Brève: Tri Yann et la chapelle de Kermaria an Isquit

    Hier matin, nos amis les Tri Yann ont livré une prestation à tous points de vue exceptionnelle, dans un contexte très particulier. Le groupe est en effet venu jouer en formation réduite (Jean, Jean-Paul, Jean-Louis et Gégé) à Plouha (Côtes d’Armor), dans la chapelle de Kermaria an Isquit, pour la bonne cause: la restauration de la chapelle, et particulièrement de sa fresque la Danse Macabre, qui date du XIIIème siècle. Cette Danse macabre est extrêmement rare, il n’en existe que quatre représentations en France, dont deux en Bretagne (celle-ci à Plouha, et l’autre à Kernascléden, dans le Morbihan. Or, ce véritable trésor du Moyen-Âge est menacé, dégradé par un champignon miscroscopique dû à l’humidité ambiante. La restauration de la fresque est estimée très onéreuse (de l’ordre de 300 000 euros). Yvon Fichou, adjoint au patrimoine de Plouha, a lancé un appel aux dons au public.

    Que viennent faire les Tri Yann dans tout ça? Les voir chanter dans la chapelle de Kermaria an Isquit n’a rien d’incongru. En 1981, le groupe a enregistré sur l’album An Heol a zo glaz/ Le soleil est vert une chanson célébrant ce bijou du patrimoine breton, intitulée Grand bal de Kermaria an Isquit. A l’invitation d’Yvon Fichou, ils se sont volontiers mobilisés pour la restauration de la chapelle et la sensibilisation des bretons à leur patrimoine, venant interpréter hier matin in situ Grand bal de Kermaria an Isquit, chanson ô combien de circonstance (et ô combien magnifique…). Le titre complet se divise en trois segments, Ballade, Psaume et Danse macabre (évocation directe de la fresque). C’est plus exactement la ballade qu’ils ont interprétée, devant un auditoire de quelques 300 personnes, dont un bon nombre de collégiens du secteur.

    Le caractère exceptionnel de cette prestation réside en plusieurs raisons… Parce qu’il ne s’agissait pas d’un concert, mais d’une intervention de circonstance, pour le lieu même, parce que Grand Bal de Kermaria an Isquit est un titre rare et peu connu du répertoire de Tri Yann, et par conséquent les voir le jouer est tout à fait exceptionnel, pour la beauté du texte et de la mélodie, délicieusement médiévale, pour l’interprétation totalement sans filet. Sans micros, ni amplis, seulement avec la puissance des voix, et les guitares, le psaltérion, la flûte et le mandoloncelle, les Trois Jean, que l’on sait depuis 42 ans fervents défenseurs de la mémoire et du patrimoine breton sous toutes ses formes, ont rendu un bien bel et émouvant hommage, pendant leur très court récital de deux titres (Grand Bal de Kermaria an Isquit et Si mors à mort), à ce lieu séculaire et chargé d’histoire… Merci les gars…

    Béni soit celui ou celle qui a pensé à immortaliser ce moment unique et privilégié et à le poster sur YouTube!!! :D :D <3  Le voici:

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    Voilà pour cette « brève », que je me suis sentie un peu obligée d’écrire, étant donné le caractère peu commun de l’événement et de la prestation…



Mon JT musical # 1

    Mesdames-messieurs bonsoir, voici les titres de l’actualité de ce week-end:

    1) C’est la Toussaint, et vous êtes nombreux à vous rendre sur les tombes de vos défunts. En effet, disons que nous avons tous déjà dans notre vie perdu un cousin, un frère, ou un ami. Et comme ça nous donne froid un peu de s’en rappeler, qu’on nous apporte à boire pour qu’on puisse se réchauffer! Alors, trinquons, pensons à nos morts avec tendresse, le coeur rempli de respect sur un p’tit air rock’n roll! Et buvons, levons nos verres à cette vie qui nous est si chère, buvons à la santé de tous ceux qui nous ont quitté!

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    2) Le deuxième grand titre de l’actualité de ce samedi, c’est évidemment la crise bretonne. Depuis plus de quinze jours, on nous fait chier rabâche à qui mieux-mieux des histoires d’écotaxe (qui après force vagues de protestations a été suspendue pour deux ans), d’abattoirs en train de déposer le bilan, de Lampaul-Guimiliau à Josselin, quand ce ne sont pas des volaillers à Guerlesquin qui se rajoutent à la liste. Bref, l’industrie bretonne est dans la merde en crise. Bref bref, une manifestation monstre, rassemblant des anti-écotaxe autant que des protestataires des industries sinistrées susdites, a lieu en ce moment même à Quimper, devant la préfecture. On estime à 30 000 le nombre de manifestants présents. Petite curiosité: la majorité des manifestants arborent le bonnet rouge (je vous rassurent ils ne jouent pas un remake à grande envergure de Blanche-Neige et les sept nains! LOL). Quel est la signification de ce bonnet rouge? Il ne s’agit pas tant du bonnet phrygien des affranchis de la Révolution que des Bonnets Rouges de la Révolte fiscale du « papier timbré », sous le règne de Louis XIV! On a appelé plus spécifiquement Révolte des Bonnets Rouges les émeutes ayant eu lieu en Bretagne. Ah bah alors, s’il s’agit de ces Bonnets Rouges là, où sont donc passés Sébastian ar Balp et Goulven Salaün, deux des meneurs les plus célèbres de cette fronde, mais également le duc de Chaulnes et le marquis de Montgaillard, chargés de réprimer cette révolte?

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    (pour le duc de Chaulnes, je crois que je sais, il est en train de boire un Nespresso chez madame de Sévigné… ;)   Comprend qui peut ce clin d’oeil… ;) ) What Else?

    La manif se déroule en ce moment Place de la Résistance, à Quimper. Le lieu n’a pas été choisi par hasard, ne serait-ce qu’à cause de son nom… Mais moi qui ait été témoin de l’étrange phénomène, je peux vous affirmer, j’y étais j’ai tout vu, qu’un sortilège a été jeté un soir de juillet 2012 sur cette Place de la Résistance, connue pour accueillir chaque été l’Espace Gradlon, le grand chapiteau où se jouent les concerts des têtes d’affiche du Festival de Cornouaille. Ce jour de fin juillet 2012, un certain groupe quadragénaire et fringant, venu fêter au festival ses noces d’émeraude en musique, a déposé un charme sur ces lieux. En effet, dans une longue chanson tribale et frondeuse, un  »chant du combat », scandé de féroces « Ô feu, ô acier, ô terre et chêne! » (en breton mac’h plij!), ils ont appelé à un « Dastum e Kemper », un « rassemblement à Quimper »… Bizarre, vous avez dit bizarre? Devons-nous établir une concordance entre ces faits? ;) ;)

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    Voilà, c’est la fin de cet article, je vous remercie de votre attention! ;)

* Cet article est à comprendre bien entendu avec une bonne dose d’humour, de cynisme et de second degré, afin de dédramatiser ces actualités au propre comme au figuré… ;) A bon entendeur…

       



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