Tu vois je pense aux Acadiens… # chapitre 2

    N’essayez pas de le nier, je vous vois venir avec vos gros sabots: vous vous dites « Encore l’Acadie??? Elle nous fais ch***r avec l’Acadie! Depuis quelques mois elle nous la conjugue à toutes les sauces! ». Ce dernier point n’est pas faux, je l’admets volontiers. Mais sache, cher ami lecteur, que j’assume totalement le fait d’être devenue un peu québécophile-acadianophile depuis le FIL 2013, et de m’être prise de passion pour la musique et l’histoire de la province. Et tu veux même que je te dise? J’en suis fière! :P Na! ;)

    Plus sérieusement, suite à mon article-hommage acadien du 4 octobre dernier (c’est ici: http://celticchroniques.unblog.fr/2013/10/04/hommage-tu-vois-je-pense-aux-acadiens/ ), que j’ai écrit avec beaucoup de plaisir, d’émotion et de respect, j’ai un peu réfléchi à la question et je me suis rendu compte qu’il y avait largement matière à écrire une suite! Cette suite, la voici… Dans le premier article, je me suis surtout concentrée sur les titres emblématiques et symboliques de l’Acadie et de l’histoire de la déportation (Evangéline et Grand-Pré), et sur les liens fraternels qui unissent l’Acadie à la Bretagne (Entre Belle-Île et Nantes et Je pense à toi je pense aux tiens). Là, je vais approfondir un peu le sujet, en mettant plus particulièrement l’accent sur la Louisiane, qui fut, comme on le sait, l’une des principales terres d’accueil des déportés acadiens, et qui comporte encore aujourd’hui une importante communauté de la diaspora acadienne. Attention, ça va chauffer sur le bayou! ;) LOL (Hugues Aufray et sa Jambalaya sur le bayou, sortez de ce corps! MDRRR!).

REVEILLE (Paroles et musique: Zachary Richard, 1976)

    Le chanteur louisianais Zachary Richard est l’un des plus fervents défenseurs de la culture francophone en Amérique du Nord, et milite sans relâche depuis les années 1970 pour la musique cajun et acadienne (ce qui lui vaudra d’être décoré à plusieurs reprises). En 1976, il écrit le titre Réveille. Cette chanson évoque très directement le Grand Dérangement de 1755 et ses « héros », comme Joseph Broussard, alias Beausoleil, qui, dit-on, guida les exilés vers la Louisiane, mais pas seulement… Elle a plusieurs sens… Réveille résonne aussi comme un cri d’alarme, comme un appel adressé aux Acadiens d’hier et d’aujourd’hui pour la sauvegarde de leur langue et de leur héritage francophone. En 1994, Zachary Richard interprète Réveille à l’occasion du tout premier Congrès mondial acadien à Shédiac. On peut difficilement imaginer plus fort symbole! :) D’ailleurs, cette prestation est considérée comme l’un des moments les plus marquants de la chanson francophone en Amérique du Nord…

PAROLES:

Réveille, réveille,

C’est les goddams* qui viennent

Brûler la récolte,

Réveille, réveille,

Hommes acadiens,

Pour sauver le village.

Mon grand-grand-grand-père

Est venu de la Bretagne

Le sang de ma famille

Est mouillé l’Acadie.

Et là les maudits viennent

Nous chasser comme des bêtes,

Détruire les familles,

Nous jeter tous au vent.

Réveille, réveille,

C’est les goddams qui viennent,

Brûler la récolte.

Réveille, réveille,

Hommes acadiens,

Pour sauver le village.

J’ai entendu parler

De monter avec Beausoleil

Pour prendre le fusil

Battre les sacrés maudits.

J’ai entendu parler

D’aller dans la Louisiane

Pour trouver de la bonne paix

Là-bas dans la Louisiane.

Réveille, réveille,

C’est les goddams qui viennent,

Brûler la récolte.

Réveille, réveille,

Hommes acadiens,

Pour sauver le village.

J’ai vu mon pauvre père,

Il était fait prisonnier,

Pendant que ma mère, ma chère mère

Elle braillait.

J’ai vu ma belle maison

Etait mise aux flammes,

Et moi je suis resté orphelin,

Orphelin de l’Acadie.

Réveille, réveille,

C’est les goddams qui viennent,

Brûler la récolte.

Réveille, réveille,

Hommes acadiens,

Pour sauver le village.

Réveille, réveille,

C’est les goddams qui viennent

Voler les enfants

Réveille, réveille,

Hommes acadiens,

Pour sauver l’héritage,

Pour sauver l’héritage,

Pour sauver l’héritage…

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    Réveille chanté par le groupe Ode à l’Acadie…

    * NB: « Goddam » était le surnom donné aux envahisseurs anglais.

LES ABOITEAUX (Paroles et musique: Calixte Duguay)

    Un aboiteau est une sorte de digue construite par les Acadiens pour leur permettre de cultiver des terres gagnées sur la mer ou les fleuves. Le principe est non seulement d’empêcher la mer d’envahir les terres à marée haute, mais aussi d’évacuer à marée basse les eaux d’écoulement provenant de la pluie et de la fonte des neiges. Ainsi, les terres  récupérées sont peu à peu débarrassées de leur teneur en sel. C’est pourquoi les Acadiens entouraient leurs terres de digues qui canalisaient l’eau et l’amenaient au conduit d’évacuation qui était muni d’un clapet mobile se fermant automatiquement à marée haute et s’ouvrant à marée basse.

    Ce principe de fonctionnement existait déjà dans d’autres parties du monde, et notamment dans la région du Centre-Ouest de la France, en particulier le Marais poitevin, qui a été travaillé à la fin du XVIème siècle et au XVIIème par des ingénieurs hollandais, appelés par Sully, qui ont asséché une grande partie du « marais humide ». La technique des retenues à clapet était alors connue dans cette région qui est celle d’où viennent principalement les Acadiens, mais l’aboiteau est une évolution particulière de ce système qui a dû prendre en compte les particularités de l’Acadie ou du Québec, à savoir un climat rigoureux et des marées parmi les plus fortes au monde. Personne ne peut dire qui a inventé l’aboiteau. Il s’agit sans doute d’une oeuvre collective qui a été développée et améliorée par les Acadiens sur plusieurs générations au gré des expériences.

    Le gouvernement espagnol, qui a récupéré en 1764 la Louisiane après le traité de Paris mettant fin à la guerre de Sept Ans, a vu s’installer progressivement plusieurs colonies d’Acadiens chassés de Nouvelle-Ecosse par la déportation des Acadiens. Constatant leur aisance à assécher les terres humides, il décide de convaincre en 1785 quelques 1598 d’entre eux, dont environ 200 venant de Belle-Île-en-Mer de s’installer. Ils arrivèrent vite à produire des récoltes louisianaises: le maïs, le coton et le riz.

    Pourquoi des aboiteaux? L’Acadie du XVIIème siècle était presque entièrement recouverte par la forêt. Or, les terres gagnées sur la forêt ont toujours un rendement agricole médiocre. Les Acadiens décidèrent alors de cultiver les rivages en bord de mer et au bord des fleuves côtiers qui étaient quotidiennement soumis au flux et au reflux. Les étendues récupérées n’étaient pas immédiatement productives car la teneur en sel devait d’abord baisser, ce qui demandait plusieurs années. Toutefois, des herbes sauvages poussant très rapidement sur les terres à peine asséchées, ces surfaces servaient presque aussitôt de pâturage en attendant la mise en culture effective. Grâce aux aboiteaux, les Acadiens possédaient des terres dont le rendement est estimé à cinq fois celui d’une terre défrichée sur la forêt. L’Acadie se couvrit alors d’une quantité si importate d’aboiteaux que ceux-ci en sont devenus un des symboles, donnant aux Acadiens le surnom de « défricheurs d’eau ». Ce type de culture possédait néanmoins ses inconvénients car les levées de terre demandaient un entretien quotidien, des dégâts devaient être réparés à chaque tempête ou forte marée, et une révision annuelle était nécessaire à chaque sortie d’hiver.

    Beaucoup d’aboiteaux sont encore en état aujourd’hui, et certains furent même construits et utilisés jusque dans les années 1950, par exemple à Dugas. Il en reste toujours un peu partout en Acadie, ainsi que dans la région de Kamouraska, au Québec. On distingue les aboiteaux marins (Beaubassin, Rivière-aux-Canards…) et les aboiteaux fluviaux (Memramcook, Port-Royal).

    * Comme on m’a appris à citer mes sources, et que je préfère toujours rendre à César ce qui est à César, je dis… merci Wikipédia! http://fr.wikipedia.org/wiki/Aboiteau Et ne me demandez pas d’où vient le nom « aboiteau », je n’en sais rien. Ca doit être sans doute un québécisme.

    Cet enblème de l’Acadie à inspiré à Calixte Duguay une chanson poignante, intitulée Les aboiteaux… Au travers de cet élément typique, ce titre est une sorte de chronique douce-amère de la vie des Acadiens exilés en Louisiane, et évoque la déportation avec beaucoup de pudeur, de finesse et d’émotion…

PAROLES:

Hier je suis allé en rêvant d’Isabeau

Voir le foin pousser sur la digue

Ce coin de pays était si beau

Mais il tombe en lambeaux

Et ses habitants

Depuis longtemps

N’en peuvent plus de fatigue

Mais les aboiteaux attendent quelque part

Que le pays d’alentour s’éveille

Avant de venir nous parler de départ

Pour d’autres merveilles

Jean LeBlanc m’a dit qu’un jour aux aboiteaux

La mer s’en viendrait par la digue

Rassembler les membres du troupeau

Partis sur les bateaux

Que les déportés

Viendraient fêter

Et qu’on danserait la gigue

Mais les aboiteaux attendent quelque part

Que le pays d’alentour s’éveille

Avant de venir nous parler de départ

Pour d’autres merveilles

Revienne la mer un jour aux aboiteaux

Forcer les clapets de la digue

Qu’elle nous apporte pour bientôt

Ce qu’elle a de plus beau

Je crains cependant

Que Jean LeBlanc

Soit seul pour danser sa gigue

Mais les aboiteaux sont toujours quelque part

Attendant que le pays s’éveille

Viendront-ils un jour nous parler de départ

Pour d’autres merveilles…?

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      Les aboiteaux interprétée de façon émouvante par le collectif Ode à l’Acadie (avec Monique Poirier au chant lead)…

BAYOUS D’ACADIE (La Virée)

Paroles: Stéphane Basque, Denis Surette et Eric Haché/ Musique: Denis Surette/ 2012

    Bayous d’Acadie est la pièce-titre de l’excellent troisième album de La Virée, paru en 2012 (et que j’ai chroniqué il y a quelques mois). Alors que tout le disque baigne dans les influences folk-rock celtique, les chants de marins et les inspirations lorientaises, Bayous d’Acadie a été composée dans le plus pur style cajun, ce qui fait qu’elle détonne au milieu des autres, et peut déconcerter l’auditeur… C’est une longue chanson très roots, très blues du bayou, qui exprime un malaise, celui d’un Acadien déraciné en Louisiane, qui a le mal du pays. Ce titre particulier, un peu long et trop blues à mon goût, et un poil trop geignard (comparé aux bijoux nostalgiques transpirant la joie de vivre que sont Quand c’qu’on était moins vieux ou Une vieille guitare, par exemple), ne me parle pas. C’est d’ailleurs la seule pièce de l’album que je n’arrive pas à apprécier. Cependant, le texte m’a interpellée par sa justesse de ton. Pour cette raison, et parce que Bayous d’Acadie correspond bien au thème lousianais de cet article, et parce qu’il s’agit de La Virée, ce titre a droit de cité ;) ! Dans le livret, il n’y a aucun texte introductif pour accompagner les paroles et en expliquer le contexte, alors je suppose qu’il y a plusieurs lectures possibles: l’Acadien déraciné qui s’exprime ici peut bien être un homme du XXIème siècle obligé de s’exiler pour des raisons professionnelles, autant qu’un Acadien du XVIIIème siècle déporté en Louisiane…

PAROLES:

1. Mama, ça fait longtemps que t’es partie

Mama, ça fait longtemps que chu parti

J’croyais qu’j'avais ben compris

La jeunesse souvent est folie

2. Mama, ça fait longtemps que t’es partie (bis)

C’est juste une feel good trip,

Les voyages ça reste dans les tripes

3. Mama, c’est mon histoire que j’te conte

Mama, c’est ton histoire qui me hante

Trop pressé de grandir

Vivre dans l’espoir d’un souvenir

4. Mama, ça fait longtemps que t’es partie (bis)

Quand l’ennuie est trop forte

Chez-vous c’est encore chez nous

5. Mama, ça fait longtemps qu’on est partis (bis)

On aimerait bien revenir

Mais on n’peut pas y arriver…

      Pas de vidéo pour ce titre, mais vous pouvez toutefois l’écouter au lien suivant, où l’album est en écoute intégrale (Bayous d’Acadie est le 7ème titre, et puis tant qu’à faire vous pouvez écouter l’album entier ;) … ) : http://laviree.com/discographie/extraits-et-textes/bayous-dacadie/

LE COURTABLEAU (Suroît)

Paroles et musique: traditionnelle

    En 1998, les madelinots de Suroît publient l’album Bootleg, disque enregistré dans l’esprit et dans les conditions des partys de cuisine acadiennes. Figure sur la track-list de cet album un titre double, en deux parties: la première, Déporté en Lafayette, est une courte chanson dans le même style que Bayous d’Acadie. Le second segment, plus conséquent, est la chanson traditionnelle Le courtableau (que l’on attribue à Beausoleil). Très loin des sonorités blues, c’est une chanson cajun endiablée, truffée de noms typiques et de mots cajuns! Cela va des acadianismes à des emprunts au créole louisianais. Comprend qui peut ce titre! ;) Je peux quand même vous donner quelques indices: les noms « tourloulous » et « ouaouarons » par exemple sont empruntés au créole louisianais. Les « tourloulous » désignent une espèce de petit crabe, et les « ouaouarons » sont des crapauds-buffles! ;)   Vous ne serez sans doute pas surpris si je vous dis que Le courtableau est l’un des quatre titres, avec La danse du Mardi-Gras, Hé yaille yaille (disco fait dodo) et La lianne, qui composent le Medley cajun que Suroît aime souvent interpréter en concert… ;)

PAROLES:

1. S’en allait sur l’courtableau ti-monde

Pour ramasser des écopeaux yaille yaille

Pour faire du feu bébé

Pour faire bouillir des tourloulous

S’en allait sur l’courtableau ti-monde

Pour ramasser des écopeaux yaille yaille

Pour faire du feu chérie

Pour faire bouillir des ouaouarons

2. S’en allait sur l’courtableau ti-monde

Pour ramasser des écopeaux yaille yaille

Pour faire du feu bébé

Pour faire bouillir des écrevisses

S’en allait sur l’courtableau ti-monde

Pour ramasser des écopeaux yaille yaille

Pour faire du feu chérie…

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      Le courtableau en version originale studio…

EVANGELINE ACADIAN QUEEN (Paroles et musique: Angèle Arsenault, 1977)

    Angèle Arsenault, chanteuse de l’Île du Prince Edouard, est l’auteure entre autres du magnifique Grand Pré, l’une des chansons-phares de l’identité acadienne. Ce titre s’est hissé au rang de ceux qui ont pour l’Acadie valeur de symbole. Non contente de cet exploit, la chanteuse a également pastiché un autre grand classique: EvangélineEnvangéline Acadian Queen est une petite chanson malicieuse et entraînante qui revient de façon humoristique sur les amours tragiques d’Evangéline et Gabriel, puis évoque dans le dernier couplet la « récupération » de la figure d’Evangéline, considérée comme une héroïne de la province, popularisée par le poème de Longfellow d’abord, et par la chanson de Michel Conte ensuite. Volonté de démythification, je ne sais pas, mais volonté de dédramatisation, certainement. Angèle Arsenault allège ici par l’humour le côté dramatique de cette histoire…

PAROLES:

1. Je m’en vais vous parler

De quelqu’un qu’vous connaissez

Vous mais trompez-vous pas

A vient pas des Etats

2. Même si certain fellow

Qui s’appelait Longfellow

L’a popularisée

Y’a deux cents ans passés

3. Elle s’appelait Evangéline

Elle était ben ben fine

Elle aimait Gabriel

Sur la terre comme au ciel

4. Ils vivaient en Acadie

Et y’étaient riches en maudit

Mais un jour les Anglais

N’étaient plus satisfaits

5. Alors ils les ont déportés

Gabriel a disparu

Evangéline déconfortée

L’a cherchée tant qu’elle a pu

6. Elle l’a cherché en Acadie,

Au Québec, en Ontario

Pis aux Etats-Unis,

En Floride en Idaho

7. Arrivée en Louisiane

Avec sa cousine Diane

A dit là j’perdrais plus mon temps

Elle avait soixante et quinze ans

8. Engagée à l’hôpital

Elle soignait les malades

Elle a vu son Gabriel

Qui partait pour le ciel

9. A y’a sauté au cou

A y’a dit merci beaucoup

Asteure que t’es enterré

J’vais pouvoir m’en retourner

10. Je m’en vais pour investir

Dans les compagnies de l’avenir

Afin que le nom d’Evangéline

Soit connu en câline

Evangéline Fried clams

Evangéline Salon Bar

Evangéline Sexy Ladies Wear

Evangéline Comfortable Running Shoes

Evangéline Automobile Springs

Evangéline Regional High School

Evangéline Saving Mortgage and Loans

Evangéline The only French Newspaper in New Brunswick

Evangéline Evangéline Acadian Queen

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    Evangéline Acadian Queen

AU BORD DU LAC BIJOU (Paroles et musique: Zachary Richard)

    On termine cette playlist acadiano-cajun tout en douceur, avec cette jolie ballade de Zachary Richard, Au bord du lac Bijou

PAROLES:

1. Dans le Sud de la Louisiane

Dans le bois d’Attakapas

Où la rivière rejoint la levée

Planté dans l’anse est un gros chêne vert

Au bord du Lac Bijou

2. Dans son feuillage

Où les branches font leur crochet

Les hirondelles reviennent chaque printemps

Ils se réfugient dedans ce chêne vert

Au bord du Lac Bijou

3. Tourne, tourne dans mes bras

Tiens-moi serré encore

Reste avec moi, en bas le chêne vert

Au bord du Lac Bijou

4. C’était l’année de cinquante et sept

La première fois je les ai vus

Les deux ensemble se bâtir un nid

Au bord du Lac Bijou

5. Ils revenaient quand l’hiver était fini

Je les appelais Pierre et Marie

Un grand monsieur noir comme la nuit

Sa demoiselle avec lui

6. Pendant le carême ce dernier mois d’avril

Je lui ai vu une dernière fois

Un oiseau seul posé sur sa branche

Au bord du Lac Bijou

7. Il restait tranquille, son coeur après se casser

Guettant du matin au soir

Jusqu’au dimanche qu’il est parti aussi

Du bord du Lac Bijou…

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    Zachary Richard chante Au bord du Lac Bijou en live…

    Et les bonux… ;) :

   BONUX 1: L’intégrale du Medley cajun de Suroît, filmé au Pavillon de l’Acadie (off course! ;) ) au FIL 2010…

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   BONUX 2: Le teaser du spectacle d’Ode à l’Acadie. Un spectacle qui avait l’air riche, varié, et très qualitatif, à l’image de ses talentueux jeunes musiciens…

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    BONUX 3: Le final endiablé du show Acadie authentique à l’Espace Marine, FIL 2012. Les cinq violons lead du spectacle (de gauche à droite Georges Belliveau, Marie-Andrée Gaudet, Louise Vautour, Dominique Dupuis et Théo Brideau), qui avaient ouvert la soirée (j’avais mis la vidéo dans le premier article), la referment avec autant de panache qu’ils l’avaient inaugurée.

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    Une bonne manière de clore le sujet de l’hommage à l’Acadie. Les articles hommages sont finis, mais prenez garde ;) , diverses chroniques de disques pourraient suivre… Alors c’est tout, pour le moment… ;)

     Bon visionnage! ;)

    EDIT: comme le hasard fait bien les choses… Demain, à 20 h 45 sur France 3, Patrick de Carolis va nous présenter un nouveau numéro de son émission Le Grand Tour. Il va nous faire voyager du Québec à la Louisiane, et va parler des Acadiens… A bon entendeur… ;)



Souffler les bougies!

ZOYEUX N’ANNIVERSAIRE, ZOYEUX N’ANNIVERSAIRE, ZOYEUX N’ANNIVERSAIRE MON BLOG!

ZOYEUX N’ANNIVERSAIRE!

    Eh oui! Aujourd’hui Celtic Chroniques souffle sa première bougie! :) Un an déjà que je vous fais partager ma passion pour la musique celtique! Pourvu que ça dure! On resigne pour un an au minium: ça vous tente? :)

    Pour fêter les 1 an de mon blog, je vous ai préparé quelque chose. Pas un jeu ou un concours avec des trucs à gagner, non! Juste un petit jubilé musical comme j’aime vous en concocter de temps à autre. Voyagez en Celtie au gré des écoutes…

    Voici! :)

    BRETAGNE…

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    Parce que c’est eux, parce que c’est moi, parce que c’est grâce à eux que tout a commencé pour moi… Parce que sans eux, je n’en serais pas là où je suis aujourd’hui, parce que je vais les revoir à Quimper dans 8 jours, parce que grâce à eux j’ai fait plein de belles rencontres, parce qu’ils ont su m’apprendre depuis 9 ans à rêver au fil de leurs chansons tant aimées… La liste serait trop longue, mais mes chers Tri Yann méritent la place d’honneur dans ce jubilé! :) Pelot d’Hennebont sous la pluie de Lorient… Pelot, ma première chanson de Tri Yann, qui restera ma préférée pour toujours…

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    Divent an dour, qui pourrait servir d’hymne interceltique, tellement ça a été traduit dans toutes les langues, même dans des langues qui n’existent pas encore sur notre planète… :)

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    Le plus beau titre composé par Tri Yann en 40 ans: Lancastria… C’est l’une de mes vidéos de concert. C’était la dernière fois que je l’ai entendue en concert (et comme à chaque fois j’ai fondu en larmes). La boîte de Kleenex est indispensable… Un titre infiniment beau et terriblement triste…

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    Mon premier concert de la tournée des 40 ans: entrée en scène sur Na I ri o à Redon…

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    L’un des innombrables exemples de l’engagement de Tri Yann… La Geste de Sarajevo (2001) rend hommage à Eric Hardouin, casque bleu de l’ONU abattu dans la tristement célèbre Sniper Alley pendant la guerre de Bosnie en 1995. Il a été, d’après ce qu’on dit, le seul casque bleu français tué à Sarajevo…

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    Et, parce qu’ils lui doivent un « fier picotin » (comme dit leur biographe Jean Théfaine), il n’est pas question de dire « Foin  de La jument de Michaud« , leur mégatube! :) Vidéo prise au concert de Mantilly, en Normandie, le 19 juillet 2009. J’y étais à ce concert, :) , et c’est là que j’ai pu rencontrer le groupe et échanger pour la première fois avec eux… :) Bled paumé en pleine campagne, mais magnifique concert! :)

       

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    Alan Stivell, Suite Sudarmoricaine. Ces images sont très rares, car elles datent de 1973, année où Stivell cartonnait grâce à son fameux Olympia. Les connaisseurs identifieront les deux jeunes guitaristes: Dan ar Braz, qui n’avait pas encore commencé sa carrière solo, et Gabriel Yacoub, avant la fondation de Malicorne…

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    Gilles Servat, crooner, poète, rebelle, « grande gueule » de la Bretagne militante est, comme les Tri Yann (qu’il a parrainnés à leurs débuts) et Stivell, l’un des quatre piliers de la musique bretonne. Parce que la musique de Gilles, ce n’est pas que La blanche hermine, parce que je vais moi aussi filer, dans 8 jours, sur la route de Kemper (pour Tri Yann), et parce que j’adore cette chanson, je mets La route de Kemper!

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    C’est la première chanson de Gilles Servat que j’ai entendue… Eléonore, sublime ballade, traduction d’une mélodie irlandaise d’O'Carolan…

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    Quatrième « pilier » de la musique bretonne: le guitariste quimpérois Dan ar Braz, qui fit ses premières armes chez Stivell. L’Héritage des Celtes étant une période absolument fondamentale de sa carrière, en parler était obligé. Left in Peace est l’un des tubes incontournables de L’Héritage. Avec l’écossaise Karen Matheson (Capercaillie), la galloise Elaine Morgan, le Bagad Kemper et Michael Jones et Jean-Jacques Goldmann en guests spéciales…

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    Denez Prigent, le « petit prince de la gwerz » au Stade de France, pour la Nuit Celtique 2003. E trouz ar gêr avec les bagadou, ça dépote sec! :)

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    Soldat Louis, Du rhum des femmes. Cette chanson à boire leur a amené le succès en 1988, mais malheureusement les a trop catalogués dans la catégorie « chanson de comptoir, crue et paillarde ». Enfin, bon… J’aime bien quelques titres, mais voilà quoi… Soldat Louis, c’est pas trop ma tasse… de rhum, ni celle de mes tympans, d’ailleurs…

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    Cécile Corbel, la fée à la harpe, dont je suis devenue fan, est sans aucun doute la plus talentueuse représentante de la nouvelle vague bretonne… Sweet Amaryllis.

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    Parce que la Bretagne ne serait pas tout à fait la Bretagne sans les bagadou… un p’tit coup de Lann-Bihoué

      … et assimilés…

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    Nolwenn Leroy, Mna Na H Eireann, avec orchestre philharmonique…

        IRLANDE:

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    The Chieftains, groupe mythique, musiciens surdoués, l’un des meilleurs groupes que porte l’Irlande, bien qu’ils semblent se renouveler assez peu dans leurs concerts. Entre ce concert au FIL 2011 dont je vous propose un extrait, et leur concert au FIL 2008, je n’ai pas vu grande différence, mais j’avais préféré nettement 2008…

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    The Dubliners, aussi ancien et aussi mythique que les Chieftains. Rocky Road to Dublin.

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    Lunasa

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    A l’intention de ma fidèle lectrice, qui adore… :) Newfoundland, le merveilleux thème final de l’oeuvre de Shaun Davey Brendan Voyage… C’est l’un des plus beaux morceaux irlandais que j’ai jamais entendus… :)

        ECOSSE:

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    Capercaillie, LE groupe écossais de référence, fondé par Karen Matheson, qui sera l’une des voix principales de L’Héritage des Celtes, et qui est considérée comme l’une des meilleures chanteuses gaéliques…

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    Amazing Grace, bien sûr bien sûr…

        PAYS DE GALLES:

        http://www.dailymotion.com/video/x51za7

    Les fondamentaux de la musique galloise sont les choeurs masculins…

        GALICE:

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    Carloooooos! Carlos Nùnez est LA figure de proue de la musique galicienne!  Il est surnommé le « Jimmi Hendrix de la gaïta » . Non seulement, il est beau, mais en plus il a un talent monstrueux!!!! :) Je l’ai déjà vu deux fois en concert: magnifiques souvenirs! An Dro au Stade de France…

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    Mar Adentro, bouleversante…

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    Luar Na Lubre, Camarinas. Musique délicate, raffinée, onirique…

      ASTURIES:

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    Hevia, Busindre reel.

        CANADA & ACADIE:

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    Loreena McKennitt, Stolen Child (magnifique)

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    Suroît (les Tri Yann acadiens! :) ) . L’alambic du père Martin est la chanson grâce à laquelle j’ai découvert le groupe… :)

        CORNOUAILLES:

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    La petite région anglaise des Cornouailles ne compte pas énormément de grands noms de la musique celtique. Brenda Wooton en est la plus connue. La chanteuse décédée en 1994, qui a commencé sa carrière sur le tard, était appelée « La Grande Cornouaillaise ». Régulièrement invitée par le FIL dans ses premières années, elle en devint un temps la marraine…

        ILE DE MAN:

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    De même, l’île de Man a assez peu de représentants dans la musique celtique. Néanmoins voici le groupe King Chiaullee, qui s’est produit plusieurs fois à Lorient…

        … ET LES MELANGES:

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    Skilda, Shine, extrait du nouvel album à paraître, Skyewalker. Même si tout semble indiquer le contraire, Skilda est un groupe BRETON. C’est l’ami Konan Mevel (le piper de Tri Yann :) ), qui l’a fondé, partant sur la brillante idée de mélanger musique gaélique, musique bretonne et électro! Le résultat décape (je le confirme plus encore pour les avoir vus en showcase en 2008)! :)

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      Tri martolod irlandisé par les Chieftains et interprété par Vous-Savez-Qui, c’est pas vilain…

        Ce petit jubilé n’a pas l’intention d’être exhaustif, loin de là, mais de présenter les grandes lignes…

    Rendez-vous dans un an pour le deuxième anniversaire de mon blog! :) Chiche?? :)

       

       

       

       

       

       



La musique acadienne: un joyeux tintamarre qui va droit au coeur!

  Chaque été, au FIL, il est l’un des lieux de rendez-vous les plus populaires: le Pavillon acadien! Les festivaliers réservent toujours un accueil triomphal aux cousins nords-américains francophones. Avec raison! Depuis l’Année de l’Acadie en 2004, qui a fortement marqué les esprits, c’est tout l’Interceltique et ses fidèles qui sont tombés en amour pour cette musique joyeuse où le violon occupe une place dominante et qui est mâtinée, selon les groupes, de folk-rock celtique, de bluegrass, de cajun (influences louisianaises qui se sont intégrées dans la musique des acadiens suite aux vagues d’émigration en Louisiane), et de petites touches québécoises. Ce qui est le plus touchant, c’est que les Acadiens ont eu une histoire difficile, voire dramatique, mais leur musique est empreinte d’une réelle joie de vivre, tellement communicative qu’on ne peut pas y rester insensible! Le public du FIL ne s’y trompe pas: chaque jour, dans le pavillon, l’ambiance est littéralement démentielle! Et réjouissons-nous: l’édition 2012 (du 3 au 12 août 2012) sera aux couleurs de l’Acadie, huit ans après la première mise à l’honneur de « l’âme francophone du Canada atlantique »…

  Quelques exemples marquants en vidéo…

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  En 2004, du haut de ses dix-sept ans, elle avait enthousiasmé et touché le public du Stade de France lors de la troisième Nuit Celtique. Dominique Dupuis, petit bout de femme aux boucles blondes et à l’archet virevoltant, est devenue depuis cette année acadienne la « petite fiancée du Festival ». Elle est revenue à Lorient presque tous les ans. Pendant dix jours, elle est sur tous les fronts, du Pavillon à la scène du Moustoir pour les Nuits magiques en passant par le Port de pêche… Ci-dessus, extrait de la Nuit magique 2010 diffusée sur France 3. Son jeu de violon réjouissant et son petit accent chantant ne vous laisseront pas de marbre!

  La Virée:

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  Buvons, levons nos verres!

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  Une chouette compo du groupe: Fortunat.

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  Magnifique reprise de La ballade nord-irlandaise

  Encore une belle rencontre acadienne au FIL! La Virée est un groupe de jeunes musiciens fondé en 2001, qui interprète des chansons fraîches et dynamiques, des compos et de chouettes reprises. Je les ai découverts à la cotriade d’ouverture en 2008. Le coup de coeur a été immédiat!

  Groupe composé de: Eric Haché, Steven Haché, Théo Brideau, Stéphane Basque et Denis Surette.

   Et on garde le meilleur pour la fin… Suroît!

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  On est partis sur la route, peu importe ce qu’il en coûte…

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  Medley cajun

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  Un de leurs derniers titres, Mets d’la danse à tes semelles

  Suroît, c’était THE coup de coeur au FIL 2006!!! Comme pour Tri Yann (et la similitude avec eux ne s’arrête pas là), j’ai d’abord flashé sur une chanson seule, sur la compile du FIL 2004 (L’alambic du père Martin). Ensuite, ils sont venus au FIL 2006. Leur concert au parc des expos de Lann Sévelin à Lanester m’a énormément plu! Dès lors, j’ai acheté plusieurs des disques qu’on peut trouver en France, dont l’excellent album Prends le temps. 34 ans d’existence (ils se sont formés en 1977), 12 albums, une musique folk-rock celtique aboutie, des chansons poétiques et engagées, tant sur les marées noires que sur la mer et les marins (Hommes de mer, Le pétrolier…), plus légères (Des bars des filles et du bourbon), ou nostalgiques (Entre Belle-Île et Nantes, magnifique hommage à la Bretagne)… Les Suroît, originaires des Îles de la Madeleine, sont considérés par beaucoup de critiques musicaux – et c’est le qualificatif qui m’est venu spontanément à l’esprit après le concert en 2006 – comme… les Tri Yann acadiens!!!Sourire Donc, si vous aimez Tri Yann, allez découvrir Suroît d’urgence!!!

  Groupe composé de: Henri-Paul Bénard, Félix Leblanc, André Cummings et Réal Longuepée.

  Et aussi: Fayo, Roland Gauvin, Louise Vautour, Vishten…



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