FIL 2014: du bon dans les oreilles

  Voici, comme de coutume à l’approche des vacances, ma traditionnelle playlist des artistes programmés au FIL 2014. Bonne écoute!

       Image de prévisualisation YouTube

  Casptern, groupe de chants de marins, participera le 1er août à la Cotriade d’ouverture au port de pêche, six ans après celle de 2008…

        Image de prévisualisation YouTube

  Son concert est d’ores et déjà annoncé comme un événement majeur de l’édition 2014… Bernard Lavilliers, grande figure de la bossa nova et de la variété française, jouera le samedi 2 août à l’Espace Marine. Eternel bourlingueur, se référant souvent dans son répertoire aux voyages et aux marins, le chanteur stéphanois de 67 ans va, pour la première fois de sa carrière, faire escale à Lorient. Nul doute que les festivaliers seront nombreux à embarquer avec lui (les places assises du concert ont déjà toutes été vendues, mais il reste des places debout…). Voici le clip de Scorpion, titre extrait de son dernier album Baron Samedi

        Image de prévisualisation YouTube

  Roland Becker, talabarder et saxophoniste émérite, ex-pen soner de la Kevrenn Alré, est un artiste résolument à part dans la vaste famille de la musique bretonne. Il est (à l’instar de Pascal Lamour par exemple, mais en beaucoup plus réussi et enthousiasmant) un véritable alchimiste musical, multipliant avec audace et talent les créations expérimentales et les mariages musicaux a priori improbables, comme La chaudière à musique ou Kof a Kof, spectacle en duo avec l’accordéoniste Régis Huiban, qui mélange ambiance cabaret rétro et musique bretonne. C’est sur la scène du Grand Théâtre que nous retrouverons Roland Becker cette année au FIL, le 3 août. Il dirigera, avec l’Ensemble de Bretaigne Armoricane, l’oratorio Anne de Bretagne renaissante, création commandée à l’occasion des 500 ans de la mort d’Anne de Bretagne. Voici ci-dessus le teaser de sa précédente création Immrama, qu’il avait présentée au FIL en 2011…

        Image de prévisualisation YouTube

    Gilles Servat, c’est la Bretagne, le porte-voix de la Bretagne militante, c’est La Blanche hermine, c’est la révolte… Certes, mais pas que… Gilles Servat, c’est aussi l’Irlande, qui a une place à part dans son coeur… Il considère la verte Erin comme son deuxième pays, et l’Irlande occupe une place conséquente dans son répertoire. Il s’agit tout aussi bien d’interprétations ou d’adaptations personnelles de morceaux traditionnels (The Foggy Dew, Le cul cousu d’or adapté du traditionnel The wild rover, ou encore Eléonore, adaptation de la sublime mélodie d’O'Carolan Eleonor Plunkett pour n’en citer que quelques uns), que de compositions évoquant l’Irlande et ses souvenirs du pays (La maison d’Irlande ou Sur les quais de Dublin). Bref, entre Gilles et l’Irlande, c’est une longue histoire de… fraternité. Frat-Eire-nité… C’est justement le thème du grand concert irlando-breton qui réunira Gilles et quelques uns de ses amis musiciens irlandais, dont Donnal Lunny, à l’Espace Marine le 3 août. Tous nous convient à une grande « Fête entre Celtes » qui promet d’être l’un des rendez-vous marquants de ce cru 2014… Pour ma part, billets déjà pris depuis longtemps!  :)    Ci-dessus, Gilles chante La maison d’Irlande sur la scène de Bercy en 1999…

        Image de prévisualisation YouTube

    Lùnasa est l’un des meilleurs et plus célèbres groupes irlandais de musique instrumentale au monde. Régulièrement invité dans les grands festivals bretons (Festival de Cornouaille, Fête de la Saint-Loup…), et déjà présent en 2005 à Lorient lors de la précédente Année de l’Irlande, le groupe sera à l’affiche de la Grande Nuit de l’Irlande à l’Espace Marine le 4 août pour une soirée prestigieuse, à en juger par la création qui y sera également jouée… :)   Ci-dessus, prestation de Lùnasa aux Celtic Connections de Glasgow en 2007 (vous aurez reconnu bien entendu la mélodie, qui est celle accompagnant le teaser officiel du FIL 2014  ;) )

        Image de prévisualisation YouTube

    … mais surtout, ô surtout, pour la Grande Nuit de l’Irlande, joie immense… un événement que je ne louperai pour rien au monde… roulement de tambour… la re-création exceptionnelle de l’oeuvre majeure du compositeur irlandais Shaun Davey The Brendan Voyage, pour orchestre et uileann pipe. Créée en 1981, jouée en première mondiale au FIL en 1982, The Brendan Voyage, basé sur le livre de l’explorateur Tim Sevrin, relate les voyages du moine irlandais Brendan de Clonfert sur son frêle esquif au VIIIème siècle vers des terres nouvelles et inconnues: le Labrador, les îles Féroé, voire même Avalon… ;)   Le dixième mouvement de l’oeuvre et le plus connu, le final Newfoundland, est probablement la plus sublime, la plus merveilleuse mélodie irlandaise qui ai jamais été composée! :)   Chaque année, au Nuits Magiques, elle est d’ailleurs jouée en introduction du tableau sur les irlandais, et accompagnée par la projection de splendides images marines sur les écrans géants. Et l’on se laisse emporter. Chaque fois que j’entends ce morceau, je suis subjuguée comme jamais, j’ai les larmes aux yeux, je m’en pâmerais d’émotion, je pourrais l’écouter des centaines de fois avec le même bonheur! Dix ans après sa dernière représentation au FIL, en 2004, The Brendan Voyage sera donc rejoué spécialement pour la Grande Nuit de l’Irlande, avec l’Orchestre du Festival et le soliste Liam O’Flynn, virtuose du uileann pipe. Ô joie! j’y serai, j’ai pris très tôt les billets! Et nul doute que je verserai ma petite larme lors de Newfoundland (que je vous propose d’écouter)… :)

        Image de prévisualisation YouTube

    La fée finistérienne de retour à Lorient… Trois ans après son dernier passage au FIL pour un Concert pour Celtes en devenir consacré à la BO d’Arrietty qu’elle avait composée, Cécile Corbel reviendra le mardi 5 août après-midi au Palais des Congrès, une nouvelle fois dans le cadre du concert pour enfants, afin de nous jouer la BO de Terre des Ours, film documentaire animalier de Guillaume Vincent, dont elle a composé la bande-son en intégralité. Voici la chanson Kamchatka, extraite de Terre des Ours

        Image de prévisualisation YouTube

    Autre concert très attendu de cette édition: Suzanne Vega au Grand Théâtre le 5 août. La célèbre chanteuse folk américaine rendra au cours de cette soirée un hommage appuyé à Pete Seeger. Je vous propose d’écouter son tube le plus connu, Tom’s Diner

        Image de prévisualisation YouTube

    Fille du célèbre sitariste Ravi Shankar et demi-soeur de la chanteuse Norah Jones, Anoushka Shankar est elle aussi, à l’instar de son père, une musicienne indienne de renom. A l’occasion du FIL 2014, elle sera le 6 août à l’affiche de la création Dans l’univers des bardes à l’Espace Marine, avec la harpiste galloise Catrin Finch et le musicien sénégalais Seckou Keïta…

        Image de prévisualisation YouTube

    L’irlandaise Mary Black, considérée comme l’une des meilleures chanteuses gaéliques de son temps, ex-membre du groupe De Dannan, a entamé une tournée d’adieu, qui fera halte à Lorient le 7 août. Mary Black prendra en effet part à la création Femmes gaéliques à l’Espace Marine, accompagnée de sa soeur Frances Black, de sa fille Aoife Scott, de la manxoise Ruth Keggin et de l’écossaise Julie Fowlis…

        Image de prévisualisation YouTube

    Le groupe de punk-rock quimpérois Red Cardell, l’un des fers de lance, avec Soldat Louis, de la nouvelle vague de la scène rock celtique bretonne des années 80/90, fait son retour à Lorient le 8 août accompagné du Bagad Kemper pour la création Fest Rock à l’Espace Marine, jouée en première mondiale au Festival de Cornouaille en 2012…

        Image de prévisualisation YouTube

    MON gros coup de coeur du FIL 2013: les acadiens de Prenez Garde! Ne voyez rien de menaçant dans ce nom, bien au contraire… Prenez Garde! , c’est un groupe atypique qui s’articule autour du facétieux « conteux » Dominique Bréau, et mélange, avec un talent fou et un humour des plus ravageurs, pièces traditionnelles acadiennes, chants dialogués, reels de violons, parlure acadienne et comédie. Le tout dans une ambiance aussi bon enfant que survoltée! :)   Prenez Garde! a été LA grande révélation acadienne du FIL 2013. Pendant les dix jours, ils n’ont cessé d’enflammer le public du Pavillon de l’Acadie. Pour ma part, ça a été un énorme coup de coeur… Et ils ont une de ces façons de « jouer » avec le public, et de nous faire participer, nous spectateurs! Le public est sans cesse sollicité dans de nombreux morceaux à répons, et je vous garantis qu’on ne se fait pas prier pour y participer à coeur joie! :) . Prenez Garde!  ( ;) ), avec cette fine « gang », composée de Dominique Bréau, Julien Bréau, Nicolas Basque, Elisabeth Milot et Marie-Andrée Gaudet, vos zygomatiques vont chauffer autant que vos cordes vocales, croyez-moi sur parole… ;)   Ils reviennent donc en cette édition 2014, avec pour mission de mettre le feu au Pavillon, mais aussi à la seconde Cotriade du samedi 9 août au Port de pêche!!! Yeeeeees!!! Billets déjà pris, off course! ;)      Voici l’un des morceaux les plus endiablés et sans aucun doute le plus participatif de leur répertoire scénique: La cave de d’hors de Calixte Duguay.

        Image de prévisualisation YouTube

    Moya Brennan, la voix emblématique du mythique groupe Clannad (invité en 2013), forme aussi, avec Cormac de Barra, un duo de harpistes-chanteurs. Tous deux se produiront donc le 9 août au Palais des Congrès pour la Grande Soirée de la Harpe celtique.

        Image de prévisualisation YouTube

    Alors qu’elle était complètement inconnue à sa première venue au FIL en 2013, il y a fort à parier que cette année, plus personne ne pourra l’ignorer… En effet, l’acadienne Caroline Savoie, auréolée de sa notoriété toute récente due à sa participation à The Voice sur TF1 dans l’équipe de Mika, va faire son retour à Lorient, par la grande porte cette fois-ci, dans la programmation officielle. En plus de ses prestations au Pavillon de l’Acadie (passage obligé), elle sera le 9 août dans l’arène du Stade du Moustoir pour le Grand Concert de Clôture, aux côtés de The Strypes, Salsa Celtica et The Dubliners remaniés. Même si elle n’est pas forcément la candidate la plus connue du télé-crochet en raison d’une élimination assez précoce (juste avant les quarts de finale), nul doute que les festivaliers lui feront bon accueil, et qu’elle sera l’un des « moteurs » de la venue du public à ce concert de clôture! :)   Voici la vidéo de l’une de ses prestations au Pavillon en 2013: foin d’Ain’t no Sunshine (qui lui avait permis de se qualifier aux auditions de The Voice en faisant se retourner les quatre coachs au bout de 30 secondes!), de Keane ou de London Grammar, il s’agit de Petitcodiac de Zachary Richard…

        Image de prévisualisation YouTube

    A tout seigneur, tout honneur! Je conclus cette playlist de l’Année de l’Irlande avec un véritable monument de la musique irlandaise (et je ne dis pas ça que par rapport à l’âge des musiciens! LOL!), probablement, avec The Chieftains, le plus ancien groupe irlandais encore en activité: The Dubliners! Le groupe mythique, présent à Lorient dès les toutes premières heures du FIL en 1971, aura la lourde charge de clore cette Année de l’Irlande lors du grand concert final au Moustoir le 9 août. Depuis le décès de Barney MacKenna, l’un des derniers membres fondateurs, le groupe a fait quelque peu peau neuve. C’est pourquoi les papys irlandais reviennent dans une nouvelle formation, rebaptisée The Dublin Legend, en s’adjoignant les services de Gerry O’Connor au banjo. Mais l’essence du groupe et son âme sont restées intactes. Voici donc, pour conclure, le trépidant Whiskey in the jar, grand classique du répertoire irlandais.

    Bonne écoute à tous, et RDV à Lorient le 1er août! ;)



Télé: Une Acadienne à The Voice!

    Le 18 janvier dernier, alors que la seconde session des auditions à l’aveugle du télé-crochet de TF1 The Voice battent leur plein, une rumeur me parvient: il y aurait une Acadienne aux auditions. Tiens tiens… Dès que j’entends le mot Acadie, ma curiosité est piquée, forcément. Comme je ne regarde pas l’émission, il me suffit de quelques mots tapés dans Google pour apprendre le nom de la demoiselle et… ô surprise! C’est que je la connais, en plus, je l’ai déjà vue sur scène! En effet, la jeune Caroline Savoie a participé au FIL 2013, sous la bannière du Pavillon de l’Acadie! Voilà l’explication. Au sein de la délégation acadienne, du haut de ses 19 ans, elle effectuait sa première venue à Lorient. Au milieu d’artistes confirmés et habitués du FIL, comme Suroît, Dominique Dupuis ou La Virée, elle était encore inconnue au bataillon. Et inconnue, elle ne l’est pas restée longtemps… Elle a livré au Pavillon des prestations remarquées. En ce qui me concerne, je l’ai vue « de loin » au gré de mes déambulations, et je n’avais pas trop aimé ce qu’elle faisait, lui préférant de très loin (niveau « découvertes ») l’atypique groupe Prenez Garde. Mais incontestablement, elle a fait bonne impression au public. Et ensuite est venu The Voice… Lors des auditions, grâce à une interprétation brillante de la chanson Ain’t no sunshine de Billie Withers, la jeune fille a bluffé à l’unanimité les coachs, qui se sont tous les quatre retournés. C’est finalement l’équipe de Mika qu’elle a choisi d’intégrer.

    Je ne regarde pas The Voice (et de toute façon depuis quelques années j’ai un peu décroché de ce genre d’émissions), mais voir se qualifier dans l’émission une Acadienne vue au FIL et passée par la scène du célèbre Pavillon Acadien (l’un de mes endroits fétiches du FIL), m’a amusée et aussi agréablement surprise. Dès lors, même si je ne regarde pas l’émission, et même si je ne vote jamais pour les candidats de télé-crochet, je me suis tout de même tenue au courant de sa progression. Bah oui, vu qu’elle était au Pavillon de l’Acadie l’an dernier et que tout ceux qui transitent par le Pavillon Acadien me sont sympathiques, je la soutiens par principe ;)

    Bref, Caroline s’est ensuite illustrée sans difficulté aux « Battles », avec une interprétation jugée excellente d’un titre de London Grammar (et effectivement, elle l’était). Mika l’a donc gardée dans son équipe, pendant que son adversaire était repêchée par Garou. Et enfin, samedi dernier, opposée aux candidates Marina d’Amico et Jacynthe Véronneau (québécoise elle aussi) lors de l’Epreuve Ultime, elle a décroché son ticket pour les primes en direct (de même que Marina d’Amico), après avoir chanté Vancouver de Véronique Sanson, tandis que Jacynthe était éliminée. Le FIL a même officiellement témoigné son soutien à la jeune chanteuse sur Facebook.

    « L’Acadienne de The Voice » accède donc à la phase décisive des lives… qui pourraient, qui sait, la mener jusqu’en finale, car elle fait figure de favorite. C’est tout ce que je lui souhaite! ;) Eh bien, comme on dit chez nous autres, bonne chance Caroline! :)

   Voilà pour ce clin d’oeil acadiano-télévisuel que je me suis un peu sentie obligée d’écrire, étant donné les circonstances.

    Je vous laisse avec la vidéo de l’une de ses prestations au FIL 2013, où elle interprète Ain’t no sunshine, la chanson qui lui a permis de se qualifier aux auditions de The Voice:

        Image de prévisualisation YouTube



Brève: Tri Yann invités des 5 dernières minutes au JT de France 2!

    Ce midi, nous avons eu une surprise qui nous a fait bien plaisir, d’autant plus que nous n’avions pas été avertis, ni par la mailing-list, ni par un autre biais: aujourd’hui, nos chers Tri Yann étaient les invités des 5 dernières minutes du JT de 13 h de France 2, présenté par Elise Lucet! :) Lors de l’énoncé des titres en début du JT, j’ai poussé un grand cri en voyant les Tri Yann invités sur le plateau! :) Si je m’étais attendue à ça! C’est la première fois que je les voyais au JT!

    Jean-Louis, Jean, Jean-Paul et Gégé étaient présents sur le plateau. Jean-Louis s’est prêté au jeu de l’interview. Au programme de cette ITW: petit retour sur les 42 ans de carrière du groupe, et évocation de leur participation prochaine au Celtic Festival du Zénith de Paris les 16 et 17 mars. J’ai trouvé cette petite interview fort sympathique. Jean-Louis était en forme et tout à fait égal à lui-même! :) Elise Lucet, quant à elle, était très respectueuse, contrairement à certains autres journaleux ou présentateurs (je pense surtout à « l’animateur préféré des français ») qui ont malheureusement tendance à être méprisants, à cause de leur statut de groupe à tendance folklorique, traditionnelle. Et ça, j’en ai été très contente! Autre « performance » de Mme Lucet qui mérite applaudissements: en présentant les membres du groupe, contrairement à de nombreux journaleux, elle n’a pas écorché le nom de Jean-Paul (ô miracle!)!! Je vous jure, d’habitude les journalistes et présentateurs veulent toujours l’appeler Jean-Claude Corbineau, ou alors Jean-Paul Martineau, c’est quand même fendard cette erreur récurrente! LOOL! :) Pourtant, c’est pas compliqué à retenir, Jean-Paul Corbineau, comme nom!

    Nos Tri Yann ont achevé leur passage au JT en interprétant en direct sur le plateau un petit bout de Si mors à mort.

    Voilà pour la surprise du jour, qui fait rudement plaisir! :)

        Image de prévisualisation YouTube



Les musiques celtiques et le cinéma

    Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais les musiques celtiques s’accordent bien avec le 7ème Art. Elles peuvent rehausser fort joliment un film… En tout cas,  des réalisateurs ne s’y sont pas trompés, en en agrémentant les bandes-sons de certains de leurs films. En voici une petite sélection, dont certains exemples sont très connus (Oscars, etc…).

    La musique celtique au pays du Soleil Levant…

    Depuis quelques années, la musique celtique fait le bonheur du cinéma d’animation japonais, tout particulièrement des célèbres studios Ghibli. Des réalisateurs de renom, dont Goro Miyazaki, ont fait appel à plusieurs reprises à Carlos Nùnez, excusez du peu, pour les bandes-son de leurs films. Le beau galicien a ainsi composé des musiques pour des films comme Les contes de Terremer, Le voyage de Chihiro, Princesse Mononoké

        Image de prévisualisation YouTube

    Un extrait de la BO des Contes de Terremer pendant le concert de Carlos au FIL 2009 (j’y étais…)

      Plus récemment, c’est Cécile Corbel, la fée chanteuse-harpiste finistérienne, qui a été sollicitée par les studios Ghibli, pour l’intégralité de la bande-son du film Arrietty le petit monde des chapardeurs. Arrietty a été un gros succès au box-office, et Cécile a été récompensée par un disque d’or et l’équivalent japonais d’une Victoire de la musique. C’est dire… :)

        Image de prévisualisation YouTube

    Karigurashi no Arrietty (La chanson d’Arrietty) en japonais

    … Et ailleurs…

     Pour en revenir à Carlos Nùnez, il a consacré un album entier aux musiques de film: Cinema do mar, en 2005. Sur cet album, on retrouve entre autres la musique poignante qu’il a composée pour le film d’Alejandro Amenabar Mar Adentro… Une musique bouleversante, qui sied parfaitement au thème du film. En effet, Mar Adentro aborde, au travers de l’histoire vraie de Ramon Sampedro, le sujet ultradélicat de l’euthanasie…

        Image de prévisualisation YouTube

    Mar Adentro joué à Vigo, à l’occasion du concert des 20 ans de carrière de Carlos immortalisé sur un DVD live…

    … Les musiques de films de James Horner…

    James Horner, compositeur américain majeur pour le cinéma, a parsemé d’une pincée de celte les bandes-sons de plusieurs films auxquels il a apporté sa contribution. Vous verrez, vous en connaissez au moins deux, forcément! ;)

        Image de prévisualisation YouTube

    Star Trek II La colère de Kahn de Nicholas Meyer en 1982 est l’un de ceux qui ont imposé James Horner comme compositeur de musiques de films de premier plan. Les influences celtiques de la bande-son se retrouvent à la toute fin du film: Spock, le vulcain à grandes oreilles et à la logique infaillible adulé par les Trekkies, s’est sacrifié pour sauver l’Enterprise lors du combat contre Kahn et a été mortellement irradié. Kirk, McCoy et Scotty, impuissants, assistent à sa mort (au cours d’une scène poignante). Lors des funérailles de son ami, le capitaine Kirk prononce un touchant éloge funèbre, puis Scotty, l’ingénieur (écossais et fier de l’être), joue Amazing Grace à la cornemuse. *

    * J’ai déjà parlé par ailleurs de ceci, dans mon article Choc celtique.

    Braveheart, de et avec Mel Gibson, en 1995, relate l’histoire tumultueuse de William Wallace et de sa lutte pour la liberté de l’Ecosse… Bien que décrié pour sa violence et ses incohérences historiques, le film a été un très gros succès. James Horner, qui en signe la bande originale, a une nouvelle fois inclus un peu de musique celtique…

        Image de prévisualisation YouTube

    Et… Le plus connus des exemples « horneriens »… Titanic de James Cameron (1997)!

    Allez, avouez! Qui n’a jamais vu le film aux 11 Oscars avec Kate Winslet et Leonardo DiCaprio, l’un des succès cinématographiques les plus colossaux (tout comme la reconstitution du paquebot…) de tous les temps? Qui ne connaît pas l’éphémère mais intense histoire d’amour entre la richissime Rose, et Jack, le modeste peintre embarqué en 3ème classe sur le Titanic? Qui n’a pas tremblé en voyant les deux héros courir dans les coursives inondées du bateau, alors que le Titanic coule à la verticale? Qui ne s’est jamais, en prenant le bateau, posté à la proue pour faire la girouette, ou crier Je suis le maître du monde! ? Et surtout qui n’a pas versé sa larmichette de rigueur en voyant nos héros cramponnés à un radeau de fortune, le trop mignon Jack mourir d’hypothermie dans les eaux glacées de l’Arctique et Rose sanglotant devant le corps sans vie de son amant? Snif snif snif… Que celui qui n’a pas fait ou ressenti tout ce que je viens de citer se dénonce! ;) Sans être fan du film, je lui reconnais son caractère incontournable.

    Bref, notre sujet n’est pas là. James Horner, encore lui, signe la BO de ce film monumental (ce sera d’ailleurs l’album de musique de film le plus vendu au monde!). On en a retenu, certes, My Heart will go chanté par Céline Dion, mais aussi la musique irlandaise qui émaille le film. On entend régulièrement du uileann pipe, mais surtout, la musique irlandaise est mise à l’honneur dans une scène culte du film. Vous ne devinez pas? La fameuse party irlandaise sur le pont des 3ème classe! Invitée par Jack Dawson à cette fête, Rose s’y rend à l’insu de sa famille, et Jack l’initie aux danses irlandaises (par contre, il est totalement faux de penser, comme on a voulu nous le faire croire pendant un temps, que c’est grâce à Titanic que les claquettes irlandaises ont été remises au goût du jour! La danse irlandaise n’a pas attendu DiCaprio pour perdurer).

    Cette party est jouée par Gaelic Storm, groupe californien de musique irlandaise. Les membres du groupe sont eux-mêmes figurants dans la scène, dans les rôles, justement, des musiciens de l’orchestre irlandais. Le film a révélé Gaelic Storm, et ils ont connu par la suite un succès mondial (hors du contexte de Titanic, j’ai vu des images d’archives de leur passage au FIL en 2000, et c’est que c’est vachement bien, en plus! :) ).

        Image de prévisualisation YouTube

    Enfin, outre Gaelic Storm dans la bande-son, il me semble que la douce voix qui fredonne le générique de début et de fin, c’est celle d’Enya…

    Autres:

    En 1992, Michael Mann réalise une excellente adaptation cinématographique du roman de James Fenimore Cooper, Le dernier des Mohicans. La bande originale du film, composée pour l’essentiel de musique irlandaise, est signée Trevor Jones. Les musiques « additionnelles » sont de Ciaran Brennan et Dougie MacLean…

        Image de prévisualisation YouTube

    Avec: Daniel Day-Lewis dans le rôle d’Oeil de Faucon, et Madeleine Stowe dans le rôle de Cora

    L’un des premiers grands films de Stanley Kubrick s’inscrit aussi dans ce classement: Barry Lyndon, film historique réalisé en 1975… Bien loin de l’horreur gore de Shinning, de l’ultraviolence d’Orange mécanique, ou du subversif Eyes Wide Shut, Barry Lyndon est un peu à part dans la filmographie de Kubrick. Inspiré du roman picaresque de William Thackeray Makepeace, il relate l’ascension sociale quelque peu sanglante d’un jeune parvenu irlandais, Redmond Barry. La musique du film est composée et jouée par Sean O’Riada et The Chieftains (c’est de Barry Lyndon que provient entre autres la sublime Mna Na H-Eireann, eh oui!).

        Image de prévisualisation YouTube

    Avec Ryan O’Neal dans le rôle-titre, et Marisa Berenson dans le rôle de lady Lyndon.

    Et enfin… La chute du faucon noir , film de Ridley Scott sur la guerre civile en Somalie. La bande-son dans son ensemble est d’Hans Zimmer, mais on a également fait appel à plusieurs artistes pour les musiques additionnelles, dont le breton Denez Prigent… Le « petit prince de la gwerz » y chante le magnifique morceau Gortoz a Ran en duo avec l’australienne Lisa Gerrard (Dead Can Dance)…

        Image de prévisualisation YouTube

    Voilà pour ce clin d’oeil celtico-cinématographique. Clap de fin! ;)

       

   



Tri Yann: Le concert des 40 ans « Chantons sous la pluie » (2012) en DVD

DVD TRI YANN - LE CONCERT DES 40 ANS (4015607)

Track-list:

1. Na I ri o

2. Chanson du Baleinier François Le Billant

3. J’ai croisé les Néréides

4. Johnny Monfarleau

5. Chanson de Pelot d’Hennebont

6. Princes qu’en mains tenez

7. Fransozig

8. Si mors à mort

9. Le retour de la croisade

10. La légende de Marion du Faouët (conte)

11. Complainte de Marion du Faouët

12. Gavotten ar Seizh

13. Song for ye Jacobites

14. Le chasseur de temps

15. Divent an dour

16. Salsa du Doron (Bagad Brieg)

17. Kan ar Kann

18. Lamentations sur Saint-Aubin-du-Cormier

19. The Eyes of my Bonnie Mary (avec Jimme O’Neill)

20. Tir fo tonn

21. Le loup, le renard, la jument de Michao, etc

22. Dans les prisons de Nantes

23. Pour faire de bonnes crespes

24. Glen glas

25. Je m’en vas

Durée du concert: 1 h 54 min

Réalisation: François Goetghebeur

Bonus: « Tri Yann: Les 40 ans », un documentaire de Marie Guilloux. Durée: 26 min.

Enregistré le samedi 13 août 2011, au Slipway du Port de pêche de Lorient, pendant le Festival Interceltique de Lorient

Line-up:

Jean Chocun: chant lead, guitares, mandoline, banjo

Jean-Paul Corbineau: chant lead, guitare

Jean-Louis Jossic: chant lead, bombarde, cromorne, chalémie, psaltérion, contes…

Gérard Goron: chant, mandoloncelle, batterie Pearl, guitare, basse

Jean-Luc Chevalier: guitares, basse

Konan Mevel: chant, cornemuses, Merlin whistles, redpipes

Frédéric Bourgeois: chant, claviers, mélodica

Christophe Peloil: chant, violon, basse

Invités:

Jimme O’Neill: chant lead sur The Eyes of my Bonnie Mary

Steven Goron: percussions

Mélanie Goron: violon

Etienne Tabourier: alto

Maud Caron: violoncelle

Bagad Brieg (pen soner Michaël Le Cornec)

    Par bien des côtés, le concert de Tri Yann du 13 août 2011 au Slipway du Port de pêche de Lorient, pendant le FIL, aura été un combat épique. Le jour même du concert tout d’abord, où les dieux celtes ont déversé sur nous tout leur courroux, faisant tomber une pluie torrentielle. Noyés 8 heures durant sous les trombes d’eau, nous avons résisté, et notre enthousiasme n’a pas été douché, bien au contraire! :) Notre persévérance nous a enfin permis, en toute fin de concert, de triompher de la pluie, qui a cessé sur le final Je m’en vas. Et nous autres, les Tryanautes Allumés du premier rang (ou plutôt Inondés, en l’occurrence), nous avons bien fait de ne pas nous avouer vaincus.

    Car, par Bélénos, c’était un concert qui valait largement la peine de se mouiller!!! :) Concert exceptionnel, groupe heureux, public déchaîné, ambiance démentielle, soirée pleine de surprises… Concert de Folie, je vous dis! Le meilleur des concerts de Tri Yann auxquels j’ai assisté en 9 ans!!! :) La rencontre privilégiée de notre petite bande de potes avec Jean-Louis, Jean-Paul et Freddy en fin de soirée a été la cerise sur un gâteau absolument délectable! Alors, savoir que le DVD live de la tournée des 40 ans avait été enregistré à ce concert (on a bien vu le ballet des caméras et des preneurs de son pendant tout le concert)… j’ai été comblée bien au-delà des mots!

    Combat épique également, dans le sens où la sortie du CD/DVD live du concert a été repoussée plusieurs fois en raison de problèmes techniques. Enfin, la date de sortie annoncée est le 20 avril 2012. Mais un petit souci de pressage et de livraison en magasin nous a fait ronger notre frein encore quelques jours. Et ENFIN, le mardi 24 avril 2012 a été le bon jour! Ce jour béni, le magasin Coop Breizh (Coop Breizh distribue Tri Yann depuis deux ans) a été le premier magasin de tout Lorient à être livré. Quelle exultation quand la vendeuse a ouvert exprès pour moi, à ma demande, le carton qu’elle venait de recevoir! J’étais pas peu fière d’être la première à avoir entre les mains le double CD et le DVD Le concert des 40 ans « Chantons sous la pluie », je vous le garantis! :)

    Comment se présentent les choses? En trois déclinaisons différentes: en DVD seul, en double CD et en packaging CD + DVD. Aimant avoir de beaux objets bien distincts les uns les autres, je jette mon dévolu sur le DVD et le CD séparés plutôt que sur le pack rassemblant le tout. La couverture de ce live est superbe, sur fond bleu. Le cliché de couverture a été pris pendant Divent an dour, je le devine à la présence du Bagad Brieg, à la posture des uns ou aux instruments que jouaient les autres. Le CD et le pack sont agrémentés d’un très joli livret avec de belles photos des musiciens, et l’explication de leurs costumes respectifs. Ainsi, le voyage rummadien s’effectuera avec Jeanjean le jardinier du roy (Jean), Gérard Plessé dit « Tire-Laine » (Gégé), Pelot du Grand-Clos dit « Captain Corbinec » (Jean-Paul), Lulu le Hérisson (Jean-Luc), Charles d’Albert duc de Chaulnes (Jean-Louis), William Wallace dit « Braveheart » (Konan), Frédéric Maugeois dit « le Croisé » (Freddy) et Kristof Rouzic, dit « Tépé » (Christophe). Les mêmes photos figurent dans le boîtier du DVD. Côté contenu en lui-même, c’est l’intégralité des titres du concert que les Tri Yann nous offrent, avec en prime de conte de Marion du Faouët et le conte des Néréides. Rien que d’avoir la quasi-intégralité du concert, j’étais ravie! Un documentaire inédit de 26 minutes sur le groupe nous est proposé en bonus, pour compléter notre plaisir.

    Bref: ils ne se sont pas foutus de nous, les bougres! :)

    Enfin, après l’achat, vient le moment fiévreusement attendu du visionnage. Attente d’autant plus fiévreuse que nous y étions! Première fois que je peux revisionner un concert auquel j’ai assisté. Dans ces cas-là, on se pose toujours des questions: le rendu son et image sera-t-il bon? Ressentirons-nous les mêmes émotions « qu’en vrai »? Interrogations légitimes quand on connaît les conditions d’enregistrement du Concert des 40 ans… C’est en famille que nous avons visionné le DVD, au salon, bien au chaud et au sec, les lunettes bien sèches, avec les chats sur les genoux…

    Et alors…?

    Alors, dès les premières minutes du DVD, j’ai été pleinement rassurée. Car, si sur les vues arrières du public, la caméra « balayeuse  » est inévitablement emperlée de gouttes de pluie, pour la très grande majorité des plans l’image est d’excellente qualité! Images qui mettent superbement en valeur les Trois Jean, leurs costumes et les magnifiques éclairages de Fred Boch. Mais aussi le public. Nous, le public, apparaissons comme une marée de capuches et de parapluie déployés, qui font à l’écran de très jolies taches de couleurs, qui rehaussent le tout! De même, le son est tout aussi optimal, d’un bout à l’autre du concert. Groupe et public ont été traités de la même façon (c’est fou ce qu’on nous entend bien appeler le groupe au tout début, ou encore chanter sur Divent an dour sans être couverts par le Bagad Brieg). Gégé et Pascal Mandin (l’ingénieur du son) ont réalisé de véritables prouesses de mixage! Chapeau bien bas, les gars! Ou plutôt Parapluie! :)

    Côté titres j’ai parfaitement retrouvé toute la palette d’émotions très fortes éprouvées au cours de cette soirée (ou peu s’en faut) qui restera dans les annales du FIL et de Tri Yann (parole de Jean-Louis!). Car le programme frisait la perfection! Jamais nous n’avons été aussi proches de l’équilibre parfait entre titres récents, vieux tubes incontournables, instants rock détonnant, envolées bagadisantes ou surprises ressorties du grenier. L’ensemble est extrêmement bien dosé.

    En réalité, plus qu’un simple concert que nous proposent les Tri Yann, c’est une véritable collection de moments d’anthologie, tous plus mémorables les uns que les autres! :) On retiendra (entre autres) la Complainte de Marion du Faouët, déjà très émouvante, sublimée par le quatuor à cordes; la prestation hallucinante de Jean-Louis et Gégé sur Lamentations sur Saint-Aubin du Cormier, Jean-Louis, âpre, poignant et habité, interprétant « avec ses tripes » (sans mauvais jeu de mots, le texte étant assez gore) ce titre récité du point de vue d’un cadavre… Ce moment à marquer d’une pierre blanche a touché tous les Tryanautes présents. De la même manière, The Eyes of my Bonnie Mary, fusion bagad-rock, jouée ce soir là en première mondiale avec Jimme O’Neill (des Silencers) et le Bagad Brieg en guests spéciales, casse la baraque, et ne laissera personne indifférent! :) Et que dire des « vieux tubes retrouvés au grenier », qui font immanquablement mouche? L’enjoué (et très rare) Johnny Monfarleau, qui date de Tri Yann an Naoned; Pelot d’Hennebont, toujours autant adoré (et qui est MA chanson préférée, ma première chanson de Tri Yann! :) ), et qui doit figurer au Top 5 des titres les plus populaires, a ravi le public. Ecoutez un peu les hurlements de joie du public dès les premières notes du morceau, ça ne trompe pas! :) Enfin, le sublime poème Renaissance Princes qu’en mains tenez, magnifiquement réarrangé, vous fera rêver! En fait, après le concert, Jean-Louis m’a expliqué qu’ils l’avaient joué dans sa version « originale », en vieux françois, avec un phrasé qu’ils n’avaient pas retenu au moment de l’enregistrement de La découverte ou l’ignorance. Quant à Song for Ye Jacobites et son côté « tribal », il est lui aussi très efficace.  A côté de toutes ces surprises d’anniversaire, pour certaines exceptionnelles et uniques, les incontournables et indispensables Prisons de Nantes et Jument de Michaud (accueillies par une standing ovation!) font presque pâle figure. Les titres sont savamment répartis sur l’ensemble de la soirée alternant les moments planants et les moments énergiques; Divent an dour avec le Bagad Brieg, auquel le public participe en choeur et de tout son coeur!; Si mors à mort; le paisible hymne interceltique Glen glas au deuxième rappel, avec Jimme O’Neill et le bagad, seyait parfaitement aux circonstances. Des morceaux comme Fransozig et son solo de violon virevoltant, la trépidante Gavotten ar Seizh et ses cultissimes Tambours de Plougastell-Daoulas (avec Steven Goron en supplément percussions), Le retour de la croisade, le frondeur Kan ar Kann, ou encore le survitaminé Chasseur de temps nous ont fait sauter et danser et nous ont bien réchauffés! :) Tir fo tonn, l’instrumental d’Abysses, vous est également proposé, en version « new look », avec Jean-Luc à la guitare électrique plutôt qu’acoustique, Steven aux percus et des batteurs de Brieg armés de mailloches et frappant des fûts, si bien que ça fait un bruit d’orage. :)

    Le public est abondamment sollicité au cours de ce concert; dès le deuxième titre, Chanson du Baleinier François Le Billant, aux accents ensoleillés. Nous avons été embarqués pour des destinations exotique au gré des Alouéééééé Fa la louééééééééééé, Alouéééééééééé! :) . De suite après, nous fredonnons avec Jean, à coups de La la la la la la la la…, les charmes des Néréides. Mais par-dessus tout, je crois bien que le titre où notre présence s’est fait le plus ressentir, c’est Divent an dour avec le Bagad Brieg, romantique et planant. Je trouve que les choeurs étaient émouvants (et en même temps, je manque d’objectivité pour en juger :) ). Et, comme de coutume, le sieur Jean-Louis nous a fait longuement hurler les paroles de La jument de Michaud, pour « arrêter la pluie »… Ca a marché! Un peu à retardement, mais ça a marché! :) Et c’est tellement rigolo de se voir soi-même à l’écran tout au long du concert!

    De même, ce spectacle regroupe un ensemble de performances remarquables. Solos, ou à cinq ou six voix. Evidemment, nous pensons aux Lamentations susdites, où Jean-Louis a été un stupéfiant comédien. Mais, pour faire un petit focus sur Jean-Louis, au-delà de ses prouesses lead, il y a… ses prouesses de conteur! En effet, un concert de Tri Yann ne saurait être tout à fait un concert de Tri Yann sans les célébrissimes et déjantés contes de Jean-Louis! Ces histoires sont indiscutablement l’une des marques de fabrique du groupe, qui concourent à créer l’esprit veillée si cher au coeur des Trois Jean. A deux reprises dans le DVD, le meneur de troupes volubile et enthousiaste fait montre de tout son talent d’orateur: d’une part, dans le conte consacré aux Néréides, où il raille allègrement les Miss France et… dévoile l’origine du surimi! LOL! Culte. D’autre part, dans La légende de Marion du Faouët, précédant la complainte du même nom, il retrace les grandes lignes de la vie tumultueuse de la célèbre brigande de Cornouaille, pendue en place publique à Quimper au XVIIIème siècle. Par la suite, dans le « deuxième épisode » du conte, il tacle la SNCF et réveille les morts! La faconde de Jean-Louis est telle que le public est immanquablement captivé, les adultes autant que les enfants. Chaque fois, les yeux brillent et les rires fusent… :) La dernière « performance » notable est Pour faire de bonnes crêpes au deuxième rappel. C’est une performance purement vocale. Au cours de ce titre de Rummadoù, composé et interprété à la manière des chants Renaissance, les Tri Yann livrent, à six et sur trois voix différentes (Jean-Louis et Freddy aux basses, Jean et Jean-Paul aux médiums et Gégé et Christophe aux aigus), la véritable recette des crêpes, « telle qu’elle a été consignée en musique par Maria Fanch ar Bihan » (selon Jean-Louis). Cet technique de chant est extrêmement difficile, et le résultat, parfaitement maîtrisé, est impressionnant. Il fait en général mouche auprès du public. D’ailleurs, vous remarquerez, très brièvement à la fin de la chanson, la présence de Frédéric Mitterrand, en coulisses avec le directeur du FIL Lisardo Lombardia et plusieurs gros bonnets, applaudissant la performance du groupe. Le Ministre de la Culture de l’époque était présent au FIL ce jour-là pour discuter subventions avec l’équipe dirigeante. De source sûre, je sais qu’avant de venir au Slipway, il avait assisté au concert de harpes au Palais des Congrès. Mais en tout cas, que sa venue au Port de pêche soit spontanée, dictée par un véritable intérêt pour Tri Yann, ou juste un « acte de présence » calculé, il semblait admiratif! :) Qui ne le serait pas devant un tel titre?

    Un mot maintenant s’impose sur les invités du groupe au cours de ce concert-phare de la tournée des 40 ans. Il y a tout d’abord le quatuor à cordes composé, en plus de Christophe, de Mélanie Goron (fille de Gégé) au violon, d’Etienne Tabourier à l’alto et de Maud Caron au violoncelle. Ils apportent à la Complainte de Marion du Faouët un complément lyrique poignant. Ensuite, Steven Goron, frère de Mélanie et fils de Gégé, intervient comme « supplément percussions » sur Gavotten ar Seizh, devenant aux côtés de son père et de Freddy le troisième maistre tambourineur de Plougastell-Daoulas. Il est important de souligner que, de début juillet 2011 jusqu’à la veille de Lorient, Gégé s’était absenté pour des raisons de santé. Steven l’avait remplacé au pied levé au concert de Redon, le jour-même où il avait du être hospitalisé, puis a pris ses marques. Enfin, à Lorient, Gégé avait fait son grand retour en pleine forme, pour notre plus grande joie à tous! :) Quoi de plus normal que d’inviter Steven à ce concert événement au FIL, en remerciement de son aide précieuse durant les dernières semaines, et le FIL constituant une expérience intense pour un jeune musicien? En tout cas, cela nous a fait très plaisir à tous de voir Steven sur scène ce soir là, et de le voir participer à plusieurs titres. Autre invité de poids: le Bagad Brieg, champion de Bretagne 2007. Le bagad finistérien de 1ère catégorie (l’élite de la BAS), connu pour sa fantaisie et ses interprétations originales, se montre émouvant sur Divent an dour et les trois autres titres auxquels il participe. A la suite de Divent an dour, il nous gratifie d’ailleurs d’un excellent solo, Salsa du Doron, pendant que les Trois Jean vont faire une petite pause en coulisses. Ce morceau, court et entraînant, s’intègre parfaitement au tout. Dernier invité, et non des moindres: l’écossais Jimme O’Neill, fondateur des Silencers, se joint à ses amis bretons pour un The Eyes of my Bonnie Mary du feu de Dieu, accompagné du Bagad Brieg. L’un des tous meilleurs moments du concert! :)

    Tout ce petit monde, Tri Yann et invités, se réunit sur scène à l’occasion du final Je m’en vas, enlevé et entraînant, qui marque la fin du concert de même qu’il sonne le glas de… la pluie!!! Enfin!!! Ce qui fait que ce final aux allures d’authentique miracle nous vaudra de petits extras, avec deux rappels supplémentaires (un total de 4 rappels! :) ). Mais ces extras ont été coupés sur le DVD.

    Je pourrais écrire un roman sur cet extraordinaire concert, alors je vais m’auto-censurer et me pencher sur le délectable bonus qui l’accompagne. Le petit documentaire de 26 minutes (condensé d’un doc de 52 minutes), intitulé Tri Yann: Les 40 ans, a été réalisé par Marie Guilloux pour France 3 Bretagne. Riche en révélations, extrêmement bien filmé, il nous permet de suivre les Tri Yann sur les routes, en coulisses et en concert, sur trois dates estivales de cette année 2011: à Guingamp, Carentan, puis Lorient (ndlr: les concerts de Guingamp et Carentan ont eu lieu après celui de Lorient). Nous pouvons, de ce fait, entrer un peu dans l’intimité du groupe en tournée, dans des moments qui d’habitude n’appartiennent qu’à eux: le « trac » d’avant-concert, l’heure de l’apéro, le côté plus « technique » des concerts pendant les balances… La rencontre avec le public au cours des dédicaces est également montré. Et bien sûr, le documentaire compte de savoureux moments de rigolade: « l’opération chaussettes » de Konan à Guingamp, le coup des cuillères de Jean-Paul pendant le dîner à Carentan, l’humour et la fraternité qui règne entre les membres du groupes. Ou, encore plus rigolo, la mine sidérée de Jean-Paul, à Lorient, lorsqu’on lui apprend que le public est là à faire la queue depuis deux heures malgré la pluie torrentielle! D’ailleurs, il nous en avait parlé après le concert. Une pépite, tout à fait à la hauteur de l’extraordinaire concert qu’il agrémente!

    Le concert des 40 ans se referme sur Jean-Louis, qui dit avant de quitter la scène: « Merci! A bientôt pour le 50ème anniversaire! ». Vu l’inaltérable vitalité des Tri Yann, leur énergie et leur plaisir de jouer terriblement communicatifs, il n’est pas permis d’en douter: ils nous donnent rendez-vous dans dix ans!!! :) Ce DVD, must du must, est tout bonnement indispensable! Un concentré de bonheur exaltant, à voir et revoir encore et encore!!!! :) :) :) MERCI TRI YANN, MERCI LE FIL!!!! :) :) :)

    * A noter que, à la date ou j’écris cet article, Le concert des 40 ans a été diffusé hier soir sur France 3, dans le cadre des programmes sur le FIL. Malgré les audiences assez modestes, étant donné que la diffusion a eu lieu en 2ème partie de soirée, nous ne pouvons que nous réjouir de l’attention exceptionnelle que la télé a accordée à nos Tri Yann! Ce n’est que justice!!! :)

        Image de prévisualisation YouTube

    Kan ar Kann, extrait du concert

        http://www.dailymotion.com/video/xqw3lc

    Extrait du documentaire bonus…



France 3 à l’heure interceltique

    Attention, attention: à partir de demain, France 3 se met à l’heure interceltique. Les diffusions de programmes relatifs au FIL vont s’étaler sur deux jours, mardi 14 et mercredi 15 août. Demain, mardi: diffusion (pour la troisième année consécutive) d’une Nuit Interceltique, enregistrée le 7 août au Stade du Moustoir. En deuxième partie de soirée, à 23 h 15 (et c’est tellement rare qu’il ne faut le rater sous aucun prétexte! :) ) : diffusion du Concert des 40 ans de Tri Yann, enregistré en août 2011 au Port de pêche de Lorient et sorti en DVD live en avril dernier!!! Youp youp, c’est trop cool qu’on leur prête enfin autant d’attention!!! :) :) Et accessoirement, on va me voir à la télé, puisque je suis visible à de nombreuses reprises au 1er rang dans ce concert.

   Mercredi 15 août: diffusion à 14 h 15 du documentaire Au coeur du Festival Interceltique de Lorient, puis à 14 h 45 de la Grande Parade des Nations Celtes 2012, enregistrée le 5 août, et dont la diffusion a été différée à cause des JO de Londres.

    Récapitulatif: Mardi 14 août, 20 h 35: Le Grand Concert Interceltique (la Nuit Magique, quoi)

                                                  23 h 15: Les 40 ans de Tri Yann

                            Mercredi 15 août: 14 h 15: Documentaire Au coeur du Festival Interceltique de Lorient

                                                         14 h 45: La Grande Parade des Nations Celtes

    Ces quatre programmes sont diffusés sur France 3 (national). Faites passer l’info, et tous à vos postes demain et mercredi!!! :) :)

                 VIVE BREIZH! :)

     Voici la bande-annonce de France 3:

          Image de prévisualisation YouTube



Chanson: quand l’Eurovision se parait de couleurs interceltiques…

    Hier soir, à Bakou en Azerbaïdjan, le 56ème concours Eurovision de la Chanson a été remporté par la suédoise Loreen. La France, quant à elle, s’est une nouvelle fois vautrée, en arrivant 22ème au classement sur 26. Cette année, c’était Anggun qui représentait la France, avec le titre Echo (You and I).

    L’Eurovision est, c’est un fait, un concours très kitsch, qui a mal vieilli. Mais parfois, des titres plus originaux ou audacieux sont appréciés. Tout comme le groupe de mamies en costume traditionnel originaires de l’Oural qui représentait la Russie cette année et s’est classé 2ème, la France a, une fois, misé sur une langue régionale… C’était en 1996 à Oslo: cette année-là, celui qui représentait la France à l’Eurovision n’était autre que Dan ar Braz en personne! Le guitariste quimpérois, pilier de la musique bretonne de la première heure aux côtés de Stivell, Tri Yann et Servat, était accompagné de plusieurs musiciens de son Héritage des Celtes (qui cartonnait à ce moment-là). Tout ce petit monde a interprété, devant les caméras de l’Europe entière, la chanson en breton Diwanit Bugale.

          Image de prévisualisation YouTube

    La chanson est interprétée par Elaine Morgan, Karen Matheson et Dan ar Braz au lead vocal. Ronan Le Bars les accompagne au uileann pipe. C’est un très beau titre, qui tranche radicalement avec les morceaux ordinairement présentés à l’Eurovision.

 

    BONUS: cette édition 1996 de l’Eurovision a été remportée par l’Irlande, représentée par Eimear Quinn. La jeune chanteuse irlandaise à la voix de soprano a chanté sur l’album de Carlos Nùnez Un galicien en Bretagne quelques années plus tard… La chanson The voice qui lui a permis de remporter le concours est sublime (attention, le titre The voice est à ne pas confondre avec le nouveau télé-crochet à la mode de TF1! :) )

 

       Image de prévisualisation YouTube



Grand Prix du disque Le Télégramme 2011: résultats des courses

    Jeudi, le verdict est tombé dans le Télégramme, pour les résultats du Grand Prix du disque où concouraient 24 albums: la chanteuse Gwennyn remporte cette neuvième édition du Grand Prix, avec plus de 31 % des votes, pour son album Kan An Tevenn. En seconde place sur le podium… Tri Yann, avec 14,3% des votes pour Rummadoù!!! Et ça, j’en suis très contente, ça me fait plaisir! :) Evidemment, j’aurais aimé qu’ils gagnent, mais être seconds dans une sélection de 24 albums, c’est une excellente performance! Ca prouve que, malgré l’écart assez important avec Gwennyn, ils sont loin de laisser le public indifférent (car le public était seul juge dans ce Grand Prix) :) ! De toute manière, les relations entre Tri Yann et le public ne sont plus à démontrer.

    En troisième place, le Trio EDF (Patrick Ewen/ Gérard Delahaye/ Melaine Favennec) complète ce podium « intergénérationnel » (pour paraphraser l’article du Télégramme). Deux autres jeunes femmes talentueuses, de la nouvelle génération de musiciens bretons, se sont également distinguées dans cette compétition en obtenant de jolis scores: Clarisse Lavanant (avec son album-hommage Je te souviens Glenmor) s’est classée quatrième, et Cécile Corbel (avec Songbook vol. 3) est cinquième. Enfin, Robin Foster et Christophe Miossec achèvent le « septet » de tête de ce Grand Prix 2011.

    J’aurais voulu que les Tri Yann gagnent le prix, mais c’est le jeu! Allez, de bonne guerre: bravo à Gwennyn :) , et aussi bravo à nos chers Tri Yann pour leur brillante deuxième place! :) :)  

    D’autant que, par curiosité, j’ai visionné l’émission spéciale Grand Prix du disque de la chaîne de TNT brestoise Tébéo, où Gwennyn s’est vu remettre son trophée. Elle a chanté un titre de son album – par ailleurs, comme elle l’a précisé, album de compositions sans aucune reprise (contrairement à sa « prédécesseuse » qui a eu le Grand Prix avec des reprises… suivez mon regard…) – et j’ai bien aimé. Elle a une très jolie voix et un talent certain. Cette récompense n’est pas usurpée, loin de là!

    Alors, certes, nos Tri Yann n’ont pas gagné, mais ils sont seconds: c’est ce qu’il convient d’appeler « une belle défaite« !

    Vive la Bretagne et sa créativité musicale! :)

    Quelques échantillons des artistes concourant à ce Grand Prix du disque Le Télégramme 2011:

 

        Image de prévisualisation YouTube

    Gwennyn chante Brezhoneg (extrait de Kan an Tevenn) dans l’émission de France 3 Bretagne Bali Breizh.

 

      Image de prévisualisation YouTube

    Tri Yann, Le retour de la croisade (l’un des titres porteurs de Rummadoù).

 

      Image de prévisualisation YouTube

    Cécile Corbel chante Elisabetha (extraite de Songbook vol. 3) dans l’émission de France 3 Ouest Son da zont.

   

      Image de prévisualisation YouTube

    Et enfin, un titre de Gilles Servat (qui n’était pas dans le septet de tête mais qui était également en compétition avec Ailes et îles), Le cul cousu d’or.



Télé: Chabada en mode celtique

  Le 20 mars dernier, l’émission dominicale Chabada de Daniela Lumbroso se mettait au vert à l’occasion de la Saint-Patrick, et recevait deux générations d’artistes: Tri Yann, Alan Stivell et Nolwenn Leroy. C’était la première (et seule) émission télé des Tri Yann sur une grande chaîne depuis la sortie de Rummadoù. Ils sont rares sur les plateaux télé (et entre nous, ça ne les a jamais empêchés de vendre des disques et de remplir les salles de concerts!), alors quand ils y passent, on savoure… Depuis huit ans que je les connais, je n’ai dû les voir que cinq ou six fois dans des émissions, tout au plus (ndlr: je ne compte pas dans ce chiffre les reportages de France 3 Bretagne). Les deux dernières fois, c’était en 2004 et 2007, dans des émissions de « l’animateur préféré des français ». Mais en fait de passage, dans ces deux émissions, c’était « 4 minutes et puis s’en vont »: l’animateur et ses acolytes se sont contentés de les faire passer en catimini entre deux autres artistes, sans la moindre interview par la suite… Surtout, je crois que la coupe a été pleine quand, en 2007 dans Tenue de soirée, l’invité d’honneur de l’émission (un « humoriste » plus que douteux…) s’est moqué d’eux, car ils avaient débarqué avec les costumes de la tournée d’Abysses (car il fallait bien qu’ils fassent un peu de promo)… Ca m’avait mise assez en colère. J’attendais donc de voir Chabada… Une amie Tryanaute, qui a eu le privilège d’assister à l’enregistrement de l’émission, avait assuré que c’était eux qui avait le plus chanté et parlé. Voilà qui augurait bien!Sourire Pour couronner le tout, j’étais ravie que l’émission soit programmée le week-end de mon anniversaire! J’étais donc sur France 3 devant la télé le 20 mars. J’ai aimé l’émission dans son ensemble. Je trouve intéressant de réunir des artistes de plusieurs générations autour d’une même thématique ou d’un même répertoire. En l’occurrence, les piliers Tri Yann et Stivell, et le « phénomène » Nolwenn Leroy, pour parler Bretagne. Et que c’était bon de voir que les Tri Yann intervenaient bien plus longuement que d’habitude et étaient considérés avec le respect qui leur est dû, contrairement à chez « l’animateur préféré des français »!!!Sourire En effet, ce sont eux qui ont le plus chanté: en début d’émission, La jument de Michaud. Au milieu, le premier couplet en accéléré de Pour faire de bonnes crêpes. Et, pour clore l’émission, Le retour de la croisade. Ils ont également chanté, sur le canapé, des extraits des Prisons de Nantes, du Bro gozh et de Suite Sudarmoricaine avec Stivell et Nolwenn. Ces deux derniers sont intervenus une fois chacun en solo. Daniela Lumbroso a évoqué Rummadoù (c’était le minimum syndical), mais n’a pas du tout parler du fait qu’ils célébraient leurs 40 ans de carrière… En revanche, il y a deux moments dans l’émission que je n’ai pas aimé: le premier quand un énarque ex-secrétaire d’Etat qui a écrit un bouquin sur la chanson française est venu sur le plateau, et qu’on s’est mis à parler… de politique. Le deuxième passage moins intéressant était celui sur la comédie musicale Anne Frank en fin d’émission,  totalement hors-sujet. Malgré tout, l’émission était globalement bonne.

  En fait, ce qui clochait, ce n’était pas l’émission ou son concept. C’était… euh… la présentatrice… Je suis désolée, mais même quand on ne connaît pas son sujet, on fait attention aux énormités qu’on balance, et on évite les remarques aberrantes pour meubler! Car, au cours de ce Chabada celtique, Daniela Lumbroso a aligné les questions et les remarques stupides. Dont trois m’ont fait me tordre de rire… Premièrement: à un moment, pendant l’entretien avec les artistes, elle balance à Jean-Louis (pour parler de son look et de sa coiffure) « Je trouve que vous avez une tête à Merlin l’enchanteur! » Ha ha ha! Sur le moment, Jean-Louis a paru interloqué (pour peu, on aurait vu le point d’interrogation au-dessus de sa tête), puis s’est marré, et a répondu avec beaucoup d’esprit: « Ouais, c’est Merlin qui m’a copié! » Bien dit, Jean-Louis! Autre: après que Tri Yann, Stivell et Nolwenn aient chanté Les Prisons de Nantes, elle leur a demandé de remplacer les landibidibidi du refrain par… chabadabada! Mais le summum du ridicule, ça a été quand l’une de ses chroniqueuses est venue pour parler du FIL et donner les dates de l’édition 2011. Là, Lumbroso a demandé d’un air naïf: « On peut y aller même si on n’est pas bretons? » Navrée de dire les choses crument, mais on pouvait difficilement faire plus con comme question! D’ailleurs, les artistes devaient penser peu ou prou la même chose, car les Trois Jean se sont marrés et c’est Jean-Paul qui a eu le dernier mot: il a éclaté de rire et répondu « Mais oui! On est très accueillants, par chez nous! ».Argent Encore une fois, bien dit! Enfin bref bref… Nobody’s Perfect…

  Mais l’émission était globalement bonne, et ce sont les Tri Yann qui sont le plus intervenus! C’est ce qui est essentiellement à retenir! Youpi!

  Extraits de cette spéciale Saint-Patrick:

   Image de prévisualisation YouTube

  Tout le monde, mené par Jean-Louis, chante Les Prisons de Nantes!

   Image de prévisualisation YouTube

   La jument de Michaud, la vraie, l’originale, fait irruption au grand galop sur le plateau de Chabada! Les papas de la brave bête lui ont rendu toute sa pêche! Ca devait faire bien longtemps qu’on ne l’avait pas entendue dans une version aussi énergique à la télé! Et j’ai constaté, sur ce passage, que Jean-Luc s’éclate tout autant à la guitare sur un plateau télé que sur une grande scène! Pas étonnant, c’est le meilleur des guitaristes…Sourire

  Image de prévisualisation YouTube

  Tout le monde chante Suite sudarmoricaine… dont la signification est censurée!Argent

   Image de prévisualisation YouTube

  Stivell chante son incontournable Tri martolod

   Image de prévisualisation YouTube

  Tous en choeur pour le Bro gozh! D’ailleurs, autant les Trois Jean et Stivell étaient dans le ton, autant Nolwenn était complètement décalée, parce qu’elle a voulu commencer trop vite…

   Image de prévisualisation YouTube

  L’un des meilleurs moments de l’émission: les Tri Yann chantent en accéléré le premier couplet de Pour faire de bonnes crêpes! Ils ont magnifiquement relevé le challenge, car c’est un chant Rennaissance, donc l’une des techniques de chants les plus difficiles qui soient. Ca devait être encore plus ardu de le chanter en accélérer. A en juger par la tête que faisait Nolwenn, ce n’est pas à la portée de tout le monde! C’est à la réussite de ce genre de challenges qu’on reconnaît les vrais pros! Bravo les gars! Et dire que Lumbroso n’y a vu que « une chanson très amusante »… Pfff…emoticoneemoticone

   Image de prévisualisation YouTube

  Nolwenn chante sur le canapé un extrait du Bagad de Lann-Bihoué (Souchon).

   Image de prévisualisation YouTube

  Vers la fin de l’émission, Nolwenn chante Greensleeves en solo…



Adoubement…

  Aujourd’hui encore, même si le temps de la chevalerie est révolu, certains sont adoubés. C’est le cas des Tri Yann… Il y a quelques années, le 30 septembre 2008 précisément, les Trois Jean se sont vu remettre les insignes de Chevaliers des Arts et des Lettres, pour avoir contribué, comme tous ceux qui reçoivent cette médaille, au rayonnement des arts et de la culture. En l’occurrence, ils ont été armés chevaliers notamment pour « avoir réussi à faire sortir la musique traditionnelle des cercles celtiques ».Sourire Cette distinction était on ne peut plus méritée pour Jean, Jean-Paul et Jean-Louis!!!Rire Ils avaient été nommés Chevaliers des Arts et des Lettres dès 2000, mais les insignes n’ont été officiellement remis que presque neuf ans après. Mieux vaut tard que jamais… Madame Catherine Trautmann, ex-ministre de la Culture, a armé les Trois Jean chevaliers…

  Reportage:

   Image de prévisualisation YouTube

  Tous les fans du groupe, dont je suis, étaient contents de cette récompense faite au groupe, car elle était méritée!Sourire

 



12

Groupe Div'Har |
Gospel Motion......... |
sean't production |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Vie de musique et de paroles
| ELITE 1
| sandrineramirezvoice