Toutes les bonnes choses ont une fin…

    Voici ce que j’ai écrit sur mon journal Facebook le lundi 11 août au matin…

    « Et voilà, c’est fini… Rideau… Kenavo an distro…
Clap de fin hier soir du FIL 2014, après 10 jours intensifs placés sous le signe de la verte Irlande… 
Artistiquement parlant, et aussi financièrement pour l’organisation, ce fut une très belle édition. On estime la fréquentation à pas moins de 750 000 visiteurs (contre 700 000 en 2013) sur dix jours! Autrement dit, on a frôlé le record absolu de 2010 (800 000 visiteurs)! C’est aussi la meilleure édition depuis 2011 en termes de billetterie. L’Irlande n’a pas failli à son rang d’invité d’honneur: la qualité des spectacles irlandais et des groupes proposés était à la hauteur de la réputation du pays comme terre de virtuoses. Le summum étant Lùnasa et Liam O’Flynn, qui nous ont fait vibrer lors d’une Grande Nuit de l’Irlande inoubliable…
Et il y a aussi tous les autres que je me dois de citer… Gilles Servat, qui nous a prouvé au cours d’une Fête entre Celtes intimiste chaleureuse qu’il est définitivement le plus irlandais des bretons… Le concert de Cécile Corbel, véritable oasis de douceur et d’onirisme qui, au milieu du fracas des cornemuses et du tapage ambiant, nous a fait énormément de bien… L’intéressante soirée Musiques sacrées Pays de Galles/Galice à l’Eglise Saint-Louis, qui nous a prouvé que la musique celtique se décline vraiment dans tous les domaines et toutes les formes d’expressions… La Nuit Magique, un émerveillement toujours renouvelé, toujours intact d’année en année, mettant en scène sous les étoiles les musiques celtiques dans tout ce qu’elles ont de plus grandiose… Et je ne peux pas finir cet éloge sans citer les Acadiens, qui ont une place à part dans mon coeur… Les Acadiens sont bien plus que des « cousins » du Canada Atlantique des français: on peut le dire, ce sont carrément des frères, tant nous nous sentons proches d’eux, tant leur musique respire l’authenticité et parle au coeur de chacun d’entre nous! Et ils sont tous tellement gentils, toujours souriants et accueillants, ils tutoient d’emblée! Par certains côtés, ils sont même plus agréables que les français. Leur sympathie et leur spontanéité ont quelque chose de terriblement rafraîchissant. Mes remerciements vont particulièrement au formidable groupe Prenez Garde!, qui avait été la grande révélation acadienne de l’an passé. Cette année, en l’absence des « têtes d’affiches » habituelles du Pavillon (Suroît, La Virée, Dominique Dupuis…) retenues au pays par le Congrès mondial acadien, ils ont été propulsés de fait tête d’affiche de la délégation. Et ils se sont parfaitement acquittés de leur tâche, enflammant deux à trois fois par jour, au Pavillon, et aussi au port de pêche lors de la cotriade du samedi 9, un public en délire totalement acquis à leur cause. Un grand bravo à eux. Je suis allée les voir pas moins de six fois en dix jours (cinq fois au Pavillon, la sixième à la cotriade), je ne m’en lasse pas! Hier après-midi, dernier jour, leurs larmes d’émotion à l’idée de quitter le public breton qu’ils adorent, et qui les adore de même, n’étaient pas surfaites. Ces larmes étaient le reflet de notre ressenti à tous: l’émotion de tous les beaux moments vécus, et le déchirement à l’idée que tout cela cesse du jour au lendemain jusqu’à l’année prochaine… Et je vous avoue sans honte qu’hier, après ce dernier après midi, lorsque j’ai quitté le marché interceltique pour de bon cette fois, à l’instar des acadiens, j’ai un peu pleuré. Peut-être était-ce ce trop plein d’émotions emmagasiné en 10 jours qui a fini par sortir? Ou bien était-ce l’émotion à fleur de peau qui régnait au Pavillon acadien qui a déteint sur moi? Je n’en sais trop rien, mais c’est dur de se dire qu’il va falloir attendre un an avant de revivre ça…
    Aujourd’hui, après dix jours très intensifs, on ressent comme un grand vide… Comme dirait Verlaine, il pleure dans mon coeur, mais je me remémore aussitôt tous les moments de grâce vécus au cours de ces dix jours, et la joie remplace la tristesse. Je visionne les vidéos et les photos faites pendant le FIL, et je me dis, vivement l’année prochaine!   A très bientôt, amis de l’interceltisme! RDV pour la 45ème édition du FIL, qui se tiendra du 7 au 16 août 2015 et mettra à l’honneur, non pas une, mais deux nations celtes associées, les deux « petits Poucets » britanniques de la famille interceltique historique, qui se retrouveront pour la première fois en tête d’affiche: les Cornouailles et l’île de Man! »



44ème Festival Interceltique de Lorient, du 1er au 10 août 2014, Année de l’Irlande: la programmation dévoilée!

    Ca y est, enfin!!! :D La programmation du FIL 2014, du 1er au 10 août prochains, a été dévoilée hier soir!!! :D

    Cette année, le FIL se met au vert. En effet, cette 44ème édition sera consacrée à l’Irlande, mémoire et rêve du monde celtique, et berceau historique de la culture celtique européenne. Le visuel de l’affiche de cette année, superbe, est inspiré du Livre de Kells.

    Mais passons aux choses sérieuses: les noms! Seront présents entre autres cette année à Lorient: Bernard Lavilliers (si si! ), Gilles Servat (hiiiiii!) & Donal Lunny, pour un grand concert de « frat-Eire-nité » irlando-bretonne, Roland Becker aux manettes d’une création réalisée pour les 500 ans de la mort d’Anne de Bretagne, Lùnasa, Liam O’Flynn & l’Orchestre du Festival à la Grande Nuit de l’Irlande pour une re-création exceptionnelle de l’oeuvre pour orchestre et uileann-pipe de Shaun Davey The Brendan Voyage (hiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!! :D ), Cécile Corbel à l’affiche du Concert pour Celtes en devenir, Suzanne Vega au Grand Théâtre pour un hommage à Pete Seegers, l’accordéoniste québécois Yves Lambert (ex-La Bottine Souriante), Anouschka Shankar (fille du célèbre sitariste Ravi Shankar) & Catrin Finch pour un concert autour de l’univers des bardes, la soirée Femmes gaéliques avec Mary Black, Frances Black, Aoife Scott et Julie Fowlis, Red Cardell & le Bagad Kemper pour la création Fest-rock, mon coup de coeur acadien de l’an dernier Prenez Garde! (hiiiii!!!! :D )  à la deuxième cotriade, et un grand Concert de Clôture au Moustoir avec The Dubliners dans une nouvelle formation (rebaptisée The Dublin Legend), The Strypes, Salsa Celtica et Caroline Savoie… Voilà pour les principaux noms de cette édition 2014.

    A la lecture, hier soir, j’ai été d’emblée plutôt satisfaite par cette affiche alléchante, et j’ai déjà des idées de concerts bien précises… C’est une programmation éclectique et audacieuse, fidèle aux orientations prises par le FIL depuis 2007 par Lisardo Lombardia et son équipe, parfois étonnante, mais néanmoins incontestablement solide. En tout cas, ce programme 2014 est bien plus attrayant que celui de la précédente Année de l’Irlande mitonnée par Jean-Pierre Pichard (prédécesseur « historique » de Lisardo) en 2005, qui n’avait pas franchement laissé de souvenirs impérissables.

    Ce que j’ai déjà prévu de faire à coup sûr: Gilles Servat, la Grande Nuit de l’Irlande, Cécile Corbel, la deuxième cotriade avec mes chouchous de Prenez Garde! … ;)   4 envies de spectacle d’emblée, sans compter les « incontournables », c’est plutôt pas mal. Le reste sera à l’avenant! ;)

    Je vous mettrai prochainement le programme plus détaillé, et ensuite ma traditionnelle playlist des artistes du FIL. Je vous laisse avec le teaser de l’édition 2014…

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    Dans les cartes à jouer, je demande… le trèfle!!! ;)



Les musiques celtiques et le cinéma

    Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais les musiques celtiques s’accordent bien avec le 7ème Art. Elles peuvent rehausser fort joliment un film… En tout cas,  des réalisateurs ne s’y sont pas trompés, en en agrémentant les bandes-sons de certains de leurs films. En voici une petite sélection, dont certains exemples sont très connus (Oscars, etc…).

    La musique celtique au pays du Soleil Levant…

    Depuis quelques années, la musique celtique fait le bonheur du cinéma d’animation japonais, tout particulièrement des célèbres studios Ghibli. Des réalisateurs de renom, dont Goro Miyazaki, ont fait appel à plusieurs reprises à Carlos Nùnez, excusez du peu, pour les bandes-son de leurs films. Le beau galicien a ainsi composé des musiques pour des films comme Les contes de Terremer, Le voyage de Chihiro, Princesse Mononoké

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    Un extrait de la BO des Contes de Terremer pendant le concert de Carlos au FIL 2009 (j’y étais…)

      Plus récemment, c’est Cécile Corbel, la fée chanteuse-harpiste finistérienne, qui a été sollicitée par les studios Ghibli, pour l’intégralité de la bande-son du film Arrietty le petit monde des chapardeurs. Arrietty a été un gros succès au box-office, et Cécile a été récompensée par un disque d’or et l’équivalent japonais d’une Victoire de la musique. C’est dire… :)

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    Karigurashi no Arrietty (La chanson d’Arrietty) en japonais

    … Et ailleurs…

     Pour en revenir à Carlos Nùnez, il a consacré un album entier aux musiques de film: Cinema do mar, en 2005. Sur cet album, on retrouve entre autres la musique poignante qu’il a composée pour le film d’Alejandro Amenabar Mar Adentro… Une musique bouleversante, qui sied parfaitement au thème du film. En effet, Mar Adentro aborde, au travers de l’histoire vraie de Ramon Sampedro, le sujet ultradélicat de l’euthanasie…

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    Mar Adentro joué à Vigo, à l’occasion du concert des 20 ans de carrière de Carlos immortalisé sur un DVD live…

    … Les musiques de films de James Horner…

    James Horner, compositeur américain majeur pour le cinéma, a parsemé d’une pincée de celte les bandes-sons de plusieurs films auxquels il a apporté sa contribution. Vous verrez, vous en connaissez au moins deux, forcément! ;)

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    Star Trek II La colère de Kahn de Nicholas Meyer en 1982 est l’un de ceux qui ont imposé James Horner comme compositeur de musiques de films de premier plan. Les influences celtiques de la bande-son se retrouvent à la toute fin du film: Spock, le vulcain à grandes oreilles et à la logique infaillible adulé par les Trekkies, s’est sacrifié pour sauver l’Enterprise lors du combat contre Kahn et a été mortellement irradié. Kirk, McCoy et Scotty, impuissants, assistent à sa mort (au cours d’une scène poignante). Lors des funérailles de son ami, le capitaine Kirk prononce un touchant éloge funèbre, puis Scotty, l’ingénieur (écossais et fier de l’être), joue Amazing Grace à la cornemuse. *

    * J’ai déjà parlé par ailleurs de ceci, dans mon article Choc celtique.

    Braveheart, de et avec Mel Gibson, en 1995, relate l’histoire tumultueuse de William Wallace et de sa lutte pour la liberté de l’Ecosse… Bien que décrié pour sa violence et ses incohérences historiques, le film a été un très gros succès. James Horner, qui en signe la bande originale, a une nouvelle fois inclus un peu de musique celtique…

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    Et… Le plus connus des exemples « horneriens »… Titanic de James Cameron (1997)!

    Allez, avouez! Qui n’a jamais vu le film aux 11 Oscars avec Kate Winslet et Leonardo DiCaprio, l’un des succès cinématographiques les plus colossaux (tout comme la reconstitution du paquebot…) de tous les temps? Qui ne connaît pas l’éphémère mais intense histoire d’amour entre la richissime Rose, et Jack, le modeste peintre embarqué en 3ème classe sur le Titanic? Qui n’a pas tremblé en voyant les deux héros courir dans les coursives inondées du bateau, alors que le Titanic coule à la verticale? Qui ne s’est jamais, en prenant le bateau, posté à la proue pour faire la girouette, ou crier Je suis le maître du monde! ? Et surtout qui n’a pas versé sa larmichette de rigueur en voyant nos héros cramponnés à un radeau de fortune, le trop mignon Jack mourir d’hypothermie dans les eaux glacées de l’Arctique et Rose sanglotant devant le corps sans vie de son amant? Snif snif snif… Que celui qui n’a pas fait ou ressenti tout ce que je viens de citer se dénonce! ;) Sans être fan du film, je lui reconnais son caractère incontournable.

    Bref, notre sujet n’est pas là. James Horner, encore lui, signe la BO de ce film monumental (ce sera d’ailleurs l’album de musique de film le plus vendu au monde!). On en a retenu, certes, My Heart will go chanté par Céline Dion, mais aussi la musique irlandaise qui émaille le film. On entend régulièrement du uileann pipe, mais surtout, la musique irlandaise est mise à l’honneur dans une scène culte du film. Vous ne devinez pas? La fameuse party irlandaise sur le pont des 3ème classe! Invitée par Jack Dawson à cette fête, Rose s’y rend à l’insu de sa famille, et Jack l’initie aux danses irlandaises (par contre, il est totalement faux de penser, comme on a voulu nous le faire croire pendant un temps, que c’est grâce à Titanic que les claquettes irlandaises ont été remises au goût du jour! La danse irlandaise n’a pas attendu DiCaprio pour perdurer).

    Cette party est jouée par Gaelic Storm, groupe californien de musique irlandaise. Les membres du groupe sont eux-mêmes figurants dans la scène, dans les rôles, justement, des musiciens de l’orchestre irlandais. Le film a révélé Gaelic Storm, et ils ont connu par la suite un succès mondial (hors du contexte de Titanic, j’ai vu des images d’archives de leur passage au FIL en 2000, et c’est que c’est vachement bien, en plus! :) ).

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    Enfin, outre Gaelic Storm dans la bande-son, il me semble que la douce voix qui fredonne le générique de début et de fin, c’est celle d’Enya…

    Autres:

    En 1992, Michael Mann réalise une excellente adaptation cinématographique du roman de James Fenimore Cooper, Le dernier des Mohicans. La bande originale du film, composée pour l’essentiel de musique irlandaise, est signée Trevor Jones. Les musiques « additionnelles » sont de Ciaran Brennan et Dougie MacLean…

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    Avec: Daniel Day-Lewis dans le rôle d’Oeil de Faucon, et Madeleine Stowe dans le rôle de Cora

    L’un des premiers grands films de Stanley Kubrick s’inscrit aussi dans ce classement: Barry Lyndon, film historique réalisé en 1975… Bien loin de l’horreur gore de Shinning, de l’ultraviolence d’Orange mécanique, ou du subversif Eyes Wide Shut, Barry Lyndon est un peu à part dans la filmographie de Kubrick. Inspiré du roman picaresque de William Thackeray Makepeace, il relate l’ascension sociale quelque peu sanglante d’un jeune parvenu irlandais, Redmond Barry. La musique du film est composée et jouée par Sean O’Riada et The Chieftains (c’est de Barry Lyndon que provient entre autres la sublime Mna Na H-Eireann, eh oui!).

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    Avec Ryan O’Neal dans le rôle-titre, et Marisa Berenson dans le rôle de lady Lyndon.

    Et enfin… La chute du faucon noir , film de Ridley Scott sur la guerre civile en Somalie. La bande-son dans son ensemble est d’Hans Zimmer, mais on a également fait appel à plusieurs artistes pour les musiques additionnelles, dont le breton Denez Prigent… Le « petit prince de la gwerz » y chante le magnifique morceau Gortoz a Ran en duo avec l’australienne Lisa Gerrard (Dead Can Dance)…

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    Voilà pour ce clin d’oeil celtico-cinématographique. Clap de fin! ;)

       

   



Excalibur III The Origins: Alan Simon croise le fer avec les Anciens Celtes

  Excalibur III The Origins: Alan Simon croise le fer avec les Anciens Celtes dans Actus ExcaliburIIITheOrigins%20frontcover-v2_sm  En 1999, le musicien et auteur-compositeur nantais Alan Simon, encore peu connu du grand public, frappait un grand coup avec son album-concept Excalibur la Légende des Celtes, traitant de la légende arthurienne. A cette occasion, il a rassemblé une Table ronde assez impressionnante de grands noms du folk-rock et de la musique celtique, chacun incarnant un personnage précis: Tri Yann, Fairport Convention, Roger Hodgson (ex Supertramp), Angelo Branduardi, Denez Prigent, Dan ar Braz, Gabriel Yacoub (ex Malicorne), Nikki Matheson ou encore Carlos Nùnez. D’aucuns ont décrété « projet fou », « prise de risque »… Mais pari réussi: l’album devient disque d’or en quelques semaines et se classe dans plusieurs pays dans le top des ventes. L’album sera suivi de plusieurs concerts événements, notamment à Rennes (ce spectacle donnant lieu à un enregistrement live), Bercy et Quimper (pour le Festival de Cornouaille en 2000). Cette aventure est un plein succès, sur scène comme sur disque.

   En 2007, huit ans après le premier volet de la légende et quelques années après Gaïa (un album-concept à visée écologique), Alan Simon récidive, en sortant un second opus arthurien intitulé Excalibur II, l’Anneau des Celtes. Si le premier relatait les épisodes les plus connus de la légende arthurienne, le second traite des pans moins connus: la naissance de Merlin, la création d’Excalibur, les Tuatha de Dannan, la bataille contre les Formeriis… Là encore, de grands noms du folk-rock celtique sont conviés: Fairport Convention, Barclay James Harvest, Alan Parsons, Flook, Lunàsa, Karan Casey, Merzhin, The Moody Blues, King Crimsom… Ce second opus (qui sonne très irlandais), remporte lui aussi un joli succès. La chanson Circle of Life vaudra même à Alan un Award aux Etats-Unis! Excusez du peu…

    En 2009, on change de sujet: Alan consacre un opéra-rock magistral à Anne de Bretagne, dernière duchesse de Bretagne, deux fois reine de France et l’une des figures tutélaires de la région. Des artistes aussi divers que les groupes Ange, Fairport Convention, Tri Yann, Barclay James Harvest, le chanteur Nilda Fernandez, le vielliste Laurent Tixier ou la harpiste-chanteuse Cécile Corbel (dans le rôle-titre) participent au double album et aux spectacles conséquents, unanimement salués par les critiques. Les deux premières du spectacle ont eu lieu au Château des Ducs de Bretagne à Nantes en juin 2009. En novembre 2010, l’opéra-rock a été rejoué, pour un Tro Breizh de quatre dates à Ploemeur, Nantes, Quimper et Rennes. J’ai eu personnellement la grande joie d’assister à la « première » à Ploemeur le 5 novembre 2010, et je n’oublierai jamais ce spectacle extraordinaire!

    Ces deux mêmes années, en 2009 et 2010, Excalibur et ses chevaliers, dans une nouvelle formule, partent en tournée en Allemagne. C’est un carton phénoménal.

    Que ce soit pour Excalibur ou Anne de Bretagne, Alan Simon, artiste complet (musicien, chanteur, auteur-compositeur, écrivain, cinéaste…) s’affiche plus que jamais comme un rassembleur de talents hors pair! De plus, c’est quelqu’un de très simple et de vachement sympa (je l’ai rencontré à deux reprises), ce qui ne gâche rien!

    Et c’est en 2012, treize ans après le début de l’aventure, et après s’être attelé entre temps à l’écriture d’une trilogie fantastique sur le même thème, qu’Alan clôture sa trilogie musicale. L’ultime volet, Excalibur III The Origins, est paru le 13 février sur le label Celluloïd. Six ans de recherche, d’écriture et d’un vrai travail de titan ont été nécessaires pour cette conclusion flamboyante. Excalibur III est, selon son auteur, l’album le plus riche et le plus  abouti de la trilogie. Il remontera aux origines du mythe, retraçant les migrations des premiers clans de Celtes, de l’Altaï à l’Armorique. Excalibur, du moins sa forme primitive, se retrouvera entre les mains d’un jeune chef de clan, Dun Aëngus, à qui il arrivera mille péripéties.

    Le site de musiques du monde Rythmes Croisés en parle bien mieux que moi. Voici leur présentation de ce dernier opus:

     » Une vingtaine de titres originaux interprétés par une pléiade de légendes folk-rock, membres fondateurs de groupes mythiques: Clannad, Runrig, Fairport Convention, Fleetwood Mac, John Helliwell from Supertramp, Jethro Tull, Les Holroyd from Barclay James Harvest, The Silencers, Dun Aengus, Lunasa, The Pentangle, Didier Lockwood, James Wood, le choeur baroque italien I Batti Becchi, mais aussi de jeunes artistes bretons dont le groupe Skilda, le guitariste Pat O’May, la harpiste Cécile Corbel…

    Excalibur III The Origins est le fruit d’une longue gestation et de quatre années d’écriture. Avec cet effort conséquent, Alan SIMON souhaite offrir une conclusion digne de ce nom à sa célèbre saga musicale. S’appuyant sur les découvertes faites récemment par les archéologues, les 20 titres de cet opus retracent l’odyssée historique des premiers clans celtes il y a plus de 3000 ans!

    Doté d’orchestrations folk rock délirantes soutenues par les 120 musiciens de l’orchestre symphonique de Budapest placé sous la direction de l’américain Lee Holdridge, Excalibur III The Origins s’annonce comme une pure folie musicale avec une moyenne de 160 pistes par titre qui nécessita pas moins de neuf mois de mixage. Ce final haut en couleurs a été enregistré durant trois années dans huit pays et par plus de 300 musiciens ».

    Voici d’ores et déjà la track-list de cet ultime opus. N’ayant pas encore acheté le disque (mais, en tant que grande admiratrice d’Alan Simon et de ses projets, ça ne saurait tarder…), je ne sais pas qui chante quoi, à un ou de titres près. Mais bon, voici la track-list:

1. The Origins Part. I

2. Saman

3. Tamlah

4. Evil Day

5. Iron Age

6. Motherland

7. Skye

8. Beltaine

9. Incantations

10. The Promise

11. The Legend of Oisin

12. The Origins Part. II

13. Fame and Glory

14. Fir Mhor

15. Sacred Lands

16. Roma

17. The Lost Season

18. Dun Aengus

    Et qu’on se le dise: la trilogie discographique s’achève, mais l’aventure Excalibur n’est pas encore terminée. Le 14 juillet prochain, un concert géant aura lieu à Paimpont, en lisière de Brocéliande, avec une grande partie des interprètes de la trilogie Excalibur. C’est bon à savoir…

    Voici le joli teaser du troisième opus, réalisé par l’ami Konan Mevel himself:

      Image de prévisualisation YouTube

 

    www.simonalan.com

    www.excaliburtrilogy.com

 



Cécile Corbel: une étoile montante de la scène bretonne

  Imaginez-vous un soir en lisière d’une forêt bretonne. Une petite fée aux longs cheveux roux et à la voix sussurrante vous murmure des légendes à l’oreille. Les échos en résonnent jusqu’au Pays du Soleil Levant… Vous n’avez pas deviné? J’ai nommé Cécile Corbel! La jeune Finistérienne, harpiste de génie et chanteuse à la voix d’or, est une valeur montante du paysage musical breton. Et sa renommée ne se cantonne pas à sa région natale! Elle tourne dans le monde entier, distillant son univers empli d’onirisme et de poésie. Son parcours est assez atypique. Elle a 4 albums persos à son actif. En 2009, elle incarne le rôle titre de l’opéra-rock d’Alan Simon, Anne de Bretagne, et participe aux concerts qui suivront, en juin 2009 et novembre 2010. Enfin, l’an dernier, elle a composé la bande originale du dernier film d’animation des célèbres studios Ghibli, Arrietty le petit monde des chapardeurs (film qui rencontra un vif succès), au Japon, où elle est en passe de devenir une star. J’ai vu Cécile en scène à quatre reprises: en mars 2010 à Ploemeur pour le showcase de promo d’Anne de Bretagne, au mois d’août suivant, au FIL, pour la Grande Soirée de la Harpe Celtique; en novembre 2010 pour la « première » d’Anne de Bretagne (dans sa nouvelle version) à Ploemeur; et enfin le 10 août dernier, après-midi, une nouvelle fois au FIL, pour le Concert pour Celtes en devenir, où elle nous a chanté la bande-son d’Arrietty. Non seulement, artistiquement parlant, c’est une « grande dame », mais en plus, humainement, c’est une jeune femme charmante, ce qui évidemment ne gâche rien! A la sortie de l’album Anne de Bretagne, elle a été mon coup de coeur. Je peux dire que je suis devenue fan, à présent. Ses albums sont de petites merveilles!Sourire

  Vu son talent à revendre, Cécile est une valeur sur laquelle il faut compter dans la « nouvelle vague celtique » qui se prépare. D’ailleurs, qu’on se le dise: s’il y a une ambassadrice de cette « nouvelle vague bretonne », c’est bien Cécile Corbel. Pas Nolwenn Leroy…

  DISCOGRAPHIE:

2005: Harpe celtique et chants du monde (EP)

2006: Songbook vol. 1

2008: Songbook vol. 2

2009: Anne de Bretagne (participation au Rock opéra d’Alan Simon)

2010: Arrietty le petit monde des chapardeurs (BO)

2011: Songbook vol. 3 (Renaissance)

   Quelques vidéos:

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   Magnifique chanson extraite de Songbook vol. 2: La fille damnée, hommage appuyé au groupe Malicorne…

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  Vidéo officielle de l’une de ses chansons de l’opéra-rock Anne de Bretagne: Anna Vreizh, gwerz sublime, d’une beauté à pleurer… Dans ce titre, la reine-duchesse mourante lègue son coeur à la Bretagne…

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  La chanson d’Arrietty, en français.

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  Reprise de Brian Boru sur son dernier album. Je connais la version triyannesque et la version stivellienne de la célèbre Brian Boru’s March, et je puis affirmer sans aucune hésitation que la version de Cécile, géniale, en est la meilleure!

   BONUS:

  Vidéos de concerts réalisées par mes soins:

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  Concert au Palais des Congrès de Lorient le 13 août 2010: Cécile chante The neglected garden (Arrietty)

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  10 août 2011: La chanson d’Arrietty ouvre le Concert pour Celtes en devenir…

 

  Site officiel: www.cecile-corbel.com

 



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