Mon JT musical # 1

    Mesdames-messieurs bonsoir, voici les titres de l’actualité de ce week-end:

    1) C’est la Toussaint, et vous êtes nombreux à vous rendre sur les tombes de vos défunts. En effet, disons que nous avons tous déjà dans notre vie perdu un cousin, un frère, ou un ami. Et comme ça nous donne froid un peu de s’en rappeler, qu’on nous apporte à boire pour qu’on puisse se réchauffer! Alors, trinquons, pensons à nos morts avec tendresse, le coeur rempli de respect sur un p’tit air rock’n roll! Et buvons, levons nos verres à cette vie qui nous est si chère, buvons à la santé de tous ceux qui nous ont quitté!

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    2) Le deuxième grand titre de l’actualité de ce samedi, c’est évidemment la crise bretonne. Depuis plus de quinze jours, on nous fait chier rabâche à qui mieux-mieux des histoires d’écotaxe (qui après force vagues de protestations a été suspendue pour deux ans), d’abattoirs en train de déposer le bilan, de Lampaul-Guimiliau à Josselin, quand ce ne sont pas des volaillers à Guerlesquin qui se rajoutent à la liste. Bref, l’industrie bretonne est dans la merde en crise. Bref bref, une manifestation monstre, rassemblant des anti-écotaxe autant que des protestataires des industries sinistrées susdites, a lieu en ce moment même à Quimper, devant la préfecture. On estime à 30 000 le nombre de manifestants présents. Petite curiosité: la majorité des manifestants arborent le bonnet rouge (je vous rassurent ils ne jouent pas un remake à grande envergure de Blanche-Neige et les sept nains! LOL). Quel est la signification de ce bonnet rouge? Il ne s’agit pas tant du bonnet phrygien des affranchis de la Révolution que des Bonnets Rouges de la Révolte fiscale du « papier timbré », sous le règne de Louis XIV! On a appelé plus spécifiquement Révolte des Bonnets Rouges les émeutes ayant eu lieu en Bretagne. Ah bah alors, s’il s’agit de ces Bonnets Rouges là, où sont donc passés Sébastian ar Balp et Goulven Salaün, deux des meneurs les plus célèbres de cette fronde, mais également le duc de Chaulnes et le marquis de Montgaillard, chargés de réprimer cette révolte?

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    (pour le duc de Chaulnes, je crois que je sais, il est en train de boire un Nespresso chez madame de Sévigné… ;)   Comprend qui peut ce clin d’oeil… ;) ) What Else?

    La manif se déroule en ce moment Place de la Résistance, à Quimper. Le lieu n’a pas été choisi par hasard, ne serait-ce qu’à cause de son nom… Mais moi qui ait été témoin de l’étrange phénomène, je peux vous affirmer, j’y étais j’ai tout vu, qu’un sortilège a été jeté un soir de juillet 2012 sur cette Place de la Résistance, connue pour accueillir chaque été l’Espace Gradlon, le grand chapiteau où se jouent les concerts des têtes d’affiche du Festival de Cornouaille. Ce jour de fin juillet 2012, un certain groupe quadragénaire et fringant, venu fêter au festival ses noces d’émeraude en musique, a déposé un charme sur ces lieux. En effet, dans une longue chanson tribale et frondeuse, un  »chant du combat », scandé de féroces « Ô feu, ô acier, ô terre et chêne! » (en breton mac’h plij!), ils ont appelé à un « Dastum e Kemper », un « rassemblement à Quimper »… Bizarre, vous avez dit bizarre? Devons-nous établir une concordance entre ces faits? ;) ;)

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    Voilà, c’est la fin de cet article, je vous remercie de votre attention! ;)

* Cet article est à comprendre bien entendu avec une bonne dose d’humour, de cynisme et de second degré, afin de dédramatiser ces actualités au propre comme au figuré… ;) A bon entendeur…

       



La Virée: Bayous d’Acadie (2012)

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 Track-list:

1. L’Alexandra

2. Levons nos verres

3. Morning Doobie/ Morning Dew

4. Quand c’qu’on était moins vieux

5. La courte paille/ Irish Washerwomen

6. Une vieille guitare/ Fisher’s Hornpipe

7. Bayous d’Acadie

8. Sherbrooke/ Ronfleuse gobeille

9. Dance Crash (Grand Nuit Special)

10. Cukoo’s Nest/ First Flight

11. Père capucin

    Houlà, je n’ai plus écrit de chroniques de disques depuis plus de six mois, j’espère ne pas être trop rouillée à l’exercice! Quoi qu’il en soit, jusqu’à maintenant, j’ai essentiellement écrit des chroniques 100 % bretonnes. Puisque je suis une ardente défenseuse de l’interceltisme en plus d’être une adoratrice de la musique bretonne, j’ai décidé de déroger un peu à mon habitude, et de me focaliser sur un coin de pays qui occupe depuis bientôt dix ans une place à part dans la grande famille des nations et diasporas celtiques, tout comme il a une place à part dans le coeur des festivaliers lorientais: l’Acadie!

    Nous aurons l’occasion de revenir plus tard sur l’histoire tourmentée de la province, sur la tristement célèbre Déportation des Acadiens de 1755 (appelée « le Grand Dérangement »), ainsi que sur les liens tissés entre l’Acadie et le FIL. Pour l’heure, j’en viens directement à la Musique, la musique si attachante de cette région: souvent touchante, toujours festive, vivifiante et énergisante, au carrefour de multiples cultures et sonorités (de l’Irlande au Québec, de Bretagne jusqu’en Louisiane…), la musique acadienne est une institution à part entière, et ne laisse jamais aucun auditeur indifférent! L’Acadie est une véritable pépinière de talents en perpétuel renouvellement, qui comporte aussi bien de vieux chênes solidement enracinés dans le paysage musical (Suroît, Roland Gauvin, 1755…) que de jeunes pousses émergentes très prometteuses (Dominique Dupuis, Caroline Savoie, le groupe Prenez Garde!…). Le groupe La Virée, fondé en 2001, est l’un des fers de lance de la « nouvelle scène acadienne ».

    Le nom de La Virée ne vous évoquera probablement pas grand’chose au premier abord. Et pourtant… Le groupe a, depuis douze ans, fait swinguer, virer et chavirer des dizaines de milliers de spectateurs. Il a en France un fan-club bien établi, et c’est surtout au FIL, où il est très régulièrement invité, que ses fans français se comptent en plus grand nombre. Les membres de La Virée, toujours plébiscités par les festivaliers, font un tabac monstre à chacune de leurs prestations, sur toutes les scènes où ils ont le bonheur de jouer, qu’il s’agisse du Pavillon acadien, de l’Espace Marine ou du Port de pêche! De l’avis général, parmi tous les groupes acadiens invités, ils remportent la palme de l’ambiance. Car mettre le feu aux planches, ils savent y faire! :) J’ai découvert La Virée il y a cinq ans, lors de la cotriade d’ouverture du FIL 2008. D’emblée, sidérée par leur bougeotte, leur bonne humeur et l’énergie folle de leur musique, j’ai été conquise, à l’instar de tous les convives ce soir-là! Des forêts de bras se sont levés dans la criée, je vous garantis que la soupe a eu le temps de refroidir dans les assiettes. Le coup de coeur a été unanime pour toute la famille. Dans un premier temps, principalement pour mon père, qui a toujours adoré la musique acadienne depuis nos débuts au FIL. Pour moi, ça s’est fait plus progressivement. A l’époque où nous les avons découverts, j’étais surtout très fan de leurs compatriotes de Suroît (et je le suis toujours). Petit à petit, j’ai apprécié La Virée, à l’univers différent de celui de Suroît, mais pourtant si proche… Ensuite, au FIL des années (oups), plus je revoyais le groupe et plus je l’aimais. Et cette année, 2013, je suis définitivement devenue fan.

    Je crois que des présentations s’imposent… Pour faire court, et pour être directe, La Virée c’est une quintette de beaux mecs, qui, en concert, envoient du steak! LOL ;) Pour parler de façon un peu plus raffinée, La Virée, ce sont cinq musiciens accomplis, à la fougue contagieuse: tout d’abord, Eric Haché, fondateur du groupe, auteur, compositeur, chanteur principal, guitariste et capitaine du vaisseau La Virée (« celui qui signe nos chèques » comme le présentaient ses compères pour le taquiner); le beau Théo Brideau, l’un des meilleurs violonistes d’Acadie, aussi talentueux que séduisant, ce qui n’est pas peu dire! ;) En plus d’être violoniste, il est aussi un podorythmiste, mandoliniste et arrangeur chevronné; le guitariste Denis Surette, qui apporte une empreinte plus rock au son de La Virée; à ce trio de tête viennent s’ajouter Stéphane Basque, batteur et complice de la première heure, et le jeune bassiste (et multi-instrumentiste) Sébastien Michaud, qui a rejoint le groupe en 2012.

    En douze ans de carrière, La Virée a publié trois albums et un EP: L’Ordre du bon temps en 2005, 1, 2, 3, Go! en 2007, l’EP Levons nos verres en 2010, enregistré tout spécialement pour les 40 ans du Festival Interceltique de Lorient et sorti uniquement en France, rien que pour nous autres (na!); et enfin, le troisième et dernier album en date, Bayous d’Acadie, en 2012. Le FIL 2012 ayant pour invité d’honneur l’Acadie (huit ans après la grande première), le groupe, distribué par Coop Breizh depuis peu chez nous, a profité de cette opportunité musicale et médiatique pour lancer officiellement l’album en France. C’est sur ce dernier opus que porte ma chronique. Je peux même dire que j’en possède un exemplaire en provenance directe d’Acadie, sans intermédiaire, puisque c’est à la boutique du Pavillon acadien, après une presta du groupe, que je l’ai acheté. Les musiciens, toujours ravis de pouvoir « jaser » à leur public, me l’ont dédicacé bien volontiers et se sont montrés très sympas et abordables, entre remerciements, petits mots gentils et sourires charmeurs… ;) J’ai dans les premiers temps écouté Bayous d’Acadie un peu en pointillés, avant de le laisser de côté. Puis je m’y suis remise au moment du FIL 2013. Pour la circonstance, nos p’tits gars de La Virée étaient de retour au Pavillon, et je suis allée les applaudir à trois de leurs prestations en l’espace de six jours! Pas mal, non? ;) A l’occasion de ces sets d’après-midi, qui duraient environ une demie-heure, ils jouaient essentiellement des titres issus de Bayous d’Acadie. J’ai pu redécouvrir et savourer pleinement des morceaux entendus l’année passée. J’ai donc ressorti l’album de mon étagère… Depuis le dernier FIL, je n’ai de cesse de l’écouter en boucle, tant je le trouve excellent! Et le fait est: il EST excellent!

    Constitué de onze pièces (titres) brillantes, tantôt enjouées, nostalgiques ou drôles, Bayous d’Acadie est pour La Virée l’album de la maturité. Les compositions, pour la plupart signées Eric Haché, sont inspirées et percutantes, les airs traditionnels, qu’ils soient acadiens, irlandais ou bretons, sont adaptés avec brio, et les influences d’excellents musiciens qui ont rejoint, au fil des années, les rangs du groupe s’y font particulièrement sentir (surtout celle de Théo Brideau aux arrangements traditionnels). Léger, festif, euphorisant, vivifiant… Les qualificatifs ne manquent pas pour ce disque. Comme l’a dit ma fidèle lectrice à qui je l’ai fait découvrir, Bayous d’Acadie ;) , c’est des bulles de champagne en musique! Loin des sonorités plus acoustiques des débuts, ici ils nous livrent un vrai folk-rock celtique pointu. Dans sa formation actuelle, La Virée semble avoir atteint le meilleur de son potentiel, cet album en est le témoin flamboyant: pendant 40 minutes, c’est à de la musique de très haut niveau que nous avons affaire! Et surtout, je crois qu’il est bien à l’image du groupe, et du sentiment qu’incarne la musique acadienne: la Joie! En dignes apôtres de « l’ordre du bon temps », au gré de textes simples, mais qui respirent l’authenticité, les cinq musiciens de La Virée y prônent le partage, l’importance de l’instant présent, le sens du collectif, la joie de vivre, les plaisirs simples, les moments passés avec les amis autour d’une bonne bouteille… Bref, toutes ces choses si naturelles, si évidentes, tellement fondamentales, mais qui nous font si cruellement défaut, à l’heure où l’individualisme de plus en plus prononcé se dispute à la morosité ambiante. Ils nous invitent à « lever nos verres », à « en prendre une bonne gorgée ». Inutile de me faire prier, j’en prends de belles gorgées. Avec délices… Et c’est parce que je me retrouve dans un grand nombre de valeurs défendues dans cet album que c’est une musique qui me fait énormément de bien.

    Dès le premier titre, le ton est donné. Quelques notes ensoleillées de mandoline, un texte et une mélodie remplis d’allégresse, et nous sommes invités à embarquer avec La Virée à bord de L’Alexandra, un bateau prodigieux où règne la fête. Les titres suivants ne déméritent pas face à cette introduction prometteuse, très loin de là!

    L’univers marin, la Bretagne et le FIL les inspirent, et ont influé sur leur musique, nos cinq joyeux drilles ne s’en cachent pas. Le premier et meilleur exemple de cette facette de leur univers musical, c’est indiscutablement Levons nos verres, titre porteur de l’album, inspiré directement de leur expérience du FIL et des rencontres qu’ils ont faites à cette occasion. Il s’agit d’une chanson à boire un peu spéciale, une chanson à la santé « de tous ceux qui nous ont quitté », pour penser à nos morts avec respect. Mais ce n’est pas pour autant une pièce triste. Bien au contraire… C’est un véritable hymne à la vie,  »à cette vie qui nous est si chère ». Des riffs de guitare électrique très rock, une batterie entêtante, un violon joyeux, une chanson percutante, qui met les mots justes sur ce genre de choses sans aucun pathos, à laquelle on ne peut que souscrire, plus une cornemuse ajoutée à l’ensemble qui ne rend le morceau que plus entraînant encore (c’est le sonneur breton Jean-Luc Guegan, du bagad du Faouët, rencontré au FIL, qui officie. Grâce à « la magie de l’Internet », comme l’expliquait Eric Haché pendant les concerts, il a pu apporter sa contribution à l’album)… Telle est la recette de cette pièce absolument jubilatoire, véritable tube en puissance qui, sans surprise, a été choisi pour la promotion du disque et la radiodiffusion au Canada. Lors du dernier FIL, ils l’ont joué à chacune de leurs prestations: une TUERIE! Le deuxième exemple de leurs inspirations bretonnes, c’est La courte paille (enchaînée avec le reel enjoué Irish Washerwomen). Les chants de marins bretons vont très bien à La Virée, comme le prouvait leur reprise très réussie des Marins de Groix sur l’album 1,2,3, Go!. Du même acabit d’un point de vue qualité, La courte paille reprend une trame similaire à celle du chant de marins Trois matelots du port de Brest. Les paroles en sont accrocheuses et très faciles à retenir. Côté mélodie, il nous faut noter la participation amicale d’Henri-Paul Bénard (le leader de Suroît) à la vielle à roue. L’un des nombreux excellents morceaux de Bayous d’Acadie

    Les titres Quand c’qu’on était moins vieux et Une vieille guitare se démarquent également par leur côté mélancolique. Ce sont les deux titres les plus « authentiques » de l’album. Quand c’qu’on était moins vieux joue à fond la carte de la nostalgie, et ça me touche… Mais de ces deux pièces, celle qui remporte le plus mon suffrage, c’est Une vieille guitare, sans l’ombre d’un doute! Egalement nostalgique, mais d’une connotation un tantinet plus joyeuse que Quand c’qu’on était moins vieux, Une vieille guitare, qui bénéficie d’un texte superbe, se présente comme une sorte d’apologie de tous les bons moments passés entre amis, dans notre « petit paradis », et le refrain distille une délicieuse ambiance colonie de vacances qui ne peut laisser insensible: « Y a rien de mieux qu’une vieille guitare/Un beau p’tit feu pis un violon/Ca dérange pas même s’il est tard/Y reste la braise pis les chansons/On va timer toute la soirée/A jouer des reels, des rigodons/Ca dérange pas même s’il est tard/Y reste la braise pis les chansons… »  En fait, je crois que si Une vieille guitare m’émeut aussi profondément, c’est parce que cette chanson, c’est tout moi, et tout particulièrement le dernier couplet… Moi aussi, pendant mes quatre années d’études, je n’attendais que de pouvoir revenir dans mon paradis pour les vacances, même si je savais que je n’y étais que de passage, et prendre enfin le temps de vivre… Je pense que tout le monde peut s’y identifier, car les paroles ont une portée universelle. Jugez plutôt: « Les vacances tirent à leur fin/ Demain faudra repartir au loin/ Faut ben s’en aller pour travailler/ Pour chômer ou ben pour étudier/ Attendre que l’hiver passe/ Pour que l’été r’fasse surface/ On doit tourner la page, nous n’étions que d’passage/Attendre que l’hiver passe/ Pour que l’été r’fasse surface/ Dans notre p’tit paradis nous n’étions que de passage… » Tout est dit! Merci à La Virée de nous prodiguer ce pur moment d’émotion (qui se clôt, histoire de compléter notre plaisir, sur un hornpipe endiablé)! :) L’une de mes préférées parmi toutes les excellentes pièces que compte l’album, si ce n’est MA préférée…

    En revanche, j’adhère beaucoup moins à la pièce-titre du disque, Bayous d’Acadie. Il faut dire que cette chanson tranche radicalement avec les autres: on bascule dans des sonorités cajuns qui par certains côtés se rapprochent du blues, dans les influences de Louisiane, dans la musique du bayou pure et dure. C’est vraiment un genre très particulier, et personnellement, ça ne me parle pas… Même si, par ailleurs, le texte interpelle par sa justesse (la plainte d’un acadien déraciné). Sur l’ensemble de l’album, Bayous d’Acadie est le seul titre que je ne parviens pas à véritablement apprécier. Du registre de la plainte également, mais plus enthousiasmant d’un point de vue musical et beaucoup plus drôle, nous pouvons relever Dance Crash (Grande Nuit Special). Dans ce morceau à l’instrumentation rock échevelée et au texte archi-simpliste (ce qui ne rend le titre que plus rigolo encore), La Virée nous relate une histoire tragicomique: une chicane de couple! Pour raconter des scènes de ménages et des chicanes sur un ton comique et divertissant, les musiciens acadiens sont décidément très forts… ;)

    Intéressons-nous à présent aux pièces instrumentales… Elles sont au nombre de trois, et sont tout aussi qualitatives les unes que les autres. La première et meilleure d’entre elles est Morning Doobie/ Morning Dew, incontestablement la pièce la plus « virtuose » de l’album, chansons et instrumentaux confondus! Ce reel traditionnel irlandais, clairement scindé en deux parties fait la part belle au violon. C’est vraiment LE morceau de Théo Brideau, arrangé par ses soins et joué par lui-même. La mélodie est hyper-entraînante, et à cette occasion, le beau violoniste nous offre une éclatante démonstration de son talent, à grands coups d’archet, et de talons! (quel que soit le groupe qui en fait l’usage, j’avoue avoir un petit faible pour la podorythmie, cette technique percussive des pieds, telllement typique du Québec et de l’Acadie ;) ). Dans la lignée de Morning Doobie, Sherbrooke/ Ronfleuse gobeille est lui aussi très bon. Quant à Cukoo’s Nest/First Flight, avant-dernier titre de l’album, il voit Sébastien Michaud troquer sa basse contre une flûte traversière, ce qui n’est vraiment pas pour nous déplaire, tant la mélodie est jolie!  Théo y joint son violon. Une discrète percu complète le tout. Ainsi, cordes et vents s’entrelacent, tantôt délicatement, tantôt plus nerveusement, pour célébrer ce « premier vol du coucou »…

    Mais voilà que nous arrivons au terme de notre traversée sur le bayou d’Acadie! Pour clore cet album si parfaitement représentatif de la joie de vivre et de la générosité acadienne, quelle meilleure pièce que Père capucin? Cette chanson, à la mélodie endiablée, est un bijou d’humour acide, mêlé à une subtile dénonciation, racontant la vie et l’oeuvre d’un curé… pas très catholique! LOOOL! Mais c’est surtout à chaque fin de couplet qu’on atteint des sommets: le groupe s’amuse, avec une série de jeux de mots et de sous-entendus autour du mot « cul »! C’est juste à mourir de rire! Petit exemple histoire de vous mettre en appétit: « Il fut un temps où les curés/Avec fureur chassaient le diable/Ils défendaient la vanité/Ainsi que les excès de table/Mais a-t-on jamais vu/Quoique modeste et sage/Un si gros cu, un si gros cu/Un si gros curé du village? » MDRRRRR! * D’ailleurs, pour l’anecdote, le mercredi du FIL 2013 (le 7 août), j’ai vu une dernière fois La Virée en presta d’après-midi. Comme de coutume, ils ont mis le feu au Pavillon. Nous leur avons réclamé un rappel, qu’ils nous ont accordé avec grand plaisir. Mais ils ne savaient pas trop quel titre jouer, alors Eric Haché nous a dit: « C’est vous qui allez choisir! » . Moi je réclamais Fortunat (une chanson militante du premier album, que j’adore et qui parle de l’engagement des Canadiens dans la 2ème GM), d’autres proposaient Y a rien à faire (une chanson de 1,2,3, Go!), et une dame a demandé… Père capucin! Ca les a fait beaucoup rire! Fin de la parenthèse *. Bref, Père capucin est une pièce finale mémorable, pour un album qui ne l’est pas moins!

    Le mot de la fin?

    Bayous d’Acadie, à marquer d’une pierre blanche dans la discographie de La Virée, est un album réellement superbe, et excellent de bout en bout! La musique en est sophistiquée, d’une virtuosité aussi constante que la bonne humeur et la joie de vivre sont omniprésentes, mais reste toujours très abordable, par le biais de textes simples et rafraîchissants dont la portée est universelle, et qui « parlent » aisément au coeur de chacun d’entre nous. Et combiner aussi brillamment de telles choses, j’ai connu peu de groupes qui en soient capables. Chapeau bas, les chums! ;)

    C’est pour cela que cet album est terriblement addictif, et nous fait énormément de bien. On ressort de ses écoutes émus, plus sereins, en ayant retrouvé nos fondamentaux. Une fois qu’on a plongé à pieds joints dans les Bayous d’Acadie, quel délice, on n’en sort plus! :) A écouter absolument!!!

    Je pourrais conclure cette chronique par une petite phrase de La Virée lors de leurs prestations au FIL 2013. Petite phrase très révélatrice de la philosophie du groupe, et représentative de la musique acadienne plus globalement: « Le temps ne s’achète pas. Quand vous passez du temps avec vos amis, c’est votre vie que vous leur offrez, et y a pas de plus beau cadeau à faire… tant qu’il est encore temps! » C’est tellement vrai, et fidèle à leur image… A méditer! :)

    Un petit « jam » (impro) en guise de dernier mot: « Y a rien de mieux qu’une vieille guitare, un beau p’tit feu pis un violon/ Donc remplis bien ton verre, prends en une bonne gorgée/ On va timer toute la soirée, à jouer des reels, des rigodons/ A votre santé La Virée entre en scène… «  ;)

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    Levons nos verres, titre-phare de l’album

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    Morning Doobie sur la scène du Pavillon, FIL 2013 (joué par nul autre que les Doobie Brothers, comme le disait Théo pour rigoler ;) ) . A partir de 1 min 50, ils embrayent sur Les Marins de Groix.

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    Quand c’qu’on était moins vieux (FIL 2012). Par contre, je suis désolée, le son est pourri, mais j’ai pas trouvé mieux…

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    Une vieille guitare (ici au FIL 2012), la chanson qui me ressemble tant…

    BONUX: Pour ceux à qui La Virée ne dit vraiment rien, voici une petite vidéo de présentation sur la chaîne YouTube du FIL 2012…

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    Et si, vous autres, vous êtes tentés par l’écoute intégrale de Bayous d’Acadie, c’est par ici… ;) :

        http://laviree.com/discographie/extraits-et-textes/bayous-dacadie/



Le 100ème: dédicace spéciale à mes ami(e)s…

    Cet article est le 100ème de mon blog. En des occasions spéciales, j’ai déjà dédié des articles à ceux qui m’ont permis de découvrir la grande musique celtique, et la Bretagne, à savoir nos chers Tri Yann. Pour ce 100ème article, les destinataires de cette « dédicace » me sont apparus comme une évidence: non plus ce que le groupe m’a fait découvrir, mais ceux qu’il m’a permis de rencontrer au gré des concerts…

    Au travers de cet article, je fais une dédicace spéciale à mes ami(e)s Tryanautes, à mes ami(e)s de concerts. Bref, à mes Ami(e)s avec un grand A… :)

    Sans être quelqu’un d’asocial, je ne m’attache pas facilement aux gens. Il faut VRAIMENT que je me trouve des atomes crochus avec eux…

    Or (et c’est ce qu’on pourrait appeler un miracle), je ne me suis jamais fait autant de nouveaux amis que ces deux dernières années dans les concerts de Tri Yann!!! :)

    Pour certains, je les connaissais « virtuellement » depuis 4 ans, 2 ans, ou moins, mais nous ne nous étions jamais rencontré « en vrai »…

    A partir de 2011, année faste, qui a trouvé son point culminant à Lorient, lors du concert de légende sous la pluie, puis en 2012, j’ai rencontré plein de gens formidables et tissé avec eux des liens solides et durables, je me sens même beaucoup plus proche d’eux que des gens que j’ai fréquenté cinq jours par semaine pendant 3 ans à la fac, au point que ces Tryanautes en question font maintenant partie de mes meilleurs amis! :)

    En citer quelques un s’impose! Je ne donnerai aucun nom, mais s’ils lisent cet article, les intéressés se reconnaîtront aisément… :)

    – la joyeuse administratrice du groupe Facebook des Tryanautes, et l’une des plus « pipelettes » d’entre nous, rencontrée à Lorient à l’occasion du concert des 40 ans, dans des conditions quelque peu rocambolesques pour elle, puisqu’elle avait roulé toute la nuit depuis l’Orne où nos Tri Yann donnaient également un concert la veille, et s’est contentée d’un roupillon de 3 h sur la banquette arrière… ;) Par la suite, n’ayant pas prévu de vêtements de pluie puisqu’il faisait très chaud la veille en Normandie, elle a été l’une des plus trempées!

    – la jeune stéphanoise, lectrice assidue de ce blog qui se reconnaîtra, venue à Lorient en 2011, puis à Quimper en 2012, avec qui je me suis découvert, au fil des papotages, énormément de d’affinités et de points communs, au point que nous sommes presque devenues, pour ainsi dire, des « jumelles » sur le Net… ;)

    – la très gentille Tryanaute rencontrée à Redon en 2011, venue de région parisienne avec ses deux enfants, et avec qui nous avons vécu un concert très chargé en émotions…

    – le couple de Tryanautes lorrains rencontrés l’été dernier, que nous devions, au départ, retrouver à Pleudihen sur Rance, et finalement nous avons fait leur connaissance par surprise trois jours avant ce concert, lors du FIL, avant le concert du Trio EDF au Dôme des Diasporas! Autant dire qu’on ne s’est pas ennuyés pendant cette attente pré-concert, puisque nous avons bavardé comme des pies!

    – Et tous les autres (et pas obligatoirement « Tryanautes ») rencontrés une fois, deux fois, trois fois, venus du Finistère, du Nord, de RP ou d’ailleurs…

    Ensemble, les ami(e)s, nous avons partagé des bavardages et des fous rires; ensemble, nous avons chanté à gorge déployés; ensemble nous nous sommes émus, enthousiasmés; ensemble nous avons parfois bravé les éléments déchaînés; ensemble, nous avons couru au pied des scènes et gagné notre premier rang, notre fidélité sans faille a été récompensée; ensemble, pour Tri Yann, nous avons été réunis, et nous nous réunirons encore…

    Tout ça, c’est grâce à Tri Yann… Grâce à Tri Yann, j’ai pu noué mes plus belles amitiés…

    Alors, merci à eux, bien sûr, et merci à vous, les amis, filles ou garçons! Merci d’être là…

    Je vous embrasse tous, et n’oubliez pas notre devise: C’EST A BÂBORD QU’ON CHANTE QU’ON CHANTE, C’EST A BÂBORD QU’ON CHANTE LE PLUS FORT!!!! :) ;)

      « Celtic Chroniques », Tryanaute comblée!

    

   

   



Souvenirs de vacances: CR du concert de Tri Yann à Pleudihen-sur-Rance

    Concert de Tri Yann à Pleudihen-sur-Rance 11 août

   Episode 1: Attente et soleil chez les Allumés!
Il faut être comme nous des Allumés passionnés: tout juste deux semaines après leur concert à Quimper pour le Festival de Cornouaille, nous sommes allées revoir Tri Yann à Pleudihen sur Rance, un bled paumé des Côtes d’Armor pas très loin de Dinan, à l’occasion de la 36ème Fête du Blé et les Vieux Métiers. Trois semaines plus tôt, sur un coup de tête, j’ai fait un peu le forcing auprès de ma mère pour qu’on aille aussi à ce concert. Comme j’ai eu raison! Parce que mine de rien, ce petit concert costarmoricain pour ainsi dire perdu au milieu des champs restera l’un des tous meilleurs que j’ai jamais faits! Ca valait le coup de faire plus de 2 h de route depuis Lorient, ah ça oui! Et puis franchement, 13 euros pour 3 spectacles d’affilée (Bagad et cercle de Saint-Malo, Tri Yann et Mask ha Gazh), faut pas se priver! Mis à part Guingamp, je connais très peu les Côtes d’Armor, et Pleudihen, c’est encore plus loin dans la cambrousse, presque en Ile-et-Vilaine, dans une zone particulièrement rurale, pleine de champs et de charmantes petites chapelles. Moralité: les Côtes d’Armor, c’est la Beauce de la Bretagne.
   Parties vers 13 h de Lorient, nous sommes arrivées à Pleudihen, au lieu dit de la Chapelle de Mordreuc où a lieu le concert, vers 15 h 45. On a pris notre temps, on a parfois cherché notre chemin, et on a été ralenties par tout un cortège de tracteurs sur les 30 derniers kilomètres. Enfin bref, on arrive à destination. Nous trouvons un fléchage « Parking concert », nous le suivons, et nous nous rendons compte que le parking mis à disposition du public est… un champ! Nous nous y engageons, et après force cahots, nous garons la tuture pas loin de la sortie du champ. En descendant, on entend des échos tous proches: visiblement nos Tri Yann sont en pleines balances. Même que Jean-Louis chante une chanson où il est question de « compères » et de « commères », et que des moutons vivant dans une pâture proche du champ et du terrain du concert, lui répondent! LOL! Le champ est désert. Serions-nous les premières sur les lieux? Sans doute.
    Nous gagnons rapidement le terrain où se tient la Fête du Blé. Il est divisé en deux terrains distincts: sur le premier se tiennent de très nombreux exposants, qui vont faire des démonstrations lors de la Journée des Vieux Métiers, le lendemain. De très vieilles machines agricoles ou autres (comme de vieilles machines à carder) s’offrent aux yeux du public. Deuxième partie du terrain: celle réservée au concert. Et il n’y a personne d’autres que nous comme spectateurs, à part deux ou trois personnes. Il y a des barrières sur les côtés, mais le site semble en libre accès pour le moment. Les balances battent leur plein. Des membres de l’organisation (très sympas, d’ailleurs) nous disent qu’on peut aller sur le site pour l’instant, mais que vers la fin des balances, on demandera aux gens de sortir, avant l’ouverture du terrain, prévue à 18 h. Disciplinées, nous ne cherchons pas à entrer sur le terrain malgré la « semi-permission), et restons sagement à l’extérieur. Nous ne tardons pas à être rejointes par Audrey et Jérôme, les amis Tryanautes de Lorraine dont nous avons fait la connaissance au FIL 3 jours plus tôt, au concert du Trio EDF. Nous bavardons et rigolons, causons FIL, etc… Des membres de l’organisation n’arrêtent pas de faire des allers-retours. Vu notre bonne humeur et notre bonne bouille de Tryanautes, ils nous demandent de surveiller les entrées pendant qu’ils quittent le site. On écoute les balances: troisièmes balances consécutives où j’ai le son, mais pas l’image, mais c’est mieux que rien. Ils répètent en balances collectives Naïk ar Bihan (chouette!) et Marie-Jeanne-Gabrielle. D’ailleurs, Jean-Paul part en fou rire en plein milieu de la chanson, pour une raison qui nous est inconnue puisque nous ne voyons rien! LOL! Au fil de leurs allées et venues, nous sympathisons avec des membres de l’organisation et, de fil en aiguille, puisque nous les aidons (nous jouons notamment les portiers en ouvrant et refermant les barrières pour les camionnettes et le tracteur), ils nous prêtent un banc pour qu’on puisse s’asseoir à l’ombre. De là, nous avons une vue directe sur le champ-parking. Et enfin, en retard à cause des bouchons, nous voyons se pointer une fameuse Titine bleu turquoise: voilà Elodie et ses covoitureuses qui débarquent! Jérôme va au-devant d’elles sur le parking, puis Elo, Maud et Lila nous rejoignent aux barrières. Les Tryanautes du jour sont au complet: ma mère, ma soeur et moi, Elodie, Maud et Lila, Audrey et Jérôme. De toute la bande des Allumés, nous ne serons « que » 8 ce soir (beaucoup moins nombreux qu’à Quimper), mais nous avons bien l’intention de mettre l’ambiance au premier rang! Ca oui!

    L’attente se poursuit. Il fait très chaud et sec, et le soleil (pas noir, celui-ci!) darde sur nous ses rayons implacables. Nous 3, même si on avait suffisamment de bouteilles de flotte, les chapeaux et la crème solaire, on en a souffert. Mais notre Elodie, sans flotte ni chapeau, nous fait un petit coup de mou, ou plutôt un coup de chaud. On la ventile, Jérôme lui passe une bouteille et lui ordonne de boire un coup, et nous avons tous droit à un coup de brumisateur! Aaaaah, le brumisateur d’Audrey et Jérôme nous a tous bien aidés sur ce coup là! (je crois que tu lui dois une fière chandelle, hein Elodie?)  Idée à retenir pour une prochaine grosse sortie un jour de canicule! Le public, quant à lui, arrive gentiment. J’avoue avoir eu quelques inquiétudes en voyant, à une heure de l’ouverture « supposée » du site, le peu de monde qu’il y avait, mais au final, Ouest France rapporte que nous étions 3500 spectateurs aux concerts. Truc cocasse au début mais qui a fini par énerver après qu’on ai du se pousser une quinzaine de fois: le tracteur, qui a amené un nombre impressionnant de fûts de bière! On finit par protester, et le tracteur tout penaud sort par l’ouverture à l’autre extrémité du site. MDR!

     Le site est censé ouvrir à 18 h, mais une fois l’heure venue, les organisateurs ne semblent pas empressés à nous faire rentrer. Enfin, on peut entrer avec presque une heure de retard, aux alentours de 19 h. Ils vont fouiller les sacs et nous informent que les bouteilles en verre sont interdites sur le site. Ca n’empêchera pas la viande saoûle par la suite, mais ça aura certainement limité les dégâts. Audrey et moi sommes les premières à accéder au site. Après le contrôle des billets, le mec chargé de contrôler les sacs y jette un vague coup d’oeil et me demande si j’ai des bouteilles en verre. Moi: non non, juste des bouteilles en plastique et un pull! Alors il me dit « Allez-y » et je ne me fais pas prier! Je galope en direction de la Sainte Scène, sans prendre le temps de refermer ma sacoche. Du coup, telle le Petit Poucet, je sème dans mon sillage… des petites bouteilles d’Evian! LOL! L’une compactée, l’autre à moitié pleine. Ma mère, qui est rentrée après moi, les a ramassées. Nous prenons tous d’assaut le premier rang bâbord! YES!
    Le bagad et le cercle de Saint-Malo, qui sont les premiers à passer ce soir, n’ont pas tout à fait fini leurs balances. Mais on s’en fout, on est installés, et dans un petit coin d’ombre, en plus. Nous prenons donc le temps de nous sustenter (et autant vous dire que quand il fait chaud comme ça on n’a pas besoin de trop manger pour être calés! Un sandwich et une pêche et j’étais rassasiée). Delphine passe rapidement nous dire bonjour. Enfin, vers 19 h 30 pétantes, les danseurs de Saint-Malo s’apprêtent à entrer en scène…
    Episode 2: Les Allumés enchantés
    Voilà le Bagad et le Cercle Quic-en-Groigne de Saint-Malo qui entrent en scène pour nous présenter la création Terre-Neuve nous appelle, mise en scène l’année dernière pour leurs 60 ans. Nous autres, au premier rang, nous sommes debout. Mais derrière, les gens sont presque tous assis par terre, ils râlent en nous voyant debout et scandent « Assis! Assis! » . Dans vos rêves, tiens! En concert je ne m’assoie pas, et obliger les Allumés à s’asseoir est mission impossible. Nous ne leur prêtons aucune attention, je me contente de leur jeter un vague coup d’oeil par dessus mon épaule et de leur balancer fort élégamment en guise de réponse: « Des clous! ». Je ne daigne même pas leur accorder plus d’attention que nécessaire. LOL. Non mais!
   La danse bretonne, ce n’est pas ma tasse de thé, (au bout de 3 quarts d’heure ça a tendance à me gaver). En vérité, je crois que j’en suis dégoûtée depuis notre tout premier FIL en 2004, quand on a passé plus de 4 h au Moustoir pour les danses de Bretagne en plein soleil et qu’une insolation en avait résulté pour moi… Enfin, Terre-Neuve nous appelle était une création assez intéressante, avec des tableaux parfois drôles. Notamment, la chute malencontreuse d’un préservatif sur un boîtier électrique pendant un tableau se déroulant dans une maison close a déclenché un gros fou rire dans notre premier rang! LOL!
    Au terme d’1 h 30 de spectacle, pendant laquelle j’ai regardé assez fréquemment ma montre (au point que Jérôme a menacé pour rigoler de me la confisquer! MDR!), les gens du cercle disent « Place à Tri Yann! ». A peine ont ils quitté la scène que les techniciens de Tri Yann et de l’organisation commencent à démonter vite fait bien fait leur matos et préparer la scène pour Tri Yann, ramener les praticables à roulettes supportant les instruments au milieu de la scène (pendant les danses, ils étaient sur les côtés, en coulisses), rebrancher, mettre les retours… Je suis admirative devant le travail des techniciens, en voyant leur rapidité et leur efficacité redoutables. Bravo à ces messieurs sans qui les concerts ne pourraient se faire (on a trop tendance à l’oublier)! Elodie était épatée en voyant des gars porter tout seuls sans effort les grosses enceintes de retours. C’est vrai que ça doit être lourd… D’ailleurs, Elo et moi nous nous sommes amusées à décompter les instruments sur scène, savoir combien il en manquait encore avant que ce soit bon pour le coup d’envoi (même qu’elle disait « Mais où est la mandoline? » et que moi je lui rappelle « Ben alors? T’as oublié que Jean arrive avec? » hé hé). Tout en bavardant avec un couple sympa juste derrière nous, qui ont fait plusieurs concerts en même temps qu’elle sans le savoir! Le monde est petit!

  J’ai la set-list du concert sous les yeux, et je fais le compte: nous aurons le même nombre de titres qu’à Quimper, soit 19 titres. Naïk ar Bihan y est bien, comme les balances nous l’avaient laissé deviner. Pelot, en revanche, n’y est pas. Dommage, mais je m’estime très heureuse d’avoir eu droit à ma chanson préférée à 3 concerts d’affilée (Redon, Lorient, Quimper). Mais la suite montrera qu’il y aura des surprises, et pas que pour Pelot… :)
    Grâce à la rapidité magique et au professionnalisme de l’équipe technique, la scène est fin prête en une demie heure chrono pour accueillir nos Tri Yann. Ca brumise. Nous essayons de motiver un peu derrière, pour l’appel du groupe. Ca ne suit pas beaucoup, mais heureusement, ça se réveillera bien dès le concert commencé (même parfois un peu trop…).
    Soudain: « Oh, j’ai vu la cafetière! » et « Oh, le plumeau rouge de Freddy! ». Nos TY sont là en coulisses, prêts à donner le coup d’envoi! Les lumières vertes balayent la scène et l’intro reconnaissable entre mille de Na I ri o démarre! Nous hurlons. La scène commence à être investie par nos flamboyants!
   C’est un concert triomphal, d’enfer, musicalement parfait d’un bout à l’autre et sans le moindre problème technique qui commence!!! Nos Tri Yann étaient en pleine forme, et se sentaient tellement bien sur scène qu’il y a eu des extras!!!
   Voici la setlist:
1. Na I ri o  
2. Le Baleinier  
3. Les Néréides
4. Pelot
5. Naïk ar Bihan  
6. Fransozig  
7. Marie-Jeanne-Gabrielle  
8. Le retour de la croisade
9. Si mors à mort
  10. Gavotten ar seizh  
11. Marion  
12. Le chasseur de temps
13. Les Lamentations  
14. Kan ar kann
15. Divent an dour
16. Tir fo tonn
  17. La jument
  18. Les prisons
19. Les crêpes
  20. … Itsy bitsy petit bikini (LOOOL!)
21. Je m’en vas
Elodie a résumé l’essentiel du concert. Juste quelques anecdotes au débotté: 
- J’ai chanté les Alouééé Fa la louééé du Baleinier et Divent an dour en tanguant allègrement aux bras de Jérôme et d’Elodie.
- Juste après les Néréides, Jean-Louis annonce qu’ils vont poursuivre la tournée des 40 ans jusqu’au 50ème anniversaire et qu’ils ont décidé pour l’occas’ de ressortir quelques vieilleries des tiroirs… Son discours est similaire à celui de Quimper. Mon coeur s’emballe: malgré le fait qu’il ne figure pas sur la setlist, vont-ils quand même nous l’offrir??? Je vois Jean et Jean-Paul s’équiper, qui de son banjo, qui de sa guitare, et là, plus de doute: siiiii, ils vont le faire!!!! Les premières notes retentissent, et les cris de joie éclatent dans le public!!! Pelot!!! Je hurle à m’en faire péter les cordes vocales! :) Ben quoi, j’ai déjà du vous dire un demi-milliard de fois que c’était ma préférée?? Avoir ma chanson préférée au concert, alors qu’elle n’était même pas au programme à la base… pfff… c’était fort!!! Et encore, le mot fort est… faible!
  – Je dirais que le fait de n’avoir fait que 4 concerts en 2 ans de tournée des 40 ans a un avantage certain: c’est que d’un concert à l’autre, nous pouvons encore être surpris, avec des titres que nous n’avons encore jamais entendus en concert! A Quimper, c’était le cas avec Le capitaine de Saint-Malo. A Pleudihen, ce fut le cas avec Naïk ar Bihan, que nous avions entendue « balancer » plus tôt dans l’après-midi… Cette petite chanson envoie monstrueusement bien en scène!!! La musique follement entraînante et les subtiles cochonneries des couplets sont un régal!!! D’ailleurs, Jean-Louis a bien pris soin de prévenir le public avant: « Si y a des enfants de moins de 5 ans ici, bouchez-vous les oreilles, parce que pendant 3 minutes, y a des choses trop dégueulasses qui vont être dites! » LOOOL! 
  – J’ai rarement vu Freddy et Gégé aussi parfaits sur les Tambours de Plougastell qu’à Pleudihen!!! :)
  – Si mors à mort: Jean-Louis fait une intro ultra rapide et zappe complètement la mort lamentable de Charles VIII le minable. Dommaaaage, parce que la dernière version étoffée qu’il nous avait servie à Quimper était à mourir de rire!! :)
   – Le chasseur de temps: Jean-Louis se goure complètement dans les paroles au début de la chanson, ce qui fait que Jean-Paul l’a regardé en faisant les gros yeux, les poings sur les hanches! MDR! Comme a dit Elodie, JL s’est « mangé ».
    – Les Lamentations, ou « l’oral d’un soldat sur le champ de bataille », ont été parfaites, tant sur le plan du jeu de Gégé que sur la force de l’interprétation de Jean-Louis!! Elles étaient bien meilleures qu’à Quimper, et au moins aussi bonnes que les Lamentations de Lorient, ce qui n’est pas peu dire! :)    

- Bizarrerie juste avant Divent an dour: il y a un gros temps mort, JL est toujours en coulisses. Jean-Luc joue quelques notes de Tir fo tonn (qui suit Divent an dour sur la liste). Jean-Paul court en coulisses et finalement JL arrive pour nous faire l’intro de Divent. Ils se sont sans doute un peu embrouillés dans la setlist!
  – C’est pendant Divent an dour que Jean-Paul nous a fait une frayeur: il vient sur l’avant-scène pour nous faire chanter les Lalalala Lalalala…, puis il recule, toujours sur l’avancée de scène… et bute malencontreusement sur une enceinte de retours, et patatras! Il fait une chute magistrale! Je vous garantis que tout notre premier rang a poussé un cri! Même que ma mère (proche de l’avant-scène), en voyant comment il tombait, a placé instinctivement ses mains en bouclier pour retenir sa tête et lui éviter de se cogner! Mais heureusement, Jean-Paul s’est rattrapé, et s’est glorieusement relevé. Même pas mal! Et il a poursuivi le concert tout à fait normalement! Ouuufff, on en a eu des sueurs froides avec cette gamelle!
  – Pendant La jument: Freddy et Jean-Luc font les coqs, Freddy empêchant Jean-Luc après son solo de mélodica de descendre du praticable pour son solo de guitare! LOL!
- Toujours La jument: depuis Quimper, la belette est restée crevette!
- Inconvénients pénibles: vers notre gauche, il y avait tout un tas de viande saoûle. Ils avaient tendance à gueuler même quand JL parlait, et tournaient en boucle sur les prisons, ce qui nous a tous exaspérés!
- Enfin, ils les ont eues, leurs Prisons, au 1er rappel!
- 2ème rappel: Les crêpes sont de retour. Et avant qu’ils démarrent, la viande saoûle continue de braire! Je me dis « Ô misère, ils vont nous pourrir Les crêpes! » Mais Jean-Louis, heureusement, fait un signe de sa main, en la baissant vers le bas, pour donner le top départ à ses potes. Et les soûlards ont dû prendre ça comme une injonction pour se taire, parce qu’ils ont fini par la fermer!! Oufff, sauvés! Merci Jean-Louis!
- Juste après Les crêpes, ça aurait dû être le final avec Je m’en vas. Mais on voit Jean dire qqch à JL, et JL se marrer. Et voilà Jean-Louis qui commence à nous parler de ce que les marins chantaient sur les plages de La Baule! Je suis très perplexe: pourquoi il nous parle de La Baule??? C’est déjà passé depuis longtemps, les Néréides! Jean prend sa guitare, et commence à jouer un air qui m’est complètement inconnu: « Sur une plage il y avait une belle fille… » Késako? Avec le refrain, je pige enfin ce que c’est: incroyable mais vrai, mais c’est… Itsy bitsy petit bikini, de Richard Anthony, que Jean aime, dit-on, chanter aux balances!! Alors là, là c’était excellent comme extra, et encore plus inattendu que Pelot! J’explose de rire devant ce gros délire de fin de concert! Elodie, Maud, Audrey, moi, bref, tous les Allumés sont morts de rire et sont à fond! Et alors, quand Jean chante, imperturbable: « J’ai oublié les paroles, va falloir improviser! »,…. c’était mortel!!!! Trop fort, trop fort!! La chanson se termine en fou rire sur scène, et c’est un Jean-Louis hilare qui dit: « Excusez-nous, c’est bientôt les vacances pour nous aussi! » Une BIG surprise dont on se souviendra!
- Et le concert se clôt sur les chapeaux de roue avec Je m’en vas!
   Whouaaaoh! Quel show de malades, qui se termine après pas loin de 2 h de folie! Sitôt après qu’ils ont quitté la scène, le démontage commence, pour préparer le terrain pour Mask ha Gazh, qui va terminer la soirée. Il est presque 23 h 30. On avait prévu de rester après le concert. Mais vu que tout a commencé et fini bien plus tard que les horaires initalement prévus, ma mère veut repartir tout de suite (on a plus de 2 h de route pour rentrer). Mais je m’entête, je refuse tout net de partir avant d’avoir vu Jean-Louis, que je n’avais pas pu voir à Quimper! J’insiste pour qu’on attende 10 minutes 1/4 d’heure le temps qu’ils se soient changés. D’autant que, dans un SMS envoyé à Elodie, Delphine nous confirme qu’ils vont venir. Faute de mieux, parce qu’on ne sait pas trop où ils vont se pointer, on fait le pied de grue sur le côté de la scène. Ma mère veut rester attendre ici. Mais quand je vois Jean-Louis qui surgit du côté de la sortie des artistes, salue l’organisateur de Carentan et l’entraîne plus loin, je fends la foule pour le suivre, accompagnée de Lila, sans prévenir personne! L’organisation a installé un stand sous un barnum, un peu plus loin. C’est là que les dédicaces ont lieu. Ma mère et ma soeur finissent par me retrouver dans la foule. Je donne mon CD des 40 ans à dédicacer à Jean-Louis, qui a l’air d’excellente humeur! Tu m’étonnes, après une si belle soirée! Gégé et Freddy arrivent eux aussi, et j’ai droit à un « Bonsoir! » et à un grand grand sourire de Freddy (qui a d’ailleurs dû contorsionner ses longues jambes pour rentrer sous le barnum, qui n’était pas follement pratique pour la photo souvenir). J’échange deux minutes avec Jean-Louis, et on rigole à propos d’Itsy bitsy petit bikini. Il me dit en se marrant « C’était pas du tout prévu au départ, il avait pas travaillé les paroles! » On l’a vu! LOL. Il fait bien volontiers une photo souvenir avec moi. Juste après, ma maman donne le signal du départ. C’était un après concert plutôt expéditif pour nous, mais j’ai quand même eu ce que je voulais: échanger quelques mots avec Jean-Louis, mon chouchou, et faire une photo avec lui comme à chaque fois, ça suffit à mon bonheur! Ou plutôt, compléter tout le bonheur de cette soirée costarmoricaine!!! :) Un dernier bisou et un au revoir aux copines, et on regagne le champ parking. Des vigiles en gilets jaune avec lampes de poche nous indiquent la sortie. Nous reprenons la route de Lanester, où nous arrivons à 2 h du matin…

   Que dire de plus sur cet extraordinaire concert? Merci Tri Yann, merci les copines, et merci aux très sympathiques organisateurs de la Fête du Blé! Ce petit concert campagnard restera l’un de mes meilleurs souvenirs! Bravo bravo bravo! Merci les Tri Yann, on vous aime! Le lendemain, j’avais pas les yeux en face des trous, j’avais horriblement mal au dos, j »étais toute désséchée de la canicule de la veille, mais j’étais… HEUREUSE, tout simplement!
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      Et « THE » surprise du concert, pour le plaisir: Itsy bitsy petit bikini!!!
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Humour: quand un concert de Tri Yann part en live…

Je vous promets que je ne fais aucun pléonasme avec ce titre (parce que, bon, concert et live, quand même…)! Vous comprendrez en lisant la suite…

    Tri Yann est fondamentalement un groupe de scène. Les Trois Jean sont connus en concert pour leur rigueur et leur sophistication musicale (qui n’interdisent pas pour autant une grande fantaisie), le grand soin apporté aux éclairages et à leurs costumes de scène, qui ne sont JAMAIS anodins, et dont le déjantement subtilement mesuré et l’évolution ont toujours un sens. Et qui dit rigueur dit programme de concert pré-établi. Tout bon musicien ou chanteur se réfère pendant le concert à la set-list, la liste des titres du concert, qui est souvent scotchée sur le bord de la scène, et à laquelle il suffit de jeter un coup d’oeil en cas de trou de mémoire concernant l’ordre des morceaux. C’est le cas bien sûr chez Tri Yann. En deux ans de tournée des 40 ans, nous avons constaté, nous les Tryanautes, une certaine évolution: au début, le programme des concerts « version longue » était rigoureusement établi, puis s’est assoupli. Au gré de leurs envies, des aléas (par exemple, l’absence de Gégé Goron pendant tout le mois de juillet 2011 pour des raisons de santé), ou de la réceptivité du public, ils ont remis au goût du jour quelques vieilleries ressorties des tiroirs et très applaudies (du style Johnny Monfarleau, Pelot d’Hennebont, Princes qu’en mains tenez, ou la merveilleuse La ville que j’ai tant aimée à Redon…). Mais de temps en temps, il arrive que les concerts de Tri Yann partent carrément en live, en cacahuète, en délire quoi, souvent vers la fin du concert, avec l’irruption d’un titre ou deux pas du tout prévus au programme, ou n’ayant aucun rapport avec le répertoire du groupe! Ces extras peuvent occasionner de gros fous rire, j’en ai la preuve!!! :D C’est l’une des nombreuses raisons qui font qu’on apprécie autant Tri Yann: c’est que d’un concert sur l’autre ce n’est JAMAIS pareil, il y a toujours des surprises!!! :) :) :)

    Trois exemples de ces « départs en cacahuète ». Sur ces trois exemples, j’ai assisté à deux d’entre eux:

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      Chançay (Indre-et-Loire), juin 2009. Plus tôt dans la journée était tombée une pluie abondante. Le concert avait bien commencé, mais, comme a dit Jean-Louis, en plein milieu de Petite sirène, ils ont été « rattrapés par l’humidité ». L’humidité a en effet occasionné une coupure du son et des amplis. Le groupe a pris ça avec beaucoup d’humour. En attendant le retour du son, Jean-Louis, qui était le seul a avoir encore son micro en état de marche (puisqu’il est équipé d’un micro portatif ear monitor), a improvisé sur une chanson à boire a capella, pour la plus grande joie du public (à en juger par les rires ponctuant la vidéo!), qui participe de grand coeur! :) Le son revient au beau milieu de la chanson, mais Jean-Louis et ses compères terminent brillamment cette impro délirante avant de reprendre le programme du concert où il en était. Excellent, et très drôle!

    Qui sait, si une panne similaire s’était produite pendant le concert de Concarneau en 2010 (vu que la première partie avait déjà subi 3 pannes rapprochées), peut-être aurions nous, nous aussi, mis « le verre sur l’banc« ?

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    Concarneau, justement… Festival des Filets Bleus, 21 août 2010. J’y étais moi, j’ai tout vu!!! : alors que nous réclamions un deuxième rappel, je vois Jean-Louis, hors micro, en lisant sur ses lèvres, demander à ses potes: « Qu’est-ce qu’on fait? ». Ils commencent alors une mélodie que je ne connais pas… Voilà les Trois Jean qui nous offrent, juste avant Je m’en vas, une chanson complètement extérieure à leur répertoire: Le moribond de Jacques Brel! :) Même si c’est une chanson bien plus « sérieuse » que la chanson à boire ci-dessus ou que l’autre exemple récent de « délire » qui va suivre, Le moribond a été très applaudi par le public concarnois, et moi, j’ai été très agréablement surprise! :)

    Et enfin, l’exemple le plus récent d’extra…

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    Le meilleur délire de fin de concert qu’il m’ait été donné de voir!!! :) Pleudihen-sur-Rance, le 11 août dernier (j’y étais, je peux en témoigner!). 2ème rappel: les Tri Yann viennent de finir Pour faire de bonnes crêpes, il ne leur reste plus sur la setlist que Je m’en vas pour clore le concert. Mais soudain, on voit Jean prendre Jean-Louis à part et lui dire quelque chose. Nous n’entendons pas ce qu’ils se disent hors micro, mais nous remarquons que ça fait marrer Jean-Louis. Le voilà qui vient tout sourire sur l’avant scène et se met à nous parler de ce que les marins chantaient sur les plages de La Baule. Je suis très perplexe: pourquoi nous parle-t-il de La Baule?? Les Néréides, c’est déjà passé depuis longtemps. Jean prend alors sa guitare et se met à nous chanter un air qui m’est complètement inconnu: « Sur une plage, il y avait une belle fille… »… Késako? C’est seulement au moment du refrain que je pige enfin ce que c’est et j’en rigole d’autant plus: en effet, incroyable mais vrai, c’est… Itsy bitsy petit bikini, de Richard Anthony!!! :) :D :) . D’après ce qu’on dit, Jean aime la chanter aux balances. Et de source sûre, ça le démangeait depuis les balances. J’explose de rire devant ce gros délire, complètement inattendu, comme tous mes amis Tryanautes!!! :) On était tous morts de rire et à fond! Et alors, quand Jean a chanté, imperturbable: « J’ai oublié les paroles, va falloir improviser! »… c’était MORTEL!!! :) :) :) Trop fort, trop fort!!! La chanson se termine en fou rire sur scène, et c’est un Jean-Louis hilare (il a explosé de rire dans son micro! :)   ) qui dit: « Excusez-nous, hein, c’est bientôt les vacances pour nous aussi! » . D’ailleurs, comme il m’a dit en rigolant après le concert: « C’était pas du tout prévu au départ, on n’avait pas travaillé les paroles ». LOOOOL :) :) Je m’en suis pas encore remise depuis l’autre jour! :)

    Que dire de plus après cet article plein de bonne humeur sur les Tri Yann? Je les adore, ils sont géniaux, ils resteront à jamais les meilleurs, même dans l’impro! YEEEESSSS!!! :) :) :)



Tri Yann: Le concert des 40 ans « Chantons sous la pluie » (2012) en DVD

DVD TRI YANN - LE CONCERT DES 40 ANS (4015607)

Track-list:

1. Na I ri o

2. Chanson du Baleinier François Le Billant

3. J’ai croisé les Néréides

4. Johnny Monfarleau

5. Chanson de Pelot d’Hennebont

6. Princes qu’en mains tenez

7. Fransozig

8. Si mors à mort

9. Le retour de la croisade

10. La légende de Marion du Faouët (conte)

11. Complainte de Marion du Faouët

12. Gavotten ar Seizh

13. Song for ye Jacobites

14. Le chasseur de temps

15. Divent an dour

16. Salsa du Doron (Bagad Brieg)

17. Kan ar Kann

18. Lamentations sur Saint-Aubin-du-Cormier

19. The Eyes of my Bonnie Mary (avec Jimme O’Neill)

20. Tir fo tonn

21. Le loup, le renard, la jument de Michao, etc

22. Dans les prisons de Nantes

23. Pour faire de bonnes crespes

24. Glen glas

25. Je m’en vas

Durée du concert: 1 h 54 min

Réalisation: François Goetghebeur

Bonus: « Tri Yann: Les 40 ans », un documentaire de Marie Guilloux. Durée: 26 min.

Enregistré le samedi 13 août 2011, au Slipway du Port de pêche de Lorient, pendant le Festival Interceltique de Lorient

Line-up:

Jean Chocun: chant lead, guitares, mandoline, banjo

Jean-Paul Corbineau: chant lead, guitare

Jean-Louis Jossic: chant lead, bombarde, cromorne, chalémie, psaltérion, contes…

Gérard Goron: chant, mandoloncelle, batterie Pearl, guitare, basse

Jean-Luc Chevalier: guitares, basse

Konan Mevel: chant, cornemuses, Merlin whistles, redpipes

Frédéric Bourgeois: chant, claviers, mélodica

Christophe Peloil: chant, violon, basse

Invités:

Jimme O’Neill: chant lead sur The Eyes of my Bonnie Mary

Steven Goron: percussions

Mélanie Goron: violon

Etienne Tabourier: alto

Maud Caron: violoncelle

Bagad Brieg (pen soner Michaël Le Cornec)

    Par bien des côtés, le concert de Tri Yann du 13 août 2011 au Slipway du Port de pêche de Lorient, pendant le FIL, aura été un combat épique. Le jour même du concert tout d’abord, où les dieux celtes ont déversé sur nous tout leur courroux, faisant tomber une pluie torrentielle. Noyés 8 heures durant sous les trombes d’eau, nous avons résisté, et notre enthousiasme n’a pas été douché, bien au contraire! :) Notre persévérance nous a enfin permis, en toute fin de concert, de triompher de la pluie, qui a cessé sur le final Je m’en vas. Et nous autres, les Tryanautes Allumés du premier rang (ou plutôt Inondés, en l’occurrence), nous avons bien fait de ne pas nous avouer vaincus.

    Car, par Bélénos, c’était un concert qui valait largement la peine de se mouiller!!! :) Concert exceptionnel, groupe heureux, public déchaîné, ambiance démentielle, soirée pleine de surprises… Concert de Folie, je vous dis! Le meilleur des concerts de Tri Yann auxquels j’ai assisté en 9 ans!!! :) La rencontre privilégiée de notre petite bande de potes avec Jean-Louis, Jean-Paul et Freddy en fin de soirée a été la cerise sur un gâteau absolument délectable! Alors, savoir que le DVD live de la tournée des 40 ans avait été enregistré à ce concert (on a bien vu le ballet des caméras et des preneurs de son pendant tout le concert)… j’ai été comblée bien au-delà des mots!

    Combat épique également, dans le sens où la sortie du CD/DVD live du concert a été repoussée plusieurs fois en raison de problèmes techniques. Enfin, la date de sortie annoncée est le 20 avril 2012. Mais un petit souci de pressage et de livraison en magasin nous a fait ronger notre frein encore quelques jours. Et ENFIN, le mardi 24 avril 2012 a été le bon jour! Ce jour béni, le magasin Coop Breizh (Coop Breizh distribue Tri Yann depuis deux ans) a été le premier magasin de tout Lorient à être livré. Quelle exultation quand la vendeuse a ouvert exprès pour moi, à ma demande, le carton qu’elle venait de recevoir! J’étais pas peu fière d’être la première à avoir entre les mains le double CD et le DVD Le concert des 40 ans « Chantons sous la pluie », je vous le garantis! :)

    Comment se présentent les choses? En trois déclinaisons différentes: en DVD seul, en double CD et en packaging CD + DVD. Aimant avoir de beaux objets bien distincts les uns les autres, je jette mon dévolu sur le DVD et le CD séparés plutôt que sur le pack rassemblant le tout. La couverture de ce live est superbe, sur fond bleu. Le cliché de couverture a été pris pendant Divent an dour, je le devine à la présence du Bagad Brieg, à la posture des uns ou aux instruments que jouaient les autres. Le CD et le pack sont agrémentés d’un très joli livret avec de belles photos des musiciens, et l’explication de leurs costumes respectifs. Ainsi, le voyage rummadien s’effectuera avec Jeanjean le jardinier du roy (Jean), Gérard Plessé dit « Tire-Laine » (Gégé), Pelot du Grand-Clos dit « Captain Corbinec » (Jean-Paul), Lulu le Hérisson (Jean-Luc), Charles d’Albert duc de Chaulnes (Jean-Louis), William Wallace dit « Braveheart » (Konan), Frédéric Maugeois dit « le Croisé » (Freddy) et Kristof Rouzic, dit « Tépé » (Christophe). Les mêmes photos figurent dans le boîtier du DVD. Côté contenu en lui-même, c’est l’intégralité des titres du concert que les Tri Yann nous offrent, avec en prime de conte de Marion du Faouët et le conte des Néréides. Rien que d’avoir la quasi-intégralité du concert, j’étais ravie! Un documentaire inédit de 26 minutes sur le groupe nous est proposé en bonus, pour compléter notre plaisir.

    Bref: ils ne se sont pas foutus de nous, les bougres! :)

    Enfin, après l’achat, vient le moment fiévreusement attendu du visionnage. Attente d’autant plus fiévreuse que nous y étions! Première fois que je peux revisionner un concert auquel j’ai assisté. Dans ces cas-là, on se pose toujours des questions: le rendu son et image sera-t-il bon? Ressentirons-nous les mêmes émotions « qu’en vrai »? Interrogations légitimes quand on connaît les conditions d’enregistrement du Concert des 40 ans… C’est en famille que nous avons visionné le DVD, au salon, bien au chaud et au sec, les lunettes bien sèches, avec les chats sur les genoux…

    Et alors…?

    Alors, dès les premières minutes du DVD, j’ai été pleinement rassurée. Car, si sur les vues arrières du public, la caméra « balayeuse  » est inévitablement emperlée de gouttes de pluie, pour la très grande majorité des plans l’image est d’excellente qualité! Images qui mettent superbement en valeur les Trois Jean, leurs costumes et les magnifiques éclairages de Fred Boch. Mais aussi le public. Nous, le public, apparaissons comme une marée de capuches et de parapluie déployés, qui font à l’écran de très jolies taches de couleurs, qui rehaussent le tout! De même, le son est tout aussi optimal, d’un bout à l’autre du concert. Groupe et public ont été traités de la même façon (c’est fou ce qu’on nous entend bien appeler le groupe au tout début, ou encore chanter sur Divent an dour sans être couverts par le Bagad Brieg). Gégé et Pascal Mandin (l’ingénieur du son) ont réalisé de véritables prouesses de mixage! Chapeau bien bas, les gars! Ou plutôt Parapluie! :)

    Côté titres j’ai parfaitement retrouvé toute la palette d’émotions très fortes éprouvées au cours de cette soirée (ou peu s’en faut) qui restera dans les annales du FIL et de Tri Yann (parole de Jean-Louis!). Car le programme frisait la perfection! Jamais nous n’avons été aussi proches de l’équilibre parfait entre titres récents, vieux tubes incontournables, instants rock détonnant, envolées bagadisantes ou surprises ressorties du grenier. L’ensemble est extrêmement bien dosé.

    En réalité, plus qu’un simple concert que nous proposent les Tri Yann, c’est une véritable collection de moments d’anthologie, tous plus mémorables les uns que les autres! :) On retiendra (entre autres) la Complainte de Marion du Faouët, déjà très émouvante, sublimée par le quatuor à cordes; la prestation hallucinante de Jean-Louis et Gégé sur Lamentations sur Saint-Aubin du Cormier, Jean-Louis, âpre, poignant et habité, interprétant « avec ses tripes » (sans mauvais jeu de mots, le texte étant assez gore) ce titre récité du point de vue d’un cadavre… Ce moment à marquer d’une pierre blanche a touché tous les Tryanautes présents. De la même manière, The Eyes of my Bonnie Mary, fusion bagad-rock, jouée ce soir là en première mondiale avec Jimme O’Neill (des Silencers) et le Bagad Brieg en guests spéciales, casse la baraque, et ne laissera personne indifférent! :) Et que dire des « vieux tubes retrouvés au grenier », qui font immanquablement mouche? L’enjoué (et très rare) Johnny Monfarleau, qui date de Tri Yann an Naoned; Pelot d’Hennebont, toujours autant adoré (et qui est MA chanson préférée, ma première chanson de Tri Yann! :) ), et qui doit figurer au Top 5 des titres les plus populaires, a ravi le public. Ecoutez un peu les hurlements de joie du public dès les premières notes du morceau, ça ne trompe pas! :) Enfin, le sublime poème Renaissance Princes qu’en mains tenez, magnifiquement réarrangé, vous fera rêver! En fait, après le concert, Jean-Louis m’a expliqué qu’ils l’avaient joué dans sa version « originale », en vieux françois, avec un phrasé qu’ils n’avaient pas retenu au moment de l’enregistrement de La découverte ou l’ignorance. Quant à Song for Ye Jacobites et son côté « tribal », il est lui aussi très efficace.  A côté de toutes ces surprises d’anniversaire, pour certaines exceptionnelles et uniques, les incontournables et indispensables Prisons de Nantes et Jument de Michaud (accueillies par une standing ovation!) font presque pâle figure. Les titres sont savamment répartis sur l’ensemble de la soirée alternant les moments planants et les moments énergiques; Divent an dour avec le Bagad Brieg, auquel le public participe en choeur et de tout son coeur!; Si mors à mort; le paisible hymne interceltique Glen glas au deuxième rappel, avec Jimme O’Neill et le bagad, seyait parfaitement aux circonstances. Des morceaux comme Fransozig et son solo de violon virevoltant, la trépidante Gavotten ar Seizh et ses cultissimes Tambours de Plougastell-Daoulas (avec Steven Goron en supplément percussions), Le retour de la croisade, le frondeur Kan ar Kann, ou encore le survitaminé Chasseur de temps nous ont fait sauter et danser et nous ont bien réchauffés! :) Tir fo tonn, l’instrumental d’Abysses, vous est également proposé, en version « new look », avec Jean-Luc à la guitare électrique plutôt qu’acoustique, Steven aux percus et des batteurs de Brieg armés de mailloches et frappant des fûts, si bien que ça fait un bruit d’orage. :)

    Le public est abondamment sollicité au cours de ce concert; dès le deuxième titre, Chanson du Baleinier François Le Billant, aux accents ensoleillés. Nous avons été embarqués pour des destinations exotique au gré des Alouéééééé Fa la louééééééééééé, Alouéééééééééé! :) . De suite après, nous fredonnons avec Jean, à coups de La la la la la la la la…, les charmes des Néréides. Mais par-dessus tout, je crois bien que le titre où notre présence s’est fait le plus ressentir, c’est Divent an dour avec le Bagad Brieg, romantique et planant. Je trouve que les choeurs étaient émouvants (et en même temps, je manque d’objectivité pour en juger :) ). Et, comme de coutume, le sieur Jean-Louis nous a fait longuement hurler les paroles de La jument de Michaud, pour « arrêter la pluie »… Ca a marché! Un peu à retardement, mais ça a marché! :) Et c’est tellement rigolo de se voir soi-même à l’écran tout au long du concert!

    De même, ce spectacle regroupe un ensemble de performances remarquables. Solos, ou à cinq ou six voix. Evidemment, nous pensons aux Lamentations susdites, où Jean-Louis a été un stupéfiant comédien. Mais, pour faire un petit focus sur Jean-Louis, au-delà de ses prouesses lead, il y a… ses prouesses de conteur! En effet, un concert de Tri Yann ne saurait être tout à fait un concert de Tri Yann sans les célébrissimes et déjantés contes de Jean-Louis! Ces histoires sont indiscutablement l’une des marques de fabrique du groupe, qui concourent à créer l’esprit veillée si cher au coeur des Trois Jean. A deux reprises dans le DVD, le meneur de troupes volubile et enthousiaste fait montre de tout son talent d’orateur: d’une part, dans le conte consacré aux Néréides, où il raille allègrement les Miss France et… dévoile l’origine du surimi! LOL! Culte. D’autre part, dans La légende de Marion du Faouët, précédant la complainte du même nom, il retrace les grandes lignes de la vie tumultueuse de la célèbre brigande de Cornouaille, pendue en place publique à Quimper au XVIIIème siècle. Par la suite, dans le « deuxième épisode » du conte, il tacle la SNCF et réveille les morts! La faconde de Jean-Louis est telle que le public est immanquablement captivé, les adultes autant que les enfants. Chaque fois, les yeux brillent et les rires fusent… :) La dernière « performance » notable est Pour faire de bonnes crêpes au deuxième rappel. C’est une performance purement vocale. Au cours de ce titre de Rummadoù, composé et interprété à la manière des chants Renaissance, les Tri Yann livrent, à six et sur trois voix différentes (Jean-Louis et Freddy aux basses, Jean et Jean-Paul aux médiums et Gégé et Christophe aux aigus), la véritable recette des crêpes, « telle qu’elle a été consignée en musique par Maria Fanch ar Bihan » (selon Jean-Louis). Cet technique de chant est extrêmement difficile, et le résultat, parfaitement maîtrisé, est impressionnant. Il fait en général mouche auprès du public. D’ailleurs, vous remarquerez, très brièvement à la fin de la chanson, la présence de Frédéric Mitterrand, en coulisses avec le directeur du FIL Lisardo Lombardia et plusieurs gros bonnets, applaudissant la performance du groupe. Le Ministre de la Culture de l’époque était présent au FIL ce jour-là pour discuter subventions avec l’équipe dirigeante. De source sûre, je sais qu’avant de venir au Slipway, il avait assisté au concert de harpes au Palais des Congrès. Mais en tout cas, que sa venue au Port de pêche soit spontanée, dictée par un véritable intérêt pour Tri Yann, ou juste un « acte de présence » calculé, il semblait admiratif! :) Qui ne le serait pas devant un tel titre?

    Un mot maintenant s’impose sur les invités du groupe au cours de ce concert-phare de la tournée des 40 ans. Il y a tout d’abord le quatuor à cordes composé, en plus de Christophe, de Mélanie Goron (fille de Gégé) au violon, d’Etienne Tabourier à l’alto et de Maud Caron au violoncelle. Ils apportent à la Complainte de Marion du Faouët un complément lyrique poignant. Ensuite, Steven Goron, frère de Mélanie et fils de Gégé, intervient comme « supplément percussions » sur Gavotten ar Seizh, devenant aux côtés de son père et de Freddy le troisième maistre tambourineur de Plougastell-Daoulas. Il est important de souligner que, de début juillet 2011 jusqu’à la veille de Lorient, Gégé s’était absenté pour des raisons de santé. Steven l’avait remplacé au pied levé au concert de Redon, le jour-même où il avait du être hospitalisé, puis a pris ses marques. Enfin, à Lorient, Gégé avait fait son grand retour en pleine forme, pour notre plus grande joie à tous! :) Quoi de plus normal que d’inviter Steven à ce concert événement au FIL, en remerciement de son aide précieuse durant les dernières semaines, et le FIL constituant une expérience intense pour un jeune musicien? En tout cas, cela nous a fait très plaisir à tous de voir Steven sur scène ce soir là, et de le voir participer à plusieurs titres. Autre invité de poids: le Bagad Brieg, champion de Bretagne 2007. Le bagad finistérien de 1ère catégorie (l’élite de la BAS), connu pour sa fantaisie et ses interprétations originales, se montre émouvant sur Divent an dour et les trois autres titres auxquels il participe. A la suite de Divent an dour, il nous gratifie d’ailleurs d’un excellent solo, Salsa du Doron, pendant que les Trois Jean vont faire une petite pause en coulisses. Ce morceau, court et entraînant, s’intègre parfaitement au tout. Dernier invité, et non des moindres: l’écossais Jimme O’Neill, fondateur des Silencers, se joint à ses amis bretons pour un The Eyes of my Bonnie Mary du feu de Dieu, accompagné du Bagad Brieg. L’un des tous meilleurs moments du concert! :)

    Tout ce petit monde, Tri Yann et invités, se réunit sur scène à l’occasion du final Je m’en vas, enlevé et entraînant, qui marque la fin du concert de même qu’il sonne le glas de… la pluie!!! Enfin!!! Ce qui fait que ce final aux allures d’authentique miracle nous vaudra de petits extras, avec deux rappels supplémentaires (un total de 4 rappels! :) ). Mais ces extras ont été coupés sur le DVD.

    Je pourrais écrire un roman sur cet extraordinaire concert, alors je vais m’auto-censurer et me pencher sur le délectable bonus qui l’accompagne. Le petit documentaire de 26 minutes (condensé d’un doc de 52 minutes), intitulé Tri Yann: Les 40 ans, a été réalisé par Marie Guilloux pour France 3 Bretagne. Riche en révélations, extrêmement bien filmé, il nous permet de suivre les Tri Yann sur les routes, en coulisses et en concert, sur trois dates estivales de cette année 2011: à Guingamp, Carentan, puis Lorient (ndlr: les concerts de Guingamp et Carentan ont eu lieu après celui de Lorient). Nous pouvons, de ce fait, entrer un peu dans l’intimité du groupe en tournée, dans des moments qui d’habitude n’appartiennent qu’à eux: le « trac » d’avant-concert, l’heure de l’apéro, le côté plus « technique » des concerts pendant les balances… La rencontre avec le public au cours des dédicaces est également montré. Et bien sûr, le documentaire compte de savoureux moments de rigolade: « l’opération chaussettes » de Konan à Guingamp, le coup des cuillères de Jean-Paul pendant le dîner à Carentan, l’humour et la fraternité qui règne entre les membres du groupes. Ou, encore plus rigolo, la mine sidérée de Jean-Paul, à Lorient, lorsqu’on lui apprend que le public est là à faire la queue depuis deux heures malgré la pluie torrentielle! D’ailleurs, il nous en avait parlé après le concert. Une pépite, tout à fait à la hauteur de l’extraordinaire concert qu’il agrémente!

    Le concert des 40 ans se referme sur Jean-Louis, qui dit avant de quitter la scène: « Merci! A bientôt pour le 50ème anniversaire! ». Vu l’inaltérable vitalité des Tri Yann, leur énergie et leur plaisir de jouer terriblement communicatifs, il n’est pas permis d’en douter: ils nous donnent rendez-vous dans dix ans!!! :) Ce DVD, must du must, est tout bonnement indispensable! Un concentré de bonheur exaltant, à voir et revoir encore et encore!!!! :) :) :) MERCI TRI YANN, MERCI LE FIL!!!! :) :) :)

    * A noter que, à la date ou j’écris cet article, Le concert des 40 ans a été diffusé hier soir sur France 3, dans le cadre des programmes sur le FIL. Malgré les audiences assez modestes, étant donné que la diffusion a eu lieu en 2ème partie de soirée, nous ne pouvons que nous réjouir de l’attention exceptionnelle que la télé a accordée à nos Tri Yann! Ce n’est que justice!!! :)

        Image de prévisualisation YouTube

    Kan ar Kann, extrait du concert

        http://www.dailymotion.com/video/xqw3lc

    Extrait du documentaire bonus…



Insolite: un clip de Celkilt avec des guests stars de marque!

    Voici une vidéo insolite qui m’a fait beaucoup rire (et d’ailleurs, je remercie Eric Doll pour nous avoir transmis l’info!)  :) !

    Celkilt, un jeune groupe de rock celtique originaire de Lyon (eeeeeh oui, qui a dit que les groupes de rock celtique se formaient uniquement en Bretagne?) qui commence de plus en plus à se faire connaître depuis l’an dernier, a publié sur YouTube son nouveau clip, sur leur compo Hey, What’s Under Your Kilt? Entendons-nous bien: ce n’est PAS un clip made in TF1! C’est un clip bricolé avec les moyens du bord, presque improvisé, fait maison… Mais justement! C’est un clip complètement délirant et déjanté, au service d’une musique tout autant décalée! Amusante et plaisante découverte. :) Les membres du groupe ont tourné la vidéo dans un supermarché. Ils profitent de ce morceau pour égratigner joyeusement tous les clichés existant sur le port du kilt. D’autres artistes « assimilés bretons ou celtiques » en prennent pour leur grade, comme Manau (ce clip est une parodie certaine de Mais qui est la belette? dont le clip avait été tourné dans un supermarché), ou encore Nolwenn Leroy (j’ai beaucoup rigolé en voyant ce qu’ils font à 1 min 30! :) ). Mais le plus beau, c’est à 3 min 50, quand les musiciens, après avoir longuement cavalé dans les allées du supermarché et enchaîné les loufoqueries, pénètrent dans une pièce réservée au personnel. Et là…

       Image de prévisualisation YouTube

   

    Non non, vous ne rêvez pas, ce sont bien les Tri Yann (Jean, Jean-Paul et Jean-Louis), qu’on voit à 3 min 50! :) Ils sont en costume de scène et s’inclinent avec des mines graves de juges. Etonnant et drôle! Sans doute un clin d’oeil de Celkilt à l’un de ses « modèles » et source d’inspiration… :)

    Selon l’un de mes lecteurs réguliers, ces images insolites ont été tournées dans les coulisses de La Tour d’Auvergne (Puy-de-Dôme), où Tri Yann et Celkilt étaient programmés dans la même soirée, quelques minutes avant l’entrée en scène.

    Celkilt: une bonne découverte! Un nouveau talent émergent de la scène celtique? Affaire à suivre de près en tout cas!

    Régalez-vous avec ce clip déjanté! :)



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