Si Lorient était une chanson…

    En mode « portrait chinois »…

    Alors que Brest de Miossec me parle par son côté nostalgique et m’évoque le village eurélien de mon enfance, si Lorient, la ville aux cinq ports, ville chère à mon coeur qui est mon deuxième chez moi, était une chanson, ce serait… ce serait… non pas une chanson celtique, ou une chanson abordant l’esprit interceltique (encore que…) qui est depuis plus de 40 ans l’identité culturelle fondamentale de Lorient. Non. Si Lorient était une chanson, ce serait… (roulement de tambour)… Emmenez-moi de Charles Aznavour!

    Pourquoi???

    Parce que, c’est ce que m’inspire le nom de Lorient. Arrêtez-vous un instant, fermez les yeux, et imaginez… Demandez-vous seulement ce que vous évoque ce nom… Lorient, c’est la ville historique de la Compagnie des Indes… La toponymie évoque ce vers quoi elle ouvrait, pendant son ère prospère, au XVIIème siècle… Lorient, c’est un nom qui sent bon les épices et le soleil, qui emporte vers des rives lointaines et exotiques, au bout du monde, qui vous donne des idées vagabondes… Bon, en vrai, ce n’est pas tout à fait ça… Mais il n’empêche que ce Nom fait rêver et a un pouvoir de fascination certain! :) C’est vous dire: je devais avoir 9 ans, avec ma soeur et mes parents nous déjeunions à la cafétéria d’une grande surface XXX. Depuis que nous sommes entrés, nous entendons une musique entraînante et indéfinissable, qui charme mes oreilles alertes: c’est le Bagad de Lann-Bihoué, dont les CD sont passés à fond ce jour-là dans la cafét’ et le magasin… Ma mère prononce ce nom bizarre, qui pour moi ne veut rien dire: Bagad de Lann-Bihoué… Il faut dire que je n’ai été initiée à la musique bretonne par la grande porte que quelques années plus tard… Et elle prononce un nom encore plus bizarre: en effet, elle évoque le Festival Interceltique de Lorient. Alors moi, je demande, éberluée: « Quoi, quoi?? C’est quoi ce machin exotique?? » :)   Si j’avais su… C’est vous dire la force du pouvoir du nom!

    Enfin bref, cessons les digressions et revenons à Emmenez-moi

    Emmenez-moi, mégatube parmi les mégatubes du grand Charles Aznavour, doyen de la chanson française, c’est tout cela à la fois. C’est l’évocation des rêves des marins, des pays inconnus, des rives lointaines et d’éternels étés! C’est, par excellence, la chanson de voyage. Ce titre n’est pas une chanson celtique, mais pourtant est passé depuis longtemps, sans difficulté, comme Santiano d’Hugues Aufray ou Amsterdam de Jacques Brel, au répertoire des chants de marins. La plupart des groupes de chants de marins l’ont adopté à l’unanimité. Et, dans les soirées où les chants de marins sont rois, comme à la traditionnelle cotriade d’ouverture du FIL, il y a toujours une ferveur assez extraordinaire qui émane du public à l’écoute de cette chanson… :) J’ai l’exemple, j’ai la preuve: le 3 août 2012 dernier, les Gabiers d’Artimon (à qui vont succéder les amis acadiens de La Virée), animent la cotriade sous la halle de la criée. Ils achèvent leur prestation sur Emmenez-moi d’Aznavour… L’ambiance était déjà très bonne, mais lors de ce titre, les murs de la halle de la criée n’ont probablement jamais autant tremblé! Nous étions tous, autour des longues tablées, bras dessus bras dessous, et nous tanguions, en chantant (ou plutôt hurlant) les paroles à gorge déployée!

    J’ajouterai aussi qu’Emmenez-moi est probablement, avec Amazing Grace, le morceau que nous entendons le plus souvent tous les ans en 10 jours de FIL, par les groupes de chants de marins, ou au détour des rues, par les groupes du off qui font le boeuf devant les cafés. Nous entendons souvent en cette occasion le morceau qui sied si bien à la ville aux cinq ports…

    Voilà pourquoi, si Lorient était une chanson, ce ne serait nulle autre que Emmenez-moi!

    CQFD… ;)

    Voici les paroles:

Emmenez-moi (Charles Aznavour)

Vers les docks où le poids et l’ennui

Me courbent le dos

Ils arrivent le ventre alourdi

De fruits les bateaux

Ils viennent du bout du monde

Apportant avec eux

Des idées vagabondes

Aux reflets de ciels bleus

De mirages

Traînant un parfum poivré

De pays inconnus

Et d’éternels étés

Où l’on vit presque nus

Sur les plages

Moi qui n’ai connu toute ma vie

Que le ciel du nord

J’aimerais débarbouiller ce gris

En virant de bord

REFRAIN: Emmenez-moi au bout de la terre

Emmenez-moi au pays des merveilles

Il me semble que la misère

Serait moins pénible au soleil

Dans les bars à la tombée du jour

Avec les marins

Quand on parle de filles et d’amour

Un verre à la main

Je perds la notion des choses

Et soudain ma pensée

M’enlève et me dépose

Un merveilleux été

Sur la grève

Où je vois tendant les bras

L’amour qui comme un fou

Court au devant de moi

Et je me pends au cou

De mon rêve

Quand les bars ferment et que les marins

Regagnent leur bord

Moi je rêve encore jusqu’au matin

Debout sur le port

REFRAIN: Emmenez-moi au bout de la terre

Emmenez-moi au pays des merveilles

Il me semble que la misère

Serait moins pénible au soleil

Un beau jour sur un rafiot craquant

De la coque au pont

Pour partir, je travaillerais dans

La soute à charbon

Prenant la route qui mène

A mes rêves d’enfant

Sur des îles lointaines

Où rien n’est important

Que de vivre

Où des filles alanguies

Vous ravissent le coeur

En tressant m’a-t-on dit

De ces colliers de fleurs

Qui enivrent

Je fuirais laissant là mon passé

Sans aucun remords

Sans bagage et le coeur libéré

En chantant très fort!

REFRAIN: Emmenez-moi au bout de la terre

Emmenez-moi au pays des merveilles

Il me semble que la misère

Serait moins pénible au soleil…

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    Version Aznavour…

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    Version les Gabiers d’Artimon…

      Bon voyage!!!! :) :)



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