FIL 2013, du 2 au 11 août 2013, Année des Asturies: la programmation dévoilée!

    Degemer mat, celticlecteurs et Celtes de coeur! ;)

    La programmation de la 43ème édition du Festival Interceltique de Lorient, du 2 au 11 août prochains, a été officiellement dévoilée jeudi soir! :) Après avoir vogué l’an passé vers les rivages du Canada Atlantique, avec les « cousins » d’Acadie, nous allons mettre cette année le cap vers les hautes terres de la Celtie du Sud, avec le pays invité d’honneur: les Asturies!

    A l’affiche entre autres cette année à Lorient: I Muvrini, Nolwenn Leroy (eurgghhhuuummmglurpsglurps! …), Hevia, Clannad, Capercaillie, la soirée Dans Noz Vraz pour fêter l’inscription du fest-noz au patrimoine de l’UNESCO, Imelda May et Sinead O’Connor (à l’Espace Marine), Arz Nevez (au Palais des Congrès), Yann-Fanch Kemener ou encore Titi Robin (au Grand Théâtre)…

    Une programmation intéressante, donc, pour cette édition 2013, pour laquelle des mesures ont été prises afin de pallier au déficit budgétaire du FIL, qui s’est creusé ces deux dernières années. Mais, comme l’a annoncé l’équipe dirigeante, et nous avons pu être rassurés là-dessus à la lecture du programme, ce serrage de ceinture sera sans conséquences sur la qualité et l’exigeance de la programmation (même s’il apparaît évident, de mon point de vue du moins, que l’une des têtes d’affiche, très « bankable » depuis deux ans, a été invitée davantage pour remplir le tiroir-caisse du FIL que par véritable intérêt artistique… Du moins, c’est ce que je pense, mais je ne peux les en blâmer, après deux éditions marquées par le déficit). J’ai déjà quelques idées et envies de spectacles en tête (genre I Muvrini, Clannad ou Arz Nevez…) et, même s’il n’égale pas l’édition monumentale de 2011 (Tri Yann <3 , Hugues Aufray, Cécile Corbel, les Chieftains…), ce programme 2013 m’a bien plus interpellée à la première lecture que celui de 2012… Je crois que ce sera un bon cru.

    Je reviendrai plus en détails dans d’autres articles sur les mesures concrètes adoptées par le FIL pour réduire le déficit ainsi que sur le programme détaillé, puis je concocterai, comme tous les ans, une playlist de circonstance. Je prévois aussi un autre article interceltique, mais plus rétrospectif… ;)

    A suivre, amis de la Celtie! ;) Je vous laisse avec le teaser du FIL 2013:

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Fantaisie musicale…

    Aujourd’hui, nous sommes le 17 mars: joyeuse Saint-Patrick à tous!

    Etant donné les circonstances, une petite playlist s’impose. Je vais donc vous proposer, non pas une playlist 100 % irlandaise comme l’an dernier à la même date, mais plutôt un petit pot-pourri, une petite fantaisie musicale, constituée de morceaux qui m’interpellent, qui m’ont accompagnée, ou même qui, à un moment donné (mais je n’expliquerai pas le pourquoi du comment), m’ont inspirée… ;)

 

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      Tri Yann, Le sous-marin

 

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      Tri Yann, L’eden des mers

 

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      Tri Yann, Loc’hentez Ker Is

 

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      Tri Yann, J’ai croisé les Néréides

 

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      Tri Yann, Le dauphin

 

        http://www.dailymotion.com/video/x5nxn8

      Cécile Corbel, Valse des Ondines

 

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      Shaun Davey, Brendan Voyage – Newfoundland. C’est beau à se damner… :)

 

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      Alan Stivell, Gouel Holvedell IV

 

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      Il’éa, Filles d’Ô. Laissez-vous envoûter par le chant des sirènes… ;)



Le 100ème: dédicace spéciale à mes ami(e)s…

    Cet article est le 100ème de mon blog. En des occasions spéciales, j’ai déjà dédié des articles à ceux qui m’ont permis de découvrir la grande musique celtique, et la Bretagne, à savoir nos chers Tri Yann. Pour ce 100ème article, les destinataires de cette « dédicace » me sont apparus comme une évidence: non plus ce que le groupe m’a fait découvrir, mais ceux qu’il m’a permis de rencontrer au gré des concerts…

    Au travers de cet article, je fais une dédicace spéciale à mes ami(e)s Tryanautes, à mes ami(e)s de concerts. Bref, à mes Ami(e)s avec un grand A… :)

    Sans être quelqu’un d’asocial, je ne m’attache pas facilement aux gens. Il faut VRAIMENT que je me trouve des atomes crochus avec eux…

    Or (et c’est ce qu’on pourrait appeler un miracle), je ne me suis jamais fait autant de nouveaux amis que ces deux dernières années dans les concerts de Tri Yann!!! :)

    Pour certains, je les connaissais « virtuellement » depuis 4 ans, 2 ans, ou moins, mais nous ne nous étions jamais rencontré « en vrai »…

    A partir de 2011, année faste, qui a trouvé son point culminant à Lorient, lors du concert de légende sous la pluie, puis en 2012, j’ai rencontré plein de gens formidables et tissé avec eux des liens solides et durables, je me sens même beaucoup plus proche d’eux que des gens que j’ai fréquenté cinq jours par semaine pendant 3 ans à la fac, au point que ces Tryanautes en question font maintenant partie de mes meilleurs amis! :)

    En citer quelques un s’impose! Je ne donnerai aucun nom, mais s’ils lisent cet article, les intéressés se reconnaîtront aisément… :)

    – la joyeuse administratrice du groupe Facebook des Tryanautes, et l’une des plus « pipelettes » d’entre nous, rencontrée à Lorient à l’occasion du concert des 40 ans, dans des conditions quelque peu rocambolesques pour elle, puisqu’elle avait roulé toute la nuit depuis l’Orne où nos Tri Yann donnaient également un concert la veille, et s’est contentée d’un roupillon de 3 h sur la banquette arrière… ;) Par la suite, n’ayant pas prévu de vêtements de pluie puisqu’il faisait très chaud la veille en Normandie, elle a été l’une des plus trempées!

    – la jeune stéphanoise, lectrice assidue de ce blog qui se reconnaîtra, venue à Lorient en 2011, puis à Quimper en 2012, avec qui je me suis découvert, au fil des papotages, énormément de d’affinités et de points communs, au point que nous sommes presque devenues, pour ainsi dire, des « jumelles » sur le Net… ;)

    – la très gentille Tryanaute rencontrée à Redon en 2011, venue de région parisienne avec ses deux enfants, et avec qui nous avons vécu un concert très chargé en émotions…

    – le couple de Tryanautes lorrains rencontrés l’été dernier, que nous devions, au départ, retrouver à Pleudihen sur Rance, et finalement nous avons fait leur connaissance par surprise trois jours avant ce concert, lors du FIL, avant le concert du Trio EDF au Dôme des Diasporas! Autant dire qu’on ne s’est pas ennuyés pendant cette attente pré-concert, puisque nous avons bavardé comme des pies!

    – Et tous les autres (et pas obligatoirement « Tryanautes ») rencontrés une fois, deux fois, trois fois, venus du Finistère, du Nord, de RP ou d’ailleurs…

    Ensemble, les ami(e)s, nous avons partagé des bavardages et des fous rires; ensemble, nous avons chanté à gorge déployés; ensemble nous nous sommes émus, enthousiasmés; ensemble nous avons parfois bravé les éléments déchaînés; ensemble, nous avons couru au pied des scènes et gagné notre premier rang, notre fidélité sans faille a été récompensée; ensemble, pour Tri Yann, nous avons été réunis, et nous nous réunirons encore…

    Tout ça, c’est grâce à Tri Yann… Grâce à Tri Yann, j’ai pu noué mes plus belles amitiés…

    Alors, merci à eux, bien sûr, et merci à vous, les amis, filles ou garçons! Merci d’être là…

    Je vous embrasse tous, et n’oubliez pas notre devise: C’EST A BÂBORD QU’ON CHANTE QU’ON CHANTE, C’EST A BÂBORD QU’ON CHANTE LE PLUS FORT!!!! :) ;)

      « Celtic Chroniques », Tryanaute comblée!

    

   

   



Brève: Tri Yann invités des 5 dernières minutes au JT de France 2!

    Ce midi, nous avons eu une surprise qui nous a fait bien plaisir, d’autant plus que nous n’avions pas été avertis, ni par la mailing-list, ni par un autre biais: aujourd’hui, nos chers Tri Yann étaient les invités des 5 dernières minutes du JT de 13 h de France 2, présenté par Elise Lucet! :) Lors de l’énoncé des titres en début du JT, j’ai poussé un grand cri en voyant les Tri Yann invités sur le plateau! :) Si je m’étais attendue à ça! C’est la première fois que je les voyais au JT!

    Jean-Louis, Jean, Jean-Paul et Gégé étaient présents sur le plateau. Jean-Louis s’est prêté au jeu de l’interview. Au programme de cette ITW: petit retour sur les 42 ans de carrière du groupe, et évocation de leur participation prochaine au Celtic Festival du Zénith de Paris les 16 et 17 mars. J’ai trouvé cette petite interview fort sympathique. Jean-Louis était en forme et tout à fait égal à lui-même! :) Elise Lucet, quant à elle, était très respectueuse, contrairement à certains autres journaleux ou présentateurs (je pense surtout à « l’animateur préféré des français ») qui ont malheureusement tendance à être méprisants, à cause de leur statut de groupe à tendance folklorique, traditionnelle. Et ça, j’en ai été très contente! Autre « performance » de Mme Lucet qui mérite applaudissements: en présentant les membres du groupe, contrairement à de nombreux journaleux, elle n’a pas écorché le nom de Jean-Paul (ô miracle!)!! Je vous jure, d’habitude les journalistes et présentateurs veulent toujours l’appeler Jean-Claude Corbineau, ou alors Jean-Paul Martineau, c’est quand même fendard cette erreur récurrente! LOOL! :) Pourtant, c’est pas compliqué à retenir, Jean-Paul Corbineau, comme nom!

    Nos Tri Yann ont achevé leur passage au JT en interprétant en direct sur le plateau un petit bout de Si mors à mort.

    Voilà pour la surprise du jour, qui fait rudement plaisir! :)

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Nous étions cousins éloignés, nous voici redevenus frères…: ode aux hymnes interceltiques

    J’écris beaucoup en fonction de mes humeurs et de mes coups de coeur. Et aujourd’hui, j’ai envie de rendre hommage aux hymnes interceltiques, au travers de quelques morceaux d’origines diverses (bretonnes, galloises, irlando-écossaises…) qui, par leur force symbolique, leurs paroles, ou encore leur caractère récurrent dans plusieurs pays celtiques, exaltent profondément les valeurs de l’interceltisme, FIL ou pas FIL… En voici donc quelques exemples particulièrement édifiants, des morceaux que j’aime et qui me touchent:

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    Tri Yann, Divent an dour. Extrait du concert au FIL 2003 (DVD Les racines du futur).

    Citation de Jean-Louis Jossic au FIL 2011: « Voilà une chanson mes amis que si elle pouvait servir d’hymne à tous les pays celtiques, ce serait très possible, tellement elle a été traduite dans toutes nos langues, même dans des langues qui n’existent pas encore sur notre planète. Divent an dour, en breton La mer est sans fin« …

    Quelques explications: c’est en 2003, sur l’album Marines, que les Tri Yann, avec la contribution parolière de Gilles Servat, ont réalisé cette magnifique adaptation en breton (ce qui n’avait encore jamais été fait…) du thème traditionnel The Water is wide, d’origines incertaines (irlandaises, écossaises, cornouaillaises, anglaises…???) qui se retrouve dans tous les pays celtiques. De nombreux musiciens et chanteurs ont repris The Water is wide: Joan Baez, Bob Dylan, Brenda Wooton, Graeme Allwright, Eva Cassidy, ou encore Renaud (La ballade nord-irlandaise)… En concert, Divent an dour, romantique et planante, est splendide. Mais quand, en plus, dans certaines grandes occasions, un bagad vient compléter le tableau… C’est le bonheur! :) (et ce ne sont pas mes fidèles lectrices qui me contrediront ;) ) Lalalala Lalalala…

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    On continue avec Tri Yann, avec Glen  glas. Ce titre, morceau final de Rummadoù (l’album des 40 ans paru en 2011), est censé raconter comment le dernier descendant des Le Bihan (la famille fictive de Rummadoù) retrouve la trace de ses ancêtres écossais lors d’un congrès interceltique à Cardiff. Hymne interceltique, Glen glas l’est grâce à sa polyglossie: en effet, les couplets sont (dans l’ordre) en breton, en gallois, en cornique et en gaélique, tandis que le fil conducteur (le refrain) est en anglais. Le « Glen glas » en question est une sorte de paradis allégorique… :) . Il serait trop compliqué de retranscrire les différents couplets, alors je vous mets au moins le refrain et sa traduction, qui sont assez symboliques:

Glen glas is on my dreams

This is where I’d like to be

Golden fields and silver streams

This is this what I’d like to see

TRADUCTION: Glen glas est dans mes rêves,

C’est là où je voudrais être,

Les champs d’or et les courants d’argent

C’est ce que je voudrais voir…

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    Le Bro gozh ma Zadoù (Vieux pays de mes pères), l’hymne breton, n’est pas à proprement parler un hymne interceltique, mais plutôt un hymne bi-celtique, puisqu’il a son équivalent au Pays de Galles. L’hymne gallois, similaire, est Hen Wlad Fy Nhadau

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    Gilles Servat, Toujours la mer nous unira

    En 2011, Gilles Servat, dont le profond attachement à l’interceltisme n’est plus à démontrer, clôt son album Ailes et îles par Toujours la mer nous unira, un en-dro jubilatoire où, avec la complicité des Tri Yann dans les choeurs, il chante un interceltisme triomphant et bien réel, ainsi que la ville qui en est le berceau: Lorient… :) D’ailleurs, lorsqu’il l’a chantée en avant-première au FIL 2010, le public a lancé un en-dro géant, et Gilles en personne est descendu prendre son bain de foule pour partager quelques pas de danse… :)

    Cette chanson est tellement symbolique que je me dois de vous en retaper les paroles pour clore cet article:

TOUJOURS LA MER NOUS UNIRA (Gilles Servat)

Aux retrouvailles nous avons bu

Maintenant reposons nos verres (bis)

REFRAIN: Prenez mes mains et tournons nos bras

Si les empires nous séparèrent

Prenez mes mains et tournons nos bras

Toujours la mer nous unira

Dansons et reprenez mon chant

A l’unisson de nos voix claires (bis)

Refrain

Toute notre ancienne parenté

Se fanait derrière des frontières (bis)

Refrain

Si bataille il y eut entre nous

C’est dans des armées étrangères (bis)

Refrain

Voici dans la brise de Lorient

Rassemblées nos belles bannières (bis)

Refrain

Nous étions cousins éloignés

Nous voici redevenus frères (bis)

Refrain

    Voilà! :)

    Le mot de la fin? Prenez mes mains et tournons nos bras, toujours le FIL nous unira!!!



Les musiques celtiques et le cinéma

    Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais les musiques celtiques s’accordent bien avec le 7ème Art. Elles peuvent rehausser fort joliment un film… En tout cas,  des réalisateurs ne s’y sont pas trompés, en en agrémentant les bandes-sons de certains de leurs films. En voici une petite sélection, dont certains exemples sont très connus (Oscars, etc…).

    La musique celtique au pays du Soleil Levant…

    Depuis quelques années, la musique celtique fait le bonheur du cinéma d’animation japonais, tout particulièrement des célèbres studios Ghibli. Des réalisateurs de renom, dont Goro Miyazaki, ont fait appel à plusieurs reprises à Carlos Nùnez, excusez du peu, pour les bandes-son de leurs films. Le beau galicien a ainsi composé des musiques pour des films comme Les contes de Terremer, Le voyage de Chihiro, Princesse Mononoké

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    Un extrait de la BO des Contes de Terremer pendant le concert de Carlos au FIL 2009 (j’y étais…)

      Plus récemment, c’est Cécile Corbel, la fée chanteuse-harpiste finistérienne, qui a été sollicitée par les studios Ghibli, pour l’intégralité de la bande-son du film Arrietty le petit monde des chapardeurs. Arrietty a été un gros succès au box-office, et Cécile a été récompensée par un disque d’or et l’équivalent japonais d’une Victoire de la musique. C’est dire… :)

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    Karigurashi no Arrietty (La chanson d’Arrietty) en japonais

    … Et ailleurs…

     Pour en revenir à Carlos Nùnez, il a consacré un album entier aux musiques de film: Cinema do mar, en 2005. Sur cet album, on retrouve entre autres la musique poignante qu’il a composée pour le film d’Alejandro Amenabar Mar Adentro… Une musique bouleversante, qui sied parfaitement au thème du film. En effet, Mar Adentro aborde, au travers de l’histoire vraie de Ramon Sampedro, le sujet ultradélicat de l’euthanasie…

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    Mar Adentro joué à Vigo, à l’occasion du concert des 20 ans de carrière de Carlos immortalisé sur un DVD live…

    … Les musiques de films de James Horner…

    James Horner, compositeur américain majeur pour le cinéma, a parsemé d’une pincée de celte les bandes-sons de plusieurs films auxquels il a apporté sa contribution. Vous verrez, vous en connaissez au moins deux, forcément! ;)

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    Star Trek II La colère de Kahn de Nicholas Meyer en 1982 est l’un de ceux qui ont imposé James Horner comme compositeur de musiques de films de premier plan. Les influences celtiques de la bande-son se retrouvent à la toute fin du film: Spock, le vulcain à grandes oreilles et à la logique infaillible adulé par les Trekkies, s’est sacrifié pour sauver l’Enterprise lors du combat contre Kahn et a été mortellement irradié. Kirk, McCoy et Scotty, impuissants, assistent à sa mort (au cours d’une scène poignante). Lors des funérailles de son ami, le capitaine Kirk prononce un touchant éloge funèbre, puis Scotty, l’ingénieur (écossais et fier de l’être), joue Amazing Grace à la cornemuse. *

    * J’ai déjà parlé par ailleurs de ceci, dans mon article Choc celtique.

    Braveheart, de et avec Mel Gibson, en 1995, relate l’histoire tumultueuse de William Wallace et de sa lutte pour la liberté de l’Ecosse… Bien que décrié pour sa violence et ses incohérences historiques, le film a été un très gros succès. James Horner, qui en signe la bande originale, a une nouvelle fois inclus un peu de musique celtique…

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    Et… Le plus connus des exemples « horneriens »… Titanic de James Cameron (1997)!

    Allez, avouez! Qui n’a jamais vu le film aux 11 Oscars avec Kate Winslet et Leonardo DiCaprio, l’un des succès cinématographiques les plus colossaux (tout comme la reconstitution du paquebot…) de tous les temps? Qui ne connaît pas l’éphémère mais intense histoire d’amour entre la richissime Rose, et Jack, le modeste peintre embarqué en 3ème classe sur le Titanic? Qui n’a pas tremblé en voyant les deux héros courir dans les coursives inondées du bateau, alors que le Titanic coule à la verticale? Qui ne s’est jamais, en prenant le bateau, posté à la proue pour faire la girouette, ou crier Je suis le maître du monde! ? Et surtout qui n’a pas versé sa larmichette de rigueur en voyant nos héros cramponnés à un radeau de fortune, le trop mignon Jack mourir d’hypothermie dans les eaux glacées de l’Arctique et Rose sanglotant devant le corps sans vie de son amant? Snif snif snif… Que celui qui n’a pas fait ou ressenti tout ce que je viens de citer se dénonce! ;) Sans être fan du film, je lui reconnais son caractère incontournable.

    Bref, notre sujet n’est pas là. James Horner, encore lui, signe la BO de ce film monumental (ce sera d’ailleurs l’album de musique de film le plus vendu au monde!). On en a retenu, certes, My Heart will go chanté par Céline Dion, mais aussi la musique irlandaise qui émaille le film. On entend régulièrement du uileann pipe, mais surtout, la musique irlandaise est mise à l’honneur dans une scène culte du film. Vous ne devinez pas? La fameuse party irlandaise sur le pont des 3ème classe! Invitée par Jack Dawson à cette fête, Rose s’y rend à l’insu de sa famille, et Jack l’initie aux danses irlandaises (par contre, il est totalement faux de penser, comme on a voulu nous le faire croire pendant un temps, que c’est grâce à Titanic que les claquettes irlandaises ont été remises au goût du jour! La danse irlandaise n’a pas attendu DiCaprio pour perdurer).

    Cette party est jouée par Gaelic Storm, groupe californien de musique irlandaise. Les membres du groupe sont eux-mêmes figurants dans la scène, dans les rôles, justement, des musiciens de l’orchestre irlandais. Le film a révélé Gaelic Storm, et ils ont connu par la suite un succès mondial (hors du contexte de Titanic, j’ai vu des images d’archives de leur passage au FIL en 2000, et c’est que c’est vachement bien, en plus! :) ).

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    Enfin, outre Gaelic Storm dans la bande-son, il me semble que la douce voix qui fredonne le générique de début et de fin, c’est celle d’Enya…

    Autres:

    En 1992, Michael Mann réalise une excellente adaptation cinématographique du roman de James Fenimore Cooper, Le dernier des Mohicans. La bande originale du film, composée pour l’essentiel de musique irlandaise, est signée Trevor Jones. Les musiques « additionnelles » sont de Ciaran Brennan et Dougie MacLean…

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    Avec: Daniel Day-Lewis dans le rôle d’Oeil de Faucon, et Madeleine Stowe dans le rôle de Cora

    L’un des premiers grands films de Stanley Kubrick s’inscrit aussi dans ce classement: Barry Lyndon, film historique réalisé en 1975… Bien loin de l’horreur gore de Shinning, de l’ultraviolence d’Orange mécanique, ou du subversif Eyes Wide Shut, Barry Lyndon est un peu à part dans la filmographie de Kubrick. Inspiré du roman picaresque de William Thackeray Makepeace, il relate l’ascension sociale quelque peu sanglante d’un jeune parvenu irlandais, Redmond Barry. La musique du film est composée et jouée par Sean O’Riada et The Chieftains (c’est de Barry Lyndon que provient entre autres la sublime Mna Na H-Eireann, eh oui!).

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    Avec Ryan O’Neal dans le rôle-titre, et Marisa Berenson dans le rôle de lady Lyndon.

    Et enfin… La chute du faucon noir , film de Ridley Scott sur la guerre civile en Somalie. La bande-son dans son ensemble est d’Hans Zimmer, mais on a également fait appel à plusieurs artistes pour les musiques additionnelles, dont le breton Denez Prigent… Le « petit prince de la gwerz » y chante le magnifique morceau Gortoz a Ran en duo avec l’australienne Lisa Gerrard (Dead Can Dance)…

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    Voilà pour ce clin d’oeil celtico-cinématographique. Clap de fin! ;)

       

   



Neoa, Neoa…

  Amis Celticlecteurs, puisque le ciel ne nous est pas tombé sur la tête vendredi dernier (la grande trouille des Anciens Celtes, d’après ce que racontait un très grand monsieur que j’aime beaucoup) malgré les prédictions de Maya l’abeille, fêtons Noël ensemble! En musique, et en musique celtique, tant qu’à faire! :)

    Je vous souhaite à tous d’excellentes fêtes de fin d’année: un très joyeux Noël et une bonne année 2013! NEDELEG LAOUEN HA BLOAVEZH MAD! :)

    Voici quelques morceaux de circonstance:

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    Le cantique breton Pe trouz war an douar, version harmonium et flûte à bec. En 1999, Hugues Aufray l’a revisité de façon sublime en deux chansons distinctes, au début et à la fin de son album Chacun sa mer: Quel est ce grand vacarme?, subtilement engagée, et Quel est ce chant si pur?, accompagné par la chanteuse bretonne Anne Auffret, Loïc Taillebrest à la bombarde et une chorale enfantine…

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    The Chieftains revisitent ce même cantique, à la sauce irlandaise, dans leur Celtic Wedding

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    Ce n’est pas à proprement parler celtique, mais on reste dans le folk: Petit garçon de Graeme Allwright, que j’avais apprise à l’âge de 5 ans pour le Noël de l’école… et que j’ai été toute émue de retrouver sur YouTube il y a quelques mois… :)

    Et enfin, parce que c’est eux… parce que c’est moi… Roulement de tambour…

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    Passez de bonnes fêtes de fin d’année avec Tri Yann!!!! :) :) :) Voici Le temps du jour de l’an et Noël guérandais en enfilade, tirés d’un très rare 45 tours enregistré en 1974…

    Bonnes fêtes à tous et un grand merci pour votre fidélité… :)   <3



Si Lorient était une chanson…

    En mode « portrait chinois »…

    Alors que Brest de Miossec me parle par son côté nostalgique et m’évoque le village eurélien de mon enfance, si Lorient, la ville aux cinq ports, ville chère à mon coeur qui est mon deuxième chez moi, était une chanson, ce serait… ce serait… non pas une chanson celtique, ou une chanson abordant l’esprit interceltique (encore que…) qui est depuis plus de 40 ans l’identité culturelle fondamentale de Lorient. Non. Si Lorient était une chanson, ce serait… (roulement de tambour)… Emmenez-moi de Charles Aznavour!

    Pourquoi???

    Parce que, c’est ce que m’inspire le nom de Lorient. Arrêtez-vous un instant, fermez les yeux, et imaginez… Demandez-vous seulement ce que vous évoque ce nom… Lorient, c’est la ville historique de la Compagnie des Indes… La toponymie évoque ce vers quoi elle ouvrait, pendant son ère prospère, au XVIIème siècle… Lorient, c’est un nom qui sent bon les épices et le soleil, qui emporte vers des rives lointaines et exotiques, au bout du monde, qui vous donne des idées vagabondes… Bon, en vrai, ce n’est pas tout à fait ça… Mais il n’empêche que ce Nom fait rêver et a un pouvoir de fascination certain! :) C’est vous dire: je devais avoir 9 ans, avec ma soeur et mes parents nous déjeunions à la cafétéria d’une grande surface XXX. Depuis que nous sommes entrés, nous entendons une musique entraînante et indéfinissable, qui charme mes oreilles alertes: c’est le Bagad de Lann-Bihoué, dont les CD sont passés à fond ce jour-là dans la cafét’ et le magasin… Ma mère prononce ce nom bizarre, qui pour moi ne veut rien dire: Bagad de Lann-Bihoué… Il faut dire que je n’ai été initiée à la musique bretonne par la grande porte que quelques années plus tard… Et elle prononce un nom encore plus bizarre: en effet, elle évoque le Festival Interceltique de Lorient. Alors moi, je demande, éberluée: « Quoi, quoi?? C’est quoi ce machin exotique?? » :)   Si j’avais su… C’est vous dire la force du pouvoir du nom!

    Enfin bref, cessons les digressions et revenons à Emmenez-moi

    Emmenez-moi, mégatube parmi les mégatubes du grand Charles Aznavour, doyen de la chanson française, c’est tout cela à la fois. C’est l’évocation des rêves des marins, des pays inconnus, des rives lointaines et d’éternels étés! C’est, par excellence, la chanson de voyage. Ce titre n’est pas une chanson celtique, mais pourtant est passé depuis longtemps, sans difficulté, comme Santiano d’Hugues Aufray ou Amsterdam de Jacques Brel, au répertoire des chants de marins. La plupart des groupes de chants de marins l’ont adopté à l’unanimité. Et, dans les soirées où les chants de marins sont rois, comme à la traditionnelle cotriade d’ouverture du FIL, il y a toujours une ferveur assez extraordinaire qui émane du public à l’écoute de cette chanson… :) J’ai l’exemple, j’ai la preuve: le 3 août 2012 dernier, les Gabiers d’Artimon (à qui vont succéder les amis acadiens de La Virée), animent la cotriade sous la halle de la criée. Ils achèvent leur prestation sur Emmenez-moi d’Aznavour… L’ambiance était déjà très bonne, mais lors de ce titre, les murs de la halle de la criée n’ont probablement jamais autant tremblé! Nous étions tous, autour des longues tablées, bras dessus bras dessous, et nous tanguions, en chantant (ou plutôt hurlant) les paroles à gorge déployée!

    J’ajouterai aussi qu’Emmenez-moi est probablement, avec Amazing Grace, le morceau que nous entendons le plus souvent tous les ans en 10 jours de FIL, par les groupes de chants de marins, ou au détour des rues, par les groupes du off qui font le boeuf devant les cafés. Nous entendons souvent en cette occasion le morceau qui sied si bien à la ville aux cinq ports…

    Voilà pourquoi, si Lorient était une chanson, ce ne serait nulle autre que Emmenez-moi!

    CQFD… ;)

    Voici les paroles:

Emmenez-moi (Charles Aznavour)

Vers les docks où le poids et l’ennui

Me courbent le dos

Ils arrivent le ventre alourdi

De fruits les bateaux

Ils viennent du bout du monde

Apportant avec eux

Des idées vagabondes

Aux reflets de ciels bleus

De mirages

Traînant un parfum poivré

De pays inconnus

Et d’éternels étés

Où l’on vit presque nus

Sur les plages

Moi qui n’ai connu toute ma vie

Que le ciel du nord

J’aimerais débarbouiller ce gris

En virant de bord

REFRAIN: Emmenez-moi au bout de la terre

Emmenez-moi au pays des merveilles

Il me semble que la misère

Serait moins pénible au soleil

Dans les bars à la tombée du jour

Avec les marins

Quand on parle de filles et d’amour

Un verre à la main

Je perds la notion des choses

Et soudain ma pensée

M’enlève et me dépose

Un merveilleux été

Sur la grève

Où je vois tendant les bras

L’amour qui comme un fou

Court au devant de moi

Et je me pends au cou

De mon rêve

Quand les bars ferment et que les marins

Regagnent leur bord

Moi je rêve encore jusqu’au matin

Debout sur le port

REFRAIN: Emmenez-moi au bout de la terre

Emmenez-moi au pays des merveilles

Il me semble que la misère

Serait moins pénible au soleil

Un beau jour sur un rafiot craquant

De la coque au pont

Pour partir, je travaillerais dans

La soute à charbon

Prenant la route qui mène

A mes rêves d’enfant

Sur des îles lointaines

Où rien n’est important

Que de vivre

Où des filles alanguies

Vous ravissent le coeur

En tressant m’a-t-on dit

De ces colliers de fleurs

Qui enivrent

Je fuirais laissant là mon passé

Sans aucun remords

Sans bagage et le coeur libéré

En chantant très fort!

REFRAIN: Emmenez-moi au bout de la terre

Emmenez-moi au pays des merveilles

Il me semble que la misère

Serait moins pénible au soleil…

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    Version Aznavour…

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    Version les Gabiers d’Artimon…

      Bon voyage!!!! :) :)



Souvenirs de vacances: CR du concert de Tri Yann à Pleudihen-sur-Rance

    Concert de Tri Yann à Pleudihen-sur-Rance 11 août

   Episode 1: Attente et soleil chez les Allumés!
Il faut être comme nous des Allumés passionnés: tout juste deux semaines après leur concert à Quimper pour le Festival de Cornouaille, nous sommes allées revoir Tri Yann à Pleudihen sur Rance, un bled paumé des Côtes d’Armor pas très loin de Dinan, à l’occasion de la 36ème Fête du Blé et les Vieux Métiers. Trois semaines plus tôt, sur un coup de tête, j’ai fait un peu le forcing auprès de ma mère pour qu’on aille aussi à ce concert. Comme j’ai eu raison! Parce que mine de rien, ce petit concert costarmoricain pour ainsi dire perdu au milieu des champs restera l’un des tous meilleurs que j’ai jamais faits! Ca valait le coup de faire plus de 2 h de route depuis Lorient, ah ça oui! Et puis franchement, 13 euros pour 3 spectacles d’affilée (Bagad et cercle de Saint-Malo, Tri Yann et Mask ha Gazh), faut pas se priver! Mis à part Guingamp, je connais très peu les Côtes d’Armor, et Pleudihen, c’est encore plus loin dans la cambrousse, presque en Ile-et-Vilaine, dans une zone particulièrement rurale, pleine de champs et de charmantes petites chapelles. Moralité: les Côtes d’Armor, c’est la Beauce de la Bretagne.
   Parties vers 13 h de Lorient, nous sommes arrivées à Pleudihen, au lieu dit de la Chapelle de Mordreuc où a lieu le concert, vers 15 h 45. On a pris notre temps, on a parfois cherché notre chemin, et on a été ralenties par tout un cortège de tracteurs sur les 30 derniers kilomètres. Enfin bref, on arrive à destination. Nous trouvons un fléchage « Parking concert », nous le suivons, et nous nous rendons compte que le parking mis à disposition du public est… un champ! Nous nous y engageons, et après force cahots, nous garons la tuture pas loin de la sortie du champ. En descendant, on entend des échos tous proches: visiblement nos Tri Yann sont en pleines balances. Même que Jean-Louis chante une chanson où il est question de « compères » et de « commères », et que des moutons vivant dans une pâture proche du champ et du terrain du concert, lui répondent! LOL! Le champ est désert. Serions-nous les premières sur les lieux? Sans doute.
    Nous gagnons rapidement le terrain où se tient la Fête du Blé. Il est divisé en deux terrains distincts: sur le premier se tiennent de très nombreux exposants, qui vont faire des démonstrations lors de la Journée des Vieux Métiers, le lendemain. De très vieilles machines agricoles ou autres (comme de vieilles machines à carder) s’offrent aux yeux du public. Deuxième partie du terrain: celle réservée au concert. Et il n’y a personne d’autres que nous comme spectateurs, à part deux ou trois personnes. Il y a des barrières sur les côtés, mais le site semble en libre accès pour le moment. Les balances battent leur plein. Des membres de l’organisation (très sympas, d’ailleurs) nous disent qu’on peut aller sur le site pour l’instant, mais que vers la fin des balances, on demandera aux gens de sortir, avant l’ouverture du terrain, prévue à 18 h. Disciplinées, nous ne cherchons pas à entrer sur le terrain malgré la « semi-permission), et restons sagement à l’extérieur. Nous ne tardons pas à être rejointes par Audrey et Jérôme, les amis Tryanautes de Lorraine dont nous avons fait la connaissance au FIL 3 jours plus tôt, au concert du Trio EDF. Nous bavardons et rigolons, causons FIL, etc… Des membres de l’organisation n’arrêtent pas de faire des allers-retours. Vu notre bonne humeur et notre bonne bouille de Tryanautes, ils nous demandent de surveiller les entrées pendant qu’ils quittent le site. On écoute les balances: troisièmes balances consécutives où j’ai le son, mais pas l’image, mais c’est mieux que rien. Ils répètent en balances collectives Naïk ar Bihan (chouette!) et Marie-Jeanne-Gabrielle. D’ailleurs, Jean-Paul part en fou rire en plein milieu de la chanson, pour une raison qui nous est inconnue puisque nous ne voyons rien! LOL! Au fil de leurs allées et venues, nous sympathisons avec des membres de l’organisation et, de fil en aiguille, puisque nous les aidons (nous jouons notamment les portiers en ouvrant et refermant les barrières pour les camionnettes et le tracteur), ils nous prêtent un banc pour qu’on puisse s’asseoir à l’ombre. De là, nous avons une vue directe sur le champ-parking. Et enfin, en retard à cause des bouchons, nous voyons se pointer une fameuse Titine bleu turquoise: voilà Elodie et ses covoitureuses qui débarquent! Jérôme va au-devant d’elles sur le parking, puis Elo, Maud et Lila nous rejoignent aux barrières. Les Tryanautes du jour sont au complet: ma mère, ma soeur et moi, Elodie, Maud et Lila, Audrey et Jérôme. De toute la bande des Allumés, nous ne serons « que » 8 ce soir (beaucoup moins nombreux qu’à Quimper), mais nous avons bien l’intention de mettre l’ambiance au premier rang! Ca oui!

    L’attente se poursuit. Il fait très chaud et sec, et le soleil (pas noir, celui-ci!) darde sur nous ses rayons implacables. Nous 3, même si on avait suffisamment de bouteilles de flotte, les chapeaux et la crème solaire, on en a souffert. Mais notre Elodie, sans flotte ni chapeau, nous fait un petit coup de mou, ou plutôt un coup de chaud. On la ventile, Jérôme lui passe une bouteille et lui ordonne de boire un coup, et nous avons tous droit à un coup de brumisateur! Aaaaah, le brumisateur d’Audrey et Jérôme nous a tous bien aidés sur ce coup là! (je crois que tu lui dois une fière chandelle, hein Elodie?)  Idée à retenir pour une prochaine grosse sortie un jour de canicule! Le public, quant à lui, arrive gentiment. J’avoue avoir eu quelques inquiétudes en voyant, à une heure de l’ouverture « supposée » du site, le peu de monde qu’il y avait, mais au final, Ouest France rapporte que nous étions 3500 spectateurs aux concerts. Truc cocasse au début mais qui a fini par énerver après qu’on ai du se pousser une quinzaine de fois: le tracteur, qui a amené un nombre impressionnant de fûts de bière! On finit par protester, et le tracteur tout penaud sort par l’ouverture à l’autre extrémité du site. MDR!

     Le site est censé ouvrir à 18 h, mais une fois l’heure venue, les organisateurs ne semblent pas empressés à nous faire rentrer. Enfin, on peut entrer avec presque une heure de retard, aux alentours de 19 h. Ils vont fouiller les sacs et nous informent que les bouteilles en verre sont interdites sur le site. Ca n’empêchera pas la viande saoûle par la suite, mais ça aura certainement limité les dégâts. Audrey et moi sommes les premières à accéder au site. Après le contrôle des billets, le mec chargé de contrôler les sacs y jette un vague coup d’oeil et me demande si j’ai des bouteilles en verre. Moi: non non, juste des bouteilles en plastique et un pull! Alors il me dit « Allez-y » et je ne me fais pas prier! Je galope en direction de la Sainte Scène, sans prendre le temps de refermer ma sacoche. Du coup, telle le Petit Poucet, je sème dans mon sillage… des petites bouteilles d’Evian! LOL! L’une compactée, l’autre à moitié pleine. Ma mère, qui est rentrée après moi, les a ramassées. Nous prenons tous d’assaut le premier rang bâbord! YES!
    Le bagad et le cercle de Saint-Malo, qui sont les premiers à passer ce soir, n’ont pas tout à fait fini leurs balances. Mais on s’en fout, on est installés, et dans un petit coin d’ombre, en plus. Nous prenons donc le temps de nous sustenter (et autant vous dire que quand il fait chaud comme ça on n’a pas besoin de trop manger pour être calés! Un sandwich et une pêche et j’étais rassasiée). Delphine passe rapidement nous dire bonjour. Enfin, vers 19 h 30 pétantes, les danseurs de Saint-Malo s’apprêtent à entrer en scène…
    Episode 2: Les Allumés enchantés
    Voilà le Bagad et le Cercle Quic-en-Groigne de Saint-Malo qui entrent en scène pour nous présenter la création Terre-Neuve nous appelle, mise en scène l’année dernière pour leurs 60 ans. Nous autres, au premier rang, nous sommes debout. Mais derrière, les gens sont presque tous assis par terre, ils râlent en nous voyant debout et scandent « Assis! Assis! » . Dans vos rêves, tiens! En concert je ne m’assoie pas, et obliger les Allumés à s’asseoir est mission impossible. Nous ne leur prêtons aucune attention, je me contente de leur jeter un vague coup d’oeil par dessus mon épaule et de leur balancer fort élégamment en guise de réponse: « Des clous! ». Je ne daigne même pas leur accorder plus d’attention que nécessaire. LOL. Non mais!
   La danse bretonne, ce n’est pas ma tasse de thé, (au bout de 3 quarts d’heure ça a tendance à me gaver). En vérité, je crois que j’en suis dégoûtée depuis notre tout premier FIL en 2004, quand on a passé plus de 4 h au Moustoir pour les danses de Bretagne en plein soleil et qu’une insolation en avait résulté pour moi… Enfin, Terre-Neuve nous appelle était une création assez intéressante, avec des tableaux parfois drôles. Notamment, la chute malencontreuse d’un préservatif sur un boîtier électrique pendant un tableau se déroulant dans une maison close a déclenché un gros fou rire dans notre premier rang! LOL!
    Au terme d’1 h 30 de spectacle, pendant laquelle j’ai regardé assez fréquemment ma montre (au point que Jérôme a menacé pour rigoler de me la confisquer! MDR!), les gens du cercle disent « Place à Tri Yann! ». A peine ont ils quitté la scène que les techniciens de Tri Yann et de l’organisation commencent à démonter vite fait bien fait leur matos et préparer la scène pour Tri Yann, ramener les praticables à roulettes supportant les instruments au milieu de la scène (pendant les danses, ils étaient sur les côtés, en coulisses), rebrancher, mettre les retours… Je suis admirative devant le travail des techniciens, en voyant leur rapidité et leur efficacité redoutables. Bravo à ces messieurs sans qui les concerts ne pourraient se faire (on a trop tendance à l’oublier)! Elodie était épatée en voyant des gars porter tout seuls sans effort les grosses enceintes de retours. C’est vrai que ça doit être lourd… D’ailleurs, Elo et moi nous nous sommes amusées à décompter les instruments sur scène, savoir combien il en manquait encore avant que ce soit bon pour le coup d’envoi (même qu’elle disait « Mais où est la mandoline? » et que moi je lui rappelle « Ben alors? T’as oublié que Jean arrive avec? » hé hé). Tout en bavardant avec un couple sympa juste derrière nous, qui ont fait plusieurs concerts en même temps qu’elle sans le savoir! Le monde est petit!

  J’ai la set-list du concert sous les yeux, et je fais le compte: nous aurons le même nombre de titres qu’à Quimper, soit 19 titres. Naïk ar Bihan y est bien, comme les balances nous l’avaient laissé deviner. Pelot, en revanche, n’y est pas. Dommage, mais je m’estime très heureuse d’avoir eu droit à ma chanson préférée à 3 concerts d’affilée (Redon, Lorient, Quimper). Mais la suite montrera qu’il y aura des surprises, et pas que pour Pelot… :)
    Grâce à la rapidité magique et au professionnalisme de l’équipe technique, la scène est fin prête en une demie heure chrono pour accueillir nos Tri Yann. Ca brumise. Nous essayons de motiver un peu derrière, pour l’appel du groupe. Ca ne suit pas beaucoup, mais heureusement, ça se réveillera bien dès le concert commencé (même parfois un peu trop…).
    Soudain: « Oh, j’ai vu la cafetière! » et « Oh, le plumeau rouge de Freddy! ». Nos TY sont là en coulisses, prêts à donner le coup d’envoi! Les lumières vertes balayent la scène et l’intro reconnaissable entre mille de Na I ri o démarre! Nous hurlons. La scène commence à être investie par nos flamboyants!
   C’est un concert triomphal, d’enfer, musicalement parfait d’un bout à l’autre et sans le moindre problème technique qui commence!!! Nos Tri Yann étaient en pleine forme, et se sentaient tellement bien sur scène qu’il y a eu des extras!!!
   Voici la setlist:
1. Na I ri o  
2. Le Baleinier  
3. Les Néréides
4. Pelot
5. Naïk ar Bihan  
6. Fransozig  
7. Marie-Jeanne-Gabrielle  
8. Le retour de la croisade
9. Si mors à mort
  10. Gavotten ar seizh  
11. Marion  
12. Le chasseur de temps
13. Les Lamentations  
14. Kan ar kann
15. Divent an dour
16. Tir fo tonn
  17. La jument
  18. Les prisons
19. Les crêpes
  20. … Itsy bitsy petit bikini (LOOOL!)
21. Je m’en vas
Elodie a résumé l’essentiel du concert. Juste quelques anecdotes au débotté: 
- J’ai chanté les Alouééé Fa la louééé du Baleinier et Divent an dour en tanguant allègrement aux bras de Jérôme et d’Elodie.
- Juste après les Néréides, Jean-Louis annonce qu’ils vont poursuivre la tournée des 40 ans jusqu’au 50ème anniversaire et qu’ils ont décidé pour l’occas’ de ressortir quelques vieilleries des tiroirs… Son discours est similaire à celui de Quimper. Mon coeur s’emballe: malgré le fait qu’il ne figure pas sur la setlist, vont-ils quand même nous l’offrir??? Je vois Jean et Jean-Paul s’équiper, qui de son banjo, qui de sa guitare, et là, plus de doute: siiiii, ils vont le faire!!!! Les premières notes retentissent, et les cris de joie éclatent dans le public!!! Pelot!!! Je hurle à m’en faire péter les cordes vocales! :) Ben quoi, j’ai déjà du vous dire un demi-milliard de fois que c’était ma préférée?? Avoir ma chanson préférée au concert, alors qu’elle n’était même pas au programme à la base… pfff… c’était fort!!! Et encore, le mot fort est… faible!
  – Je dirais que le fait de n’avoir fait que 4 concerts en 2 ans de tournée des 40 ans a un avantage certain: c’est que d’un concert à l’autre, nous pouvons encore être surpris, avec des titres que nous n’avons encore jamais entendus en concert! A Quimper, c’était le cas avec Le capitaine de Saint-Malo. A Pleudihen, ce fut le cas avec Naïk ar Bihan, que nous avions entendue « balancer » plus tôt dans l’après-midi… Cette petite chanson envoie monstrueusement bien en scène!!! La musique follement entraînante et les subtiles cochonneries des couplets sont un régal!!! D’ailleurs, Jean-Louis a bien pris soin de prévenir le public avant: « Si y a des enfants de moins de 5 ans ici, bouchez-vous les oreilles, parce que pendant 3 minutes, y a des choses trop dégueulasses qui vont être dites! » LOOOL! 
  – J’ai rarement vu Freddy et Gégé aussi parfaits sur les Tambours de Plougastell qu’à Pleudihen!!! :)
  – Si mors à mort: Jean-Louis fait une intro ultra rapide et zappe complètement la mort lamentable de Charles VIII le minable. Dommaaaage, parce que la dernière version étoffée qu’il nous avait servie à Quimper était à mourir de rire!! :)
   – Le chasseur de temps: Jean-Louis se goure complètement dans les paroles au début de la chanson, ce qui fait que Jean-Paul l’a regardé en faisant les gros yeux, les poings sur les hanches! MDR! Comme a dit Elodie, JL s’est « mangé ».
    – Les Lamentations, ou « l’oral d’un soldat sur le champ de bataille », ont été parfaites, tant sur le plan du jeu de Gégé que sur la force de l’interprétation de Jean-Louis!! Elles étaient bien meilleures qu’à Quimper, et au moins aussi bonnes que les Lamentations de Lorient, ce qui n’est pas peu dire! :)    

- Bizarrerie juste avant Divent an dour: il y a un gros temps mort, JL est toujours en coulisses. Jean-Luc joue quelques notes de Tir fo tonn (qui suit Divent an dour sur la liste). Jean-Paul court en coulisses et finalement JL arrive pour nous faire l’intro de Divent. Ils se sont sans doute un peu embrouillés dans la setlist!
  – C’est pendant Divent an dour que Jean-Paul nous a fait une frayeur: il vient sur l’avant-scène pour nous faire chanter les Lalalala Lalalala…, puis il recule, toujours sur l’avancée de scène… et bute malencontreusement sur une enceinte de retours, et patatras! Il fait une chute magistrale! Je vous garantis que tout notre premier rang a poussé un cri! Même que ma mère (proche de l’avant-scène), en voyant comment il tombait, a placé instinctivement ses mains en bouclier pour retenir sa tête et lui éviter de se cogner! Mais heureusement, Jean-Paul s’est rattrapé, et s’est glorieusement relevé. Même pas mal! Et il a poursuivi le concert tout à fait normalement! Ouuufff, on en a eu des sueurs froides avec cette gamelle!
  – Pendant La jument: Freddy et Jean-Luc font les coqs, Freddy empêchant Jean-Luc après son solo de mélodica de descendre du praticable pour son solo de guitare! LOL!
- Toujours La jument: depuis Quimper, la belette est restée crevette!
- Inconvénients pénibles: vers notre gauche, il y avait tout un tas de viande saoûle. Ils avaient tendance à gueuler même quand JL parlait, et tournaient en boucle sur les prisons, ce qui nous a tous exaspérés!
- Enfin, ils les ont eues, leurs Prisons, au 1er rappel!
- 2ème rappel: Les crêpes sont de retour. Et avant qu’ils démarrent, la viande saoûle continue de braire! Je me dis « Ô misère, ils vont nous pourrir Les crêpes! » Mais Jean-Louis, heureusement, fait un signe de sa main, en la baissant vers le bas, pour donner le top départ à ses potes. Et les soûlards ont dû prendre ça comme une injonction pour se taire, parce qu’ils ont fini par la fermer!! Oufff, sauvés! Merci Jean-Louis!
- Juste après Les crêpes, ça aurait dû être le final avec Je m’en vas. Mais on voit Jean dire qqch à JL, et JL se marrer. Et voilà Jean-Louis qui commence à nous parler de ce que les marins chantaient sur les plages de La Baule! Je suis très perplexe: pourquoi il nous parle de La Baule??? C’est déjà passé depuis longtemps, les Néréides! Jean prend sa guitare, et commence à jouer un air qui m’est complètement inconnu: « Sur une plage il y avait une belle fille… » Késako? Avec le refrain, je pige enfin ce que c’est: incroyable mais vrai, mais c’est… Itsy bitsy petit bikini, de Richard Anthony, que Jean aime, dit-on, chanter aux balances!! Alors là, là c’était excellent comme extra, et encore plus inattendu que Pelot! J’explose de rire devant ce gros délire de fin de concert! Elodie, Maud, Audrey, moi, bref, tous les Allumés sont morts de rire et sont à fond! Et alors, quand Jean chante, imperturbable: « J’ai oublié les paroles, va falloir improviser! »,…. c’était mortel!!!! Trop fort, trop fort!! La chanson se termine en fou rire sur scène, et c’est un Jean-Louis hilare qui dit: « Excusez-nous, c’est bientôt les vacances pour nous aussi! » Une BIG surprise dont on se souviendra!
- Et le concert se clôt sur les chapeaux de roue avec Je m’en vas!
   Whouaaaoh! Quel show de malades, qui se termine après pas loin de 2 h de folie! Sitôt après qu’ils ont quitté la scène, le démontage commence, pour préparer le terrain pour Mask ha Gazh, qui va terminer la soirée. Il est presque 23 h 30. On avait prévu de rester après le concert. Mais vu que tout a commencé et fini bien plus tard que les horaires initalement prévus, ma mère veut repartir tout de suite (on a plus de 2 h de route pour rentrer). Mais je m’entête, je refuse tout net de partir avant d’avoir vu Jean-Louis, que je n’avais pas pu voir à Quimper! J’insiste pour qu’on attende 10 minutes 1/4 d’heure le temps qu’ils se soient changés. D’autant que, dans un SMS envoyé à Elodie, Delphine nous confirme qu’ils vont venir. Faute de mieux, parce qu’on ne sait pas trop où ils vont se pointer, on fait le pied de grue sur le côté de la scène. Ma mère veut rester attendre ici. Mais quand je vois Jean-Louis qui surgit du côté de la sortie des artistes, salue l’organisateur de Carentan et l’entraîne plus loin, je fends la foule pour le suivre, accompagnée de Lila, sans prévenir personne! L’organisation a installé un stand sous un barnum, un peu plus loin. C’est là que les dédicaces ont lieu. Ma mère et ma soeur finissent par me retrouver dans la foule. Je donne mon CD des 40 ans à dédicacer à Jean-Louis, qui a l’air d’excellente humeur! Tu m’étonnes, après une si belle soirée! Gégé et Freddy arrivent eux aussi, et j’ai droit à un « Bonsoir! » et à un grand grand sourire de Freddy (qui a d’ailleurs dû contorsionner ses longues jambes pour rentrer sous le barnum, qui n’était pas follement pratique pour la photo souvenir). J’échange deux minutes avec Jean-Louis, et on rigole à propos d’Itsy bitsy petit bikini. Il me dit en se marrant « C’était pas du tout prévu au départ, il avait pas travaillé les paroles! » On l’a vu! LOL. Il fait bien volontiers une photo souvenir avec moi. Juste après, ma maman donne le signal du départ. C’était un après concert plutôt expéditif pour nous, mais j’ai quand même eu ce que je voulais: échanger quelques mots avec Jean-Louis, mon chouchou, et faire une photo avec lui comme à chaque fois, ça suffit à mon bonheur! Ou plutôt, compléter tout le bonheur de cette soirée costarmoricaine!!! :) Un dernier bisou et un au revoir aux copines, et on regagne le champ parking. Des vigiles en gilets jaune avec lampes de poche nous indiquent la sortie. Nous reprenons la route de Lanester, où nous arrivons à 2 h du matin…

   Que dire de plus sur cet extraordinaire concert? Merci Tri Yann, merci les copines, et merci aux très sympathiques organisateurs de la Fête du Blé! Ce petit concert campagnard restera l’un de mes meilleurs souvenirs! Bravo bravo bravo! Merci les Tri Yann, on vous aime! Le lendemain, j’avais pas les yeux en face des trous, j’avais horriblement mal au dos, j »étais toute désséchée de la canicule de la veille, mais j’étais… HEUREUSE, tout simplement!
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      Et « THE » surprise du concert, pour le plaisir: Itsy bitsy petit bikini!!!
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Souvenirs de vacances: CR du concert de Tri Yann à Quimper

   Après une assez longue absence, par manque de temps (ah, la fac… pfff), je suis de retour, avec quelques surprises en poche: mes CR de concert de cet été!

    Voici pour commencer mon très long compte-rendu du concert de Tri Yann à Quimper le 28 juillet, au Festival de Cornouaille:

 

   

Episode 1 : Sur la route de Kemper

 
Quimper… Beaucoup de monde a déjà apporté sa pierre à l’édifice quant au
récit de cette aventure. Moi-même, après la minable ébauche de CR envoyée à
Eric, je vais maintenant tâcher de vous faire un roman-feuilleton un peu plus
consistant. Puisque vous avez aimé l’an dernier la forme feuilletonnante de mes
CR, je vais m’efforcer de faire aussi bien pour le CR de Quimper que je l’avais
fait pour Lorient…
Samedi 28 juillet, jour J : nous ne nous sommes pas couchés tard,
mais nous sommes en revanche levés matin, dès 7 h, pour nous préparer à la
grande aventure quimpéroise. L’impatience me rongeait depuis plusieurs jours
déjà, surtout depuis la veille où, entrés dans l’ultime phase d’avant le Jour
J, nous avons pris à la Fnac les billets pour le concert suivant :
Pleudihen sur Rance le 11 août… Dès 7 h, tous les 4 sur le pied de guerre, nous
nous apprêtons pour conquérir la ville du Roi Gradlon. Les chats courent
partout dans la maison et font les fous, reflet félin de l’humeur survoltée et
joyeuse de leur maîtresse… J La journée s’annonce belle, et comme les bonnes
nouvelles ne viennent jamais seules, j’apprends grâce à une interview de Jean
dans le Télégramme que nous aurons ce soir le Bagad de Nantes comme accompagnants
de nos Tri Yann, ainsi que Le capitaine de Saint-Malo (déjà ressorti des
tiroirs à Mutzig) au programme du concert. 

    Après avoir embarqué, non pas des
provisions (on verra ça sur place), mais un certain nombre de bouteilles de
flotte dans la glacière, le départ est donné peu avant 9 h 30. Il est tôt.
Après la chaleur étouffante de ces 3 derniers jours, Lanester semble encore
somnoler… Tranquillement, nous filons donc, nous roulons, tel l’ami Gilles
Servat, sur la route de Quimper, où le monde est en cette semaine de Festival,
indubitablement celtique. Par contre, pour les canards bleus, ça reste toujours
à prouver… J

    Le trafic est fluide, et nous rallions en
moins d’une heure la capitale cornouaillaise. Dès notre entrée dans Kemper,
nous nous mettons en quête d’une place de parking, pour caser notre (grande)
tuture. Nous repérons d’emblée au passage tout le périmètre réservé au
Festival, au cœur de la Vieille Ville. Il y a quelques parkings indiqués par
des panneaux, oui oui… Mais certains sont déjà complets, et les quelques rares
autres sont non seulement petits, mais en plus payants ! 3 euros pour
seulement 2 h de stationnement autorisé, ils peuvent toujours courir… Nous
cherchons donc une place gratuite, où le stationnement ne serait pas limité.
Après avoir fait au moins trois fois le tour de la zone, nous finissons par
dénicher une place dans une rue isolée, à proximité d’un charmant prieuré en
rénovation. Adjugé, vendu ! Quimper était déjà connu pour son manque
flagrant de stationnement, et qui plus est de stationnement gratuit, là je l’ai
constaté de mes yeux ! Enfin bref… Une fois ce détail réglé, nous nous
dirigeons à pied vers le cœur de la vieille ville, où le Festival est implanté.
Nous longeons d’un bon pas, sous un soleil généreux, les quais de l’Odet, nous
dépassons la fête foraine, repérons les stands du Quai en Fête et l’Espace
Gradlon sur la rive opposée, ce dernier trônant comme le Saint des Saints sous
sa toile blanche dans la lumière du matin. Enfin, non loin d’un parking réservé
aux cars des bagadoù (qui se chauffent déjà en vue du championnat de cet
après-midi), nous trouvons un bar ouvert et en profitons pour prendre un café.
J’en profite aussi pour envoyer un SMS à Laëtitia, déjà sur place depuis la
veille, pour lui signaler notre arrivée et où nous sommes… Après être ressortis
du café, nous reprenons tranquillement nos pérégrinations et nous nous
enfonçons dans les vieux quartiers de Quimper, superbes, du côté de la
cathédrale Saint-Corentin (à laquelle nous prévoyons de jeter un coup d’œil).
Nouveau SMS de Laëtitia, qui visiblement se trouve dans le secteur. Nous
finissons par déboucher sur la magnifique Place Terre au Duc (sans doute l’un
des plus beaux quartiers du Vieux Quimper). Nous avons perdu mon père en cours
de route. Il a dû pousser jusqu’à la cathédrale directement. Au centre de la
Place se dresse une très jolie fontaine entourée de faïence (eh oui, n’oublions
pas que Quimper, c’est le pays de la faïence Henriot). Nous nous asseyons sur
la margelle de la fontaine. Et, alors que ma mère et ma sœur vont jeter un coup
d’œil dans une boutique plus loin, j’entends, en provenance de ma sacoche (Tri
Yann bien sûr) retentir une vibration ainsi qu’un rire gazouillant de bébé… Oh
oh, par Toutatis, je crois que c’est mon portable qui sonne ! Laëtitia
m’appelle en effet pour me signaler qu’elle est tout près de la cathédrale. Une
fois que ma mère et ma sœur reviennent, je les préviens, et nous partons vers
la cathédrale, à la rencontre de Laëtitia. La foule commence à se densifier
dans les vieilles rues de Kemper, je regarde à gauche et à droite pour essayer
de repérer une tête connue. Mais à proximité de la cathédrale, alors que je
m’apprête à reprendre mon portable pour la rappeler, nous tombons sur
Laëtitia ! Presque un an après l’aventure lorientaise, nous sommes bien
contentes de nous revoir J .
Voici la première fille de la tribu tryanaute retrouvée ! J
Toutes les quatre, nous papotons tout en jouant un peu les touristes, côté
cathédrale…
Fin du premier épisode ! J Second épisode… plus
tard ! Mais ne vous inquiétez pas, çui-là, contrairement aux TGV, il va
arriver à l’heure… voulue ! J LOL !

 
Episode 2 : Dastum e Kemper

 
Après une petite visite de la cathédrale Saint-Corentin, comme il est
midi, nous trois, plus mon père qui nous a rejoint dans l’intervalle, et
Laëtitia, nous décidons de manger ensemble. Notre choix se porte sur un stand
de pataterie sur le Quai en Fête. Nous nous installons à une table sur les
bords de l’Odet. Sur la rive d’en face, des rumeurs de batterie train d’être
accordées nous parviennent depuis l’Espace Gradlon. Après la pause déj’,
Laëtitia repart de son côté, tandis que nous allons visiter le musée
départemental, tout proche des jardins de l’Evêché, où une autre scène est
dressée et où se déroulent 3 concerts par soirée (d’ailleurs, le grand Graeme
Allwright, l’un des « modèles » de nos loustics nantais, y est à
l’affiche le soir-même). Musée intéressant et assez riche, bien que j’ai
commencé à en avoir un peu marre au bout de 2 étages visités. Ensuite,
j’insiste pour qu’on retourne du côté de l’Espace Gradlon, repérer un peu mieux
comment se présentent les choses. De plus, Laëtitia nous a dit qu’elle n’avait
pas trouvé l’entrée. Nous traversons le pont et arrivons côté Gradlon. Nous
faisons le tour complet du chapiteau, et il n’y a AUCUNE indication sur
l’entrée, et personne n’est en mesure de nous renseigner. Nous arrivons de
l’autre côté du chapiteau, tout près de l’office de tourisme et d’une jolie
petite butte bien tranquille. Toujours aucune entrée indiquée. Tout le
chapiteau et ses dépendances sont entourés de grillage haut. Soudain, j’émets
un « Oh ! » d’agréable surprise : nous voyons Konan, à
l’extérieur d’un espace attenant au chapiteau, faire des allées et venues le
portable collé à l’oreille. En voyant ma mère, il s’est interrompu pour lui
dire bonjour. Moi je ne sais pas s’il m’a vue, mais en tout cas je lui fait un
coucou rapide de la main avant que nous repartions. A défaut de repérer
l’entrée des spectateurs, on aura localisé l’espace VIP ! Hi hi hi… Ca
aussi ça nous sera bien utile par la suite… Alors qu’on fait demi-tour, on voit
venir vers nous deux personnes : une jolie rousse dont le visage m’est
familier grâce au DVD, et une jeune fille brune… Lucile et Loriane ! On
s’était rapidement « aperçues » à Lorient un an plus tôt. Pour faire
court, depuis un an, Lucile et moi avons fait davantage connaissance grâce au
forum, à Facebook, à mon blog, et nous nous sommes découvert énormément de
points communs, tissant à cette occasion une amitié « virtuelle »,
mais véritable. On était donc ravies de se retrouver « en vrai » et
d’avoir l’occasion de faire véritablement connaissance !
On papote 5 min, puis nous trois nous retournons au cœur de la Vieille
Ville. Nous trouvons un point billetterie, renseignements, etc… Là, on nous
explique enfin que la route sera barrée à partir du pont pour l’entrée des
spectateurs, et que l’entrée du chapiteau serait ouverte à ce moment là. Enfin
une réponse !
L’après-midi s’égrène, par notamment des danses à l’Espace
Saint-Corentin, où jouent des sonneurs de notre connaissance, Tanguy Josset et
Yannick Martin. Quand nous décidons que l’heure est venue de retourner au
Gradlon, nous cherchons en vain un stand quelconque de sandwichs, et nous finissons
par nous rabattre sur un saucisse-frites. Nous allons nous asseoir sur un banc
au bord du quai pour manger. Les échos des balances nous parviennent :
j’appelle Laêtitia, qui me dit qu’elle est sur la  butte derrière le chapiteau avec Lucile et
Loriane. Nous les rejoignons sur la butte au pied du Mont Frugy et savourons
bien tranquilles les balances (sans l’image, mais avec le son !). Le Bagad
de Nantes répétant Divent an dour nous donne la chair de poule, et nous
chantons à tue-tête les Lalalala lalalala. Alors qu’on décide de se bouger pour
aller faire la queue, Lucile attire mon attention plus haut : on voit un
garçon brun à lunettes. Je pense avoir identifié Guillaume, mais je n’ose pas
l’appeler. Nous faisons donc demi-tour. Quand soudain Laëtitia se met à faire
de grands signes de la main. Voilà que nous retrouvons 3 autres filles de la
tribu, et pas des moindres : notre Elodie nationale (et son zoli T-Shirt),
Maud et Lila.

    Nous finissons par aller faire la
queue : coup de chance, il y a encore très peu de monde. D’autres membres
de la tribu nous rejoignent : Angélique, Paty et Jean-Luc, Thérèse, entre
autres. A chaque fois, c’était cris de joie et embrassades. Au final, la
prophétie de Kan ar Kann s’est réalisée : c’était un Dastum e Kemper, un
rassemblement à Quimper ! Et surtout, à l’exception de Vivi et
Jean-Pierre, c’est toute la tribu tryanaute des Inondés de Lorient qui a été de
nouveau réunie sous le ciel cornouaillais. Nos signes amicaux ayant eu raison
de leur timidité, Guillaume et son pote nous rejoignent. Ma mère, ma sœur et
moi retrouvons également un couple très gentil dont nous avions fait la
connaissance au concert de Concarneau en 2010, et que nous avions revus aussi à
Lorient. Pendant tout le temps de l’attente, nous bavardons, rigolons et
chantons à qui mieux-mieux (Les filles de Redon, ou encore Le capitaine de
Saint-Malo sous la direction artistique d’Elodie ! LOL !). Tout en
observant, impressionnés, la queue interminable qui s’étale le long des quais
de l’Odet.
20 h… Toujours rien… 20 h 15… On attend que les bus aient fini de
circuler pour rentrer… 20 h 30, la sécurité et les flics bloquent la rue avec
des barrières. Mais il y a un problème : une bonne femme un peu bizarre,
qui veut sans doute resquiller, fait tout un foin et refuse de quitter le
périmètre de l’Espace Gradlon. Alors, excédés, impatientés, on se met tous à
brailler à l’unisson : « On veut rentrer ! On veut
rentrer ! ». Enfin, la foule et nos cris ont raison de la
sorcière ! Allez, du balai la mégère ! Elle dégage. Et là, enfin, des
responsables du service de contrôle, assez jovials, d’ailleurs, nous ouvrent le
passage et nous recommandent de ne pas courir… A l’abordaaaaage !

    Fin du second épisode !

 

     Episode 3 : Kemper en(chant)é !

    Sitôt le talon de mon billet détaché, je
passe en trombe la barrière. Malgré les conseils du gars du service de
contrôle, et ma mère qui me répète Ne cours pas ne cours pas, devinez ce que je
fais ? Je galope en direction du chapiteau, et de l’entrée proche de la scène
qui a été ouverte ! Je suis dans les premières. Laëtitia et Lucile sont
parties comme des flèches. Histoire de motiver mes troupes, je crie :
« Allez Lulu, à l’abordage ! ». Et rapidement (beauuucoup plus
rapidement qu’au Slipway l’an dernier), nous pénétrons dans le chapiteau et
arrivons au pied de la Sainte Scène. Ce soir, il n’y aura ni bâbord ni tribord,
puisqu’il n’y a pas d’avancée de scène. Mais tant qu’on est devant, n’est-ce
pas le plus important ? J Aux côtés de Lulu,
Loriane et Laëtitia, je prends possession de la barrière et du premier rang,
côté droit de la scène. Le reste de la tribu nous a suivies de près. Mais
Elodie et Maud, ayant retrouvé Lila qu’elles avaient perdu de vue dans la
foule, ont migré au milieu. Ma mère se retrouve aussi au milieu, elle
insiste : « Viens au milieu, y a Elodie et Maud qui y sont ». Au
début, je refuse de bouger de la barrière, mais elle insiste tellement que je
finis par la rejoindre au milieu… me retrouvant au deuxième rang… Boooon, c’est
vrai que au milieu, j’aurais une meilleure vue de la scène qu’à l’extrémité
droite du premier rang, mais quand même… Pour le principe je suis contrariée
d’avoir été éjectée du premier rang. Je me retrouve donc juste derrière Paty et
Jean-Luc, proche d’Elodie, Maud et Guillaume… et juste en bordure de la
« marche » que forme le bord de la barrière (haute). Ce qui ne me met
pas spécialement à l’aise : déjà, comme je suis astigmate, je n’ai pas de
relief, donc un problème d’anticipation, mais comme tout humain normalement
constitué, je n’ai pas de rétroviseurs arrières. Du coup, j’avais peur qu’un
pas en arrière malheureux me fasse tomber. Je demande donc à ma mère de se
mettre juste derrière moi pour me rattraper en cas de chute. Et effectivement,
deux fois j’ai failli me casser la gu***, première fois à la  fin du Retour de la croisade, deuxième fois à
la fin de Kan ar Kann, rattrapée par ma mère, et par Jean-Luc, qui m’a agrippé
le bras la deuxième fois. J’étais en mode « Concert Cascades »…
Huuummm… Bon, passons…
La scène est d’une hauteur raisonnable, donc on aura une visibilité
parfaite. Pour ceux qui sont dans les gradins, il y a des écrans géants sur les
côtés. En plus des barres d’éclairages habituelles, le Festival a rajouté
d’office pour tous les artistes passant sur cette scène des espèces de panneaux
pleins de petites loupiotes. D’ailleurs les effets produits par ces panneaux me
plaisaient assez moyennement. Très rapidement, le chapiteau est plein comme un
œuf. A peine quelques minutes avant l’entrée en scène, nous avons l’occasion de
voir Delphine et de la saluer. Comme l’ont souligné les autres, on a rarement
vu un concert commencer aussi rapidement une fois entrés. 21 h 10
environ : l’intro sidérale de Na I ri o est lancée, et la scène, grâce aux
projecteurs et panneaux de lampions, est tout de vert éclairée. Nos flamboyants
dans leurs atours rummadiens investissent progressivement la scène. En raison
d’un problème technique, Konan ne nous fait pas l’intro au pibgorn. Cette
entrée s’achève par l’arrivée de Jean-Paul, Jean et Jean-Louis, ovationnés
comme il se doit ! J

    Avec Na I ri o, c’est un show survitaminé
d’1 h 45 qui commence. L’ambiance était excellente et le public très
participatif, sur les Alouééééééé fa la louéééé du Baleinier autant que sur les
paroles de La jument ou les Hali halo du Capitaine de Saint-Malo (THE surprise
de la soirée). Le programme a déjà été détaillé auparavant, je ne vais donc pas
y revenir. Guillaume a dit dans son CR avoir été déçu de la set-list : ce
n’est pas mon cas. Au contraire, elle m’a plu, je l’ai trouvé parfaitement
équilibrée. C’était probablement, avec Lorient, le concert le plus équilibré
auquel j’ai assisté, avec, peut-être, un peu plus de moments rock (et Le
chasseur de temps, l’un des titres les plus remuants en concert, était
idéalement placé).
Je pourrais en écrire des pages, alors quelques anecdotes au
débotté :

-        
On a chanté les Alouéééé Fa la louéééé mieux qu’à
Strasbourg selon JL…

-        
Quand Jean-Louis conclut le conte des Néréides, Jean VI
le Beau fait sa star (pour rire) et fait mousser, refusant de commencer à
chanter tant qu’il n’a pas reçu un nombre d’ovations suffisant ! MDR,
sacré Jean !

-        
Juste après, Jean-Louis annonce : « L’année
dernière, on a entamé la tournée des 40 ans, et on va la poursuivre jusqu’au 50ème
anniversaire. Alors on a décidé de vous ressortir quelques vieilleries des
tiroirs… comme ceci ». Pendant qu’il parle, on voit Jean-Paul s’emparer de
sa guitare, Jean de son banjo. Mon cœur s’emballe : je pressens Pelot ou
Johnny Monfarleau. Les premières notes retentissent, et je pousse un hurlement
de joie (je n’ai d’ailleurs pas été la seule) : c’est Pelot !!!!!
Pelot est de retour !!! D’avoir ma chanson préférée pour la première fois
à Redon j’étais super heureuse, à Lorient c’était encore plus magique, mais
trois fois de suite… Pfff… C’est le pied ! Nous lui réservons une telle
ovation qu’à la fin, Jean-Paul s’incline bien bas en étreignant sa guitare.

-        
Marie-Jeanne-Gabrielle, toujours aussi émouvante…

-        
L’intro de Si mors à mort a été étoffée, et c’est à
pisser de rire : Charles VIII le minable était-il plus con que laid ou
plus laid que con ? Les paris sont ouverts. Après s’être fracassé le haut
de la gueule sur le linteau d’une porte du château d’Amboise, le verdict est
tombé : il est décidément très con, et bien meilleur mort que
vivant ! LOL !

-        
Prestation toujours magistrale de nos maistres
tambourineurs de Plougastell-Daoulas Freddy et Gégé sur Gavotten ar
seizh ! Extra ! Et Jean-Louis a bien fait mousser le public en les
présentant.

-        
Marion et son conte désormais culte :
d’anthologie.

-        
Le chasseur de temps a bien fait monter la température
sous le chapiteau du Gradlon, déjà très chaud ! J
D’ailleurs, je le sais de source sûre : avec Tri Yann et les Du, la fièvre
est probablement montée à 40, voire plus… (mais est-ce en degrés ou en
années ? Les deux !).

-        
Jean-Louis arpente la scène d’un pas martial sur Le
retour de la croisade…

-        
Divent an dour : comme toujours, un grand moment,
un moment d’émotions et de frisson. Surtout quand il y a un bagad en renfort… Le
Bagad de Nantes a été musicalement parfait ! Et nos Lalalala Lalalala…
l’ont été aussi, au point que Jean-Paul a salué les mains jointes !

-        
Les Lamentations sont jouées également, en l’occasion
de la commémoration, en ce 28 juillet, de la bataille de Saint-Aubin du
Cormier. Par contre, Gégé a eu un gros problème d’amplis au niveau de sa
guitare. Ce qui fait que le résultat a été, selon moi, moins bien qu’à Lorient
(ce titre me fait toujours un peu bizarre en concert, de toute façon).

-        
La jument : Sur la vidéo d’An Tour Tan, on voit
Jean-Paul partir en fou rire au moment ou Jean-Louis enlève sa chemise. Je
crois que c’est parce que Jean a mimé un strip-tease à ce moment-là !
LOL ! Ensuite, lorsque Jean-Louis nous fait hurler les paroles, Jean le singe,
sous l’œil rigolard de Jean-Paul, et fait mine de regarder sa montre. Enfin,
les métamorphoses c’est bien typiquement celtique, puisque la belette s’est
métamorphosée en… crevette ! J Fou rire
garanti !

-        
Les prisons : La fille du geôlier oublie
d’apporter à boire et à manger au prisonnier. Pôv’ type, ça lui suffit pas
d’être condamné à la pendaison, faut aussi qu’il crève la dalle ! MDR
MDR !

-        
2ème rappel : Le capitaine de
Saint-Malo ! Nous avons pris un malin plaisir à hurler les refrains, et
les cochonneries des couplets ! LOL ! D’ailleurs, j’ai appris quelque
chose : le refrain hali halo vient du verbe maritime « haler ».
Moi j’aurais écrit Hali comme Ben Ali et Halo à peu près comme l’interjection
téléphonique ! Je me suis couchée moins bête ! LOL !

-        
Il y a eu un certain nombre de problèmes de sono
pendant le concert, assez rapidement résolus pour la plupart, mais c’est tout à
fait excusable. C’est plus compliqué de s’accorder sous un chapiteau.

-        
Final sur les chapeaux de roues avec Je m’en vas et le
Bagad. Après, double salut final : nos Tri Yann seuls, puis avec le bagad
ensuite. A ce moment là, une musicienne du bagad s’est glissée entre Jean et
Jean-Paul. Une dame d’un certain âge, blonde… Je crois que c’est la sœur de
Jean-Louis, qui est au Bagad de Nantes…

-        
Jean-Louis annonce après la longue ovation que nous
leur réservons : « Et maintenant, Sonerien Du ! » Clap de
fin du concert après 1 h 45 de pure folie. Mais pour nous les Tryanautes, ce
n’est pas tout à fait fini…

 
Fin du 3ème épisode !

 

 

 

 

    Episode 4 : Kemper prolongé !

 

    Nous autres, la tribu Tryanaute, nous nous
extirpons des deux premiers rangs et nous nous faufilons vers la sortie du
chapiteau, sans rester voir les Sonerien Du (à l’exception de Paty, Jean-Luc et
Thérèse, qui restent). Une fois dehors, dans la nuit quimpéroise, nous nous
dirigeons résolument vers l’Espace VIP. La zone est comme il se doit grillagée
et close de barrières. Là, on nous informe (avec amabilité, d’ailleurs) que les
Tri Yann sont avec les « officiels » (maire de Quimper, directeur du
Festival et tout le bataclan) et doivent jouer un ou deux titres avec les Du.
Par conséquent, ils ne seront pas disponibles avant une bonne heure. Peu
importe, on attendra ! Je sais pas si je réussirais à convaincre ma mère
de poireauter pendant une heure, mais j’espère que quelques uns arriveront à
s’échapper de l’entrevue avec les gros bonnets… Nous allons nous asseoir sur
les marches de l’office de tourisme attenant à l’Espace Gradlon, et patientons
sagement. Lucile et moi en profitons pour bavarder. Rapidement, « Hérisson
joli » (Jean-Luc ! LOL) quitte les lieux avec sa voiture. Puis une
autre silhouette familière, grande, s’approche : ouiiii, Freddy
arrive ! Nous nous relevons pour venir à sa rencontre. Arrivé au grillage,
il nous balance une question pour le moins incongrue : « Vous avez
des cacahuètes ? ». Alors on lui répond du tac au tac :
« Pour nous ou pour toi ? ». Freddy : « Ben, pour moi,
chuis votre singe en cage, il me faut des cacahuètes (parce qu’il était
derrière le grillage) ! » Explosion de rire dans la tribu
Tryanaute ! Dis donc, le ton est donné pour l’après-concert ! Freddy
ouvre la porte grillagée et nous rejoint. Même si je n’ai pas pu voir
Jean-Louis, mon « chouchou », ce soir-là, j’ai énormément apprécié
cet après-concert, presque autant que celui de Lorient, car il n’y avait que
nous, la quinzaine des plus fidèles, et eux. Et comme on était entre nous,
entre potes… Il fait la bise à Elodie, à Maud… Et comme je suis avec elles,
Freddy me fait la bise sans façon ! Hoooo, la vache !
Yahouuuu !!! C’est la première fois qu’un membre du groupe me fait la
bise ! Même si je ne suis pas très « bisou » en règle générale,
ni cœur d’artichaut, je me suis sentie toute drôle !
Jean arrive lui aussi. Il reste derrière le grillage, mais passe un
moment à causer et rigoler avec toute la bande. Par exemple, on a appris tous
les détails sur sa pelouse, ou encore, débonnaire et plein de bonhommie comme à
son habitude, il a fait (pour rire) l’éloge de la flemmardise ! MDR !
On a passé un bon moment et bien rigolé avec Freddy aussi. Il plaisante avec
Laëtitia à propos de la pluie (je ne sais plus pourquoi d’ailleurs), et nous
pose une colle : « Vous vous rappelez, c’était quoi mon premier
costume officiel dans Tri Yann ? ». On se creuse la tête pour se
rappeler. « Le loup ? » « Non, c’était après ». Quand
soudain, j’ai une illumination et je m’exclame « L’enchanteur
Merlin ! » Freddy : « Voilàààà ! ». A partir de
là, il nous taquine, prétendant que pour Luçon il a lutté contre les éléments,
mais qu’à Lorient il a fait exprès ! LOL !
Au cours de cet après-concert, Freddy s’est également découvert une
nouvelle vocation : celle de portier ! A chaque fois qu’une personne
ou une voiture voulait sortir, il ouvrait le grillage. D’ailleurs, il ouvre la
barrière à Konan, qui s’en va avec sa voiture, et nous réservons une haie
d’honneur à « William Wallace ». Au volant, Konan était mort de rire
en voyant la haie d’honneur.

    Christophe (visiblement crevé) arrive
également, avec Delphine. Il fait la bise à tout le monde, comme Freddy, et
serre la main des deux seuls mecs présents, Guillaume et son pote.

    On a vraiment tous passé un excellent
moment après le concert, nos sourires et nos mines joyeuses en témoignaient.
Guillaume, qui rencontrait le groupe pour la première fois, n’a pas beaucoup
parlé mais était visiblement aux anges ! (n’est-ce pas Guillaume ?).
Au bout d’un certain temps, ma mère, ma sœur et moi partons. Jean-Louis
et Jean-Paul ne sont pas encore arrivés, mais l’heure tourne… Tant pis, on les
verra à Pleudihen ! Nous disons au revoir aux copines, et à bientôt à
Pleudihen à Freddy et aux filles que nous retrouverons là-bas. Nous retournons
à la voiture, où mon père nous a devancées, et faisons, ravis de notre journée,
les 60 km du retour…

    THE END !!!

 

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