
de la gueule sur le linteau d’une porte du château d’Amboise, le verdict est
tombé : il est décidément très con, et bien meilleur mort que
vivant ! LOL !

-        
Prestation toujours magistrale de nos maistres
tambourineurs de Plougastell-Daoulas Freddy et Gégé sur Gavotten ar
seizh ! Extra ! Et Jean-Louis a bien fait mousser le public en les
présentant.

-        
Marion et son conte désormais culte :
d’anthologie.

-        
Le chasseur de temps a bien fait monter la température
sous le chapiteau du Gradlon, déjà très chaud ! J
D’ailleurs, je le sais de source sûre : avec Tri Yann et les Du, la fièvre
est probablement montée à 40, voire plus… (mais est-ce en degrés ou en
années ? Les deux !).

-        
Jean-Louis arpente la scène d’un pas martial sur Le
retour de la croisade…

-        
Divent an dour : comme toujours, un grand moment,
un moment d’émotions et de frisson. Surtout quand il y a un bagad en renfort… Le
Bagad de Nantes a été musicalement parfait ! Et nos Lalalala Lalalala…
l’ont été aussi, au point que Jean-Paul a salué les mains jointes !

-        
Les Lamentations sont jouées également, en l’occasion
de la commémoration, en ce 28 juillet, de la bataille de Saint-Aubin du
Cormier. Par contre, Gégé a eu un gros problème d’amplis au niveau de sa
guitare. Ce qui fait que le résultat a été, selon moi, moins bien qu’à Lorient
(ce titre me fait toujours un peu bizarre en concert, de toute façon).

-        
La jument : Sur la vidéo d’An Tour Tan, on voit
Jean-Paul partir en fou rire au moment ou Jean-Louis enlève sa chemise. Je
crois que c’est parce que Jean a mimé un strip-tease à ce moment-là !
LOL ! Ensuite, lorsque Jean-Louis nous fait hurler les paroles, Jean le singe,
sous l’œil rigolard de Jean-Paul, et fait mine de regarder sa montre. Enfin,
les métamorphoses c’est bien typiquement celtique, puisque la belette s’est
métamorphosée en… crevette ! J Fou rire
garanti !

-        
Les prisons : La fille du geôlier oublie
d’apporter à boire et à manger au prisonnier. Pôv’ type, ça lui suffit pas
d’être condamné à la pendaison, faut aussi qu’il crève la dalle ! MDR
MDR !

-        
2ème rappel : Le capitaine de
Saint-Malo ! Nous avons pris un malin plaisir à hurler les refrains, et
les cochonneries des couplets ! LOL ! D’ailleurs, j’ai appris quelque
chose : le refrain hali halo vient du verbe maritime « haler ».
Moi j’aurais écrit Hali comme Ben Ali et Halo à peu près comme l’interjection
téléphonique ! Je me suis couchée moins bête ! LOL !

-        
Il y a eu un certain nombre de problèmes de sono
pendant le concert, assez rapidement résolus pour la plupart, mais c’est tout à
fait excusable. C’est plus compliqué de s’accorder sous un chapiteau.

-        
Final sur les chapeaux de roues avec Je m’en vas et le
Bagad. Après, double salut final : nos Tri Yann seuls, puis avec le bagad
ensuite. A ce moment là, une musicienne du bagad s’est glissée entre Jean et
Jean-Paul. Une dame d’un certain âge, blonde… Je crois que c’est la sœur de
Jean-Louis, qui est au Bagad de Nantes…

-        
Jean-Louis annonce après la longue ovation que nous
leur réservons : « Et maintenant, Sonerien Du ! » Clap de
fin du concert après 1 h 45 de pure folie. Mais pour nous les Tryanautes, ce
n’est pas tout à fait fini…

 
Fin du 3ème épisode !

 

 

 

 

    Episode 4 : Kemper prolongé !

 

    Nous autres, la tribu Tryanaute, nous nous
extirpons des deux premiers rangs et nous nous faufilons vers la sortie du
chapiteau, sans rester voir les Sonerien Du (à l’exception de Paty, Jean-Luc et
Thérèse, qui restent). Une fois dehors, dans la nuit quimpéroise, nous nous
dirigeons résolument vers l’Espace VIP. La zone est comme il se doit grillagée
et close de barrières. Là, on nous informe (avec amabilité, d’ailleurs) que les
Tri Yann sont avec les « officiels » (maire de Quimper, directeur du
Festival et tout le bataclan) et doivent jouer un ou deux titres avec les Du.
Par conséquent, ils ne seront pas disponibles avant une bonne heure. Peu
importe, on attendra ! Je sais pas si je réussirais à convaincre ma mère
de poireauter pendant une heure, mais j’espère que quelques uns arriveront à
s’échapper de l’entrevue avec les gros bonnets… Nous allons nous asseoir sur
les marches de l’office de tourisme attenant à l’Espace Gradlon, et patientons
sagement. Lucile et moi en profitons pour bavarder. Rapidement, « Hérisson
joli » (Jean-Luc ! LOL) quitte les lieux avec sa voiture. Puis une
autre silhouette familière, grande, s’approche : ouiiii, Freddy
arrive ! Nous nous relevons pour venir à sa rencontre. Arrivé au grillage,
il nous balance une question pour le moins incongrue : « Vous avez
des cacahuètes ? ». Alors on lui répond du tac au tac :
« Pour nous ou pour toi ? ». Freddy : « Ben, pour moi,
chuis votre singe en cage, il me faut des cacahuètes (parce qu’il était
derrière le grillage) ! » Explosion de rire dans la tribu
Tryanaute ! Dis donc, le ton est donné pour l’après-concert ! Freddy
ouvre la porte grillagée et nous rejoint. Même si je n’ai pas pu voir
Jean-Louis, mon « chouchou », ce soir-là, j’ai énormément apprécié
cet après-concert, presque autant que celui de Lorient, car il n’y avait que
nous, la quinzaine des plus fidèles, et eux. Et comme on était entre nous,
entre potes… Il fait la bise à Elodie, à Maud… Et comme je suis avec elles,
Freddy me fait la bise sans façon ! Hoooo, la vache !
Yahouuuu !!! C’est la première fois qu’un membre du groupe me fait la
bise ! Même si je ne suis pas très « bisou » en règle générale,
ni cœur d’artichaut, je me suis sentie toute drôle !
Jean arrive lui aussi. Il reste derrière le grillage, mais passe un
moment à causer et rigoler avec toute la bande. Par exemple, on a appris tous
les détails sur sa pelouse, ou encore, débonnaire et plein de bonhommie comme à
son habitude, il a fait (pour rire) l’éloge de la flemmardise ! MDR !
On a passé un bon moment et bien rigolé avec Freddy aussi. Il plaisante avec
Laëtitia à propos de la pluie (je ne sais plus pourquoi d’ailleurs), et nous
pose une colle : « Vous vous rappelez, c’était quoi mon premier
costume officiel dans Tri Yann ? ». On se creuse la tête pour se
rappeler. « Le loup ? » « Non, c’était après ». Quand
soudain, j’ai une illumination et je m’exclame « L’enchanteur
Merlin ! » Freddy : « Voilàààà ! ». A partir de
là, il nous taquine, prétendant que pour Luçon il a lutté contre les éléments,
mais qu’à Lorient il a fait exprès ! LOL !
Au cours de cet après-concert, Freddy s’est également découvert une
nouvelle vocation : celle de portier ! A chaque fois qu’une personne
ou une voiture voulait sortir, il ouvrait le grillage. D’ailleurs, il ouvre la
barrière à Konan, qui s’en va avec sa voiture, et nous réservons une haie
d’honneur à « William Wallace ». Au volant, Konan était mort de rire
en voyant la haie d’honneur.

    Christophe (visiblement crevé) arrive
également, avec Delphine. Il fait la bise à tout le monde, comme Freddy, et
serre la main des deux seuls mecs présents, Guillaume et son pote.

    On a vraiment tous passé un excellent
moment après le concert, nos sourires et nos mines joyeuses en témoignaient.
Guillaume, qui rencontrait le groupe pour la première fois, n’a pas beaucoup
parlé mais était visiblement aux anges ! (n’est-ce pas Guillaume ?).
Au bout d’un certain temps, ma mère, ma sœur et moi partons. Jean-Louis
et Jean-Paul ne sont pas encore arrivés, mais l’heure tourne… Tant pis, on les
verra à Pleudihen ! Nous disons au revoir aux copines, et à bientôt à
Pleudihen à Freddy et aux filles que nous retrouverons là-bas. Nous retournons
à la voiture, où mon père nous a devancées, et faisons, ravis de notre journée,
les 60 km du retour…

    THE END !!!

 

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