Toutes les bonnes choses ont une fin…

    Voici ce que j’ai écrit sur mon journal Facebook le lundi 11 août au matin…

    « Et voilà, c’est fini… Rideau… Kenavo an distro…
Clap de fin hier soir du FIL 2014, après 10 jours intensifs placés sous le signe de la verte Irlande… 
Artistiquement parlant, et aussi financièrement pour l’organisation, ce fut une très belle édition. On estime la fréquentation à pas moins de 750 000 visiteurs (contre 700 000 en 2013) sur dix jours! Autrement dit, on a frôlé le record absolu de 2010 (800 000 visiteurs)! C’est aussi la meilleure édition depuis 2011 en termes de billetterie. L’Irlande n’a pas failli à son rang d’invité d’honneur: la qualité des spectacles irlandais et des groupes proposés était à la hauteur de la réputation du pays comme terre de virtuoses. Le summum étant Lùnasa et Liam O’Flynn, qui nous ont fait vibrer lors d’une Grande Nuit de l’Irlande inoubliable…
Et il y a aussi tous les autres que je me dois de citer… Gilles Servat, qui nous a prouvé au cours d’une Fête entre Celtes intimiste chaleureuse qu’il est définitivement le plus irlandais des bretons… Le concert de Cécile Corbel, véritable oasis de douceur et d’onirisme qui, au milieu du fracas des cornemuses et du tapage ambiant, nous a fait énormément de bien… L’intéressante soirée Musiques sacrées Pays de Galles/Galice à l’Eglise Saint-Louis, qui nous a prouvé que la musique celtique se décline vraiment dans tous les domaines et toutes les formes d’expressions… La Nuit Magique, un émerveillement toujours renouvelé, toujours intact d’année en année, mettant en scène sous les étoiles les musiques celtiques dans tout ce qu’elles ont de plus grandiose… Et je ne peux pas finir cet éloge sans citer les Acadiens, qui ont une place à part dans mon coeur… Les Acadiens sont bien plus que des « cousins » du Canada Atlantique des français: on peut le dire, ce sont carrément des frères, tant nous nous sentons proches d’eux, tant leur musique respire l’authenticité et parle au coeur de chacun d’entre nous! Et ils sont tous tellement gentils, toujours souriants et accueillants, ils tutoient d’emblée! Par certains côtés, ils sont même plus agréables que les français. Leur sympathie et leur spontanéité ont quelque chose de terriblement rafraîchissant. Mes remerciements vont particulièrement au formidable groupe Prenez Garde!, qui avait été la grande révélation acadienne de l’an passé. Cette année, en l’absence des « têtes d’affiches » habituelles du Pavillon (Suroît, La Virée, Dominique Dupuis…) retenues au pays par le Congrès mondial acadien, ils ont été propulsés de fait tête d’affiche de la délégation. Et ils se sont parfaitement acquittés de leur tâche, enflammant deux à trois fois par jour, au Pavillon, et aussi au port de pêche lors de la cotriade du samedi 9, un public en délire totalement acquis à leur cause. Un grand bravo à eux. Je suis allée les voir pas moins de six fois en dix jours (cinq fois au Pavillon, la sixième à la cotriade), je ne m’en lasse pas! Hier après-midi, dernier jour, leurs larmes d’émotion à l’idée de quitter le public breton qu’ils adorent, et qui les adore de même, n’étaient pas surfaites. Ces larmes étaient le reflet de notre ressenti à tous: l’émotion de tous les beaux moments vécus, et le déchirement à l’idée que tout cela cesse du jour au lendemain jusqu’à l’année prochaine… Et je vous avoue sans honte qu’hier, après ce dernier après midi, lorsque j’ai quitté le marché interceltique pour de bon cette fois, à l’instar des acadiens, j’ai un peu pleuré. Peut-être était-ce ce trop plein d’émotions emmagasiné en 10 jours qui a fini par sortir? Ou bien était-ce l’émotion à fleur de peau qui régnait au Pavillon acadien qui a déteint sur moi? Je n’en sais trop rien, mais c’est dur de se dire qu’il va falloir attendre un an avant de revivre ça…
    Aujourd’hui, après dix jours très intensifs, on ressent comme un grand vide… Comme dirait Verlaine, il pleure dans mon coeur, mais je me remémore aussitôt tous les moments de grâce vécus au cours de ces dix jours, et la joie remplace la tristesse. Je visionne les vidéos et les photos faites pendant le FIL, et je me dis, vivement l’année prochaine!   A très bientôt, amis de l’interceltisme! RDV pour la 45ème édition du FIL, qui se tiendra du 7 au 16 août 2015 et mettra à l’honneur, non pas une, mais deux nations celtes associées, les deux « petits Poucets » britanniques de la famille interceltique historique, qui se retrouveront pour la première fois en tête d’affiche: les Cornouailles et l’île de Man! »



FIL 2014: du bon dans les oreilles

  Voici, comme de coutume à l’approche des vacances, ma traditionnelle playlist des artistes programmés au FIL 2014. Bonne écoute!

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  Casptern, groupe de chants de marins, participera le 1er août à la Cotriade d’ouverture au port de pêche, six ans après celle de 2008…

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  Son concert est d’ores et déjà annoncé comme un événement majeur de l’édition 2014… Bernard Lavilliers, grande figure de la bossa nova et de la variété française, jouera le samedi 2 août à l’Espace Marine. Eternel bourlingueur, se référant souvent dans son répertoire aux voyages et aux marins, le chanteur stéphanois de 67 ans va, pour la première fois de sa carrière, faire escale à Lorient. Nul doute que les festivaliers seront nombreux à embarquer avec lui (les places assises du concert ont déjà toutes été vendues, mais il reste des places debout…). Voici le clip de Scorpion, titre extrait de son dernier album Baron Samedi

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  Roland Becker, talabarder et saxophoniste émérite, ex-pen soner de la Kevrenn Alré, est un artiste résolument à part dans la vaste famille de la musique bretonne. Il est (à l’instar de Pascal Lamour par exemple, mais en beaucoup plus réussi et enthousiasmant) un véritable alchimiste musical, multipliant avec audace et talent les créations expérimentales et les mariages musicaux a priori improbables, comme La chaudière à musique ou Kof a Kof, spectacle en duo avec l’accordéoniste Régis Huiban, qui mélange ambiance cabaret rétro et musique bretonne. C’est sur la scène du Grand Théâtre que nous retrouverons Roland Becker cette année au FIL, le 3 août. Il dirigera, avec l’Ensemble de Bretaigne Armoricane, l’oratorio Anne de Bretagne renaissante, création commandée à l’occasion des 500 ans de la mort d’Anne de Bretagne. Voici ci-dessus le teaser de sa précédente création Immrama, qu’il avait présentée au FIL en 2011…

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    Gilles Servat, c’est la Bretagne, le porte-voix de la Bretagne militante, c’est La Blanche hermine, c’est la révolte… Certes, mais pas que… Gilles Servat, c’est aussi l’Irlande, qui a une place à part dans son coeur… Il considère la verte Erin comme son deuxième pays, et l’Irlande occupe une place conséquente dans son répertoire. Il s’agit tout aussi bien d’interprétations ou d’adaptations personnelles de morceaux traditionnels (The Foggy Dew, Le cul cousu d’or adapté du traditionnel The wild rover, ou encore Eléonore, adaptation de la sublime mélodie d’O'Carolan Eleonor Plunkett pour n’en citer que quelques uns), que de compositions évoquant l’Irlande et ses souvenirs du pays (La maison d’Irlande ou Sur les quais de Dublin). Bref, entre Gilles et l’Irlande, c’est une longue histoire de… fraternité. Frat-Eire-nité… C’est justement le thème du grand concert irlando-breton qui réunira Gilles et quelques uns de ses amis musiciens irlandais, dont Donnal Lunny, à l’Espace Marine le 3 août. Tous nous convient à une grande « Fête entre Celtes » qui promet d’être l’un des rendez-vous marquants de ce cru 2014… Pour ma part, billets déjà pris depuis longtemps!  :)    Ci-dessus, Gilles chante La maison d’Irlande sur la scène de Bercy en 1999…

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    Lùnasa est l’un des meilleurs et plus célèbres groupes irlandais de musique instrumentale au monde. Régulièrement invité dans les grands festivals bretons (Festival de Cornouaille, Fête de la Saint-Loup…), et déjà présent en 2005 à Lorient lors de la précédente Année de l’Irlande, le groupe sera à l’affiche de la Grande Nuit de l’Irlande à l’Espace Marine le 4 août pour une soirée prestigieuse, à en juger par la création qui y sera également jouée… :)   Ci-dessus, prestation de Lùnasa aux Celtic Connections de Glasgow en 2007 (vous aurez reconnu bien entendu la mélodie, qui est celle accompagnant le teaser officiel du FIL 2014  ;) )

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    … mais surtout, ô surtout, pour la Grande Nuit de l’Irlande, joie immense… un événement que je ne louperai pour rien au monde… roulement de tambour… la re-création exceptionnelle de l’oeuvre majeure du compositeur irlandais Shaun Davey The Brendan Voyage, pour orchestre et uileann pipe. Créée en 1981, jouée en première mondiale au FIL en 1982, The Brendan Voyage, basé sur le livre de l’explorateur Tim Sevrin, relate les voyages du moine irlandais Brendan de Clonfert sur son frêle esquif au VIIIème siècle vers des terres nouvelles et inconnues: le Labrador, les îles Féroé, voire même Avalon… ;)   Le dixième mouvement de l’oeuvre et le plus connu, le final Newfoundland, est probablement la plus sublime, la plus merveilleuse mélodie irlandaise qui ai jamais été composée! :)   Chaque année, au Nuits Magiques, elle est d’ailleurs jouée en introduction du tableau sur les irlandais, et accompagnée par la projection de splendides images marines sur les écrans géants. Et l’on se laisse emporter. Chaque fois que j’entends ce morceau, je suis subjuguée comme jamais, j’ai les larmes aux yeux, je m’en pâmerais d’émotion, je pourrais l’écouter des centaines de fois avec le même bonheur! Dix ans après sa dernière représentation au FIL, en 2004, The Brendan Voyage sera donc rejoué spécialement pour la Grande Nuit de l’Irlande, avec l’Orchestre du Festival et le soliste Liam O’Flynn, virtuose du uileann pipe. Ô joie! j’y serai, j’ai pris très tôt les billets! Et nul doute que je verserai ma petite larme lors de Newfoundland (que je vous propose d’écouter)… :)

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    La fée finistérienne de retour à Lorient… Trois ans après son dernier passage au FIL pour un Concert pour Celtes en devenir consacré à la BO d’Arrietty qu’elle avait composée, Cécile Corbel reviendra le mardi 5 août après-midi au Palais des Congrès, une nouvelle fois dans le cadre du concert pour enfants, afin de nous jouer la BO de Terre des Ours, film documentaire animalier de Guillaume Vincent, dont elle a composé la bande-son en intégralité. Voici la chanson Kamchatka, extraite de Terre des Ours

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    Autre concert très attendu de cette édition: Suzanne Vega au Grand Théâtre le 5 août. La célèbre chanteuse folk américaine rendra au cours de cette soirée un hommage appuyé à Pete Seeger. Je vous propose d’écouter son tube le plus connu, Tom’s Diner

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    Fille du célèbre sitariste Ravi Shankar et demi-soeur de la chanteuse Norah Jones, Anoushka Shankar est elle aussi, à l’instar de son père, une musicienne indienne de renom. A l’occasion du FIL 2014, elle sera le 6 août à l’affiche de la création Dans l’univers des bardes à l’Espace Marine, avec la harpiste galloise Catrin Finch et le musicien sénégalais Seckou Keïta…

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    L’irlandaise Mary Black, considérée comme l’une des meilleures chanteuses gaéliques de son temps, ex-membre du groupe De Dannan, a entamé une tournée d’adieu, qui fera halte à Lorient le 7 août. Mary Black prendra en effet part à la création Femmes gaéliques à l’Espace Marine, accompagnée de sa soeur Frances Black, de sa fille Aoife Scott, de la manxoise Ruth Keggin et de l’écossaise Julie Fowlis…

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    Le groupe de punk-rock quimpérois Red Cardell, l’un des fers de lance, avec Soldat Louis, de la nouvelle vague de la scène rock celtique bretonne des années 80/90, fait son retour à Lorient le 8 août accompagné du Bagad Kemper pour la création Fest Rock à l’Espace Marine, jouée en première mondiale au Festival de Cornouaille en 2012…

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    MON gros coup de coeur du FIL 2013: les acadiens de Prenez Garde! Ne voyez rien de menaçant dans ce nom, bien au contraire… Prenez Garde! , c’est un groupe atypique qui s’articule autour du facétieux « conteux » Dominique Bréau, et mélange, avec un talent fou et un humour des plus ravageurs, pièces traditionnelles acadiennes, chants dialogués, reels de violons, parlure acadienne et comédie. Le tout dans une ambiance aussi bon enfant que survoltée! :)   Prenez Garde! a été LA grande révélation acadienne du FIL 2013. Pendant les dix jours, ils n’ont cessé d’enflammer le public du Pavillon de l’Acadie. Pour ma part, ça a été un énorme coup de coeur… Et ils ont une de ces façons de « jouer » avec le public, et de nous faire participer, nous spectateurs! Le public est sans cesse sollicité dans de nombreux morceaux à répons, et je vous garantis qu’on ne se fait pas prier pour y participer à coeur joie! :) . Prenez Garde!  ( ;) ), avec cette fine « gang », composée de Dominique Bréau, Julien Bréau, Nicolas Basque, Elisabeth Milot et Marie-Andrée Gaudet, vos zygomatiques vont chauffer autant que vos cordes vocales, croyez-moi sur parole… ;)   Ils reviennent donc en cette édition 2014, avec pour mission de mettre le feu au Pavillon, mais aussi à la seconde Cotriade du samedi 9 août au Port de pêche!!! Yeeeeees!!! Billets déjà pris, off course! ;)      Voici l’un des morceaux les plus endiablés et sans aucun doute le plus participatif de leur répertoire scénique: La cave de d’hors de Calixte Duguay.

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    Moya Brennan, la voix emblématique du mythique groupe Clannad (invité en 2013), forme aussi, avec Cormac de Barra, un duo de harpistes-chanteurs. Tous deux se produiront donc le 9 août au Palais des Congrès pour la Grande Soirée de la Harpe celtique.

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    Alors qu’elle était complètement inconnue à sa première venue au FIL en 2013, il y a fort à parier que cette année, plus personne ne pourra l’ignorer… En effet, l’acadienne Caroline Savoie, auréolée de sa notoriété toute récente due à sa participation à The Voice sur TF1 dans l’équipe de Mika, va faire son retour à Lorient, par la grande porte cette fois-ci, dans la programmation officielle. En plus de ses prestations au Pavillon de l’Acadie (passage obligé), elle sera le 9 août dans l’arène du Stade du Moustoir pour le Grand Concert de Clôture, aux côtés de The Strypes, Salsa Celtica et The Dubliners remaniés. Même si elle n’est pas forcément la candidate la plus connue du télé-crochet en raison d’une élimination assez précoce (juste avant les quarts de finale), nul doute que les festivaliers lui feront bon accueil, et qu’elle sera l’un des « moteurs » de la venue du public à ce concert de clôture! :)   Voici la vidéo de l’une de ses prestations au Pavillon en 2013: foin d’Ain’t no Sunshine (qui lui avait permis de se qualifier aux auditions de The Voice en faisant se retourner les quatre coachs au bout de 30 secondes!), de Keane ou de London Grammar, il s’agit de Petitcodiac de Zachary Richard…

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    A tout seigneur, tout honneur! Je conclus cette playlist de l’Année de l’Irlande avec un véritable monument de la musique irlandaise (et je ne dis pas ça que par rapport à l’âge des musiciens! LOL!), probablement, avec The Chieftains, le plus ancien groupe irlandais encore en activité: The Dubliners! Le groupe mythique, présent à Lorient dès les toutes premières heures du FIL en 1971, aura la lourde charge de clore cette Année de l’Irlande lors du grand concert final au Moustoir le 9 août. Depuis le décès de Barney MacKenna, l’un des derniers membres fondateurs, le groupe a fait quelque peu peau neuve. C’est pourquoi les papys irlandais reviennent dans une nouvelle formation, rebaptisée The Dublin Legend, en s’adjoignant les services de Gerry O’Connor au banjo. Mais l’essence du groupe et son âme sont restées intactes. Voici donc, pour conclure, le trépidant Whiskey in the jar, grand classique du répertoire irlandais.

    Bonne écoute à tous, et RDV à Lorient le 1er août! ;)



FIL 2014: demandez le programme!

FIL IRLANDE

    Voici comme promis, chers amis, les grandes lignes de la programmation du FIL 2014. Pour le programme complet, les tarifs et plus amples informations, veuillez consulter le site du FIL: www.festival-interceltique.com

    Petite précision avant de commencer: le principe du Badge FIL à 3 euros initié en 2013, l’une des solutions mises en place pour pallier le déficit financier, permettant d’accéder à de nombreuses animations sur les 10 jours (arrivée de la Grande Parade au Slipway, Masters class du Palais des Congrès, festoù-noz à la Salle Carnot, concerts de l’Espace Bretagne…), va être reconduit cette année en raison du joli succès rencontré lors de l’édition précédente (plus de 37 000 badges vendus pour près de 111 000 euros de bénéfices pour le FIL). Les sites et spectacles auxquels il ouvre ne changent pas.

    Le code couleurs que j’utilise dans le recopiage de la programmation s’établit comme il suit: en rouge, les rendez-vous incontournables; en rose, les spectacles du Palais des Congrès; en vert, les concerts et créations du Grand Théâtre; en bleu, les concerts des têtes d’affiche à l’Espace Marine et le Grand Concert de Clôture au Moustoir le samedi 9; en bleu ciel, le Concert pour Celtes en devenir (concert pour enfants) du mardi après-midi; en orange, les divers concours et trophées de musiques et de danses; en gris, les événements sportifs; et enfin en prune, les « éclats d’artifice » d’ouverture et de clôture. A vos agendas!

      Vendredi 1er août 2014:

    15 h: Présentation de la course cycliste Kreiz Breizh Elites (Place de l’Hôtel de Ville)

    19 h 30: Cotriade n°1 (Port de Pêche), avec Les Mat’lots du Vent, Capstern (Bretagne) et un couple de sonneurs

    0 h 00: « Degemer mat », éclair d’artifice de bienvenue (lancement depuis le port de plaisance)

      Samedi 2 août 2014:

    à partir de 10 h: Championnat National des Bagadoù de 1ère catégorie (Stade du Moustoir), 2ème catégorie (Terrain annexe du Moustoir) et 4ème catégorie B (Esplanade du Grand Théâtre)

    21 h: Soirée d’ouverture Année de l’Irlande « The Glanmore Concert » (Grand Théâtre), avec Liam O’Flynn, Micheàl O’Sùilleabhàin, Paddy Glackin et Neil Martin

    21 h 30: Soirée Folk (Palais des Congrès), avec Skipper’s Alley (Irlande) et Rag Foundation (Pays de Galles)

    22 h: Bernard Lavilliers (Espace Marine)

    22 h: Nuit Interceltique n°1 (Stade du Moustoir)

      Dimanche 3 août 2014:

    10 h: Grande Parade des Nations Celtes (départ Stade du Moustoir, arrivée Port de Pêche Slipway)

    17 h: An Dro The World (Port de Pêche)

    19 h: Triomphe des sonneurs (Centre ville)

    21 h: « Anne de Bretagne, renaissante », oratorio de Roland Becker avec l’Ensemble de Bretaigne Armoricane (Grand Théâtre)

    22 h: « Fête entre Celtes », avec Donnal Lunny Trio & Gilles Servat (Espace Marine)

    22 h: Nuit Interceltique n°2 (Stade du Moustoir)

      Lundi 4 août 2014:

    10 h: 10ème Trophée Bothua-Raud (Palais des Congrès)

    14 h: 18ème Concours international de Pibroc’h (Palais des Congrès)

    21 h: Barzaz – 1ère partie Dengekan (Grand Théâtre)

    21 h 30: Soirée Folk (Palais des Congrès), avec Tony Mc Manus (Ecosse), Maggie McInness Duo (Ecosse) et Caramuxo (Galice)

    22 h: Grande Nuit de l’Irlande (Espace Marine): Lùnasa et l’Orchestre du Festival « The Brendan Voyage »

      Mardi 5 août 2014:

    15 h: Concert pour Celtes en devenir: Cécile Corbel chante « Terre des Ours » (Palais des Congrès)

    21 h: Suzanne Vega (Grand Théâtre): Hommage à Pete Seeger

    21 h 30: Grande Soirée de la Cornemuse (Palais des Congrès), avec Le Bot/ Chevrollier (Bretagne), Fred Morrisson (Ecosse)…

    22 h: Yves Lambert (Québec) – 1ère partie Dervish (Espace Marine)

    22 h: Nuit Interceltique n°3 (Stade du Moustoir)

      Mercredi 6 août 2014:

    21 h: Dañs Akademi (R) Evolutions (Grand Théâtre)

    21 h 30: Soirée Folk (Palais des Congrès), avec Soïg Sibéril (Bretagne), Dylan Fowler (Pays de Galles), Ian Melrose (Ecosse)

    22 h: « Dans l’univers des bardes »: Catrin Finch & Seckou Keïta – Anoushka Shankar (Espace Marine)

    22 h: Nuit Interceltique n°4 (Stade du Moustoir)

      Jeudi 7 août 2014:

    21 h: Ross Ainslie & Jarlath Henderson – The Ollam (Grand Théâtre)

    22 h: « Femmes gaéliques » avec Mary Black, Frances Black et Aoife Scott – 1ère partie Julie Fowlis (Espace Marine)

    22 h: Nuit Interceltique n°5 (Stade du Moustoir)

      Vendredi 8 août 2014:

    15 h: Concours d’accordéon (Palais des Congrès)

    21 h: « Avaz » – 1ère partie Caramuxo (Grand Théâtre)

    21 h 30: Grande Soirée Accordéon (Palais des Congrès)

    22 h: Red Cardell & Bagad Kemper « Fest Rock » – 1ère partie Dixebra (Espace Marine)

      Samedi 9 août 2014:

    15 h: Trophée des Harpes Camac (Palais des Congrès)

    19 h 30: Cotriade n°2 (Port de Pêche) avec Prenez Garde! (Acadie), Vent de Noroise (Bretagne) et un couple de sonneurs

    21 h: « Breizh Kabar », création de la Kevrenn Alré avec Saodaj (La Réunion) – Invité: Firmin Viry (Grand Théâtre)

    21 h 30: Grande Soirée de la Harpe Celtique (Palais des Congrès), avec Cormac de Barra & Moya Brennan (Irlande), Robin Huw Bowen (Pays de Galles), Rozenn Tallec & Lina Bellard (Bretagne)

    22 h: Grand Concert de Clôture (Stade du Moustoir), avec The Dublin Legends (Irlande), The Strypes (Irlande), Salsa Cetica (Ecosse) et Caroline Savoie (Acadie)

      Dimanche 10 août 2014:

    09 h 30: Les 10 miles interceltiques (course pédestre au centre-ville)

    14 h 30: Concours de danse Kément Tu (Espace Marine)

    15 h: Trophée Paysan Breton – Matelin An Dall (Palais des Congrès)

    0 h 00: Kenavo An Distro (feu d’artifice de clôture au port de plaisance)

    Voiloù pour le programme. Prochainement, la playlist… ;)



44ème Festival Interceltique de Lorient, du 1er au 10 août 2014, Année de l’Irlande: la programmation dévoilée!

    Ca y est, enfin!!! :D La programmation du FIL 2014, du 1er au 10 août prochains, a été dévoilée hier soir!!! :D

    Cette année, le FIL se met au vert. En effet, cette 44ème édition sera consacrée à l’Irlande, mémoire et rêve du monde celtique, et berceau historique de la culture celtique européenne. Le visuel de l’affiche de cette année, superbe, est inspiré du Livre de Kells.

    Mais passons aux choses sérieuses: les noms! Seront présents entre autres cette année à Lorient: Bernard Lavilliers (si si! ), Gilles Servat (hiiiiii!) & Donal Lunny, pour un grand concert de « frat-Eire-nité » irlando-bretonne, Roland Becker aux manettes d’une création réalisée pour les 500 ans de la mort d’Anne de Bretagne, Lùnasa, Liam O’Flynn & l’Orchestre du Festival à la Grande Nuit de l’Irlande pour une re-création exceptionnelle de l’oeuvre pour orchestre et uileann-pipe de Shaun Davey The Brendan Voyage (hiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!! :D ), Cécile Corbel à l’affiche du Concert pour Celtes en devenir, Suzanne Vega au Grand Théâtre pour un hommage à Pete Seegers, l’accordéoniste québécois Yves Lambert (ex-La Bottine Souriante), Anouschka Shankar (fille du célèbre sitariste Ravi Shankar) & Catrin Finch pour un concert autour de l’univers des bardes, la soirée Femmes gaéliques avec Mary Black, Frances Black, Aoife Scott et Julie Fowlis, Red Cardell & le Bagad Kemper pour la création Fest-rock, mon coup de coeur acadien de l’an dernier Prenez Garde! (hiiiii!!!! :D )  à la deuxième cotriade, et un grand Concert de Clôture au Moustoir avec The Dubliners dans une nouvelle formation (rebaptisée The Dublin Legend), The Strypes, Salsa Celtica et Caroline Savoie… Voilà pour les principaux noms de cette édition 2014.

    A la lecture, hier soir, j’ai été d’emblée plutôt satisfaite par cette affiche alléchante, et j’ai déjà des idées de concerts bien précises… C’est une programmation éclectique et audacieuse, fidèle aux orientations prises par le FIL depuis 2007 par Lisardo Lombardia et son équipe, parfois étonnante, mais néanmoins incontestablement solide. En tout cas, ce programme 2014 est bien plus attrayant que celui de la précédente Année de l’Irlande mitonnée par Jean-Pierre Pichard (prédécesseur « historique » de Lisardo) en 2005, qui n’avait pas franchement laissé de souvenirs impérissables.

    Ce que j’ai déjà prévu de faire à coup sûr: Gilles Servat, la Grande Nuit de l’Irlande, Cécile Corbel, la deuxième cotriade avec mes chouchous de Prenez Garde! … ;)   4 envies de spectacle d’emblée, sans compter les « incontournables », c’est plutôt pas mal. Le reste sera à l’avenant! ;)

    Je vous mettrai prochainement le programme plus détaillé, et ensuite ma traditionnelle playlist des artistes du FIL. Je vous laisse avec le teaser de l’édition 2014…

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    Dans les cartes à jouer, je demande… le trèfle!!! ;)



Je salue le peuple irlandais…

   On poursuit dans la série des « articles-hommages »… Après notre petite virée émotionnelle en Acadie d’octobre dernier, je vous propose de mettre le cap, non pas au nord du continent américain, mais vers le nord de l’Europe, vers un pays réputé pour ses vertes vallées, ses magnifiques paysages sauvages, pour ses légendes, l’une des nations celtes « historiques »… Vous n’avez pas deviné? Je veux parler de l’Irlande!

    Peuplée de quelques 6 millions d’habitants, pays-membre de l’UE depuis 1973, l’Irlande est la plus grande île d’Europe. Terre fertile en légendes, qui occupent une place importante dans l’imaginaire celtique, elle est aussi considérée comme le « berceau » et la mémoire de la musique celtique. De toute la grande famille des musiques celtiques, la musique irlandaise est probablement la plus renommée mondialement. Et qui n’a jamais entendu parler, ou jamais fêté la Saint-Patrick? ;)

    Mais, au-delà de l’épanouissement culturel et économique manifeste du pays, il y a des pages sombres qui ne sauraient être occultées… En effet, à l’instar de l’Acadie historique, l’Irlande a eu une histoire chaotique. Je vous épargnerai autant que possible les noms gaéliques à coucher dehors, et je tâcherai d’être brève. Ce qu’il faut savoir: l’Irlande a été marquée par de fortes vagues d’émigration vers les Etats-Unis au milieu du XIXème siècle, après une terrible famine dans les années 1840. Jusqu’au début du XXème siècle, l’île était rattachée à la couronne anglaise et faisait partie intégrante du Royaume-Uni. Mais de nombreux soulèvements vont éclater, menés par des partis indépendantistes, tels le Sinn Féin, pour réclamer l’autonomie de l’Irlande. La guerre d’indépendance irlandaise est marquée par des événements de sinistre mémoire… Si je vous parle du Bloody Sunday ou de l’Insurrection de Pâques 1916, ça vous dit sûrement quelque chose… Quoi qu’il en soit, le traité de Londres ratifié en 1921 mène à une scission de l’Irlande: alors que le sud du pays devient la République d’Irlande (capitale Dublin), souveraine et indépendante, l’Irlande du Nord, aussi appelée Ulster (capitale Belfast), reste rattachée au Royaume-Uni. Il s’ensuivra la guerre civile irlandaise, jusqu’en 1923. Enfin, de 1969 à 1997, l’IRA, force armée, va militer contre la présence britannique en Irlande du Nord et réclamer (sans succès), une autonomie complète. Les questions religieuses, opposant catholiques et protestants, entrent également en ligne de compte dans tous ces événements…

    Voilà pour les grandes lignes… Par cet article, je ne prétends pas prendre parti pour quoi que ce soit. Ce que je veux, c’est simplement rendre hommage à l’Irlande, au peuple irlandais, à ceux qui ont fait l’histoire du pays ou sont morts pour lui… J’espère que la playlist que vous ai concoctée reflètera bien tout cela. J’y ai inclus des morceaux symboliques, des morceaux que j’aime ou qui me touchent… Ma liste sera scindée en deux parties: la première fera la part belle aux chansons militantes ou historiques, tandis que la seconde aura un accent plus nostalgique ou plus joyeux.

    Les militants…

BOBBY SANDS (Paroles et musique: Gary Wicknam/ Soldat Louis, 1993)

    Bobby Sands (Robert Gerard Sands), né en 1954 et mort en 1981, était un député nord-irlandais, activiste notoire de l’IRA. Sous le gouvernement de Margaret Thatcher, accusé de complicité d’attentat, il est incarcéré à la prison de Maze, en Irlande du Nord, où il meurt le 5 mai 1981 après une grève de la faim de 66 jours. Par ces faits, Sands est désormais considéré en Irlande, et au-delà, comme un martyr et comme un héros de la cause républicaine, de la défense de la liberté et de la dignité des prisonniers politiques.

    En 1993, sur son troisième album Auprès de ma bande, Soldat Louis rend hommage à Bobby Sands… Le groupe de rock celtique lorientais prouve, avec la chanson-éponyme Bobby Sands, que leur répertoire ne se cantonne pas qu’à Du rhum des femmes, et qu’ils sont capables d’écrire de beaux titres engagés quand ils s’en donnent la peine. Bobby Sands est une chanson poignante et profonde, qui donne à réfléchir, et dont le refrain-coup de poing ne peut qu’interpeller. Jugez plutôt…

PAROLES:

Les chansons des rues de Belfast

Ont le même parfum d’Irlande

Elles pleurent comme le ciel de Belfast

Comme ont pleuré les yeux de Bobby Sands

Les chansons d’amour en Ulster

Font briller les yeux des filles

Parfois oublier l’Angleterre

Les militaires stationnés pour la vie

Les chansons de guerre à Belfast

Sont piégées de haine farouche

Pour hurler à la gueule d’en face

Pour eux il rest’ra toujours une cartouche

REFRAIN:

Chantez plus fort

Que le monde vous entende

Jurez à mort

L’insolente

Luttez encore

Comme pour l’indépendance

Aimez plus fort

Comme aimait Bobby Sands

Toutes les chansons d’Irlande du Nord

Se souviennent d’une dame de fer

Qui s’était juré d’les voir morts

Un passeport catholique « Bon pour l’enfer »

Les chansons des pubs de Belfast

Trouvent même la bière militante

L’ivresse étant bien moins néfaste

Que l’arrogance de la classe protestante

REFRAIN:

Chantez plus fort

Que le monde vous entende

Jurez à mort

L’insolente

Luttez encore

Comme pour l’indépendance

Aimez plus fort

Comme aimait Bobby Sands

Les chansons d’curé en Irlande

Ont quelques âmes à défendre

Si pour les deux côtés elles chantent

Sans arme, elles savent: Pas d’miracle à attendre

Les chansons des mômes de Belfast

Sentent déjà bon la colère

Pour qu’l'injustice n’ait plus sa place

Les poings serrés avant l’plastic du père

REFRAIN:

Chantez plus fort

Que le monde vous entende

Jurez à mort

L’insolente

Luttez encore

Comme pour l’indépendance

Aimez plus fort

Comme aimait Bobby Sands

Les chansons des rues de Belfast

Ont le même parfum d’Irlande

Elles pleurent comme le ciel de Belfast

Comme ont pleuré les yeux de Bobby Sands

Comme ont pleuré leurs yeux pour Bobby Sands…

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      Soldat Louis interprétant Bobby Sands à l’occasion de la Nuit de la Saint-Patrick à Bercy en mars 2010, avec la participation du Bagad de Locoal-Mendon…

LA BALLADE NORD-IRLANDAISE (Paroles: Renaud Séchan, 1991/ Musique: traditionnel)

    En 1991, sur son album Marchand de cailloux, Renaud nous propose, en guise de titre-phare, une petite chanson en apparence toute simple et gentillette, mais en réalité beaucoup plus profonde… Cette petite chanson, c’est La ballade nord-irlandaise… Renaud revisite à sa sauce le thème traditionnel maintes fois interprété The water is wide*, en écrivant sur cette mélodie un beau texte poétique rendant hommage aux Irlandais qui, malgré que les conflits déchirent catholiques et protestants, sont tous frères. Il évoque plus particulièrement les conflits qui ont secoué l’Irlande dans les années 80-90. Renaud nous parle dans la chanson d’un oranger. Cet oranger, c’est une allégorie et un symbole de la liberté, au-delà de toutes les croyances et de toutes les dissensions qui peuvent exister. A méditer…

PAROLES:

1. J’ai voulu planter un oranger

Là où la chanson n’en verra jamais

Là où les arbres n’ont jamais donné

Que des grenades dégoupillées

2. Jusqu’à Derry ma bien-aimée

Sur mon bateau j’ai navigué

J’ai dit aux hommes qui se battaient

« Je viens planter un oranger »

3. Buvons un verre, allons pêcher

Pas une guerre ne pourra durer

Lorsque la bière et l’amitié

Et la musique nous feront chanter

4. Tuez vos dieux à tout jamais

Sous aucune croix l’amour ne se plaît

Ce sont les hommes, pas les curés

Qui font pousser les orangers

5. Je voulais planter un oranger

Là où la chanson n’en verra jamais

Il a fleuri et il a donné

Les fruits sucrés de la liberté…

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      Clip de La ballade nord-irlandaise version Renaud…

    BONUX: En 2010, sur l’EP Levons nos verres enregistré tout spécialement pour les 40 ans du FIL, les amis acadiens de La Virée ont réalisé une magnifique reprise de La ballade nord-irlandaise, émouvante à souhait, et qui se clôt sur un bouleversant solo de violon final… Alors, comme je kiffe cette reprise et que je kiffe La Virée (et son violoniste… LOL! ;) ), je vous la mets en plus de l’originale… ;)

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    * NB: C’est le même thème The water is wide qui a donné lieu, dans sa déclinaison bretonne, à une certaine chanson Divent an dour… Je dis ça je dis rien… ;)

BEFORE IRELAND CAN GO FREE (texte: Sean O’Casey/ traduction: Tri Yann, 1972)

    Dramaturge et poète irlandais majeur, nationaliste engagé, Sean O’Casey évoque abondamment dans son oeuvre des moments-clés de l’histoire de l’Irlande (l’insurrection de 1916, la guerre d’indépendance, la guerre civile…). En 1972, sur leur tout premier disque Tri Yann an Naoned, les Tri Yann traduisent et enregistrent l’un de ses poèmes sur la révolution irlandaise, sous le titre Before Ireland can go free/ Avant que l’Irlande ne soit libre. Le titre est récité par Jean-Louis Jossic, sur la mélodie traditionnelle Lonely Banna Strand

    Au début de la bataille, plus d’un homme, d’une femme, d’un enfant, avaient quitté travail, mari et jeux

Un enfant, foudroyé sur le pas de la porte

    Un vieillard les bras en croix sur la chaussée

    Un jeune homme près d’un réverbère, qu’il a agrippé quand la balle l’a touché

    Il a glissé, toujours cramponné, et il est mort

    Son visage curieusement blanc regardant le ciel comme s’il demandait pourquoi,

    Son bras raidi enlaçant toujours le réverbère

    Une jeune femme en vêtements d’été

    Peut-être rentrant en hâte à la maison en entendant la fusillade

    Mais pas assez vite!

    Sur son corsage blanc brillant, une tache pourpre de mort s’étendant en plein milieu du dos

    Vous n’aviez signé aucune proclamation? Forcé aucune porte? Pressé aucune gâchette?

    Oh je sais cela! Mais tout de même, l’Irlande avait besoin de vous tout de même, et d’autres mourront encore

    Avant que l’Irlande ne soit libre…

 

ZOMBIE (The Cranberries)

Paroles et musique: Dolores O’Riordan, 1994

    The Cranberries est un groupe de rock irlandais originaire de Limerick, très populaire dans les années 90. La chanson contestataire Zombie, composée en 1994 par Dolores O’Riordan, est probablement leur plus gros tube. Le single s’est écoulé à plus de 2 millions d’exemplaires et s’est classé au sommet des charts dans plusieurs pays. Zombie se réfère directement au conflit nord-irlandais et à l’Insurrection de Pâques 1916. Il a été écrit en mémoire de deux jeunes gens tués par l’IRA provisoire lors d’attentats en mars 1993. La chanson a été récompensée en 1995 par le MTV Music Awards. En voici le clip… La chanteuse Dolores O’Riordan y apparaît couverte de peinture dorée et entourée d’enfants, pour évoquer le martyre de Saint Sébastien:

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      Clip de Zombie

LE PEUPLE IRLANDAIS (Paroles et musique: Yannig ar Bleiz)

    Magnifique chanson de marins composée par Yannig ar Bleiz, du groupe La Flibuste, en hommage à l’Irlande…

PAROLES:

1. Poussées par les grands vents qui balaient l’océan

Sont venues les tribus du levant

Lorsqu’ils ont débarqué sur cette île oubliée

Leur histoire venait de commencer

2. Poursuivant le soleil, ils ont enfin trouvé

« Tir na nog », leur terre sacrée

Ils ont bâti des temples pour mieux remercier

Les dieux qui les avaient guidés

REFRAIN:

Pour la longue patience, les larmes et le silence,

De Belfast à Dublin, et de Cork à Galway,

Je salue le peuple irlandais*

3. Et les siècles ont passé entre lumière et ombre,

Car là-bas on vit entre deux mondes

Dans les pubs enfumés, on préfère chanter

Les vieux rêves à la réalité

Pour la longue patience, les larmes et le silence,

De Belfast à Dublin, et de Cork à Galway,

Je salue le peuple irlandais

4. Encore combien de pluie avant qu’il fasse bleu

Sous la tourbe, couve encore le feu

Car chacun se souvient des croix sur le chemin

Fait de pierres serrées comme des poings.

5. La raison du plus fort est toujours la meilleure

L’histoire est écrite par les vainqueurs

Une cause à justifier mais qui pourra juger

La mémoire d’un peuple oublié?

Pour la longue patience, les larmes et le silence,

De Belfast à Dublin, et de Cork à Galway,

Je salue le peuple irlandais…

    * C’est cette phrase du refrain qui m’a inspiré le titre de l’article…

      Les chansons à caractère historique…

MY LAGAN LOVE (XVIIIème siècle)

    Voilà une chanson à forte valeur historique et symbolique… My Lagan Love, chanson traditionnelle collectée en 1903, date du XVIIIème siècle, époque de forte domination britannique en Irlande. A première vue, il s’agit d’une chanson d’amour, mais c’est bien plus que cela… Elle marque en réalité un engagement politique fort. En effet, elle a été composée à une époque où il était interdit d’écrire sur l’Irlande. Dans cette chanson, la figure de la femme qu’on aime et qu’on désire est donc une métaphore de l’Irlande! Cette chanson exprime la terre aimée, l’Irlande, qu’on n’a pas le droit de célébrer… My Lagan Love a été interprétée par Sinead O’Connor (album Sean nos nua), The Corrs, Celtic Woman ou encore Kate Bush. C’est la version des Corrs (enregistrée en 2005 sur Home, l’album traditionnel du groupe) que je vous propose d’écouter…

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ARTHUR MCBRIDE (XIXème siècle)

    Arthur McBride est une chanson traditionnelle datant du XIXème siècle. Elle a été écrite dans la ville de Donegal. Cette chanson dénonce la campagne de recrutement menée par l’armée anglaise en Irlande dans le but d’envoyer en première ligne des soldat irlandais plutôt que des soldats anglais. Voici la version du groupe Planxty:

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THE WIND THAT SHAKES THE BARLEY (Robert Dwyer Joyce)

    The Wind that Shakes the Barley est une ballade écrite au XIXème siècle par le poète Robert Dwyer Joyce. Elle raconte la tragique histoire d’un jeune rebelle de Wexford, qui sacrifie son amour pour s’enrôler dans la Rébellion de 1798. Voici la version de la canadienne Loreena McKennitt…

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    NB: The Wind That Shakes the Barley, qui signifie littéralement Le vent qui secoue l’orge, a inspiré le titre du film de Ken Loach Le vent se lève, sorti en 2006 et récompensé par la Palme d’or au Festival de Cannes la même année…

      Nostalgie…

LA MAISON D’IRLANDE (Paroles et musique: Gilles Servat)

    Gilles Servat, poète de la Bretagne militante, chantre notoire de l’interceltisme, mais aussi irlandais de coeur, se remémore, avec sa superbe chanson La maison d’Irlande, les jours heureux passés dans sa maison du Connemara…

PAROLES:

Dressée parmi les pierres, c’était une chouette maison

Vers les routes du ciel où l’Irlande est si belle

Où les murets le soir ourlent de noire dentelle

Des parcelles de tourbières et de joncs

Faut passer par un chemin à péter un essieu

Où l’on peut voir les nuages courir dans les flaques d’eau

Et tout au bout les îles vous en mettent plein les yeux

Les longs sables d’Omey et les cornes de Cruagh

REFRAIN:

Chérissons les instants qui se meurent aussitôt

Et qu’on ne reverra plus jamais

Chérissons les instants qui se meurent aussitôt

Et qu’on ne retrouvera qu’au cimetière des photos

C’était une chouette maison où j’entendais la nuit

Les camions fous du vent rugir au dessus de mon lit

Et le lendemain je r’gardais la cavalerie charger

Crinières blanches à l’assaut des rochers

Crépitements de la pluie en rafales de tambour

Dans l’odeur de la tourbe j’écrivais tout le jour

Et l’samedi quand j’allais chez Terry faire le plein

Au milieu de tout ce monde je me croyais à Dublin

REFRAIN:

Chérissons les instants qui se meurent aussitôt

Et qu’on ne reverra plus jamais

Chérissons les instants qui se meurent aussitôt

Et qu’on ne retrouvera qu’au cimetière des photos

Et l’matin du départ, le ciel était tout clair

Sur le chemin je voyais Achill, Bofin et Clare

Un jeune soleil tout propre empoudrait les sommets

Et les flots du Streamstown s’enflammaient

J’y suis retourné souvent pour d’autres grands bonheurs

J’ai des amis là-bas, j’leur ai laissé mon coeur

Oui mais la dernière fois, j’étais un peu perdu

Quand mes amis m’ont dit: « La maison est vendue »

REFRAIN:

Chérissons les instants qui se meurent aussitôt

Et qu’on ne reverra plus jamais

Chérissons les instants qui se meurent aussitôt

Et qu’on ne retrouvera qu’au cimetière des photos…

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      Gilles Servat interprète La maison d’Irlande lors du spectacle-événement Bretagnes à Bercy en mars 1999…

    … et bonne humeur!

LES FILLES D’IRLANDE (Paroles: Tri Yann, 2001/ Musique: Henry Purcell)

    C’est sur une note de bonne humeur que je clôture cet article-hommage à la verte Erin… En 2001, sur Le Pélégrin, leur magistral album des 30 ans de carrière, nos amis les Tri Yann ont célébré gaillardement les filles et femmes d’Irlande, avec cette composition joyeuse et friponne sur une mélodie virevoltante du compositeur Henry Purcell. Jusqu’en 2007, Les filles d’Irlande figuraient en bonne place sur la set list des concerts, avant de passer à la trappe à partir de la tournée d’Abysses. J’avoue que cette chanson me manque un peu, parce que c’est un titre vraiment taillé sur mesure pour la scène! :)

PAROLES:

Les filles de Galway ont lèvres de miel,

Douces et rouges comme guigne au soleil,

Au soleil, au soleil,

Les filles de Galway ont lèvres de miel (bis)

Les filles de Clonmel faut voir quand elles dansent,

Les anges du ciel frappent la cadence,

Quand elles dansent, quand elles dansent,

Les anges du ciel frappent la cadence (bis).

Les filles de Clare ont le teint si pâle

Que claire est la pluie et clair le cristal,

Teint si pâle, teint si pâle,

Que claire est la pluie et clair le cristal (bis)

Les filles de Cavan sous leurs capes blanches,

On voit leurs dentelles quand elles se déhanchent,

Capes blanches, capes blanches,

On voit leurs dentelles quand elles se déhanchent (bis).

Les filles de Cork ont le diable au corps,

Tu damnerais ton âme pour qu’elles t’aiment encore,

Diable au corps, diable au corps,

Tu damnerais ton âme pour qu’elles t’aiment encore (bis).

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      Tri Yann célèbre avec fougue Les filles d’Irlande sur la scène de l’Espace Marine, au FIL 2003 (extrait du DVD Les Racines du futur)… :)

    Je dédie cet article à ma « soeur jumelle du Web » et fidèle lectrice Lucile, et je la remercie pour ses précieux conseils, en particulier sur les morceaux à caractère historique… :) ;)



FIL 2013: l’heure des comptes

    Le FIL 2013, Année des Asturies, s’est clôt dimanche dernier (11 août) sur un bilan positif. Cette édition 2013, pour laquelle l’organisation avait effectué quelques coups de ciseaux  stratégiques au niveau de la programmation, allait s’avérer cruciale pour le FIL après deux années déficitaires: le pari est gagné!

    Quelques chiffres: 700 000 visiteurs, contre 650 000 en 2012, une augmentation de près de 34 % des réservations pour les concerts de l’Espace Marine (qui accueillait quelques très grosses têtes d’affiche comme I Muvrini, Nolwenn Leroy, Sinead O’Connor, Imelda May ou Capercaillie); l’Espace Marine étant la plus grande salle du FIL, ce chiffre est tout à fait significatif. Les concert des têtes d’affiche ont attiré les foules: en tête, sans surprise, Nolwenn Leroy, avec 3900 spectateurs (qu’on soit d’accord ou pas sur la légitimité de sa présence au FIL, on ne peut pas nier qu’elle a contribué à remplir le tiroir-caisse du Festival…), puis I Muvrini, avec 2300 spectateurs (sur 2500 places disponibles), Sinead O’Connor (3100), Imelda May (2300).

    Certes, les ventes d’entrées payantes ont enregistré une nouvelle baisse (83 000 billets édités, contre 95 000 en 2012), mais la vente de plus de 37 000 badges FIL à 3 euros, qui permettaient d’accéder à plusieurs espaces et animations différents, a rapporté plus de 111 000 euros au Festival et a permis d’équilibrer les comptes.

    Le directeur Lisardo Lombardia a annoncé que ce cru 2013 était l’une des meilleures éditions de ces dernières années (ce en quoi je suis tout à fait d’accord!), et que le succès de cette édition « new look » à la programmation resserrée allait servir de feuille de route pour les prochaines années. Sage décision!

    A titre personnel, j’ai retrouvé cette année le FIL comme je l’aime. J’ai adoré cette édition 2013, qui était nettement meilleure que celle de 2012 (dont le programme m’avait désappointée), et presque aussi bonne que celle de 2011 (pour moi la meilleure année). Le FIL semble avoir pris un nouveau souffle, être entré dans une nouvelle ère… On a retrouvé cette année une réelle qualité artistique, qui s’était quelque peu étiolée l’an dernier, avec l’invitation d’artistes et têtes d’affiches un peu trop confidentielles (la fréquentation de l’Espace Marine en avait sérieusement accusé le coup). La Grande Parade et son nouveau parcours, qui avait laissé de nombreux festivaliers dubitatifs, a connu une fréquentation sensiblement égale à celle des années précédentes. Les Nuits Magiques, raccourcies et remaniées, ont convaincu le public.

    Seul bémol pour moi dans cette édition 2013: les Asturiens, pourtant invités d’honneur, n’ont pas brillé par leur omniprésence, ni par leur exubérance, ni par leur Pavillon… au point que les Acadiens chéris de Lorient (à l’honneur l’an dernier), et leur pavillon aussi fédérateur que tapageur, leur ont volé la vedette. Le Pavillon de l’Acadie, attraction comme toujours incontournable du Quai des Pays Celtes, n’a jamais désempli en 10 jours. Ce qui ne me surprend pas. Depuis 2004 et l’irruption des Acadiens au FIL, il y a une forte et véritable histoire d’amour entre Lorient et l’Acadie. Il faut dire aussi que les Acadiens s’investissent comme aucune autre délégation étrangère pour leur venue au FIL: ils se décarcassent comme personne et se mettent en quatre, font venir leurs meilleurs artistes et groupes pour les concerts, et profitent de l’opportunité pour donner le maximum de visibilité à leur coin de pays et à sa culture, à coups de sites Internet dédiés à l’Acadie à Lorient, de pages Facebook et de retransmissions live en direct du Pavillon… Leur succès jamais démenti n’est donc que justice! On a le public qu’on mérite!

    Mon top 3 de ce FIL 2013? Le magnifique concert d’I Muvrini le 3 août à l’Espace Marine, la soirée lyrico-celtique avec Arz Nevez au Palais des Congrès le mercredi 7, et tous les joyeux moments de musiques, de délires et de partages au Pavillon acadien, où j’ai pu applaudir à plusieurs reprises mes chouchous, La Virée et Suroît, et où j’ai eu un nouveau coup de coeur (le groupe Prenez Garde!)!

    Et ce soir, c’est soirée spéciale FIL sur France 3, pour la quatrième année consécutive: à 20 h 45, retransmission de la Nuit Magique présentée par Tania Young et Christophe Guyomard, et en deuxième partie de soirée, diffusion du concert « Celebration » de Dan ar Braz, enregistré le 11 août 2012 au Slipway. Le guitariste quimpérois y est épaulé d’invités comme Clarisse Lavanant, Morwenn Le Normand, Alan Stivell, Dominique Dupuis et le Bagad Kemper.

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    Un grand merci à tous, artistes et organisateurs, pour cette très belle édition 2013! Rendez-vous du 1er au 10 août 2014 avec l’Irlande… ;)

    A suivre, un certain nombre d’articles sur mes aventures festivalières!

    Celtic Chroniques, festivalière comblée!



FIL 2013: du bon dans les oreilles

     Après le programme détaillé, et avant une petite « rétrospective », voici ma playlist du FIL 2013. Bonne écoute! ;)

   

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      Les Gabiers d’Artimon, chorale de chansons de marins lorientaise très régulièrement invitée au FIL, jouera cette année, comme l’an passé, à la Cotriade d’ouverture le 2 août. Ci-dessus, reprise de La ballade nord-irlandaise de Renaud…

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    I Muvrini (en corse Les Petits mouflons), LE groube emblématique de l’île de Beauté, fondé à la fin des années 1970 par les frères Alain et Jean-François Bernardini, a été le premier groupe de France à faire de la world music au sens propre du terme. Leur style musical, basé sur des polyphonies corses, mais les oreilles grandes ouvertes aux sonorités et influences du monde (et mâtiné de musique celtique), leur a valu plusieurs disques d’or, deux Victoires de la Musique et une renommée internationale. Les Muvrini seront de retour cette année au FIL (où ils ont déjà joué à plusieurs reprises), le 3 août, et investiront la scène de l’Espace Marine, pour un concert qui sera, forcément, bien corsé ;)  (et auquel j’assisterai très certainement, car, même si je connais assez peu leur répertoire, je les aime bien! ;) )! Ci-dessus, le titre A voce Rivolta.

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      Le Bagad Men Ha Tan et le cercle Giz’Kalon de Quimperlé seront le dimanche 4 août au Grand Théâtre, à l’affiche de la création « Pêcheurs d’images » basée sur les photographies maritimes de Philip Plisson. Voici un petit extrait de l’un de leurs précédents spectacles: la création Transe en danses, avec le sénégalais Doudou N’Diaye Rose Junior…

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      D’accord, d’accord! J’ai grincé des dents en voyant son nom dans la programmation, mais ne pas la mettre dans cette playlist aurait été de mauvaise foi de ma part… Nolwenn Leroy (que je n’ai plus besoin de présenter…) sera en concert le dimanche 4 août à l’Espace Marine, dans le cadre de sa tournée Ô Tour de l’eau, suite logique de son album Ô filles de l’eau, écoulé à plus de 200 000 exemplaires. Bon… je sais déjà où je ne serai pas le 4 août au soir (à son concert :P ), mais je dois admettre que ça ne me dérange pas trop de la voir au FIL cette année, dans le sens où, entre temps, depuis 2011 et la tournée de Bretonne, elle a sorti enfin quelque chose d’original. Mais par contre, si elle avait dû être invitée au FIL en 2011 (pour lequel des rumeurs aussi persistantes que fausses, qu’elle a longuement appuyées par des petites phrases bien placées et des oeillades d’un article de presse à l’autre, la disaient invitée à coup sûr), au détriment de Tri Yann, alors qu’elle cartonnait avec des REPRISES, sûr que j’aurais crié au scandale! En plus de l’impératif de devoir remplir son tiroir-caisse cette année, je pense que le FIL l’attendait aussi au tournant, attendait qu’elle fasse ses preuves avec un album original. Et comme ça a marché, ils ont sans doute été plus enclins à l’inviter… Quoi qu’il en soit, au final, ce sera le public du FIL qui sera le seul juge… Ci-dessus, présentation d’Ô filles de l’eau aux 5 dernières minutes du 13 h de France 2, et petit extrait en live de Juste pour me souvenir

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      Le dernier passage d’Hevia (le Carlos Nùnez asturien) au FIL remonte à seulement deux ans, puisqu’il était venu en 2011 présenter sa création Remis: un gaïtero universal, à l’occasion de l’Année des Diasporas Celtiques. Mais puisque cette édition 2013 déroule le tapis rouge aux Asturies, il se devait d’être là, il ne pouvait pas en être autrement ;) . Sans surprise, Hevia sera l’artiste central de la Grande Nuit des Asturies le 5 août, où il sera entouré par Llariegu et Tuenda… Ci-dessus, le titre Gaviotes, extrait de l’album Tierra de Nadie

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      Yann-Fanch Kemener, chanteur costarmoricain de kan ha diskan, qui a régulièrement collaboré avec des musiciens comme Aldo Ripoche, Erik Marchand ou Didier Squiban, sera présent au Grand Théâtre pour la création Gouanv Bepred. Voici le traditionnel Ar Serjant Major.

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      Clannad, groupe irlandais mythique fondé il y a plus de 40 ans, emmené par la chanteuse Moya Brennan (et au sein duquel sa soeur, Eithne Brennan, fera ses premières armes, avant de se lancer dans une carrière solo sous le nom d’Enya…), se produira à l’Espace Marine le mardi soir, pour le concert Légendes de la musique celtique, avec en 1ère partie le piper Ronan Le Bars… Voici le titre Theme frome Harry’s Game

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    Arz Nevez, formation de cordes du pays de Lorient au line-up variable selon le spectacle, dirigée par Yves Ribis, sera en concert au Palais des Congrès le mercredi, avec la transposition scène de leur dernier très bel album Canntaireachd. Comme pour le superbe et onirique Kerham (autre création cordes d’Yves Ribis) l’an dernier en première partie de Jordi Savall, les arrangements sont de Christophe Peloil ( ;) le violon de Tri Yann depuis des années… :) ), qui y joue également de l’alto. Formation actuelle d’Arz Nevez: Yves Ribis (direction musicale, guitare), Christophe Peloil (violon, alto), Grégoire Hennebelle (violon), Eric Nedelec (violoncelle, guitare), Morwenn Le Normand (chant), Yvon Molard (percussions). J’y serai, à ce concert!!! :) Ci-dessus, petit teaser de présentation du spectacle, avec des extraits de la « première » à Quéven, salle Les Arcs, en février dernier…

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      Capercaillie, groupe majeur de la scène folk celtique écossaise emmené par l’excellente chanteuse gaélique Karen Matheson (il paraît que son compatriote Sean Connery dirait d’elle qu’elle a « une voix bénie des Dieux »…), régulièrement invité au FIL (ces dernières années, ils sont venus en 2007 et 2010), va y fêter cette année ses 30 ans à l’occasion d’un concert anniversaire avec des invités. Titre The Tree

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      Le groupe asturien Llan de Cubel, qui a plus de 25 ans d’existence et est lui aussi souvent invité au FIL, est programmé en première partie de Capercaillie…

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      Imelda May est une chanteuse irlandaise au look décalé et à l’univers musical atypique, oscillant entre le blues, la country et le rockabilly. Ses albums se sont hissés au sommet des charts en Irlande (jusqu’à détrôner Bono…). Elle a reçu en 2009 le Meteor Music Award de l’artiste féminine de l’année. Ci-dessus, le clip de son duo avec Thomas Dutronc Clint (Silence on tourne)...

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      Titi Robin est un musicien et compositeur au style musical très particulier, à la croisée d’un peu toutes les musiques de Méditerrannée (gitane, orientale, berbère, européenne, indienne…). Au cours de sa fructueuse carrière, il a aussi formé un trio avec Yann-Fanch Kemener et Erik Marchand. Il sera au Grand Théâtre le samedi 10 août, pour présenter le spectacle issu de son dernier concept, Les rives

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    Elle sera en tête d’affiche pour le dernier gros concert de l’Espace Marine, le samedi 10 août… Sinéad O’Connor, la rockeuse irlandaise rebelle et engagée, est connue autant pour sa musique et sa grande voix que pour ses coups d’éclat (notamment, des scandales qui l’avaient opposée à l’Eglise catholique). Son dernier passage au FIL remontait à six ans, en 2007, pour la tournée de l’album Theology. Elle est de retour pour cette édition 2013, avec un nouvel album, How About I Be Me (And You Be You)? . Ci-dessus, son plus gros tube: la reprise de Nothing Compares 2 U de Prince…



FIL 2013, du 2 au 11 août 2013, Année des Asturies: la programmation dévoilée!

    Degemer mat, celticlecteurs et Celtes de coeur! ;)

    La programmation de la 43ème édition du Festival Interceltique de Lorient, du 2 au 11 août prochains, a été officiellement dévoilée jeudi soir! :) Après avoir vogué l’an passé vers les rivages du Canada Atlantique, avec les « cousins » d’Acadie, nous allons mettre cette année le cap vers les hautes terres de la Celtie du Sud, avec le pays invité d’honneur: les Asturies!

    A l’affiche entre autres cette année à Lorient: I Muvrini, Nolwenn Leroy (eurgghhhuuummmglurpsglurps! …), Hevia, Clannad, Capercaillie, la soirée Dans Noz Vraz pour fêter l’inscription du fest-noz au patrimoine de l’UNESCO, Imelda May et Sinead O’Connor (à l’Espace Marine), Arz Nevez (au Palais des Congrès), Yann-Fanch Kemener ou encore Titi Robin (au Grand Théâtre)…

    Une programmation intéressante, donc, pour cette édition 2013, pour laquelle des mesures ont été prises afin de pallier au déficit budgétaire du FIL, qui s’est creusé ces deux dernières années. Mais, comme l’a annoncé l’équipe dirigeante, et nous avons pu être rassurés là-dessus à la lecture du programme, ce serrage de ceinture sera sans conséquences sur la qualité et l’exigeance de la programmation (même s’il apparaît évident, de mon point de vue du moins, que l’une des têtes d’affiche, très « bankable » depuis deux ans, a été invitée davantage pour remplir le tiroir-caisse du FIL que par véritable intérêt artistique… Du moins, c’est ce que je pense, mais je ne peux les en blâmer, après deux éditions marquées par le déficit). J’ai déjà quelques idées et envies de spectacles en tête (genre I Muvrini, Clannad ou Arz Nevez…) et, même s’il n’égale pas l’édition monumentale de 2011 (Tri Yann <3 , Hugues Aufray, Cécile Corbel, les Chieftains…), ce programme 2013 m’a bien plus interpellée à la première lecture que celui de 2012… Je crois que ce sera un bon cru.

    Je reviendrai plus en détails dans d’autres articles sur les mesures concrètes adoptées par le FIL pour réduire le déficit ainsi que sur le programme détaillé, puis je concocterai, comme tous les ans, une playlist de circonstance. Je prévois aussi un autre article interceltique, mais plus rétrospectif… ;)

    A suivre, amis de la Celtie! ;) Je vous laisse avec le teaser du FIL 2013:

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Nous étions cousins éloignés, nous voici redevenus frères…: ode aux hymnes interceltiques

    J’écris beaucoup en fonction de mes humeurs et de mes coups de coeur. Et aujourd’hui, j’ai envie de rendre hommage aux hymnes interceltiques, au travers de quelques morceaux d’origines diverses (bretonnes, galloises, irlando-écossaises…) qui, par leur force symbolique, leurs paroles, ou encore leur caractère récurrent dans plusieurs pays celtiques, exaltent profondément les valeurs de l’interceltisme, FIL ou pas FIL… En voici donc quelques exemples particulièrement édifiants, des morceaux que j’aime et qui me touchent:

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    Tri Yann, Divent an dour. Extrait du concert au FIL 2003 (DVD Les racines du futur).

    Citation de Jean-Louis Jossic au FIL 2011: « Voilà une chanson mes amis que si elle pouvait servir d’hymne à tous les pays celtiques, ce serait très possible, tellement elle a été traduite dans toutes nos langues, même dans des langues qui n’existent pas encore sur notre planète. Divent an dour, en breton La mer est sans fin« …

    Quelques explications: c’est en 2003, sur l’album Marines, que les Tri Yann, avec la contribution parolière de Gilles Servat, ont réalisé cette magnifique adaptation en breton (ce qui n’avait encore jamais été fait…) du thème traditionnel The Water is wide, d’origines incertaines (irlandaises, écossaises, cornouaillaises, anglaises…???) qui se retrouve dans tous les pays celtiques. De nombreux musiciens et chanteurs ont repris The Water is wide: Joan Baez, Bob Dylan, Brenda Wooton, Graeme Allwright, Eva Cassidy, ou encore Renaud (La ballade nord-irlandaise)… En concert, Divent an dour, romantique et planante, est splendide. Mais quand, en plus, dans certaines grandes occasions, un bagad vient compléter le tableau… C’est le bonheur! :) (et ce ne sont pas mes fidèles lectrices qui me contrediront ;) ) Lalalala Lalalala…

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    On continue avec Tri Yann, avec Glen  glas. Ce titre, morceau final de Rummadoù (l’album des 40 ans paru en 2011), est censé raconter comment le dernier descendant des Le Bihan (la famille fictive de Rummadoù) retrouve la trace de ses ancêtres écossais lors d’un congrès interceltique à Cardiff. Hymne interceltique, Glen glas l’est grâce à sa polyglossie: en effet, les couplets sont (dans l’ordre) en breton, en gallois, en cornique et en gaélique, tandis que le fil conducteur (le refrain) est en anglais. Le « Glen glas » en question est une sorte de paradis allégorique… :) . Il serait trop compliqué de retranscrire les différents couplets, alors je vous mets au moins le refrain et sa traduction, qui sont assez symboliques:

Glen glas is on my dreams

This is where I’d like to be

Golden fields and silver streams

This is this what I’d like to see

TRADUCTION: Glen glas est dans mes rêves,

C’est là où je voudrais être,

Les champs d’or et les courants d’argent

C’est ce que je voudrais voir…

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    Le Bro gozh ma Zadoù (Vieux pays de mes pères), l’hymne breton, n’est pas à proprement parler un hymne interceltique, mais plutôt un hymne bi-celtique, puisqu’il a son équivalent au Pays de Galles. L’hymne gallois, similaire, est Hen Wlad Fy Nhadau

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    Gilles Servat, Toujours la mer nous unira

    En 2011, Gilles Servat, dont le profond attachement à l’interceltisme n’est plus à démontrer, clôt son album Ailes et îles par Toujours la mer nous unira, un en-dro jubilatoire où, avec la complicité des Tri Yann dans les choeurs, il chante un interceltisme triomphant et bien réel, ainsi que la ville qui en est le berceau: Lorient… :) D’ailleurs, lorsqu’il l’a chantée en avant-première au FIL 2010, le public a lancé un en-dro géant, et Gilles en personne est descendu prendre son bain de foule pour partager quelques pas de danse… :)

    Cette chanson est tellement symbolique que je me dois de vous en retaper les paroles pour clore cet article:

TOUJOURS LA MER NOUS UNIRA (Gilles Servat)

Aux retrouvailles nous avons bu

Maintenant reposons nos verres (bis)

REFRAIN: Prenez mes mains et tournons nos bras

Si les empires nous séparèrent

Prenez mes mains et tournons nos bras

Toujours la mer nous unira

Dansons et reprenez mon chant

A l’unisson de nos voix claires (bis)

Refrain

Toute notre ancienne parenté

Se fanait derrière des frontières (bis)

Refrain

Si bataille il y eut entre nous

C’est dans des armées étrangères (bis)

Refrain

Voici dans la brise de Lorient

Rassemblées nos belles bannières (bis)

Refrain

Nous étions cousins éloignés

Nous voici redevenus frères (bis)

Refrain

    Voilà! :)

    Le mot de la fin? Prenez mes mains et tournons nos bras, toujours le FIL nous unira!!!



Les musiques celtiques et le cinéma

    Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais les musiques celtiques s’accordent bien avec le 7ème Art. Elles peuvent rehausser fort joliment un film… En tout cas,  des réalisateurs ne s’y sont pas trompés, en en agrémentant les bandes-sons de certains de leurs films. En voici une petite sélection, dont certains exemples sont très connus (Oscars, etc…).

    La musique celtique au pays du Soleil Levant…

    Depuis quelques années, la musique celtique fait le bonheur du cinéma d’animation japonais, tout particulièrement des célèbres studios Ghibli. Des réalisateurs de renom, dont Goro Miyazaki, ont fait appel à plusieurs reprises à Carlos Nùnez, excusez du peu, pour les bandes-son de leurs films. Le beau galicien a ainsi composé des musiques pour des films comme Les contes de Terremer, Le voyage de Chihiro, Princesse Mononoké

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    Un extrait de la BO des Contes de Terremer pendant le concert de Carlos au FIL 2009 (j’y étais…)

      Plus récemment, c’est Cécile Corbel, la fée chanteuse-harpiste finistérienne, qui a été sollicitée par les studios Ghibli, pour l’intégralité de la bande-son du film Arrietty le petit monde des chapardeurs. Arrietty a été un gros succès au box-office, et Cécile a été récompensée par un disque d’or et l’équivalent japonais d’une Victoire de la musique. C’est dire… :)

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    Karigurashi no Arrietty (La chanson d’Arrietty) en japonais

    … Et ailleurs…

     Pour en revenir à Carlos Nùnez, il a consacré un album entier aux musiques de film: Cinema do mar, en 2005. Sur cet album, on retrouve entre autres la musique poignante qu’il a composée pour le film d’Alejandro Amenabar Mar Adentro… Une musique bouleversante, qui sied parfaitement au thème du film. En effet, Mar Adentro aborde, au travers de l’histoire vraie de Ramon Sampedro, le sujet ultradélicat de l’euthanasie…

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    Mar Adentro joué à Vigo, à l’occasion du concert des 20 ans de carrière de Carlos immortalisé sur un DVD live…

    … Les musiques de films de James Horner…

    James Horner, compositeur américain majeur pour le cinéma, a parsemé d’une pincée de celte les bandes-sons de plusieurs films auxquels il a apporté sa contribution. Vous verrez, vous en connaissez au moins deux, forcément! ;)

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    Star Trek II La colère de Kahn de Nicholas Meyer en 1982 est l’un de ceux qui ont imposé James Horner comme compositeur de musiques de films de premier plan. Les influences celtiques de la bande-son se retrouvent à la toute fin du film: Spock, le vulcain à grandes oreilles et à la logique infaillible adulé par les Trekkies, s’est sacrifié pour sauver l’Enterprise lors du combat contre Kahn et a été mortellement irradié. Kirk, McCoy et Scotty, impuissants, assistent à sa mort (au cours d’une scène poignante). Lors des funérailles de son ami, le capitaine Kirk prononce un touchant éloge funèbre, puis Scotty, l’ingénieur (écossais et fier de l’être), joue Amazing Grace à la cornemuse. *

    * J’ai déjà parlé par ailleurs de ceci, dans mon article Choc celtique.

    Braveheart, de et avec Mel Gibson, en 1995, relate l’histoire tumultueuse de William Wallace et de sa lutte pour la liberté de l’Ecosse… Bien que décrié pour sa violence et ses incohérences historiques, le film a été un très gros succès. James Horner, qui en signe la bande originale, a une nouvelle fois inclus un peu de musique celtique…

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    Et… Le plus connus des exemples « horneriens »… Titanic de James Cameron (1997)!

    Allez, avouez! Qui n’a jamais vu le film aux 11 Oscars avec Kate Winslet et Leonardo DiCaprio, l’un des succès cinématographiques les plus colossaux (tout comme la reconstitution du paquebot…) de tous les temps? Qui ne connaît pas l’éphémère mais intense histoire d’amour entre la richissime Rose, et Jack, le modeste peintre embarqué en 3ème classe sur le Titanic? Qui n’a pas tremblé en voyant les deux héros courir dans les coursives inondées du bateau, alors que le Titanic coule à la verticale? Qui ne s’est jamais, en prenant le bateau, posté à la proue pour faire la girouette, ou crier Je suis le maître du monde! ? Et surtout qui n’a pas versé sa larmichette de rigueur en voyant nos héros cramponnés à un radeau de fortune, le trop mignon Jack mourir d’hypothermie dans les eaux glacées de l’Arctique et Rose sanglotant devant le corps sans vie de son amant? Snif snif snif… Que celui qui n’a pas fait ou ressenti tout ce que je viens de citer se dénonce! ;) Sans être fan du film, je lui reconnais son caractère incontournable.

    Bref, notre sujet n’est pas là. James Horner, encore lui, signe la BO de ce film monumental (ce sera d’ailleurs l’album de musique de film le plus vendu au monde!). On en a retenu, certes, My Heart will go chanté par Céline Dion, mais aussi la musique irlandaise qui émaille le film. On entend régulièrement du uileann pipe, mais surtout, la musique irlandaise est mise à l’honneur dans une scène culte du film. Vous ne devinez pas? La fameuse party irlandaise sur le pont des 3ème classe! Invitée par Jack Dawson à cette fête, Rose s’y rend à l’insu de sa famille, et Jack l’initie aux danses irlandaises (par contre, il est totalement faux de penser, comme on a voulu nous le faire croire pendant un temps, que c’est grâce à Titanic que les claquettes irlandaises ont été remises au goût du jour! La danse irlandaise n’a pas attendu DiCaprio pour perdurer).

    Cette party est jouée par Gaelic Storm, groupe californien de musique irlandaise. Les membres du groupe sont eux-mêmes figurants dans la scène, dans les rôles, justement, des musiciens de l’orchestre irlandais. Le film a révélé Gaelic Storm, et ils ont connu par la suite un succès mondial (hors du contexte de Titanic, j’ai vu des images d’archives de leur passage au FIL en 2000, et c’est que c’est vachement bien, en plus! :) ).

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    Enfin, outre Gaelic Storm dans la bande-son, il me semble que la douce voix qui fredonne le générique de début et de fin, c’est celle d’Enya…

    Autres:

    En 1992, Michael Mann réalise une excellente adaptation cinématographique du roman de James Fenimore Cooper, Le dernier des Mohicans. La bande originale du film, composée pour l’essentiel de musique irlandaise, est signée Trevor Jones. Les musiques « additionnelles » sont de Ciaran Brennan et Dougie MacLean…

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    Avec: Daniel Day-Lewis dans le rôle d’Oeil de Faucon, et Madeleine Stowe dans le rôle de Cora

    L’un des premiers grands films de Stanley Kubrick s’inscrit aussi dans ce classement: Barry Lyndon, film historique réalisé en 1975… Bien loin de l’horreur gore de Shinning, de l’ultraviolence d’Orange mécanique, ou du subversif Eyes Wide Shut, Barry Lyndon est un peu à part dans la filmographie de Kubrick. Inspiré du roman picaresque de William Thackeray Makepeace, il relate l’ascension sociale quelque peu sanglante d’un jeune parvenu irlandais, Redmond Barry. La musique du film est composée et jouée par Sean O’Riada et The Chieftains (c’est de Barry Lyndon que provient entre autres la sublime Mna Na H-Eireann, eh oui!).

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    Avec Ryan O’Neal dans le rôle-titre, et Marisa Berenson dans le rôle de lady Lyndon.

    Et enfin… La chute du faucon noir , film de Ridley Scott sur la guerre civile en Somalie. La bande-son dans son ensemble est d’Hans Zimmer, mais on a également fait appel à plusieurs artistes pour les musiques additionnelles, dont le breton Denez Prigent… Le « petit prince de la gwerz » y chante le magnifique morceau Gortoz a Ran en duo avec l’australienne Lisa Gerrard (Dead Can Dance)…

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    Voilà pour ce clin d’oeil celtico-cinématographique. Clap de fin! ;)

       

   



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