Toutes les bonnes choses ont une fin…

    Voici ce que j’ai écrit sur mon journal Facebook le lundi 11 août au matin…

    « Et voilà, c’est fini… Rideau… Kenavo an distro…
Clap de fin hier soir du FIL 2014, après 10 jours intensifs placés sous le signe de la verte Irlande… 
Artistiquement parlant, et aussi financièrement pour l’organisation, ce fut une très belle édition. On estime la fréquentation à pas moins de 750 000 visiteurs (contre 700 000 en 2013) sur dix jours! Autrement dit, on a frôlé le record absolu de 2010 (800 000 visiteurs)! C’est aussi la meilleure édition depuis 2011 en termes de billetterie. L’Irlande n’a pas failli à son rang d’invité d’honneur: la qualité des spectacles irlandais et des groupes proposés était à la hauteur de la réputation du pays comme terre de virtuoses. Le summum étant Lùnasa et Liam O’Flynn, qui nous ont fait vibrer lors d’une Grande Nuit de l’Irlande inoubliable…
Et il y a aussi tous les autres que je me dois de citer… Gilles Servat, qui nous a prouvé au cours d’une Fête entre Celtes intimiste chaleureuse qu’il est définitivement le plus irlandais des bretons… Le concert de Cécile Corbel, véritable oasis de douceur et d’onirisme qui, au milieu du fracas des cornemuses et du tapage ambiant, nous a fait énormément de bien… L’intéressante soirée Musiques sacrées Pays de Galles/Galice à l’Eglise Saint-Louis, qui nous a prouvé que la musique celtique se décline vraiment dans tous les domaines et toutes les formes d’expressions… La Nuit Magique, un émerveillement toujours renouvelé, toujours intact d’année en année, mettant en scène sous les étoiles les musiques celtiques dans tout ce qu’elles ont de plus grandiose… Et je ne peux pas finir cet éloge sans citer les Acadiens, qui ont une place à part dans mon coeur… Les Acadiens sont bien plus que des « cousins » du Canada Atlantique des français: on peut le dire, ce sont carrément des frères, tant nous nous sentons proches d’eux, tant leur musique respire l’authenticité et parle au coeur de chacun d’entre nous! Et ils sont tous tellement gentils, toujours souriants et accueillants, ils tutoient d’emblée! Par certains côtés, ils sont même plus agréables que les français. Leur sympathie et leur spontanéité ont quelque chose de terriblement rafraîchissant. Mes remerciements vont particulièrement au formidable groupe Prenez Garde!, qui avait été la grande révélation acadienne de l’an passé. Cette année, en l’absence des « têtes d’affiches » habituelles du Pavillon (Suroît, La Virée, Dominique Dupuis…) retenues au pays par le Congrès mondial acadien, ils ont été propulsés de fait tête d’affiche de la délégation. Et ils se sont parfaitement acquittés de leur tâche, enflammant deux à trois fois par jour, au Pavillon, et aussi au port de pêche lors de la cotriade du samedi 9, un public en délire totalement acquis à leur cause. Un grand bravo à eux. Je suis allée les voir pas moins de six fois en dix jours (cinq fois au Pavillon, la sixième à la cotriade), je ne m’en lasse pas! Hier après-midi, dernier jour, leurs larmes d’émotion à l’idée de quitter le public breton qu’ils adorent, et qui les adore de même, n’étaient pas surfaites. Ces larmes étaient le reflet de notre ressenti à tous: l’émotion de tous les beaux moments vécus, et le déchirement à l’idée que tout cela cesse du jour au lendemain jusqu’à l’année prochaine… Et je vous avoue sans honte qu’hier, après ce dernier après midi, lorsque j’ai quitté le marché interceltique pour de bon cette fois, à l’instar des acadiens, j’ai un peu pleuré. Peut-être était-ce ce trop plein d’émotions emmagasiné en 10 jours qui a fini par sortir? Ou bien était-ce l’émotion à fleur de peau qui régnait au Pavillon acadien qui a déteint sur moi? Je n’en sais trop rien, mais c’est dur de se dire qu’il va falloir attendre un an avant de revivre ça…
    Aujourd’hui, après dix jours très intensifs, on ressent comme un grand vide… Comme dirait Verlaine, il pleure dans mon coeur, mais je me remémore aussitôt tous les moments de grâce vécus au cours de ces dix jours, et la joie remplace la tristesse. Je visionne les vidéos et les photos faites pendant le FIL, et je me dis, vivement l’année prochaine!   A très bientôt, amis de l’interceltisme! RDV pour la 45ème édition du FIL, qui se tiendra du 7 au 16 août 2015 et mettra à l’honneur, non pas une, mais deux nations celtes associées, les deux « petits Poucets » britanniques de la famille interceltique historique, qui se retrouveront pour la première fois en tête d’affiche: les Cornouailles et l’île de Man! »



FIL 2014: du bon dans les oreilles

  Voici, comme de coutume à l’approche des vacances, ma traditionnelle playlist des artistes programmés au FIL 2014. Bonne écoute!

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  Casptern, groupe de chants de marins, participera le 1er août à la Cotriade d’ouverture au port de pêche, six ans après celle de 2008…

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  Son concert est d’ores et déjà annoncé comme un événement majeur de l’édition 2014… Bernard Lavilliers, grande figure de la bossa nova et de la variété française, jouera le samedi 2 août à l’Espace Marine. Eternel bourlingueur, se référant souvent dans son répertoire aux voyages et aux marins, le chanteur stéphanois de 67 ans va, pour la première fois de sa carrière, faire escale à Lorient. Nul doute que les festivaliers seront nombreux à embarquer avec lui (les places assises du concert ont déjà toutes été vendues, mais il reste des places debout…). Voici le clip de Scorpion, titre extrait de son dernier album Baron Samedi

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  Roland Becker, talabarder et saxophoniste émérite, ex-pen soner de la Kevrenn Alré, est un artiste résolument à part dans la vaste famille de la musique bretonne. Il est (à l’instar de Pascal Lamour par exemple, mais en beaucoup plus réussi et enthousiasmant) un véritable alchimiste musical, multipliant avec audace et talent les créations expérimentales et les mariages musicaux a priori improbables, comme La chaudière à musique ou Kof a Kof, spectacle en duo avec l’accordéoniste Régis Huiban, qui mélange ambiance cabaret rétro et musique bretonne. C’est sur la scène du Grand Théâtre que nous retrouverons Roland Becker cette année au FIL, le 3 août. Il dirigera, avec l’Ensemble de Bretaigne Armoricane, l’oratorio Anne de Bretagne renaissante, création commandée à l’occasion des 500 ans de la mort d’Anne de Bretagne. Voici ci-dessus le teaser de sa précédente création Immrama, qu’il avait présentée au FIL en 2011…

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    Gilles Servat, c’est la Bretagne, le porte-voix de la Bretagne militante, c’est La Blanche hermine, c’est la révolte… Certes, mais pas que… Gilles Servat, c’est aussi l’Irlande, qui a une place à part dans son coeur… Il considère la verte Erin comme son deuxième pays, et l’Irlande occupe une place conséquente dans son répertoire. Il s’agit tout aussi bien d’interprétations ou d’adaptations personnelles de morceaux traditionnels (The Foggy Dew, Le cul cousu d’or adapté du traditionnel The wild rover, ou encore Eléonore, adaptation de la sublime mélodie d’O'Carolan Eleonor Plunkett pour n’en citer que quelques uns), que de compositions évoquant l’Irlande et ses souvenirs du pays (La maison d’Irlande ou Sur les quais de Dublin). Bref, entre Gilles et l’Irlande, c’est une longue histoire de… fraternité. Frat-Eire-nité… C’est justement le thème du grand concert irlando-breton qui réunira Gilles et quelques uns de ses amis musiciens irlandais, dont Donnal Lunny, à l’Espace Marine le 3 août. Tous nous convient à une grande « Fête entre Celtes » qui promet d’être l’un des rendez-vous marquants de ce cru 2014… Pour ma part, billets déjà pris depuis longtemps!  :)    Ci-dessus, Gilles chante La maison d’Irlande sur la scène de Bercy en 1999…

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    Lùnasa est l’un des meilleurs et plus célèbres groupes irlandais de musique instrumentale au monde. Régulièrement invité dans les grands festivals bretons (Festival de Cornouaille, Fête de la Saint-Loup…), et déjà présent en 2005 à Lorient lors de la précédente Année de l’Irlande, le groupe sera à l’affiche de la Grande Nuit de l’Irlande à l’Espace Marine le 4 août pour une soirée prestigieuse, à en juger par la création qui y sera également jouée… :)   Ci-dessus, prestation de Lùnasa aux Celtic Connections de Glasgow en 2007 (vous aurez reconnu bien entendu la mélodie, qui est celle accompagnant le teaser officiel du FIL 2014  ;) )

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    … mais surtout, ô surtout, pour la Grande Nuit de l’Irlande, joie immense… un événement que je ne louperai pour rien au monde… roulement de tambour… la re-création exceptionnelle de l’oeuvre majeure du compositeur irlandais Shaun Davey The Brendan Voyage, pour orchestre et uileann pipe. Créée en 1981, jouée en première mondiale au FIL en 1982, The Brendan Voyage, basé sur le livre de l’explorateur Tim Sevrin, relate les voyages du moine irlandais Brendan de Clonfert sur son frêle esquif au VIIIème siècle vers des terres nouvelles et inconnues: le Labrador, les îles Féroé, voire même Avalon… ;)   Le dixième mouvement de l’oeuvre et le plus connu, le final Newfoundland, est probablement la plus sublime, la plus merveilleuse mélodie irlandaise qui ai jamais été composée! :)   Chaque année, au Nuits Magiques, elle est d’ailleurs jouée en introduction du tableau sur les irlandais, et accompagnée par la projection de splendides images marines sur les écrans géants. Et l’on se laisse emporter. Chaque fois que j’entends ce morceau, je suis subjuguée comme jamais, j’ai les larmes aux yeux, je m’en pâmerais d’émotion, je pourrais l’écouter des centaines de fois avec le même bonheur! Dix ans après sa dernière représentation au FIL, en 2004, The Brendan Voyage sera donc rejoué spécialement pour la Grande Nuit de l’Irlande, avec l’Orchestre du Festival et le soliste Liam O’Flynn, virtuose du uileann pipe. Ô joie! j’y serai, j’ai pris très tôt les billets! Et nul doute que je verserai ma petite larme lors de Newfoundland (que je vous propose d’écouter)… :)

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    La fée finistérienne de retour à Lorient… Trois ans après son dernier passage au FIL pour un Concert pour Celtes en devenir consacré à la BO d’Arrietty qu’elle avait composée, Cécile Corbel reviendra le mardi 5 août après-midi au Palais des Congrès, une nouvelle fois dans le cadre du concert pour enfants, afin de nous jouer la BO de Terre des Ours, film documentaire animalier de Guillaume Vincent, dont elle a composé la bande-son en intégralité. Voici la chanson Kamchatka, extraite de Terre des Ours

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    Autre concert très attendu de cette édition: Suzanne Vega au Grand Théâtre le 5 août. La célèbre chanteuse folk américaine rendra au cours de cette soirée un hommage appuyé à Pete Seeger. Je vous propose d’écouter son tube le plus connu, Tom’s Diner

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    Fille du célèbre sitariste Ravi Shankar et demi-soeur de la chanteuse Norah Jones, Anoushka Shankar est elle aussi, à l’instar de son père, une musicienne indienne de renom. A l’occasion du FIL 2014, elle sera le 6 août à l’affiche de la création Dans l’univers des bardes à l’Espace Marine, avec la harpiste galloise Catrin Finch et le musicien sénégalais Seckou Keïta…

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    L’irlandaise Mary Black, considérée comme l’une des meilleures chanteuses gaéliques de son temps, ex-membre du groupe De Dannan, a entamé une tournée d’adieu, qui fera halte à Lorient le 7 août. Mary Black prendra en effet part à la création Femmes gaéliques à l’Espace Marine, accompagnée de sa soeur Frances Black, de sa fille Aoife Scott, de la manxoise Ruth Keggin et de l’écossaise Julie Fowlis…

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    Le groupe de punk-rock quimpérois Red Cardell, l’un des fers de lance, avec Soldat Louis, de la nouvelle vague de la scène rock celtique bretonne des années 80/90, fait son retour à Lorient le 8 août accompagné du Bagad Kemper pour la création Fest Rock à l’Espace Marine, jouée en première mondiale au Festival de Cornouaille en 2012…

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    MON gros coup de coeur du FIL 2013: les acadiens de Prenez Garde! Ne voyez rien de menaçant dans ce nom, bien au contraire… Prenez Garde! , c’est un groupe atypique qui s’articule autour du facétieux « conteux » Dominique Bréau, et mélange, avec un talent fou et un humour des plus ravageurs, pièces traditionnelles acadiennes, chants dialogués, reels de violons, parlure acadienne et comédie. Le tout dans une ambiance aussi bon enfant que survoltée! :)   Prenez Garde! a été LA grande révélation acadienne du FIL 2013. Pendant les dix jours, ils n’ont cessé d’enflammer le public du Pavillon de l’Acadie. Pour ma part, ça a été un énorme coup de coeur… Et ils ont une de ces façons de « jouer » avec le public, et de nous faire participer, nous spectateurs! Le public est sans cesse sollicité dans de nombreux morceaux à répons, et je vous garantis qu’on ne se fait pas prier pour y participer à coeur joie! :) . Prenez Garde!  ( ;) ), avec cette fine « gang », composée de Dominique Bréau, Julien Bréau, Nicolas Basque, Elisabeth Milot et Marie-Andrée Gaudet, vos zygomatiques vont chauffer autant que vos cordes vocales, croyez-moi sur parole… ;)   Ils reviennent donc en cette édition 2014, avec pour mission de mettre le feu au Pavillon, mais aussi à la seconde Cotriade du samedi 9 août au Port de pêche!!! Yeeeeees!!! Billets déjà pris, off course! ;)      Voici l’un des morceaux les plus endiablés et sans aucun doute le plus participatif de leur répertoire scénique: La cave de d’hors de Calixte Duguay.

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    Moya Brennan, la voix emblématique du mythique groupe Clannad (invité en 2013), forme aussi, avec Cormac de Barra, un duo de harpistes-chanteurs. Tous deux se produiront donc le 9 août au Palais des Congrès pour la Grande Soirée de la Harpe celtique.

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    Alors qu’elle était complètement inconnue à sa première venue au FIL en 2013, il y a fort à parier que cette année, plus personne ne pourra l’ignorer… En effet, l’acadienne Caroline Savoie, auréolée de sa notoriété toute récente due à sa participation à The Voice sur TF1 dans l’équipe de Mika, va faire son retour à Lorient, par la grande porte cette fois-ci, dans la programmation officielle. En plus de ses prestations au Pavillon de l’Acadie (passage obligé), elle sera le 9 août dans l’arène du Stade du Moustoir pour le Grand Concert de Clôture, aux côtés de The Strypes, Salsa Celtica et The Dubliners remaniés. Même si elle n’est pas forcément la candidate la plus connue du télé-crochet en raison d’une élimination assez précoce (juste avant les quarts de finale), nul doute que les festivaliers lui feront bon accueil, et qu’elle sera l’un des « moteurs » de la venue du public à ce concert de clôture! :)   Voici la vidéo de l’une de ses prestations au Pavillon en 2013: foin d’Ain’t no Sunshine (qui lui avait permis de se qualifier aux auditions de The Voice en faisant se retourner les quatre coachs au bout de 30 secondes!), de Keane ou de London Grammar, il s’agit de Petitcodiac de Zachary Richard…

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    A tout seigneur, tout honneur! Je conclus cette playlist de l’Année de l’Irlande avec un véritable monument de la musique irlandaise (et je ne dis pas ça que par rapport à l’âge des musiciens! LOL!), probablement, avec The Chieftains, le plus ancien groupe irlandais encore en activité: The Dubliners! Le groupe mythique, présent à Lorient dès les toutes premières heures du FIL en 1971, aura la lourde charge de clore cette Année de l’Irlande lors du grand concert final au Moustoir le 9 août. Depuis le décès de Barney MacKenna, l’un des derniers membres fondateurs, le groupe a fait quelque peu peau neuve. C’est pourquoi les papys irlandais reviennent dans une nouvelle formation, rebaptisée The Dublin Legend, en s’adjoignant les services de Gerry O’Connor au banjo. Mais l’essence du groupe et son âme sont restées intactes. Voici donc, pour conclure, le trépidant Whiskey in the jar, grand classique du répertoire irlandais.

    Bonne écoute à tous, et RDV à Lorient le 1er août! ;)



FIL 2014: demandez le programme!

FIL IRLANDE

    Voici comme promis, chers amis, les grandes lignes de la programmation du FIL 2014. Pour le programme complet, les tarifs et plus amples informations, veuillez consulter le site du FIL: www.festival-interceltique.com

    Petite précision avant de commencer: le principe du Badge FIL à 3 euros initié en 2013, l’une des solutions mises en place pour pallier le déficit financier, permettant d’accéder à de nombreuses animations sur les 10 jours (arrivée de la Grande Parade au Slipway, Masters class du Palais des Congrès, festoù-noz à la Salle Carnot, concerts de l’Espace Bretagne…), va être reconduit cette année en raison du joli succès rencontré lors de l’édition précédente (plus de 37 000 badges vendus pour près de 111 000 euros de bénéfices pour le FIL). Les sites et spectacles auxquels il ouvre ne changent pas.

    Le code couleurs que j’utilise dans le recopiage de la programmation s’établit comme il suit: en rouge, les rendez-vous incontournables; en rose, les spectacles du Palais des Congrès; en vert, les concerts et créations du Grand Théâtre; en bleu, les concerts des têtes d’affiche à l’Espace Marine et le Grand Concert de Clôture au Moustoir le samedi 9; en bleu ciel, le Concert pour Celtes en devenir (concert pour enfants) du mardi après-midi; en orange, les divers concours et trophées de musiques et de danses; en gris, les événements sportifs; et enfin en prune, les « éclats d’artifice » d’ouverture et de clôture. A vos agendas!

      Vendredi 1er août 2014:

    15 h: Présentation de la course cycliste Kreiz Breizh Elites (Place de l’Hôtel de Ville)

    19 h 30: Cotriade n°1 (Port de Pêche), avec Les Mat’lots du Vent, Capstern (Bretagne) et un couple de sonneurs

    0 h 00: « Degemer mat », éclair d’artifice de bienvenue (lancement depuis le port de plaisance)

      Samedi 2 août 2014:

    à partir de 10 h: Championnat National des Bagadoù de 1ère catégorie (Stade du Moustoir), 2ème catégorie (Terrain annexe du Moustoir) et 4ème catégorie B (Esplanade du Grand Théâtre)

    21 h: Soirée d’ouverture Année de l’Irlande « The Glanmore Concert » (Grand Théâtre), avec Liam O’Flynn, Micheàl O’Sùilleabhàin, Paddy Glackin et Neil Martin

    21 h 30: Soirée Folk (Palais des Congrès), avec Skipper’s Alley (Irlande) et Rag Foundation (Pays de Galles)

    22 h: Bernard Lavilliers (Espace Marine)

    22 h: Nuit Interceltique n°1 (Stade du Moustoir)

      Dimanche 3 août 2014:

    10 h: Grande Parade des Nations Celtes (départ Stade du Moustoir, arrivée Port de Pêche Slipway)

    17 h: An Dro The World (Port de Pêche)

    19 h: Triomphe des sonneurs (Centre ville)

    21 h: « Anne de Bretagne, renaissante », oratorio de Roland Becker avec l’Ensemble de Bretaigne Armoricane (Grand Théâtre)

    22 h: « Fête entre Celtes », avec Donnal Lunny Trio & Gilles Servat (Espace Marine)

    22 h: Nuit Interceltique n°2 (Stade du Moustoir)

      Lundi 4 août 2014:

    10 h: 10ème Trophée Bothua-Raud (Palais des Congrès)

    14 h: 18ème Concours international de Pibroc’h (Palais des Congrès)

    21 h: Barzaz – 1ère partie Dengekan (Grand Théâtre)

    21 h 30: Soirée Folk (Palais des Congrès), avec Tony Mc Manus (Ecosse), Maggie McInness Duo (Ecosse) et Caramuxo (Galice)

    22 h: Grande Nuit de l’Irlande (Espace Marine): Lùnasa et l’Orchestre du Festival « The Brendan Voyage »

      Mardi 5 août 2014:

    15 h: Concert pour Celtes en devenir: Cécile Corbel chante « Terre des Ours » (Palais des Congrès)

    21 h: Suzanne Vega (Grand Théâtre): Hommage à Pete Seeger

    21 h 30: Grande Soirée de la Cornemuse (Palais des Congrès), avec Le Bot/ Chevrollier (Bretagne), Fred Morrisson (Ecosse)…

    22 h: Yves Lambert (Québec) – 1ère partie Dervish (Espace Marine)

    22 h: Nuit Interceltique n°3 (Stade du Moustoir)

      Mercredi 6 août 2014:

    21 h: Dañs Akademi (R) Evolutions (Grand Théâtre)

    21 h 30: Soirée Folk (Palais des Congrès), avec Soïg Sibéril (Bretagne), Dylan Fowler (Pays de Galles), Ian Melrose (Ecosse)

    22 h: « Dans l’univers des bardes »: Catrin Finch & Seckou Keïta – Anoushka Shankar (Espace Marine)

    22 h: Nuit Interceltique n°4 (Stade du Moustoir)

      Jeudi 7 août 2014:

    21 h: Ross Ainslie & Jarlath Henderson – The Ollam (Grand Théâtre)

    22 h: « Femmes gaéliques » avec Mary Black, Frances Black et Aoife Scott – 1ère partie Julie Fowlis (Espace Marine)

    22 h: Nuit Interceltique n°5 (Stade du Moustoir)

      Vendredi 8 août 2014:

    15 h: Concours d’accordéon (Palais des Congrès)

    21 h: « Avaz » – 1ère partie Caramuxo (Grand Théâtre)

    21 h 30: Grande Soirée Accordéon (Palais des Congrès)

    22 h: Red Cardell & Bagad Kemper « Fest Rock » – 1ère partie Dixebra (Espace Marine)

      Samedi 9 août 2014:

    15 h: Trophée des Harpes Camac (Palais des Congrès)

    19 h 30: Cotriade n°2 (Port de Pêche) avec Prenez Garde! (Acadie), Vent de Noroise (Bretagne) et un couple de sonneurs

    21 h: « Breizh Kabar », création de la Kevrenn Alré avec Saodaj (La Réunion) – Invité: Firmin Viry (Grand Théâtre)

    21 h 30: Grande Soirée de la Harpe Celtique (Palais des Congrès), avec Cormac de Barra & Moya Brennan (Irlande), Robin Huw Bowen (Pays de Galles), Rozenn Tallec & Lina Bellard (Bretagne)

    22 h: Grand Concert de Clôture (Stade du Moustoir), avec The Dublin Legends (Irlande), The Strypes (Irlande), Salsa Cetica (Ecosse) et Caroline Savoie (Acadie)

      Dimanche 10 août 2014:

    09 h 30: Les 10 miles interceltiques (course pédestre au centre-ville)

    14 h 30: Concours de danse Kément Tu (Espace Marine)

    15 h: Trophée Paysan Breton – Matelin An Dall (Palais des Congrès)

    0 h 00: Kenavo An Distro (feu d’artifice de clôture au port de plaisance)

    Voiloù pour le programme. Prochainement, la playlist… ;)



44ème Festival Interceltique de Lorient, du 1er au 10 août 2014, Année de l’Irlande: la programmation dévoilée!

    Ca y est, enfin!!! :D La programmation du FIL 2014, du 1er au 10 août prochains, a été dévoilée hier soir!!! :D

    Cette année, le FIL se met au vert. En effet, cette 44ème édition sera consacrée à l’Irlande, mémoire et rêve du monde celtique, et berceau historique de la culture celtique européenne. Le visuel de l’affiche de cette année, superbe, est inspiré du Livre de Kells.

    Mais passons aux choses sérieuses: les noms! Seront présents entre autres cette année à Lorient: Bernard Lavilliers (si si! ), Gilles Servat (hiiiiii!) & Donal Lunny, pour un grand concert de « frat-Eire-nité » irlando-bretonne, Roland Becker aux manettes d’une création réalisée pour les 500 ans de la mort d’Anne de Bretagne, Lùnasa, Liam O’Flynn & l’Orchestre du Festival à la Grande Nuit de l’Irlande pour une re-création exceptionnelle de l’oeuvre pour orchestre et uileann-pipe de Shaun Davey The Brendan Voyage (hiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!! :D ), Cécile Corbel à l’affiche du Concert pour Celtes en devenir, Suzanne Vega au Grand Théâtre pour un hommage à Pete Seegers, l’accordéoniste québécois Yves Lambert (ex-La Bottine Souriante), Anouschka Shankar (fille du célèbre sitariste Ravi Shankar) & Catrin Finch pour un concert autour de l’univers des bardes, la soirée Femmes gaéliques avec Mary Black, Frances Black, Aoife Scott et Julie Fowlis, Red Cardell & le Bagad Kemper pour la création Fest-rock, mon coup de coeur acadien de l’an dernier Prenez Garde! (hiiiii!!!! :D )  à la deuxième cotriade, et un grand Concert de Clôture au Moustoir avec The Dubliners dans une nouvelle formation (rebaptisée The Dublin Legend), The Strypes, Salsa Celtica et Caroline Savoie… Voilà pour les principaux noms de cette édition 2014.

    A la lecture, hier soir, j’ai été d’emblée plutôt satisfaite par cette affiche alléchante, et j’ai déjà des idées de concerts bien précises… C’est une programmation éclectique et audacieuse, fidèle aux orientations prises par le FIL depuis 2007 par Lisardo Lombardia et son équipe, parfois étonnante, mais néanmoins incontestablement solide. En tout cas, ce programme 2014 est bien plus attrayant que celui de la précédente Année de l’Irlande mitonnée par Jean-Pierre Pichard (prédécesseur « historique » de Lisardo) en 2005, qui n’avait pas franchement laissé de souvenirs impérissables.

    Ce que j’ai déjà prévu de faire à coup sûr: Gilles Servat, la Grande Nuit de l’Irlande, Cécile Corbel, la deuxième cotriade avec mes chouchous de Prenez Garde! … ;)   4 envies de spectacle d’emblée, sans compter les « incontournables », c’est plutôt pas mal. Le reste sera à l’avenant! ;)

    Je vous mettrai prochainement le programme plus détaillé, et ensuite ma traditionnelle playlist des artistes du FIL. Je vous laisse avec le teaser de l’édition 2014…

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    Dans les cartes à jouer, je demande… le trèfle!!! ;)



Tu vois je pense aux Acadiens… # chapitre 2

    N’essayez pas de le nier, je vous vois venir avec vos gros sabots: vous vous dites « Encore l’Acadie??? Elle nous fais ch***r avec l’Acadie! Depuis quelques mois elle nous la conjugue à toutes les sauces! ». Ce dernier point n’est pas faux, je l’admets volontiers. Mais sache, cher ami lecteur, que j’assume totalement le fait d’être devenue un peu québécophile-acadianophile depuis le FIL 2013, et de m’être prise de passion pour la musique et l’histoire de la province. Et tu veux même que je te dise? J’en suis fière! :P Na! ;)

    Plus sérieusement, suite à mon article-hommage acadien du 4 octobre dernier (c’est ici: http://celticchroniques.unblog.fr/2013/10/04/hommage-tu-vois-je-pense-aux-acadiens/ ), que j’ai écrit avec beaucoup de plaisir, d’émotion et de respect, j’ai un peu réfléchi à la question et je me suis rendu compte qu’il y avait largement matière à écrire une suite! Cette suite, la voici… Dans le premier article, je me suis surtout concentrée sur les titres emblématiques et symboliques de l’Acadie et de l’histoire de la déportation (Evangéline et Grand-Pré), et sur les liens fraternels qui unissent l’Acadie à la Bretagne (Entre Belle-Île et Nantes et Je pense à toi je pense aux tiens). Là, je vais approfondir un peu le sujet, en mettant plus particulièrement l’accent sur la Louisiane, qui fut, comme on le sait, l’une des principales terres d’accueil des déportés acadiens, et qui comporte encore aujourd’hui une importante communauté de la diaspora acadienne. Attention, ça va chauffer sur le bayou! ;) LOL (Hugues Aufray et sa Jambalaya sur le bayou, sortez de ce corps! MDRRR!).

REVEILLE (Paroles et musique: Zachary Richard, 1976)

    Le chanteur louisianais Zachary Richard est l’un des plus fervents défenseurs de la culture francophone en Amérique du Nord, et milite sans relâche depuis les années 1970 pour la musique cajun et acadienne (ce qui lui vaudra d’être décoré à plusieurs reprises). En 1976, il écrit le titre Réveille. Cette chanson évoque très directement le Grand Dérangement de 1755 et ses « héros », comme Joseph Broussard, alias Beausoleil, qui, dit-on, guida les exilés vers la Louisiane, mais pas seulement… Elle a plusieurs sens… Réveille résonne aussi comme un cri d’alarme, comme un appel adressé aux Acadiens d’hier et d’aujourd’hui pour la sauvegarde de leur langue et de leur héritage francophone. En 1994, Zachary Richard interprète Réveille à l’occasion du tout premier Congrès mondial acadien à Shédiac. On peut difficilement imaginer plus fort symbole! :) D’ailleurs, cette prestation est considérée comme l’un des moments les plus marquants de la chanson francophone en Amérique du Nord…

PAROLES:

Réveille, réveille,

C’est les goddams* qui viennent

Brûler la récolte,

Réveille, réveille,

Hommes acadiens,

Pour sauver le village.

Mon grand-grand-grand-père

Est venu de la Bretagne

Le sang de ma famille

Est mouillé l’Acadie.

Et là les maudits viennent

Nous chasser comme des bêtes,

Détruire les familles,

Nous jeter tous au vent.

Réveille, réveille,

C’est les goddams qui viennent,

Brûler la récolte.

Réveille, réveille,

Hommes acadiens,

Pour sauver le village.

J’ai entendu parler

De monter avec Beausoleil

Pour prendre le fusil

Battre les sacrés maudits.

J’ai entendu parler

D’aller dans la Louisiane

Pour trouver de la bonne paix

Là-bas dans la Louisiane.

Réveille, réveille,

C’est les goddams qui viennent,

Brûler la récolte.

Réveille, réveille,

Hommes acadiens,

Pour sauver le village.

J’ai vu mon pauvre père,

Il était fait prisonnier,

Pendant que ma mère, ma chère mère

Elle braillait.

J’ai vu ma belle maison

Etait mise aux flammes,

Et moi je suis resté orphelin,

Orphelin de l’Acadie.

Réveille, réveille,

C’est les goddams qui viennent,

Brûler la récolte.

Réveille, réveille,

Hommes acadiens,

Pour sauver le village.

Réveille, réveille,

C’est les goddams qui viennent

Voler les enfants

Réveille, réveille,

Hommes acadiens,

Pour sauver l’héritage,

Pour sauver l’héritage,

Pour sauver l’héritage…

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    Réveille chanté par le groupe Ode à l’Acadie…

    * NB: « Goddam » était le surnom donné aux envahisseurs anglais.

LES ABOITEAUX (Paroles et musique: Calixte Duguay)

    Un aboiteau est une sorte de digue construite par les Acadiens pour leur permettre de cultiver des terres gagnées sur la mer ou les fleuves. Le principe est non seulement d’empêcher la mer d’envahir les terres à marée haute, mais aussi d’évacuer à marée basse les eaux d’écoulement provenant de la pluie et de la fonte des neiges. Ainsi, les terres  récupérées sont peu à peu débarrassées de leur teneur en sel. C’est pourquoi les Acadiens entouraient leurs terres de digues qui canalisaient l’eau et l’amenaient au conduit d’évacuation qui était muni d’un clapet mobile se fermant automatiquement à marée haute et s’ouvrant à marée basse.

    Ce principe de fonctionnement existait déjà dans d’autres parties du monde, et notamment dans la région du Centre-Ouest de la France, en particulier le Marais poitevin, qui a été travaillé à la fin du XVIème siècle et au XVIIème par des ingénieurs hollandais, appelés par Sully, qui ont asséché une grande partie du « marais humide ». La technique des retenues à clapet était alors connue dans cette région qui est celle d’où viennent principalement les Acadiens, mais l’aboiteau est une évolution particulière de ce système qui a dû prendre en compte les particularités de l’Acadie ou du Québec, à savoir un climat rigoureux et des marées parmi les plus fortes au monde. Personne ne peut dire qui a inventé l’aboiteau. Il s’agit sans doute d’une oeuvre collective qui a été développée et améliorée par les Acadiens sur plusieurs générations au gré des expériences.

    Le gouvernement espagnol, qui a récupéré en 1764 la Louisiane après le traité de Paris mettant fin à la guerre de Sept Ans, a vu s’installer progressivement plusieurs colonies d’Acadiens chassés de Nouvelle-Ecosse par la déportation des Acadiens. Constatant leur aisance à assécher les terres humides, il décide de convaincre en 1785 quelques 1598 d’entre eux, dont environ 200 venant de Belle-Île-en-Mer de s’installer. Ils arrivèrent vite à produire des récoltes louisianaises: le maïs, le coton et le riz.

    Pourquoi des aboiteaux? L’Acadie du XVIIème siècle était presque entièrement recouverte par la forêt. Or, les terres gagnées sur la forêt ont toujours un rendement agricole médiocre. Les Acadiens décidèrent alors de cultiver les rivages en bord de mer et au bord des fleuves côtiers qui étaient quotidiennement soumis au flux et au reflux. Les étendues récupérées n’étaient pas immédiatement productives car la teneur en sel devait d’abord baisser, ce qui demandait plusieurs années. Toutefois, des herbes sauvages poussant très rapidement sur les terres à peine asséchées, ces surfaces servaient presque aussitôt de pâturage en attendant la mise en culture effective. Grâce aux aboiteaux, les Acadiens possédaient des terres dont le rendement est estimé à cinq fois celui d’une terre défrichée sur la forêt. L’Acadie se couvrit alors d’une quantité si importate d’aboiteaux que ceux-ci en sont devenus un des symboles, donnant aux Acadiens le surnom de « défricheurs d’eau ». Ce type de culture possédait néanmoins ses inconvénients car les levées de terre demandaient un entretien quotidien, des dégâts devaient être réparés à chaque tempête ou forte marée, et une révision annuelle était nécessaire à chaque sortie d’hiver.

    Beaucoup d’aboiteaux sont encore en état aujourd’hui, et certains furent même construits et utilisés jusque dans les années 1950, par exemple à Dugas. Il en reste toujours un peu partout en Acadie, ainsi que dans la région de Kamouraska, au Québec. On distingue les aboiteaux marins (Beaubassin, Rivière-aux-Canards…) et les aboiteaux fluviaux (Memramcook, Port-Royal).

    * Comme on m’a appris à citer mes sources, et que je préfère toujours rendre à César ce qui est à César, je dis… merci Wikipédia! http://fr.wikipedia.org/wiki/Aboiteau Et ne me demandez pas d’où vient le nom « aboiteau », je n’en sais rien. Ca doit être sans doute un québécisme.

    Cet enblème de l’Acadie à inspiré à Calixte Duguay une chanson poignante, intitulée Les aboiteaux… Au travers de cet élément typique, ce titre est une sorte de chronique douce-amère de la vie des Acadiens exilés en Louisiane, et évoque la déportation avec beaucoup de pudeur, de finesse et d’émotion…

PAROLES:

Hier je suis allé en rêvant d’Isabeau

Voir le foin pousser sur la digue

Ce coin de pays était si beau

Mais il tombe en lambeaux

Et ses habitants

Depuis longtemps

N’en peuvent plus de fatigue

Mais les aboiteaux attendent quelque part

Que le pays d’alentour s’éveille

Avant de venir nous parler de départ

Pour d’autres merveilles

Jean LeBlanc m’a dit qu’un jour aux aboiteaux

La mer s’en viendrait par la digue

Rassembler les membres du troupeau

Partis sur les bateaux

Que les déportés

Viendraient fêter

Et qu’on danserait la gigue

Mais les aboiteaux attendent quelque part

Que le pays d’alentour s’éveille

Avant de venir nous parler de départ

Pour d’autres merveilles

Revienne la mer un jour aux aboiteaux

Forcer les clapets de la digue

Qu’elle nous apporte pour bientôt

Ce qu’elle a de plus beau

Je crains cependant

Que Jean LeBlanc

Soit seul pour danser sa gigue

Mais les aboiteaux sont toujours quelque part

Attendant que le pays s’éveille

Viendront-ils un jour nous parler de départ

Pour d’autres merveilles…?

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      Les aboiteaux interprétée de façon émouvante par le collectif Ode à l’Acadie (avec Monique Poirier au chant lead)…

BAYOUS D’ACADIE (La Virée)

Paroles: Stéphane Basque, Denis Surette et Eric Haché/ Musique: Denis Surette/ 2012

    Bayous d’Acadie est la pièce-titre de l’excellent troisième album de La Virée, paru en 2012 (et que j’ai chroniqué il y a quelques mois). Alors que tout le disque baigne dans les influences folk-rock celtique, les chants de marins et les inspirations lorientaises, Bayous d’Acadie a été composée dans le plus pur style cajun, ce qui fait qu’elle détonne au milieu des autres, et peut déconcerter l’auditeur… C’est une longue chanson très roots, très blues du bayou, qui exprime un malaise, celui d’un Acadien déraciné en Louisiane, qui a le mal du pays. Ce titre particulier, un peu long et trop blues à mon goût, et un poil trop geignard (comparé aux bijoux nostalgiques transpirant la joie de vivre que sont Quand c’qu’on était moins vieux ou Une vieille guitare, par exemple), ne me parle pas. C’est d’ailleurs la seule pièce de l’album que je n’arrive pas à apprécier. Cependant, le texte m’a interpellée par sa justesse de ton. Pour cette raison, et parce que Bayous d’Acadie correspond bien au thème lousianais de cet article, et parce qu’il s’agit de La Virée, ce titre a droit de cité ;) ! Dans le livret, il n’y a aucun texte introductif pour accompagner les paroles et en expliquer le contexte, alors je suppose qu’il y a plusieurs lectures possibles: l’Acadien déraciné qui s’exprime ici peut bien être un homme du XXIème siècle obligé de s’exiler pour des raisons professionnelles, autant qu’un Acadien du XVIIIème siècle déporté en Louisiane…

PAROLES:

1. Mama, ça fait longtemps que t’es partie

Mama, ça fait longtemps que chu parti

J’croyais qu’j'avais ben compris

La jeunesse souvent est folie

2. Mama, ça fait longtemps que t’es partie (bis)

C’est juste une feel good trip,

Les voyages ça reste dans les tripes

3. Mama, c’est mon histoire que j’te conte

Mama, c’est ton histoire qui me hante

Trop pressé de grandir

Vivre dans l’espoir d’un souvenir

4. Mama, ça fait longtemps que t’es partie (bis)

Quand l’ennuie est trop forte

Chez-vous c’est encore chez nous

5. Mama, ça fait longtemps qu’on est partis (bis)

On aimerait bien revenir

Mais on n’peut pas y arriver…

      Pas de vidéo pour ce titre, mais vous pouvez toutefois l’écouter au lien suivant, où l’album est en écoute intégrale (Bayous d’Acadie est le 7ème titre, et puis tant qu’à faire vous pouvez écouter l’album entier ;) … ) : http://laviree.com/discographie/extraits-et-textes/bayous-dacadie/

LE COURTABLEAU (Suroît)

Paroles et musique: traditionnelle

    En 1998, les madelinots de Suroît publient l’album Bootleg, disque enregistré dans l’esprit et dans les conditions des partys de cuisine acadiennes. Figure sur la track-list de cet album un titre double, en deux parties: la première, Déporté en Lafayette, est une courte chanson dans le même style que Bayous d’Acadie. Le second segment, plus conséquent, est la chanson traditionnelle Le courtableau (que l’on attribue à Beausoleil). Très loin des sonorités blues, c’est une chanson cajun endiablée, truffée de noms typiques et de mots cajuns! Cela va des acadianismes à des emprunts au créole louisianais. Comprend qui peut ce titre! ;) Je peux quand même vous donner quelques indices: les noms « tourloulous » et « ouaouarons » par exemple sont empruntés au créole louisianais. Les « tourloulous » désignent une espèce de petit crabe, et les « ouaouarons » sont des crapauds-buffles! ;)   Vous ne serez sans doute pas surpris si je vous dis que Le courtableau est l’un des quatre titres, avec La danse du Mardi-Gras, Hé yaille yaille (disco fait dodo) et La lianne, qui composent le Medley cajun que Suroît aime souvent interpréter en concert… ;)

PAROLES:

1. S’en allait sur l’courtableau ti-monde

Pour ramasser des écopeaux yaille yaille

Pour faire du feu bébé

Pour faire bouillir des tourloulous

S’en allait sur l’courtableau ti-monde

Pour ramasser des écopeaux yaille yaille

Pour faire du feu chérie

Pour faire bouillir des ouaouarons

2. S’en allait sur l’courtableau ti-monde

Pour ramasser des écopeaux yaille yaille

Pour faire du feu bébé

Pour faire bouillir des écrevisses

S’en allait sur l’courtableau ti-monde

Pour ramasser des écopeaux yaille yaille

Pour faire du feu chérie…

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      Le courtableau en version originale studio…

EVANGELINE ACADIAN QUEEN (Paroles et musique: Angèle Arsenault, 1977)

    Angèle Arsenault, chanteuse de l’Île du Prince Edouard, est l’auteure entre autres du magnifique Grand Pré, l’une des chansons-phares de l’identité acadienne. Ce titre s’est hissé au rang de ceux qui ont pour l’Acadie valeur de symbole. Non contente de cet exploit, la chanteuse a également pastiché un autre grand classique: EvangélineEnvangéline Acadian Queen est une petite chanson malicieuse et entraînante qui revient de façon humoristique sur les amours tragiques d’Evangéline et Gabriel, puis évoque dans le dernier couplet la « récupération » de la figure d’Evangéline, considérée comme une héroïne de la province, popularisée par le poème de Longfellow d’abord, et par la chanson de Michel Conte ensuite. Volonté de démythification, je ne sais pas, mais volonté de dédramatisation, certainement. Angèle Arsenault allège ici par l’humour le côté dramatique de cette histoire…

PAROLES:

1. Je m’en vais vous parler

De quelqu’un qu’vous connaissez

Vous mais trompez-vous pas

A vient pas des Etats

2. Même si certain fellow

Qui s’appelait Longfellow

L’a popularisée

Y’a deux cents ans passés

3. Elle s’appelait Evangéline

Elle était ben ben fine

Elle aimait Gabriel

Sur la terre comme au ciel

4. Ils vivaient en Acadie

Et y’étaient riches en maudit

Mais un jour les Anglais

N’étaient plus satisfaits

5. Alors ils les ont déportés

Gabriel a disparu

Evangéline déconfortée

L’a cherchée tant qu’elle a pu

6. Elle l’a cherché en Acadie,

Au Québec, en Ontario

Pis aux Etats-Unis,

En Floride en Idaho

7. Arrivée en Louisiane

Avec sa cousine Diane

A dit là j’perdrais plus mon temps

Elle avait soixante et quinze ans

8. Engagée à l’hôpital

Elle soignait les malades

Elle a vu son Gabriel

Qui partait pour le ciel

9. A y’a sauté au cou

A y’a dit merci beaucoup

Asteure que t’es enterré

J’vais pouvoir m’en retourner

10. Je m’en vais pour investir

Dans les compagnies de l’avenir

Afin que le nom d’Evangéline

Soit connu en câline

Evangéline Fried clams

Evangéline Salon Bar

Evangéline Sexy Ladies Wear

Evangéline Comfortable Running Shoes

Evangéline Automobile Springs

Evangéline Regional High School

Evangéline Saving Mortgage and Loans

Evangéline The only French Newspaper in New Brunswick

Evangéline Evangéline Acadian Queen

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    Evangéline Acadian Queen

AU BORD DU LAC BIJOU (Paroles et musique: Zachary Richard)

    On termine cette playlist acadiano-cajun tout en douceur, avec cette jolie ballade de Zachary Richard, Au bord du lac Bijou

PAROLES:

1. Dans le Sud de la Louisiane

Dans le bois d’Attakapas

Où la rivière rejoint la levée

Planté dans l’anse est un gros chêne vert

Au bord du Lac Bijou

2. Dans son feuillage

Où les branches font leur crochet

Les hirondelles reviennent chaque printemps

Ils se réfugient dedans ce chêne vert

Au bord du Lac Bijou

3. Tourne, tourne dans mes bras

Tiens-moi serré encore

Reste avec moi, en bas le chêne vert

Au bord du Lac Bijou

4. C’était l’année de cinquante et sept

La première fois je les ai vus

Les deux ensemble se bâtir un nid

Au bord du Lac Bijou

5. Ils revenaient quand l’hiver était fini

Je les appelais Pierre et Marie

Un grand monsieur noir comme la nuit

Sa demoiselle avec lui

6. Pendant le carême ce dernier mois d’avril

Je lui ai vu une dernière fois

Un oiseau seul posé sur sa branche

Au bord du Lac Bijou

7. Il restait tranquille, son coeur après se casser

Guettant du matin au soir

Jusqu’au dimanche qu’il est parti aussi

Du bord du Lac Bijou…

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    Zachary Richard chante Au bord du Lac Bijou en live…

    Et les bonux… ;) :

   BONUX 1: L’intégrale du Medley cajun de Suroît, filmé au Pavillon de l’Acadie (off course! ;) ) au FIL 2010…

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   BONUX 2: Le teaser du spectacle d’Ode à l’Acadie. Un spectacle qui avait l’air riche, varié, et très qualitatif, à l’image de ses talentueux jeunes musiciens…

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    BONUX 3: Le final endiablé du show Acadie authentique à l’Espace Marine, FIL 2012. Les cinq violons lead du spectacle (de gauche à droite Georges Belliveau, Marie-Andrée Gaudet, Louise Vautour, Dominique Dupuis et Théo Brideau), qui avaient ouvert la soirée (j’avais mis la vidéo dans le premier article), la referment avec autant de panache qu’ils l’avaient inaugurée.

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    Une bonne manière de clore le sujet de l’hommage à l’Acadie. Les articles hommages sont finis, mais prenez garde ;) , diverses chroniques de disques pourraient suivre… Alors c’est tout, pour le moment… ;)

     Bon visionnage! ;)

    EDIT: comme le hasard fait bien les choses… Demain, à 20 h 45 sur France 3, Patrick de Carolis va nous présenter un nouveau numéro de son émission Le Grand Tour. Il va nous faire voyager du Québec à la Louisiane, et va parler des Acadiens… A bon entendeur… ;)



Dix ans…

    27 décembre 2003 – 27 décembre 2013… Dix ans…

    Aujourd’hui, cela fait dix ans que j’ai découvert Tri Yann…

    C’est avec un brin de nostalgie, avec excitation, et avec une tendresse certaine que je considère ces dix années écoulées… A l’époque, j’avais 12 ans, j’étais collégienne, aujourd’hui j’en ai 22 et je suis diplômée de fac. Dix ans, ça fait un sacré bail! Dix ans au cours desquels ma vie a totalement basculé. Dix ans de passion triyannesque… De concerts en concerts, de rencontres en amitiés, du Centre à la Bretagne… Aurais-je pu croire, il y a dix ans, lorsque j’ai simplement acheté la compilation Le meilleur de Tri Yann vol. 2 en grande surface, que ma vie, et celle de ma famille, allait être à ce point bouleversée?? :D Si vous m’aviez dit ça il y a dix ans, je vous aurais certainement ri au nez. Et non, je ne pouvais pas à l’époque pressentir cette succession de causes et effets. Et c’est ce qui en fait la magie!!! :D

    Je n’en dis pas plus pour le moment. Mais comme tout anniversaire décennal, quel qu’il soit, se doit d’être fêté dignement, je vous concocterai certainement dans les prochaines semaines plusieurs articles tournant autour de mes dix années de passion Tri Yann… On resigne pour une nouvelle décennie, les gars??? ;) :D

    Je vous adresse du fond du coeur, chers lecteurs, mes meilleurs voeux pour l’année 2014 qui se profile!

    Celtic Chroniques, Tryanaute heureuse et comblée!!! :D



Joyeuses fêtes!

JOYEUX NOËL A TOUS, CHERS CELTICLECTEURS!!! NEDELEG LAOUEN!!!

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Mon JT musical # 1

    Mesdames-messieurs bonsoir, voici les titres de l’actualité de ce week-end:

    1) C’est la Toussaint, et vous êtes nombreux à vous rendre sur les tombes de vos défunts. En effet, disons que nous avons tous déjà dans notre vie perdu un cousin, un frère, ou un ami. Et comme ça nous donne froid un peu de s’en rappeler, qu’on nous apporte à boire pour qu’on puisse se réchauffer! Alors, trinquons, pensons à nos morts avec tendresse, le coeur rempli de respect sur un p’tit air rock’n roll! Et buvons, levons nos verres à cette vie qui nous est si chère, buvons à la santé de tous ceux qui nous ont quitté!

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    2) Le deuxième grand titre de l’actualité de ce samedi, c’est évidemment la crise bretonne. Depuis plus de quinze jours, on nous fait chier rabâche à qui mieux-mieux des histoires d’écotaxe (qui après force vagues de protestations a été suspendue pour deux ans), d’abattoirs en train de déposer le bilan, de Lampaul-Guimiliau à Josselin, quand ce ne sont pas des volaillers à Guerlesquin qui se rajoutent à la liste. Bref, l’industrie bretonne est dans la merde en crise. Bref bref, une manifestation monstre, rassemblant des anti-écotaxe autant que des protestataires des industries sinistrées susdites, a lieu en ce moment même à Quimper, devant la préfecture. On estime à 30 000 le nombre de manifestants présents. Petite curiosité: la majorité des manifestants arborent le bonnet rouge (je vous rassurent ils ne jouent pas un remake à grande envergure de Blanche-Neige et les sept nains! LOL). Quel est la signification de ce bonnet rouge? Il ne s’agit pas tant du bonnet phrygien des affranchis de la Révolution que des Bonnets Rouges de la Révolte fiscale du « papier timbré », sous le règne de Louis XIV! On a appelé plus spécifiquement Révolte des Bonnets Rouges les émeutes ayant eu lieu en Bretagne. Ah bah alors, s’il s’agit de ces Bonnets Rouges là, où sont donc passés Sébastian ar Balp et Goulven Salaün, deux des meneurs les plus célèbres de cette fronde, mais également le duc de Chaulnes et le marquis de Montgaillard, chargés de réprimer cette révolte?

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    (pour le duc de Chaulnes, je crois que je sais, il est en train de boire un Nespresso chez madame de Sévigné… ;)   Comprend qui peut ce clin d’oeil… ;) ) What Else?

    La manif se déroule en ce moment Place de la Résistance, à Quimper. Le lieu n’a pas été choisi par hasard, ne serait-ce qu’à cause de son nom… Mais moi qui ait été témoin de l’étrange phénomène, je peux vous affirmer, j’y étais j’ai tout vu, qu’un sortilège a été jeté un soir de juillet 2012 sur cette Place de la Résistance, connue pour accueillir chaque été l’Espace Gradlon, le grand chapiteau où se jouent les concerts des têtes d’affiche du Festival de Cornouaille. Ce jour de fin juillet 2012, un certain groupe quadragénaire et fringant, venu fêter au festival ses noces d’émeraude en musique, a déposé un charme sur ces lieux. En effet, dans une longue chanson tribale et frondeuse, un  »chant du combat », scandé de féroces « Ô feu, ô acier, ô terre et chêne! » (en breton mac’h plij!), ils ont appelé à un « Dastum e Kemper », un « rassemblement à Quimper »… Bizarre, vous avez dit bizarre? Devons-nous établir une concordance entre ces faits? ;) ;)

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    Voilà, c’est la fin de cet article, je vous remercie de votre attention! ;)

* Cet article est à comprendre bien entendu avec une bonne dose d’humour, de cynisme et de second degré, afin de dédramatiser ces actualités au propre comme au figuré… ;) A bon entendeur…

       



FIL 2013: l’heure des comptes

    Le FIL 2013, Année des Asturies, s’est clôt dimanche dernier (11 août) sur un bilan positif. Cette édition 2013, pour laquelle l’organisation avait effectué quelques coups de ciseaux  stratégiques au niveau de la programmation, allait s’avérer cruciale pour le FIL après deux années déficitaires: le pari est gagné!

    Quelques chiffres: 700 000 visiteurs, contre 650 000 en 2012, une augmentation de près de 34 % des réservations pour les concerts de l’Espace Marine (qui accueillait quelques très grosses têtes d’affiche comme I Muvrini, Nolwenn Leroy, Sinead O’Connor, Imelda May ou Capercaillie); l’Espace Marine étant la plus grande salle du FIL, ce chiffre est tout à fait significatif. Les concert des têtes d’affiche ont attiré les foules: en tête, sans surprise, Nolwenn Leroy, avec 3900 spectateurs (qu’on soit d’accord ou pas sur la légitimité de sa présence au FIL, on ne peut pas nier qu’elle a contribué à remplir le tiroir-caisse du Festival…), puis I Muvrini, avec 2300 spectateurs (sur 2500 places disponibles), Sinead O’Connor (3100), Imelda May (2300).

    Certes, les ventes d’entrées payantes ont enregistré une nouvelle baisse (83 000 billets édités, contre 95 000 en 2012), mais la vente de plus de 37 000 badges FIL à 3 euros, qui permettaient d’accéder à plusieurs espaces et animations différents, a rapporté plus de 111 000 euros au Festival et a permis d’équilibrer les comptes.

    Le directeur Lisardo Lombardia a annoncé que ce cru 2013 était l’une des meilleures éditions de ces dernières années (ce en quoi je suis tout à fait d’accord!), et que le succès de cette édition « new look » à la programmation resserrée allait servir de feuille de route pour les prochaines années. Sage décision!

    A titre personnel, j’ai retrouvé cette année le FIL comme je l’aime. J’ai adoré cette édition 2013, qui était nettement meilleure que celle de 2012 (dont le programme m’avait désappointée), et presque aussi bonne que celle de 2011 (pour moi la meilleure année). Le FIL semble avoir pris un nouveau souffle, être entré dans une nouvelle ère… On a retrouvé cette année une réelle qualité artistique, qui s’était quelque peu étiolée l’an dernier, avec l’invitation d’artistes et têtes d’affiches un peu trop confidentielles (la fréquentation de l’Espace Marine en avait sérieusement accusé le coup). La Grande Parade et son nouveau parcours, qui avait laissé de nombreux festivaliers dubitatifs, a connu une fréquentation sensiblement égale à celle des années précédentes. Les Nuits Magiques, raccourcies et remaniées, ont convaincu le public.

    Seul bémol pour moi dans cette édition 2013: les Asturiens, pourtant invités d’honneur, n’ont pas brillé par leur omniprésence, ni par leur exubérance, ni par leur Pavillon… au point que les Acadiens chéris de Lorient (à l’honneur l’an dernier), et leur pavillon aussi fédérateur que tapageur, leur ont volé la vedette. Le Pavillon de l’Acadie, attraction comme toujours incontournable du Quai des Pays Celtes, n’a jamais désempli en 10 jours. Ce qui ne me surprend pas. Depuis 2004 et l’irruption des Acadiens au FIL, il y a une forte et véritable histoire d’amour entre Lorient et l’Acadie. Il faut dire aussi que les Acadiens s’investissent comme aucune autre délégation étrangère pour leur venue au FIL: ils se décarcassent comme personne et se mettent en quatre, font venir leurs meilleurs artistes et groupes pour les concerts, et profitent de l’opportunité pour donner le maximum de visibilité à leur coin de pays et à sa culture, à coups de sites Internet dédiés à l’Acadie à Lorient, de pages Facebook et de retransmissions live en direct du Pavillon… Leur succès jamais démenti n’est donc que justice! On a le public qu’on mérite!

    Mon top 3 de ce FIL 2013? Le magnifique concert d’I Muvrini le 3 août à l’Espace Marine, la soirée lyrico-celtique avec Arz Nevez au Palais des Congrès le mercredi 7, et tous les joyeux moments de musiques, de délires et de partages au Pavillon acadien, où j’ai pu applaudir à plusieurs reprises mes chouchous, La Virée et Suroît, et où j’ai eu un nouveau coup de coeur (le groupe Prenez Garde!)!

    Et ce soir, c’est soirée spéciale FIL sur France 3, pour la quatrième année consécutive: à 20 h 45, retransmission de la Nuit Magique présentée par Tania Young et Christophe Guyomard, et en deuxième partie de soirée, diffusion du concert « Celebration » de Dan ar Braz, enregistré le 11 août 2012 au Slipway. Le guitariste quimpérois y est épaulé d’invités comme Clarisse Lavanant, Morwenn Le Normand, Alan Stivell, Dominique Dupuis et le Bagad Kemper.

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    Un grand merci à tous, artistes et organisateurs, pour cette très belle édition 2013! Rendez-vous du 1er au 10 août 2014 avec l’Irlande… ;)

    A suivre, un certain nombre d’articles sur mes aventures festivalières!

    Celtic Chroniques, festivalière comblée!



CR de concert: Tri Yann à Mouzillon le 6 juillet 2013

    Bijour ensoleillé, chers Celticlecteurs!

    Me revoilou sur ce blog après presque deux mois d’absence! C’était une longue absence, mais j’ai une excuse en béton: on n’obtient pas (avec succès) une licence de Lettres modernes sans y consacrer du temps, de l’énergie et du TRAVAIL! Maintenant c’est fait, je suis diplômée et c’est les vacances, donc je vais avoir un peu plus de temps à y consacrer.

    Pour ce retour (qui coïncide exactement avec le deuxième anniversaire de ce blog…), je vais commencer par mon compte-rendu fort long et épique du concert de Tri Yann le 6 juillet dernier à Mouzillon, en Loire-Atlantique, à l’occasion de la 2ème Nuit en Muscadet. C’est parti mon kiki!

   

CR Concert de Mouzillon 6 juillet
2013

    Me voilà mes choupinous avec quelques jours
de retard (vacances + chaleur, alors soyez indulgents) pour vous raconter notre
périple mouzillonnais, au pays du muscadet.

    Samedi 6 juillet : décollage de la
maison à 13 h, sous un soleil de plomb. Autant vous dire que ma mère, ma sœur
et moi avons tout prévu pour résister à la canicule : chapeaux, crème
solaire, réserve d’eau… Le trajet Lanester-Mouzillon, qui emprunte
essentiellement la nationale, s’annonce sans encombres. Pour ce premier jour
officiel des vacances, le trafic est étonnamment fluide, ce qui est un
soulagement (en fait, le flot des vacanciers allait dans un sens… et nous dans
l’autre !). Vannes… Muzillac… Pontchâteau… Savenay (coucou le studio
Marzelle ! LOL)… Orvault… RAS, ça roule tout seul. Pas de bouchon à
l’horizon. Mais les choses commencent à se corser lorsque nous arrivons sur le
périphérique de Nantes, non pas parce qu’il y a des bouchons, mais parce que…
le périph de Nantes est incroyablement mal foutu ! Après nous êtres
gourées de sortie car le panneau signalant la sortie qu’on devait prendre, vers
Saint-Julien-de-Concelles, a été enlevée à cause de travaux, on tente de
rattraper la bonne bretelle en passant par Carquefou et Basse-Goulaine. Re-belote,
après avoir pris deux fois de mauvaises directions, et avoir fait autant de
demi-tours, on finit par accéder à une bretelle qui emprunte un pont, au-dessus
de la Loire. Et… victoire ! c’est la bonne route ! puisque nous
sommes renvoyées vers la sortie Mouzillon/Clisson/Vallet, comme ça aurait dû
être le cas depuis le début. Mine de rien, on a perdu plus d’une demi-heure à
tournicoter dans le périph de Nantes ! Ce fut épique.

    Enfin bref, nous voici concrètement sur la
route de Mouzillon, et du vignoble du muscadet. D’ailleurs, peu après être
sorties du périph, un grand panneau nous indique que nous entrons dans le PAYS
DU VIGNOBLE. Aussi bizarre que ça puisse paraître, nous n’avons aucun mal à
nous en apercevoir. Car, dans tous les champs qui bordent les communes que nous
traversons, de la sortie du périph jusqu’à notre arrivée à Mouzillon (Le
Loroux-Bottereau, La Chapelle-Heulin, Vertou, Clisson, Vallet…), ce ne sont
que… des vignes, des vignes et encore des vignes, à perte de vue.

    Nous atteignons notre destination finale,
Mouzillon (bled de quelques 2000 âmes, sans véritable attrait), vers 15 h 30.
Un fléchage a été mis en place dans toute la commune par l’organisation d’Une
Nuit en muscadet. Nous trouvons donc sans difficulté le parking réservé aux
festivaliers (et avant de l’atteindre, nous apercevons, au loin, la grande
scène sur le Terrain stabilisé). Le parking est situé sur une place où se
dresse une charmante église restaurée au XIXème. Nous nous garons sans
problème, car il y a encore très peu de monde. Nous passons un petit coup de
fil au paternel, pour lui dire que nous sommes bien arrivées, puis nous nous
aventurons dans la commune en éclaireurs, pour faire un premier repérage des
lieux. Le site du festival, le « Terrain stabilisé » comme c’est
écrit sur les billets, est très étalé, et tous ses grillages ont été entourés
de bâches blanches. Mais pour en repérer les entrées… ???? Mystère !
(c’est principalement ce qui posera problème par la suite). Alors que nous descendons
la principale rue qui longe le terrain, nous voyons au loin une tête connue…
Mais oui, c’est Christophe ! Nous lui adressons un petit coucou rapide. Je
crois bien que nous sommes arrivées en même temps que nos Tri Yann… Nous voyons
Chris se diriger, ses instruments chargés sur l’épaule, vers une certaine
entrée du site. En toute logique l’entrée réservée aux artistes. Nous, c’est
l’entrée spectateurs que nous cherchons.

    Comme il n’est même pas 16 h, que la foule
ne se bouscule pas au portillon, et que nous avons encore du temps devant nous,
nous décidons d’aller faire un petit tour. Le parking est situé à mi-chemin
entre l’église et le seul site de Mouzillon qui présente un véritable intérêt
touristique : un petit pont gallo-romain, très bien conservé, qui enjambe
la rivière Sanguèze, tout près des vestiges d’une ancienne voie romaine. C’est
plutôt mignon. Après cette petite balade sous le soleil, nous remontons au
parking. Après avoir changé de chaussures, avoir grignoté un peu et nous être
tartinées de crème solaire (la chaleur est accablante), nous nous chargeons de
bouteilles de flotte et des provisions. Sacs sur le dos et chapeaux vissés sur
la tête, nous retournons au niveau du Terrain stabilisé. Il n’y a aucune
indication précise pour l’entrée spectateurs. Nous faisons donc le tour
complet. Nous distinguons, à l’arrière du site, une aire de jeux pour les
gamins, nous longeons encore des grillages, puis nous voyons enfin une entrée.
Il semblerait que ce soit la bonne, puisque la scène (où les techniciens de nos
Tri Yann s’activent) lui fait face. Nous pénétrons donc par là. Regards à
gauche, à droite, et ma mère lance soudain un grand « Salut ! »
en faisant un signe de la main. Nous nous avançons et nous tombons sur… Vivi et
Jean-Pierre !

    Tous deux sont déjà dans le secteur depuis
la veille. Nous les retrouvons avec d’autant plus de plaisir que nous ne les
avions pas revus depuis presque deux ans (depuis Lorient), et que nous pensions
être les seules Tryanautes présentes à Mouzillon. Mais c’est mieux d’être à
plusieurs parce que plus on est de fous plus on rit ! On bavarde donc un
moment avec eux.

    Non loin de l’entrée, on aperçoit l’espace
réservé aux artistes… et aux véhicules. Le célébrissime minibus vert de nos Tri
Yann y est garé. On arrive juste à l’heure pour les balances, puisque Jean-Paul
est en train de s’accorder. Nous nous approchons donc des barrières (un peu
éloignées de la scène, mais elles seront rapprochées sur demande de Jean-Louis)
et profitons de ces moments « privilégiés » que sont les balances,
l’envers du décor des concerts. Nous avons droit à des petits coucous et à des
œillades de l’ami Freddy. Tour à tour, tous viennent s’accorder. C’est la
première fois depuis Redon en 2011 que nous pouvons VOIR et ENTENDRE toutes les
balances (à Lorient, Quimper et Pleudihen on avait pu seulement les entendre),
alors on savoure. Ces balances sont ponctuées de rigolades (Jean qui se sert de
son micro comme porte-chapeau et Pascal qui lui lance d’un ton moqueur depuis
la régie « Ca c’est pas fait pour les chapeaux » LOL) ou de
situations plutôt comiques (par exemple, voir Konan, Chris et Jean-Luc, à
l’arrière de la scène, prenant exactement la même pose, verre à la main, et
sirotant leur bière de façon parfaitement synchrone, ça aurait mérité une photo !
Re-LOL). Météo aidant, sourires, bonne humeur et décontraction sont de mise. De
plus, ils ont l’air contents de jouer « à domicile » (pour certains
d’entre eux ce n’était qu’à 10 min de chez eux).

    L’installation de la scène et de la
structure est un peu étrange : comme souvent, il y a bien une avancée de
scène, mais au pied de l’avancée de scène, ainsi que tout du long, ont été
placées les enceintes des basses montées sur roulettes. Ce qui fait que
souvent, pour le coup, ça prenait littéralement aux tripes (et que dire quand
Gégé seul a fait la balance de sa batterie… ça a vibrééé-éééé-éééééé !!
MDR).

    Jean-Louis arrive bon dernier pour les
balances. Il n’avait pas pu se libérer avant car il célébrait un mariage à la
mairie de Nantes. Très pro, après avoir salué ses potes, il se prépare
aussitôt. Ear-monitor (qu’il teste en chantant sa chanson préférée de balances,
la très drôle Ne pleure pas Patricia de Jehan Jonas, j’étais sûre qu’il nous la
ferait !), bombardes, chalémie, psaltérion… Il vérifie et réaccorde tout
cela avec rapidité et efficacité. Une fois que c’est OK pour lui, c’est parti
pour la balance collective : une partie de Marie-Jeanne-Gabrielle, et
Vivre Johnnie vivre, ce shanty si beau, si calme qui clôt en beauté Chansons de
marins. Dès les balances, ils le jouent de façon quasi parfaite (le seul petit
bémol c’était que le micro de Jean était un peu faiblard). Ca promet pour le
rendu du concert même !!! J Peu après, on apprend
que le concert devra être un petit peu raccourci, car il y a un horaire précis
à respecter à cause du feu d’artifice qui doit suivre immédiatement après. Deux
titres sont donc retirés de la setlist : Marie-Jeanne-Gabrielle et Adieu
Kerblouze (dommaaaaage !). Pour Marie-Jeanne-Gabrielle, pas de regrets,
parce qu’on la connaît bien en concert, mais pour Kerblouze, c’est bien
dommage, car nous ne l’avons jamais entendue en scène (je ne peux imaginer que
trop bien à quel point ça doit être une tuerie en live… !! Enfin bon, la
prochaine fois peut-être ?).

    Nos Tri Yann finissent les balances
pratiquement à l’heure prévue, et s’éclipsent pour laisser place au groupe
suivant. Peu avant la fin, Jean-Louis vient sur l’avancée de scène. Les
sourcils froncés et l’air vaguement contrarié, il jette un coup d’œil aux
barrières, et semble évaluer la hauteur de l’avancée. J’ai failli lui
dire : « Ca risque d’être un peu haut pour descendre à moins de
prendre un parachute », mais j’ai pas osé, je voulais pas le vexer. En
fait, ce qui contrariait Jean-Louis, c’était que les barrières soient si
éloignées de la scène. Alors après les balances, il a fait demander aux
bénévoles par Patrice de rapprocher le plus possible les barrières de la scène,
parce que, comme Patrice l’a expliqué au responsable des bénévoles, « il
n’y a pas suffisamment la proximité que le groupe aime avoir avec le
public ». Le mec fait ce que Patrice lui demande, mais en râlant tout
haut. Enfin bon…

     On mange nos sandwichs, on fait le tour du
site. Le Terrain stabilisé de Mouzillon est une sorte de complexe sportif, au
sol plutôt sablonneux (je vous raconte pas la couleur de mes baskets en fin de
soirée), dédié à des activités sportives aussi diverses que variées. Par
exemple, les toilettes avaient été installées à l’autre bout du périmètre tout
près d’un local qui était le local de l’Amicale des Joueurs de Pétanque. LOL.
Un village enfants est installé du même côté, de même que le stand de bouffe.
Les stands dédiés au muscadet, eux, parsèment le site d’un bout à l’autre.

    Tout au long de l’après-midi, des bénévoles
et organisateurs circulaient sur le site, sans prêter attention ni à nous, ni
aux quelques autres personnes présentes devant la scène. Mais vers 18 h, un
jeune organisateur vient vers nous. Comme j’ai vu sur le site de la
manifestation la vidéo de présentation, je reconnais Florent Coutolleau,
organisateur d’Une Nuit en Muscadet, et président de l’asso des Conscrits de la
10 (qui organise). Il nous demande avec amabilité si on fait partie des proches
de Tri Yann. Gné ? Puis je comprends que c’est mon tee-shirt et mon sac
Tri Yann qui lui ont fait croire ça. Je vous jure, pour peu on aurait pu se
faire passer pour des membres de l’entourage du groupe ! LOL ! Ce quiproquos
est tout de même comique, il faut l’avouer ! ;) Comme nous sommes
honnêtes et n’avons pas l’intention d’abuser de privilèges qui ne nous
reviendraient pas, nous lui montrons nos billets. Sans cacher non plus le fait,
pour être tout à fait honnêtes, qu’on les connaît un petit peu hors scène. Il
nous demande (en s’excusant) de sortir du terrain, car ils doivent sécuriser le
site avant l’ouverture prévue à 19 h . Il nous indique la direction de
l’entrée spectateurs. Nous nous y dirigeons donc. Au-delà de l’arche d’entrée,
située en bas d’une petite colline, elle-même en contrebas d’une petite
passerelle dans une descende hyper casse-gueule, nous retrouvons Vivi et
Jean-Pierre, ainsi qu’Isabelle, une autre habituée, non Tryanaute mais que nous
avons croisée à tous les concerts faits en Bretagne. Une dame, faisant partie
des personnes à mobilité réduite à cause d’un problème de hanche, et son mari,
sont également présents. Un petit auvent de toile a été installé au niveau du
pont pour le contrôle des billets. Ca faisait pont couvert, pour peu on se
serait crus dans Sur la route de Madison ! LOL ! L’autre entrée
spectateurs du site est tout aussi mal foutue, dans une montée improbable. Mais
à part eux, il n’y a pas un chat. Nous allons nous asseoir à l’ombre près de la
petite colline, et à proximité de l’arcade d’entrée. On est bien, à l’ombre. Même
que ma sœur, vautrée de tout son long dans l’herbe avec sa casquette sur la
figure, a fait peur à un jeune bénévole qui est venu demander si ça allait
parce qu’il croyait qu’elle était tombée dans les pommes ! MDR !

    Dans l’intervalle, je reçois un coup de
téléphone de notre Elodie, à qui j’avais laissé un message-surprise pendant les
balances, et qui appelle pour nous souhaiter bon concert, assurant qu’elle est
avec nous par la pensée entre deux couches et biberons.

    On finit par retourner vers l’entrée. Et
là, les mecs de l’organisation, de la sécurité et les bénévoles qui montent la
garde nous disent qu’en fait il faut aller au-delà du pont (dans la montée)
parce que les billets seront contrôlés là et qu’on nous donnera des bracelets
autocollants ! Là, on en a ras-le-bol, parce que ça fait près de 2 h qu’on
nous balade d’un bout à l’autre du site, et que des infos contradictoires
circulent d’une personne à l’autre. Vivi avait sa béquille et sa carte station
debout pénible, la dame au problème de hanche, qui a une canne, était plus ou
moins en train de faire un malaise, et moi qui ai un problème de tendon depuis
l’âge de onze ans, j’avais trop mal aux jambes pour emprunter de nouveau ce
passage raide et casse-gueule. Alors ma mère, Jean-Pierre, Isabelle et le mari
de la dame, assez excédés, sont retournés au pont avec nos billets respectifs à
titre d’accompagnants de personnes à mobilité réduite, nous laissant devant
l’entrée. Là encore, ce fut un beau gros bordel, parce que d’une part, le mec
qui avait les bracelets autocollants a mis du temps à arriver, et d’autre part,
parce qu’ils vérifiaient le numéro de CHAQUE billet sur un listing ! Et vu
qu’il y avait plusieurs revendeurs (Fnac, Ticketnet, billets achetés sur
place), c’était vraiment fastidieux. J’hallucinais. En douze concerts, c’est la
première fois que je vois ça ! Pendant que nos « accompagnants »
pataugent dans le filtrage des entrées, la sécurité déplace des barrières au
niveau de l’arche pour faire des « couloirs », et je me fais littéralement
agresser verbalement par le chef de la sécurité, tout ça parce que je me suis
appuyée d’une main sur une barrière qu’il venait de déplacer. Pfff, j’te jure,
dès que ça a l’étiquette de chef, ça pète plus haut que son cul !

    Le jeune organisateur (qui est poli,
contrairement aux mecs de la sécurité) dit qu’ils attendent le feu vert pour
faire rentrer. Mais du côté du pont, une fois les billets contrôlés et le talon
détaché, ils ne veulent pas laisser repasser Jean-Pierre, ma mère et Isabelle
sous prétexte qu’ils n’ont pas encore eu le feu vert ou je ne sais quoi !
Là, ma mère pousse un petit coup de gueule, et après cette semonce ils les
laissent nous rejoindre. Du coup quand le feu vert est ENFIN donné (vers 19 h
15), on a pu rentrer en priorité ! AHAHAHA !

    Y a pas à dire, ce fut un sacré bordel pour
les entrées !

    Bref, nous voilà dans la place. Avant que
le feu vert soit donné, une fille de la sécurité a contrôlé nos sacs pour
vérifier si on n’avait pas de bouteilles en verre. Une fois passée l’entrée, on
nous donne à chacun un verre à muscadet en plastique dur (donc c’est aussi
cassant que du verre… cherchez l’erreur) pour les dégustations, et un ruban
spécial assorti pour l’accrocher autour du cou. Comme je n’ai pas la moindre
intention d’aller faire des dégustations et que je trouve que ça ferait un peu
concon de se balader avec un verre à vin accroché autour du cou, je le fourre
vite fait dans ma sacoche.

    Nous gagnons le devant de la scène. Et
puisque nous sommes les premiers entrés et que la très grande majorité du
public est encore à poireauter loin derrière, il est inutile de courir au
premier rang : le premier rang s’offre à nous, entièrement désert !
C’est tip top. Nous nous installons donc bien tranquilles devant les barrières,
pile au milieu (aux meilleures places LOL). Les festivaliers entrent au
compte-goutte.

     Sur
scène, le jeune groupe Oly Hill, qui est chargé d’ouvrir la soirée, vient juste
de finir ses balances. Le public étant encore peu nombreux en raison du
contrôle laborieux des entrées, la chanteuse et ses musiciens restent les bras
ballants, un petit peu ennuyés. Vers 19 h 40, comme on leur dit « Ca
arrive » ou « Si vous commencez à jouer ils vont peut-être
rappliquer », ils entament leur prestation. Pendant une quarantaine de
minutes environ, ce groupe de folk-rock local nous déroule son univers
« western », et nous invite en voyage avec Léonie (leur
« héroïne ») et l’Homme des Hautes Plaines. Au début, ça nous semble
pas mal, mais au bout de deux ou trois titres, on a un peu l’impression de
toujours entendre la même chose, et la chanteuse s’écoute chanter plus qu’autre
chose (même si elle a incontestablement une très belle voix !). Bon, c’est
pas exceptionnel, mais je retiens qu’il y a du potentiel, de l’originalité et
de bonnes idées dans ce groupe. Et puis, franchement, après écoute, j’ai plus
de sympathie pour Oly Hill que pour le groupe qui suit, Herbalist Crew !

    Herbalist Crew (Mauvaise herbe en français)
est un groupe suisse de reggae. Ils succèdent à Oly Hill, après une vingtaine
de minutes d’interlude (pendant lequel un groupe de percus, les Tambours de
l’An Fer, a joué, sur une petite scène plus loin). Ils jouent pendant plus
d’une heure. C’est probablement le moment le plus pénible de cette soirée :
titres aussi interminables qu’incompréhensibles, musique qui ne me parle pas du
tout, et comme ils sont suisses francophones et ont un accent loooong cooome
çaaaaaaaaa, ils étaient tout aussi difficiles à comprendre quand ils parlaient
que quand ils chantaient… Bref, j’ai trouvé ça terriblement long et chiant.
Croyez-moi, voir nos Tri Yann et leur équipe, au loin, qui faisaient des allées
et venues, m’a diverti bien plus que la musique d’Herbalist Crew ! Le seul
titre qui ait vaguement éveillé ma curiosité, ça a été un pastiche de La
mauvaise réputation de Brassens.

    Mais surtout avec Herbalist, le problème
qui s’est posé est un problème typique des groupes de reggae : à un moment
donné, ils font une apologie de « la ganja ». Alors là, on voit
rappliquer un nombre surprenant, je vous le donne en mille… de fumeurs de
pétards ! Je vous raconte pas, tout autour de nous ça puait le joint,
c’était immonde ! Cette « bande » comporte quelques excités qui
poseront problème par la suite, dont une foldingue qui bousculait et
s’accrochait au cou des gens, et quelques jeunes rastas venus un peu foutre le
bronx et voulant absolument danser pendant Les prisons, et qui finiront par se
calmer et repartir contents après que ma mère ait discuté bien calmement et
bien diplomatiquement avec l’un d’entre eux.

    A 22 h, après que des organisateurs soient
venus leur demander de raccourcir leur prestation (parce qu’ils étaient bien
partis pour durer encore, alors que l’horaire, c’est l’horaire !), ils
quittent la scène. Sauvés par le gong, c’est le cas de le dire ! Dès
qu’Herbalist leur laisse le champ libre, Patrice et ses acolytes s’activent
aussitôt à préparer la scène pour nos Tri Yann, avec leur rapidité et leur
professionnalisme coutumiers, qui me laissent à chaque fois admirative. Nous
autres les Tryanautes, nous commençons à tâcher de chauffer le public. On lance
à Patrice, qui traverse la scène avec la mandoline de Jean « Allez
Patrice, une chanson », ce qui le fait marrer. Pendant la demie-heure de
changement de plateau, les Tambours de l’An Fer refont l’interlude. Mais
rapidement, ils nous cassent les oreilles, finissant par frapper comme des
bourrins sur leurs fûts. Ce n’est plus ce que j’appelle de la musique !
Après coup, je me suis dit que si Gavotten ar Seizh (et donc la présentation
des Tambours de Plougastell) avait été au programme du concert (ce qui n’a pas
été le cas), Jean-Louis aurait légitimement pu dire, s’il avait voulu prendre
l’exemple de ces percus, qu’effectivement là c’était « cinquante brutes
qui cognent sur des bidons de gasoil » ! MDRRRRRRR !!!

    Quand ce « frappant » interlude
(sans mauvais jeu de mots, off course ! ;) ) s’arrête enfin, nous
pouvons appeler et acclamer nos Tri Yann. Puisque nous 3 sommes d’un côté, et
Vivi, Jean-Pierre et Thérèse de l’autre, nous faisons un petit match
bâbord-tribord. Ca répond bien ! Ca ne vaut évidemment pas le bâbord –
tribord géant de Lorient, mais ça répond bien !

    Minute après minute, nous nous approchons
de l’heure H. Le pouls qui accélère, ces délicieux frissons d’impatience qui
nous parcourent, l’adrénaline qu’on sent monter (au point que, chaleur aidant,
à un moment donné, je me sens presque suffoquer), les fourmis dans les jambes…
Je retrouve avec joie toutes ces sensations familières pré-concert.

    22 h 30 pétantes (à Mouzillon, le moins
qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont réglo sur les horaires !) :
ouiiiiii !!! Alors que nous braillons à nous en casser la voix et
acclamons à qui mieux-mieux, les éclairages verts scannent soudain la scène et
la longue note sourde et prolongée qui introduit Na I ri o se fait
entendre ! Et là, comme surgis des différentes époques qui s’entrecroisent
dans Rummadoù, hérisson, brigand, croisé, chef de clan écossais et employé fluo
de travaux public prennent la scène d’assaut ! Le pibgorn de Konan qui
ouvre le concert résonne dans la nuit mouzillonnaise comme un appel à nos
ménéstrels Jean, Jean-Paul et Jean-Louis qui, tantôt empharés, tantôt fleuri,
tantôt caféiné (et fumant de préférence), surgissent à leur tour au fil des couplets,
une ovation spéciale étant comme toujours réservée à Jean-Louis.
Hiiiihaaaaa !

    C’est partiiiiii, et le concert se
poursuivra sans aucun temps mort pendant 1 h 30. Eh oui, comme il y a des
horaires précis à respecter et qu’il y a encore du monde qui doit passer après
eux, c’est un concert version courte. Petit concert, donc, mais il n’y a
aucunement lieu de se plaindre, car c’est un concert intense, avec un bon choix
de titres et une répartition intelligente des morceaux. Et moi, quand le programme
est équilibré à ce point, j’adore ! La setlist, que je vous ai déjà donnée
précédemment, s’établit comme il suit :

  1. Na I ri o
  2.  Le Baleinier
  3. Pelot ( <3 <3 <3 )
  4. Fransozig
  5. Si mors à mort
  6. Marion
  7. Le retour de la croisade
  8. Tri martolod
  9. Divent an dour
  10. Le
    chasseur de temps
  11. Vivre
    Johnnie vivre
  12. Kan
    ar Kann
  13. Tir
    fo tonn
  14. La
    jument
  15. Les
    prisons
  16. Les
    crêpes
  17. Je
    m’en vas

    Au cours de cette heure et demie de
concert, nos Tri Yann, en très grande forme, ont réalisé un sans faute (comme
toujours ;) ), ils étaient musicalement parfaits d’un bout à l’autre, et
il n’y a eu aucun problème technique. Quelques anecdotes (juste quelques unes,
promis, dit celle qui en écrit 3 pages à chaque fois ;) LOL !)

-        
Avant Le Baleinier, Jean-Louis nous fait comme de
coutume répéter les Alouéééé Fa la louééé Alouééééééé. Ca a l’air impeccable,
au point qu’il dit : « Put**** , c’est plus beau qu’à
Strasbourg ! » On espère bien ! LOL ! Parce que là quand
même ils jouent à domicile ! ;). A la fin du morceau, il nous les a
fait rechanter 3 fois encore, « pour le fun ».

-        
Ensuite : il nous annonce une vieillerie ressortie
des tiroirs. Jean et Jean-Paul s’emparent respectivement de leur banjo et de
leur guitare. Mon cœur s’emballe : je sais de quelle
« vieillerie » il s’agit, car il n’a pratiquement jamais quitté la
setlist des concerts depuis deux ans… Mais c’est égal, mon bonheur de l’avoir
en concert, mon émotion et mon ravissement sont intacts, toujours renouvelés,
aussi fort que la première fois que je l’ai entendu à Redon… Aux premières
notes, reconnaissables entre mille, je pousse un hurlement perçant, un
hurlement de joie, à l’unisson de tout le public ! C’est Pelot, bien
sûr ! Le gars Pelot à qui le public réserve toujours immanquablement un
triomphe !!! Donc voilà, j’ai eu droit à ma chanson préférée, à MA
première chanson de Tri Yann, pour la cinquième fois d’affilée en deux ans…
Pff, c’est le pied !!! Mon cœur de Tryanaute est comblé !

-        
Fransozig : à la phrase « Bonjour à vous
jeune fille, me logerez-vous ? », Jean-Louis serre la main à ses potes
en croisant les bras. Ce qui fait qu’il avait Jean accroché d’un côté et
Jean-Paul de l’autre, et que leurs bras à tous les trois étaient artistiquement
entrelacés ! Mais ça va, ils ont réussi à se démêler ! LOOOL !

-        
- Si mors à mort : dans l’intro, Jean-Louis nous
informe que l’an prochain, en 2014, ce sera le cinq centième anniversaire de la
mort d’Anne de Bretagne…

-        
Sur le conte de Marion, plusieurs moments drôle à
signaler : l’amant de Marion a encore changé de petit nom, cette fois il
s’appelle Ahmed Hangiven ! LOL ! ; Jean-Louis se pique soudain
d’imiter le rire satanique du fantôme de la vieille femme qui immobilise le TGV
sur la voie Nantes/Quimper, ainsi que le bruit caractéristique du TGV en
mouvement (il l’imite de façon fort convaincante, je dois dire !)
Mdr ! ; et enfin, la Russie est maintenant devenue un paradis fiscal
(et pan, Depardieu c’est pour toi !) puisqu’après le vol des cartes
American Express, les comptes que les passagers de première classe ont en
Suisse, au Liechtenstein ou en Russie sont entièrement vidés !!!

-        
Pour nous, le début de Marion a été quelque peu gâché
par la foldingue de tout à l’heure, qu’on avait déjà rembarrée pendant
Herbalist Crew parce qu’elle s’accrochait au cou des gens. Cette fois, elle
surgit et se met à bousculer tout le monde. Ma mère lui ordonne,
glaciale : « Tu dégages ! Tu dégages ! » . Elle,
Soazig et plusieurs autres font des signes frénétiques aux mecs de la sécurité,
qui interviennent et éjectent la folle sans trop de remous, heureusement.
Celle-là, elle était très certainement bourrée, défoncée et pas seule dans sa
tête !

-        
A ce concert, pas de Néréides (ça m’a fait bizarre),
pas de Tambours de Plougastell et pas de Lamentations. Mais il y a d’autres
jolies surprises, dont les deux inédits…

-        
Les morceaux survitaminés parsèment tout le
concert : Le retour de la croisade, Tri martolod, Le chasseur de temps
(THE titre remuant, que je kiffe toujours autant en concert), Tir fo tonn, Kan
ar Kann, et bien évidemment La jument et Les prisons sont autant de titres et
tubes qui nous ont bien fait bouger, danser et sautiller !

-        
Après Le retour de la croisade, Jean-Louis,
introduisant le titre suivant, claironne : « Alors là, vous allez pas
pouvoir y couper, c’est probablement l’un des trois grands incontournables de
chez incontournables de la chanson bretonne », il nous en cite les
interprètes notables : Stivell, Manau, Nolwenn Leroy… C’est… c’est… Vous
donnez votre langue au chat ? Tri martolod, bien entendu !!! Et,
actualité récente oblige, les deux premiers marins ne vont plus à la maire se
pacser, ils y vont pour… se marier !!! J

-        
En concert, ce Tri martolod nouvelle version Tri Yann
cuvée 2012 déchire tout ! La mélodie est hyper-entraînante, la flûte de
Konan et le violon de Chris sont flamboyants ! Bref, c’est un titre taillé
sur mesure pour la scène ! Une parfaite réussite !

-        
Le plus joli moment du concert, c’est indiscutablement
Vivre Johnnie vivre, qui suit Le chasseur de temps. Dans l’intro, Jean-Louis
nous explique d’où vient le surnom de « johnnie » donné aux marchands
d’oignons de Roscoff : en fait, au XIXème, pour les Britanniques, tout ce
qui venait de France était appelé Jean quelque chose, donc John, Johnnie. CQFD.
Il nous entraîne soigneusement à chanter les refrains. Et, miracle, alors que
je craignais un peu que ça chante n’importe comment et comme des bourrins,
derrière, à cause de la viande saoûle, c’était très bien chanté, dans la note
comme il fallait, c’était tout doux, tout doux… Comme je m’y attendais, la
mélodie très simple et facile à retenir passe très bien auprès du public. Après
nous avoir fait répéter une dernière fois le refrain, Jean-Louis ironise
gentiment : « Ah ouais, c’est sûr, c’est d’un autre niveau que Aul
Away, Aul Away (cf Le chasseur), mais vous allez très bien vous en sortir, j’en
suis sûr ». En concert, Vivre Johnnie vivre est sublime, elle rend très
bien. Et ma mère, qui l’entendait pour la première fois, est tombée raide
dingue amoureuse de cette chanson !

-        
D’un saut de puce dans mon catalogue de souvenirs, je
passe de Johnnie à La jument. La bonne vieille bébête est raccourcie de façon
inattendue. Dès que Jean-Louis a fini de nous faire hurler les paroles…
Jean-Luc se met directement à jouer Bonne nuit les petits ! Konan, qui
avait son redpipe sous le bras et s’apprêtait manifestement à jouer comme
toujours la partie Blue Sheep in Bernera, a eu l’air surpris. Si j’osais, je
dirai… déconcerté !!! MDR !!! Bon, OK, je sors…

-        
Premier rappel : Les prisons. C’est là que la
bande de rastas excités voulant absolument danser fait irruption devant, nous
écrabouillant à moitié contre les barrières et importunant pas mal de
spectateurs. Certains d’entre eux commencent à être agressifs, des gens
réagissent agressivement en riposte, mais ce n’était pas la solution… Du coup,
le début des Crêpes nous a été quelque peu gâché. Mais après, les choses se
sont calmées, et à la fin du concert, ma mère (qui avait reçu accidentellement
un coup sur la tête alors qu’elle avait une plaie à la tête après s’être pris
la veille le hayon du coffre de la voiture de plein fouet), a discuté bien
calmement et bien diplomatiquement avec le plus excité. Du coup, le jeune s’est
calmé, s’est excusé et est reparti content. Comme quoi… Quand on discute
CALMEMENT et DIPLOMATIQUEMENT entre personnes civilisées, on peut s’entendre…

-        
Final du concert sur Je m’en vas, comme de coutume, et
Jean-Louis nous lance avant de quitter la scène : « Vous savez quoi,
les amis ? On vous aime, et on aime aussi le muscadet ! » Ben
tiens, on s’en serait pas douté, LOL !

-        
Clap de fin après 1 h 30 pile poil de concert intense.
Ce ne sont pas les tambours, mais un petit feu d’artifice qui sert d’interlude
entre Tri Yann et le dernier groupe de la soirée. Nous nous dirigeons vers le
stand. Mais les gars qui s’en occupent, pas au courant des habitudes post-concert
du groupe, remballent tous les CD, tee-shirts et autres avant de leur laisser
le temps d’arriver, nous laissant bêtement tous seuls devant une table à
tréteaux vide. Nous sommes peu nombreux à les attendre : nous 3,
Jean-Pierre, Vivi, Soazig et ses petites, et quelques autres. Jean-Louis,
Freddy et Jean-Paul finissent par venir nous voir. Nous passons, comme
toujours, un après-concert sympa avec eux, à échanger quelques mots, demander
des dédicaces, et faire une séance photos. D’ailleurs, merci au gentil monsieur
qui nous a pris en photo toutes les 3 avec Jean-Louis avec mon appareil !
Ca fait « photo de famille » avec lui. Et d’ailleurs, quand on lui a
rendu la pareille en le prenant en photo, lui et sa femme, avec Jean-Louis, il
se confondait en remerciements (il n’avait pas vu nos TY depuis longtemps et
n’avait encore jamais eu l’occasion de faire une photo avec eux). C’était
mignon ! Ca fait aussi partie des choses que j’apprécie dans les
après-concerts : le partage d’émotions entre spectateurs qui ne se
connaissent pas de la veille !

-        
Minuit et demie, il est temps pour nous d’y aller. Nous
disons au revoir à tout le monde, et nous regagnons le parking de l’église, et
la tuture. La route du retour se passe bien, et c’est plus facile qu’à l’aller
au niveau du périph de Nantes, parce que nous n’empruntons pas le même axe.
Nous traversons d’ailleurs le célèbre pont de Cheviré au-dessus de Nantes. Je
vous assure, il est tellement loooong et tellement hauuuut que de nuit, c’était
presque flippant !

-        
Nous arrivons à la maison à plus de 3 h du mat (le
radioréveil, dans ma chambre, marque très exactement 3 h 12). Nous ne faisons
pas de bruit pour ne pas réveiller le paternel, qui dort déjà depuis longtemps,
nous fourrons vite fait les chats dans la cuisine, brossage de dents, et
hop ! à notre tour de sombrer dans les bras de Morphée, après cette
longue, chaude et excellente journée !

Moralité :
un très bon petit concert ! Ceux de Redon, Lorient, Quimper et Pleudihen
en 2011 et 2012 étaient meilleurs, et différents, mais celui-là, en pays
nantais, chez Eux, se défend très bien aussi ! Je ne regrette pas d’avoir
été de la fête !!! J

              THE END !

Désolée, c’est
encore une fois TRES long !!

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